Université hébraïque de Jérusalem

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Shalom2.svg Cette page contient des caractères hébreux. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Université hébraïque de Jérusalem
Image illustrative de l'article Université hébraïque de Jérusalem
Nom original האוניברסיטה העברית בירושלים
Informations
Fondation 1925
Type université publique
Localisation
Coordonnées 31° 46′ 33″ N 35° 12′ 00″ E / 31.775833, 35.231° 46′ 33″ Nord 35° 12′ 00″ Est / 31.775833, 35.2  
Ville Jérusalem
Pays Drapeau d’Israël Israël
Direction
Président Menahem Ben-Sasson
Recteur Sarah Stroumsa
Chiffres clés
Personnel 1 200
Étudiants 22 000
Undergraduates 12 000
Postgraduates 10 000
Divers
Affiliation Union des universités de la Méditerranée
Site web www.huji.ac.il/

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Université hébraïque de Jérusalem

L'université hébraïque de Jérusalem (en hébreu האוניברסיטה העברית בירושלים, prononciation : hā’Universitah hā‘Ivrith bYirūšāláyim) couramment abrégée HUJI — dont la majorité des campus se trouvent à Jérusalem — est l'un des principaux établissements universitaires en Israël.

Elle est historiquement la deuxième des huit universités israéliennes (après le Technion).

En 2012, le Center for World University Rankings à classé l'Université hébraïque 22e mondiale et deuxième d'Israël dans son classements CWUR World University Rankings[1] alors qu'une autre enquête l'a classé comme la 9e meilleure université du monde pour travailler et la 2e meilleure à l'extérieur des États-Unis[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de l'université hébraïque de Jérusalem em Mont Scopus, 1925.
o hospital universitário em Mount Scopus - 1934.

Le projet d'une université où l'enseignement se ferait en hébreu a pris forme relativement tôt dans la pensée des chefs du mouvement sioniste. Encore fallut-il attendre que cette langue connaisse un réel renouveau au début du XXe siècle, grâce aux efforts d'Eliézer Ben Yehoudah, et d'autres figures importantes du sionisme.

La création de l'université fut proposée en 1884 à la conférence de la société Hibbat Zion de Kattowitz. Un grand supporter de cette idée était Albert Einstein, un physicien juif qui, plus tard, légua toute son œuvre et ses écrits à l'université. Ils sont aujourd'hui conservés à la bibliothèque Albert-Einstein de l'université.

La « première pierre » de l'université fut posée en 1918, et, sept ans plus tard, le 1er avril 1925, l'ouverture officielle de son premier campus, sur le mont Scopus de Jérusalem, fut célébrée par une cérémonie de gala où étaient présents, parmi d'autres, des leaders du monde juif, incluant le gouverneur, Chaim Weizmann, académicien distingué, ainsi que des figures municipales, et des dignitaires britanniques, incluant Sir Arthur James Balfour, Allenby, et Sir Herbert Samuel. Son premier chancelier fut le docteur Judah Magnes.

Dès 1947, l'université grandit pour devenir un grand institut d'enseignement et de recherche. Elle comprenait des facultés ou d'autres unités en humanité, sciences, médecine, éducation et agriculture (la dernière dans un campus à Rehovot).

La bibliothèque nationale juive (plus tard devenant la Bibliothèque nationale d'Israël, des presses universitaires University press) et un centre d'éducation pour adultes.

Durant la guerre d'indépendance en 1948, le site de l'université fit l'objet d'une âpre lutte, car sa situation, au nord-est de la future capitale, le rendait particulièrement vulnérable.

Isolé au cours des combats du reste de la ville, le mont Scopus se trouva, après l'Armistice de 1949, inclus dans la partie de la ville annexée par la Jordanie.

Quand le gouvernement jordanien interdit aux israéliens, contrairement aux accords d'armistice de 1949, l'accès à l'université, elle fut contrainte de s'installer à Givat Ram, dans la partie occidentale de Jérusalem, et ne reprit une activité normale qu'en 1953.

Quelques années plus tard, en même temps que l'organisation médicale Hadassah, un campus de sciences médicales fut bâti dans le quartier de Jérusalem d'Ein Kerem dans le Sud-Ouest.

Jusqu'en 1967, les étudiants, alors au nombre de 12 500, sont dispersés dans les campus de Jérusalem et de la Faculté d'Agriculture à Rehovot.

Après la guerre des Six Jours, l'université hébraïque retrouve ses locaux initiaux, qui sont reconstruits en 1981, les bâtiments d'origine ayant été endommagés par les combats. L'effectif de cette université a constamment progressé, et passe la barre des 23 000 étudiants en 2003.

L'université fut de nouveau touchée par la violence le 31 juillet 2002, quand un terroriste palestinien, résident (non-israélien) de Jérusalem-Est et membre d'une cellule du Hamas, fit exploser une bombe dans une cafétéria, bondée à l'heure du déjeuner. Neuf personnes - cinq Israéliens, trois citoyens américains, et un citoyen franco-israélien - furent tuées par l'explosion et beaucoup d'autres blessées. Le Hamas revendiqua la responsabilité de cette attaque, qui intervient à peine quelques jours après l'assassinat de Salah Shehadeh par l'armée israélienne.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'université hébraïque de Jérusalem a développé une réputation de renommée mondiale pour ses études dans les sciences et la religion, un domaine dans lequel elle possède d'abondantes ressources, comprenant la plus grande collection mondiale d'études juives, et a donné naissance à de nombreux enseignants, comprenant Gershom Scholem, Yeshayahu Leibowitz et Robert Aumann.

Ses diplômés comprennent des prix Nobel en sciences et en économie. Le Conseil israélien pour l'enseignement supérieur a récemment classé les universités israéliennes selon le critère d'excellence académique et l'université hébraïque a reçu le meilleur classement. L'université hébraïque qui est classée 60e dans le monde selon le classement produit par l'université Jiao-tong de Shanghai en 2006 et la première du moyen-orient [3].

Facultés[modifier | modifier le code]

Campus de Givat Ram.

Cette université est composée de plusieurs facultés :

  • Faculté de lettres
  • Faculté des sciences sociales
  • Faculté de droit et de criminologie
  • Faculté des sciences
  • Faculté de médecine et de chirurgie dentaire
  • Faculté d'agriculture, de nutrition et de qualité de l'environnement

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Historiquement, la Bibliothèque nationale juive était la bibliothèque centrale de l'université ainsi que l'une des plus impressionnantes collections de livres et de manuscrits au monde. C'était aussi la plus vieille section de l'université. Fondée en 1892, en tant que centre mondial pour la préservation des livres relatifs à la pensée juive et à la culture juive, elle joua le rôle d'une bibliothèque universitaire centrale jusqu'en 1920. Ses collections hébraïques et juives sont les plus grandes du monde.

Elle contient tous les livres publiés en Israël, et essaye d'acquérir tous les livres en relation avec Israël publiés dans le monde.

Elle possède plus de 5 millions de livres et des milliers d'articles dans des sections spéciales, nombre d'entre eux sont uniques.

On peut y trouver les Archives d'Albert Einstein, les manuscrits en hébreu, la collection de cartes[Lesquelles ?] d'Eran Laor, la collection scientifique d'Edelstein, la collection Gershom Scholem, et une collection unique des manuscrits et écritures précoces de Maïmonide. Cette bibliothèque a désormais pris son autonomie en vertu de la National Library Law.

Depuis 2003, une « autorité de la bibliothèque » administre les nombreuses autres bibliothèques de l'université[4]. Parmi celles-ci :

  • Bibliothèque scientifique Avraham Harman, Givat Ram
  • Bibliothèque des mathématiques et des sciences informatiques, Givat Ram
  • Bibliothèque des sciences de la terre, Givat Ram
  • Bibliothèque des sciences humaines et sociales, Mt. Scopus
  • Bibliothèque Bernard G. Segal de Loi, Mt. Scopus
  • Bibliothèque d'archéologie, Mt. Scopus
  • Bibliothèque Moses Leavitt sur le travail social, Mt. Scopus
  • Bibliothèque centrale d'éducation Zalman Aranne, Mt. Scopus
  • Bibliothèque de l'école internationale Rothberg, Mt. Scopus
  • Bibliothèque nationale médicale Muriel et Philip I., Ein Kerem
  • Bibliothèque centrale des sciences agricoles, Rehovot
  • Bibliothèque Roberta et Stanley Bogen de l'Institut de recherche pour la paix Harry S. Truman, Mt. Scopus
Campus de Givat Ram.
Le théâtre sur le Mont Scopus.
Campus du Mont Scopus.
Givat Ram Campus la nuit.

Campus[modifier | modifier le code]

En 2003, l'université a quatre campus - trois dans les limites municipales de Jérusalem et un à Rehovot - et environ 23 000 étudiants.

Mont Scopus[modifier | modifier le code]

Le mont Scopus (hébreu : Har HaTzofim הר הצופים), dans la partie est de Jérusalem, est l'endroit où se trouvent la faculté des sciences humaines, la faculté des sciences sociales, la faculté de droit, l'École internationale Rothberg, le Centre étudiant international Frank Sinatra, l'Institut de recherche pour l'avancement de la paix Harry S. Truman, l'Institut d'études juives Mandel ainsi que l'École de politique publique, récemment créée.

Givat Ram (Edmund J. Safra)[modifier | modifier le code]

Le campus Givat Ram, situé dans la partie centrale de la ville (Knesset, Bureaux du Premier ministre, etc.), contient les départements scientifiques, ainsi que la Bibliothèque nationale juive et universitaire.

Ein Kerem[modifier | modifier le code]

Le campus Ein Kerem est situé dans le même complexe que l'hôpital Hadassah d'Ein Karem. Même si les principaux objectifs de ce campus sont les départements médicaux et dentaires de l'université, se trouve également le département de biologie moléculaire.

Rehovot[modifier | modifier le code]

La Faculté d'Agriculture et l'École vétérinaire sont situés dans la ville de Rehovot.

Personnes célèbres associées à l'Université[modifier | modifier le code]

Professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Classement 2012, CWUR World University Rankings
  2. Hebrew U. is 9th-best university to work in the world, Time Of Israel, 3 août 2012
  3. (zh) http://ed.sjtu.edu.cn/rank/2006/ARWU2006_Top100.htm
  4. Sandra Bercovici, « Les bibliothèques universitaires à Jérusalem », trad. Anne Métivier, dans Bibliothèque(s), no 37, mars 2008, p. 30-34.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :