Thiers (Puy-de-Dôme)

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Thiers
La pedde du Coin des Hasards (petit passage couvert) et ses maisons à colombages du XVIe siècle.
La pedde du Coin des Hasards (petit passage couvert) et ses maisons à colombages du XVIe siècle.
Blason de Thiers
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers (chef-lieu)
Canton Thiers (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Thiers Dore et Montagne
Maire
Mandat
Claude Nowotny
2014-2020
Code postal 63300
Code commune 63430
Démographie
Gentilé Thiernois, Thiernoises
Population
municipale
11 588 hab. (2014 en augmentation de 0.49 % par rapport à 2009)
Densité 260 hab./km2
Population
aire urbaine
18 688 hab. (2014[1] en augmentation)
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 26″ nord, 3° 32′ 54″ est
Altitude 450 m (min. : 283 m) (max. : 793 m)
Superficie 44,49 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-thiers.fr

Thiers (Tiä en auvergnat[2]) est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez. Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Issoire et Riom. Les habitants sont appelés les Thiernois, voir également les bitords.

Elle s'éloigne de 37 km à vol d'oiseau de la préfecture départementale Clermont-Ferrand. L'arrondissement de Thiers se compose de quarante-trois communes, la ville est également le siège du canton de Thiers et de Thiers communauté.

Thiers est la capitale française de la coutellerie, avec près de cent entreprises dans ce domaine et un musée de la coutellerie qui lui est consacré ; 80 % des couteaux produits en France pour la poche, la cuisine ou la table sont fabriqués par des entreprises thiernoises[3],[4]. Le savoir-faire des couteliers thiernois puise sa source dans une tradition ininterrompue depuis plus de sept siècles[5]. Son nom a été donné à un couteau entièrement réalisé dans la ville (Le Thiers).

Son surnom est la cité coutelière.

La ville est plutôt divisée en deux parties distinctes : la ville basse et la ville haute. Étirée sur plus de sept kilomètres de long sur un éperon rocheux surplombant les montagnes et villages voisins, Thiers a longtemps été une ville très touristique grâce à son centre-ville médiéval et à son savoir faire dans le domaine de la coutellerie.

L'âge d'or de la cité de Thiers a été connu dans la France entière. La ville est la sixième destination touristique d'Auvergne de nos jours.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Massif central, pour partie sur les contreforts du massif des Bois noirs et des monts du Forez, pour partie dans la plaine de la Dore, à l'est de la Limagne. Elle est distante de 346 km de Paris[6] et se place au cœur d'un réseau de villes importantes comme Lyon à 100 km[7], Saint-Étienne à 80 km[8] ou Clermont-Ferrand à 37 km[9], à vol d'oiseau.

Rose des vents Brest
670 km
Paris
346 km, Lille
530 km
Strasbourg
440 km
Rose des vents
Bordeaux
340 km
N Genève
200 km
O    Thiers    E
S
Toulouse
300 km
Montpellier
250 km
Nice
380 km
Rose des vents Riom
34 km
Vichy
32 km
Roanne
45 km
Rose des vents
Clermont-Ferrand
37 km
N Lyon
100 km
O    Thiers    E
S
Issoire
42 km
Ambert
37 km
Saint-Étienne
80 km
Carte de la commune et ses grands axes de circulations

Les communes limitrophes sont[10] :

Communes limitrophes de Thiers
Dorat Paslières Saint-Rémy-sur-Durolle
Orléat Thiers La Monnerie-le-Montel,
Celles-sur-Durolle
Peschadoires Escoutoux Sainte-Agathe

Le noyau urbain de Thiers connait une conurbation avec celui de Peschadoires puisque les banlieues de ces deux villes se rejoignent.

La commune de Thiers est adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez depuis la création de celui-ci en 1984 par son ancien maire, Maurice Adevah-Pœuf.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le contexte géologique est simple et remarquable, il a pour conséquence une commune scindée en deux territoires géologiques bien distincts séparés par une limite quasi nord-sud qui passe en son milieu. L’histoire géologique de la région thiernoise est caractérisée par la présence et le fonctionnement d’une faille majeure d’orientation générale nord-sud affectant le socle géologique régional, elle délimite ce socle en blocs distincts tout en servant de guide à l’effondrement tectonique du bloc ouest tandis que le bloc est reste plus ou moins en place. De part et d’autre de cette faille, à l’Ouest l’effondrement du bloc permet le remplissage par des roches sédimentaires, c’est le bassin de Limagne sur lequel s’est développée la ville basse, à l’Est la partie du socle qui ne s’est pas effondrée correspond aux Monts du Forez, constituée de roches magmatiques sur lesquelles s’est édifiée la ville haute. Ainsi, la ville de Thiers s’étend sur l’escarpement de cette faille, marqueur géomorphologique du paysage entre la partie effondrée actuellement à une altitude moyenne de 350 m et la partie en surrection à une altitude moyenne de 650 m.

Les terrains les plus anciens qui affleurent à l’Est de la commune sont d’âge paléozoïque, ils sont constitués de différents granites parfois recouverts d’arènes et d’éboulis. À l’Ouest, le remplissage sédimentaire est d’âge cénozoïque, ces terrains ne sont pas visibles, recouverts par un épais manteau d’alluvions récentes sableuses et argileuses étagées en terrasses (vallée de la Dore). La faille de Thiers est une faille normale dont le fonctionnement est d’âge cénozoïque, c’est le pendant symétrique de la faille de Limagne dans la région de Clermont-Ferrand.

Pour l'ex route nationale 89 devenue D 2089[modifier | modifier le code]

La ville basse ou l'entrée de la ville par l'ouest sur l'ex route nationale 89 (D 2089) est présentée sous forme de plaine pendant 5 km jusqu’à arriver au pont de Bridgnorth au quartier du Moutier où ce relief va changer brutalement pour monter de plusieurs centaines de mètres avec une succession de virages, toujours bordés par la ville. Puis vient le centre-ville où la circulation est très dense et la route assez accidentée par la géologie. À la sortie du centre-ville, le relief est de plus en plus abrupt avec de nombreuses falaises comme celle de Margerides, ce qui offre des vues magnifiques et pittoresques sur Thiers, sur la plaine de la Limagne, sur la chaîne des Puys, sur les monts d'Or et sur le puy de Sancy.

Pour l'ex route nationale 106 (ancien tracé, devenue D 400)[modifier | modifier le code]

La route est tracée avec de nombreuses lignes droites depuis Vichy mais arrivant vers les villages de Jambost, les Garniers et Lafeuille à Thiers, l'ex route nationale 106 prend des allures montagneuses et monte jusqu'à plus de 7 % avec une succession de virages en boucle. Arrivée à Thiers-ville, la route garde ses virages mais ne monte quasiment plus. La route reprend le tracé de l'ex route nationale 89 (D 2089) vers l'hôtel de ville pour redescendre dans le bas de la ville.

Pour l'Autoroute A89[modifier | modifier le code]

La portion de l'autoroute A89 entre la sortie de Thiers-bas, Thiers-haut, les Salles est très dangereuse. En effet, à partir de la sortie Thiers-bas, l'autoroute prend une montée de 7 km à 7 %, ce qui est rare pour une autoroute. Arrivé en haut de cette montée, la sortie Thiers-haut prend place. Après celle-ci, l'autoroute descend, monte, et une succession de virages apparaît jusqu’à la sortie des Salles à Noirétable.

Pour l'avenue Béranger et l'avenue Rouget-de-l'Isle[modifier | modifier le code]

Ces deux avenues rejoignent la ville basse par le Moutier pour aller au centre-ville. Elles sont toutes deux assez droites et sont très pentues puisque leur indice de montée est plus de 15 % sur plusieurs centaines de mètres.

Autre[modifier | modifier le code]

La rue la plus pentue de Thiers est la rue Patural-Puy avec 22 ° de pente[11], pour s'en rendre compte, une droite verticale a 90 ° de pente. Dans la ville, plus de la moitié des rues accusent une déclivité de plus de 10 °[11].

Le relief de Thiers dans la ville basse est une pratiquement une plaine, le haut est assez montagneux et l'extrême-haut de la ville est très accidenté.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Durolle, qui rejoint la Dore en bordure ouest de la commune.

Plusieurs petits barrages retiennent les flots de la Durolle à Thiers, mais le plus important d'entre eux est bien celui du village de Membrun. Plus haut dans la commune, un autre grand barrage retiens les eaux de la Credogne (Le barrage de la Muratte).

Thiers à la fin du XIXe siècle.

Climat[modifier | modifier le code]

Thiers bénéficie, du point de vue des températures, d'un climat similaire à Clermont-Ferrand ou Vichy. En raison de son site à flanc de coteau, les températures moyennes sont cependant légèrement inférieures. La pluviométrie est quant à elle proche du double de celle de Clermont-Ferrand, en raison de l'absence de foehn et du forçage orographique créé par le massif du Forez, qui induit une grande quantité de précipitations. Elle est aussi plus élevée qu'à Vichy, car l'action des montagnes de l'arrière-pays, plus hautes, y est plus marquée.


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Thiers (Clermont-Ferrand)[12] 2 019 591 22 27 26
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Relevés météorologiques de la station de Clermont-Ferrand (1981-2010, sauf ensoleillement 1991-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,1 0,3 2,7 4,7 8,7 11,9 14 13,7 10,6 7,9 3,3 0,8 6,6
Température maximale moyenne (°C) 7,6 9,2 13,1 15,7 19,9 23,4 26,5 26,1 22,3 17,6 11,3 8 16,8
Ensoleillement (h) 88,9 108,4 161,4 173,5 197,9 225,2 249,2 234,8 185,4 135,1 84 69,2 1 913
Précipitations (mm) 26,7 21,8 25,8 53,4 76,8 72,9 54,9 61,9 65,6 49 39,5 30,6 578,9
Source : Météo-France[13]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
7,6
−0,1
26,7
 
 
 
9,2
0,3
21,8
 
 
 
13,1
2,7
25,8
 
 
 
15,7
4,7
53,4
 
 
 
19,9
8,7
76,8
 
 
 
23,4
11,9
72,9
 
 
 
26,5
14
54,9
 
 
 
26,1
13,7
61,9
 
 
 
22,3
10,6
65,6
 
 
 
17,6
7,9
49
 
 
 
11,3
3,3
39,5
 
 
 
8
0,8
30,6
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le franchissement de la Durolle[modifier | modifier le code]

Plusieurs ponts passent au-dessus de la Durolle mais parmi eux les plus importants sont certainement le pont de Bridgnorth, le pont du navire, le pont du Faux-martel, le pont Saint-Jean, le pont de Seychalles et le pont Saint-Roch.

  • Le pont du navire datant du Moyen Âge est un des plus vieux pont de Thiers. Il est entièrement fait de pierres et depuis celui-ci, la vue est magnifique sur le centre-ville. Un bateau et 3 marins en fer rouillé ont été ajoutés proche du pont.
  • Le pont de Bridgnorth est un pont où les automobilistes sont très passant. En effet, l'ex Route nationale 89 devenue D2089 passe dessus. C'est aussi une grand axe de liaison entre la ville haute et la ville basse. Le nom "Bridgnorth" pour rappeler que Thiers est jumelée avec la ville de Bridgnorth située au Royaume-Uni.
  • Le pont du Faux-martel est un pont en pierre enjambant la Durolle[14] entre l'usine du Faux-martel et l'usine Ferrier outillage dans la vallée des usines.
  • Le pont Saint-Jean est un pont datant du Moyen Âge. La première moitié du pont est faite en pierre et l'autre en bois[15],[16].
  • Le pont de Seychalles est un pont en pierre situé dans la vallée des usines. Il est l'élément de liaison entre le bas de la rue Durolle et l'avenue Joseph-Claussat[17].
  • Le pont Saint-Roch construit en 1882 jette son arche unique au-dessus de la vallée des usines.
  • Les trois ponts de Baruptel sont trois ponts construits au XXe siècle pour enjamber la Durolle. Trois ponts car à cet endroit, la Durolle forme deux îles.
  • D'autres ponts franchissent la Durolle mais sont moins importants. Entre l'Abbaye du Moutier et le garage opel du creux de l'enfer, 17 ponts sont à prendre en compte. Ils sont moins importants et sont en majorités des ponts pour traverser la Durolle et rejoindre les ateliers et usines de coutellerie et de papiers.

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'ancienne Route nationale 89 dans le centre-ville. Au fond entre les maisons se trouve une partie de la vue sur la Limagne et la chaines des puys.

Thiers bénéficie de deux sorties d'autoroute sur l'A89 en direction de Lyon, Clermont-Ferrand ou Bordeaux. Elle est aussi traversée par deux anciennes routes nationales, devenues départementales : la route nationale 89, devenue route départementale 2089 en direction de Lyon et Bordeaux, et la route nationale 106, en direction de Nîmes et Paris, modifiée deux fois : elle passait auparavant par le centre-ville ; la D 906 contourne l'agglomération par la zone industrielle du Felet (la D 400 permettant d'accéder au centre-ville depuis Vichy).

L'A71 dessert Clermont-Ferrand à Paris via Orléans et Bourges. L'A75 dessert quand elle le sud de Clermont-Ferrand en direction de Perpignan et Montpellier via Millau et Lodève. Thiers se situe à 30 kilomètres de ce carrefour autoroutier.

La ville est très bien desservie quant aux grands axes routiers.

Quelques petites routes départementales desservent certains quartiers de la commune : la D 44 vers Dorat, les D 45 et 319 vers Escoutoux, la D 102 vers Sainte-Agathe, la D 201 vers Saint-Rémy-sur-Durolle, la D 320 reliant le lieu-dit Bellevue à Escoutoux[10].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bâtiment voyageurs.
Article détaillé : Gare de Thiers.

En 1872, la gare de Thiers et la gare de Courty ouvrèrent leurs portes. L'ouverture des deux gare marqua les premiers temps de la révolution industrielle à Thiers. Dans les années 1970, la gare de Courty ferma ses portes laissant la gare de Thiers unique sur la commune. La gare de Courty était située dans le bas de la ville, sur la ligne entre la gare de Pont-de-Dore et celle de Thiers, proche de la base de loisirs Iloa.

La gare SNCF de Thiers, située sur la ligne de Clermont-Ferrand à Saint-Just-sur-Loire, est desservie par des trains express régionaux d'Auvergne ayant pour terminus Clermont-Ferrand.

La ligne SNCF entre la gare de Pont-de-Dore, passant par la gare de Thiers jusqu'à Noirétable, est marquée par le relief pittoresque et accidenté de la section. Le relief a engendré la construction de viaducs (comme celui du Grand Tournant) ou de creuser de nombreux tunnels souterrains.

Aujourd'hui, la ligne de Thiers à Boën-sur-Lignon est en très mauvais état et est fermée à la circulation des trains. Pour l'instant aucune réouverture n'est prévue prévues mais les personnages politiques des environs (comme le maire de Thiers, d'Ambert.) sont optimistes pour voir cette ligne un jour en activité[18].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Thiers offre à ses habitants un transport en communs constitué de 5 lignes [19]reliant chaque points de la ville à un autre. Ce réseau urbain et interurbain se nomme "Transport Urbain Thiernois" en abrégé "TUT", et la ville de Peschadoires collée à Thiers est aussi desservie par celui-ci.

En complément des lignes du réseau urbain TUT, le SIVU de Thiers-Peschadoires met en place des lignes de transport à la demande pour tous les habitants du périmètre de transport urbain. Ce service est accessible aux personnes à mobilité réduite. 

Ce service spécifique est créé pour desservir des quartiers de Thiers ou de Peschadoires pour lesquels la demande ne peut pas justifier le passage régulier d’un bus[20].

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

Le réseau de bus des TUT relie les quatre points de la ville en passant par le centre-ville et dessert en plus la ville de Peschadoires.

La mise en place d'un téléphérique entre la ville-basse et la ville-haute est à l'étude depuis plusieurs années[21]. Ce n'est qu'en 2016 que le dossier prends réellement forme. Le but de cette mise en place serait de valoriser la ville touristique[22].

Réseaux interurbains[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers est accessible par deux lignes d'autocars du réseau TER Auvergne. Elles assurent la correspondance en gare ainsi que la desserte de la mairie et, pour l'une de ces deux lignes, l'un des lycées.

Ligne Tracé
7 Clermont-Ferrand ↔ Thiers (gare ; mairie) ↔ AmbertArlanc[23]
13 Vichy ↔ Thiers (lycée ; gare ; mairie) ↔ Ambert ↔ Arlanc[24]

Par ailleurs, plusieurs lignes du réseau départemental Transdôme desservent la commune, avec comme principaux points d'arrêt la mairie et les lycées.

Ligne Tracé
1 Clermont-Ferrand ↔ Thiers (neuf arrêts) ↔ Saint-Rémy-sur-Durolle[25]
2 Clermont-Ferrand ↔ Thiers (lycées) ↔ Ambert ↔ Arlanc[26]
8 Palladuc (La Muratte) ↔ Thiers (lycées)[27]
18 Clermont-Ferrand ↔ Thiers (sept arrêts) ↔ Chabreloche[28]
82 Vollore-MontagneVollore-Ville ↔ Thiers (lycées)[29]
83 Vollore-Montagne ↔ Viscomtat ↔ Thiers (mairie) le jeudi sur réservation[30]
86 Thiers (lycée Le Pontel ; mairie) ↔ Maringues[31]
87 Thiers ↔ Dorat[32]
88 Thiers ↔ Orléat[33]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie de la proximité de l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, à 37 km, pour une durée de trajet de vingt-cinq minutes. Thiers se trouve aussi à une heure des aéroports de Saint-Étienne-Bouthéon (96 km, h 5) et de Lyon-Saint-Exupéry (180 km, h)[34].

D'autres aéroports beaucoup moins importants sont à compter comme l'Aéroport du Puy - Loudes, l'Aéroport d'Aurillac, l'Aéroport de Roanne ou l'Aéroport de Vichy-Charmeil.

L'Aérodrome d'Issoire - Le Broc se situe à 42 km de Thiers pour une durée de trajet de 45 minutes. Celui d'Ambert - Le Poyet est à 37 km de Thiers pour un temps de trajet de 50 minutes.

Une base d'aéromodélisme est présente à Thiers dans les espaces reculés de la base de loisirs d'iloa[35].

Thiers se situe sous un important trafique aérien[36], cependant les avions volant assez haut, aucune nuisance n'est recensée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine et quartiers[37][modifier | modifier le code]

La géographie de Thiers est marquée par son étagement le long des collines escarpées surplombant la vallée de la Durolle. Le dénivelé important fournissait la force hydromotrice nécessaire à la papeterie et à l'émouture des couteaux. La ville est divisée en de nombreux quartiers.

Le Fau[modifier | modifier le code]

L'école du Fau en 2016.

Le nombre d'habitants dans ce village varie entre 450 et 600. Il est composé en lui-même de plusieurs lieux-dits (comme le Nohat, le Verdier...) collés les uns aux autres par le temps avec de nouvelles constructions et des lotissements.

Il abrite le centre hospitalier de Thiers ainsi qu'une école qui a pris le nom du quartier.

Ville basse[38][modifier | modifier le code]

La ville basse de Thiers est la partie située entre le quartier du Moutier jusqu'à la Varenne et Peschadoires. Il y est surtout concentré des commerces et des entreprises. Sur le plan superficiel, c'est le quartier le plus étendu de Thiers avec un peu plus de 6 km de long. Ce quartier reprend la forme rectiligne de l'avenue Léo-Lagrange, et Charles de Gaulle (Route nationale 89 devenue Départementale 2089 ).

Centre-ancien/Centre-ville[39][modifier | modifier le code]

C'est le quartier le plus ancien de Thiers. Il a connue la majorité de l'histoire de la ville, c'est aussi le quartier thiernois ou résident le plus d'habitants étant donné le nombre élevé de logements. Il est en grande partie protégé par le secteur sauvegardé de Thiers et de nombreux bâtiments y sont protégés par le titre de monuments historiques. De nombreuses maisons à colombages sont à remarquer. La rue du bourg est un bon exemple de l'architecture typiquement thiernoise.

Le Moutier[40][modifier | modifier le code]

Le Moutier est un quartier emblématique pour la ville de Thiers. Il est situé entre la ville basse et la ville-haute(cité médiévale). De nombreux passages de l'histoire de la coutellerie thiernoise s'y sont passés. Le creux de l'enfer et la vallée des usines font partie du quartier ainsi que l'église Saint-symphorien et l'Abbaye du Moutier. De nombreux ateliers de fabrications de couteaux sont toujours présents.

Autre[modifier | modifier le code]

Thiers possède de nombreux lieux-dits et écarts les Allumettes, Bellevue, les Belins, le Breuil, le Bout du Monde, Chassignol, Château-Gaillard, Chez Thermes, Cizolles, Chochat, Courty, Dégoulat, , Felet, Gardelle, les Garniers, le Grand Tournant, la Goutte, Granetias, les Horts, Jambost, Lamirand, Lombard, Matussière, Membrun, les Molles, Nadal, le Nohat, Panthèze, Pigerolles, Pinon, Pisseboeuf, Ravailloux, les Ribbes, la Rigaudie, La Roche Noire, les Salomons, Sauvage-Billetoux, Soulon, les Tavards, Trois Villes, la Varenne, la Vidalie, le Chêne Rond, etc.

Au total, plus de 90 lieux-dits sont à recenser sur la commune.

Risques majeurs[41][modifier | modifier le code]

La ville de Thiers est sujette à plusieurs risques naturels. Des mouvements de terrains peuvent se produire étant donné le relief de la ville. Thiers a connu deux mouvements de terrain en 1984 situés au nord de la ville, le long de l’A89 et une coulée de boue dans la Vallée des Usines. Des séismes peuvent se produire dans la ville, Thiers est classé en zone de sismicité 3 : sismicité modérée, de plus la ville est non-loin de nombreux volcans. Thiers a déjà été la cible d'inondations, en effet la ville est traversée par la Dore, la Durolle et par de nombreux ruisseaux. Des événements climatiques exceptionnels se produisent chaque décennies sur la commune. Des vents de 150km/h ont été recensés au centre-ville en 1999. Toujours en 1999, toute la montagne surplombant la ville a été la cible de pyromanes venu mettre le feu dans la forêt des Margerides non-loin de la falaise du même nom. La commune de Thiers est classée en zone risque moyen quant aux feu de forêt.

En plus des risques naturels, la ville est exposée à des risques liés aux activités humaines. La commune est soumise au risque de rupture de barrage. En effet, le barrage de Membrun (haut de 16m), situé sur la Durolle à moins d'un kilomètre des premiers bâtiments de la ville représente un risque pour la ville située en dessous de celui-ci. Plus haut dans la commune, la barrage de la Muratte ne représente pas de risque pour la commune étant donné sa distance avec celle-ci. Le risque industriel est présent dans la ville même si aucunes catastrophes ne sont à recenser. La commune de Thiers est concernée par la présence de plusieurs établissements “ Installations Classées pour la Protection de l’Environnement” (ICPE) et se situe en zone risque faible. Thiers, avec le passage de L'A89,de la Route nationale 106 (D906) et de la Route nationale 89 (D2089) est soumise au risque de transport de matière dangereuses.

Logement[modifier | modifier le code]

L'immeuble des Jaiffours avant sa destruction.

Les Jaiffours est un bâtiment au long cours qui domine la ville et a une histoire riche de plus de 40 années. L'association Béton armé retrace l'histoire de ce quartier. Sa destruction a débuté en 2007 et s'est terminée en 2008[42]. Aujourd'hui, une ligne d'immeubles a taille humaine y est implanté.

Le centre-ville à vu la réhabilitation de nombreux immeubles médiévaux dont le château du Pirou. De plus, de nombreux quartiers ont été réhabilité afin de loger décemment les habitants qui y habitent aujourd'hui comme le quartier des forgeron[43] ou celui de Saint-Jean[44], tous deux appartenant au centre-ville.

Agglomération et aire urbaine[modifier | modifier le code]

L'agglomération ou unité urbaine de Thiers se constitue des communes de Thiers et Peschadoires[45] et comptait 13 407 habitants en 2013[46]. Les deux communes connaissent une conurbation étant donné que leur banlieues se touchent.

L'aire urbaine de Thiers comptait 17 719 habitants en 2013[47] et 18 688 en 2014. Elle se compose de sept communes (Thiers, Peschadoires, Escoutoux, Dorat, Néronde-sur-Dore, Paslières et Noalhat)[48] et fait partie de l'espace urbain de Clermont-Ferrand[49].

Environnement[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins urbains[modifier | modifier le code]

  • Le Square de Verdun (Rue des Grammont, centre-ville). Un monument aux morts de la guerre de 1914-1918 y est installé[50].
  • Les Jardins de Saint-Jean (Jardins collectifs du quartier saint-Jean)[51] . Ils sont situés en dessous de l'Ancien hôpital de Thiers jusqu'au lit de la Durolle. Ce parc est fait en terrasses et s'étant de la rue Durolle au nord jusqu'au quartier Saint-Jean au sud[52].
  • Le parc de l'Orangerie est situé dans le quartier du Moutier[53]. Le parc accueil une maison bourgeoise transformée en maison de retraite, et d'une Orangerie ouverte au public. Le parc bénéficie d'une vue sur le centre-ville de Thiers plus haut dans la montagne ainsi que de l'église Saint-Symphorien et de l'Abbaye du Moutier juste en face de l'entrée principale.
  • Le parc du Breuil est un ancien camping transformé en parc public[54]. Les locaux des vestiaires/douches/toilettes du camping sont toujours visibles dans le fond du parc. La salle polyvalente (et boulodrome) Jo-cognet est installée dans ce parc.
  • Des châteaux situés sur la commune de Thiers offrent des parcs ayant un certain cachet. Ainsi, le Château de la Chassaigne offre aux visiteurs un magnifique jardin anglais par exemple.
  • Le champs de la foire au pré est un parc situé entre le parc de l'Orangerie et le parc du Breuil. Il sert notamment à l’accueil de la foire au pré le deuxième week-end de septembre.
  • Le square de la gare est un petit espace vert situé face à la Gare de Thiers.
  • La place Saint-Exupéry offre quelques petits espaces verts en plus du complexe 'Espace'[55]. C'est l'ancien 'Forail' de Thiers, c'est-à-dire le lieu où autrefois le bétail y était vendu. Une rue proche de la place porte le nom de "Rue du forail"[56] et rappel la destination initial de la place. Le jeu 'interville', édition de 1973 a eu lieu sur cette place[57],[58] avant qu' "Espace" soit construit.

L'arrière-pays[modifier | modifier le code]

Plusieurs espaces naturels entourent l'agglomération :

Immobilier[modifier | modifier le code]

Le prix moyen du m² à Thiers en 2016 s'établit ainsi :

Type de logement 2016
Appartement (€/m²) 830 €
Maison (€/m²) 1 062 €
Loyer mensuel (€/m²/mois) 6,3 €

Renouvellement urbain / habitat[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Thiers s'est lancé dans une vaste opération de renouvellement urbain[59] qui se traduit par la réhabilitation de nombreux immeubles et de voiries. Le but de ces actions est globalement redynamiser la ville haute soit le centre-ancien et les quartiers l'avoisinant. Ainsi, des espaces comme la Place Antonin Chastel, le quartier Saint-Jean ou la rue du Transvaal ont été réaménagés[60].

Projet achevés[61][modifier | modifier le code]

Des projets ont déjà été achevés:

  • La rue Alexandre Dumas[62] a été en grande partie rénovée en 2016. Plusieurs immeubles remarquables ont été mis en valeurs comme la tour du Pignat.
  • L'Ancien hôpital de Thiers a été partiellement détruit[63]. Seul les parties historiques ont été gardées intactes.
  • Le quartier Saint-Jean a été entièrement rénové[64]. Il se situe au sud de l'éperon rocheux où le centre-médiéval de Thiers est construit. L'Église Saint-Jean de Thiers est située dans ce quartier.
  • L’îlot Mercière a lui aussi été rénové. Des immeubles remarquables ont été mis en valeurs.
  • Le quartier des forgeron est une quartier à flanc de colline qui offre à ses habitants et visiteurs une vue splendide de la plaine de la Limagne et de la Chaîne des Puys. Il a été rénové en 2015 et offre désormais un meilleur cadre de vie à ses habitants[65].
  • Les graviers est un ensemble de lotissements flambants neufs construits à la suite de la destruction de l'immeuble des Jaiffours.
  • La place Lafayette est située au nord de la place Saint-Jean et a été rénovée pour redonner une identité au quartier dans laquelle elle se situe[66]. Le musée de la coutellerie est collé à cette place.
  • Le Moutier est un quartier de la ville basse de Thiers, qui a vu de nombreux lieux rénovés[67]. Une partie de l'école primaire du Moutier a été réhabilitée ainsi que la grande place Voltaire qui longe la Durolle.
  • Le parking Barante est un ancien bâtiment situé rue Barante à côté de la Banque de France. Seulement le rez-de-chaussé a été gardé et une place a été posée sur ce palier. Des places de stationnement ont été créées. L'ancien bâtiment était un endroit où les archives étaient stockés, nommé 'musée Barante'.
  • La Place Antonin Chastel et l'école Georges Sand/Centre A ont été rénovées[68]. La place Chastel a été agrandie et reliée au toit de l'ancien marché couvert. La réalisation de cette place est un des plus gros investissement de la ville de Thiers depuis les années 2000. La place Chastel accueil des marchés, des festivités comme la Pamparina, le marché de noël... et des parkings ont été créés sous la place. Un Jacquemart (automate) sonne les heures pile et les demi-heures sur cette place.
  • La résidence Phillipe Dufour a été entièrement rénovée[69].
  • La résidence des Bérangers a été entièrement rénovée[70]. Tous les bâtiments ont été réhabilités ainsi que la Tour Bérangère haute de 40 mètre.. Un parc central a été aménagé et des jeux ont été installés.
  • Le Clos des Figuiers et la rue Antonine Planche ont aussi été réhabilités[71]. La voirie a été refaite et embellie.
  • Le quartier des Jaiffours a aussi été la cible de modifications[72]. Le grand bâtiment HLM a été démolie et a laissé place à une nouvelle résidence moderne nommée le clos des vignes.
  • La résidence le coutelier a été rénovée[73]. L'ancien local des ULIS et SEGPA a été transformé en logements. Cette résidence est en partie sur le site de l'ancien château-fort du seigneur de Thiers dont il ne subsiste une seule tour rénovée en 2016.
  • La rue du Transvaal a été requalifiée[74]. Quelques immeubles ont été réhabilités et la voirie va faire preuve de réaffections.
  • La rue du Pirou et la place du Pirou ont été rénovées. Les travaux se sont terminés début 2017.

Projets à venir[75][modifier | modifier le code]

D'autres projets sont en attentes ou partiellement terminés:

  • L'Ancien hôpital (grande bâtisse datant du Moyen Âge qui ferma ses portes en 1988) dans l’objectif d’accueillir une résidence pour seniors en centre ancien[76].
  • L'ex Défi-mode (ancien grande surface de vestimentaire située en plein centre-ville) dans l'objectif d'y installer un restaurant au rez-de-chaussé puis des appartements et des chambres aux étages[77]. Le maire et son conseil municipal qui arrivèrent ensuite pensèrent eux, d'installer un marché au rez-de-chaussé. Aujourd'hui, le bâtiment sert de débarras et le rez-de-chaussé est utilisé lors de manifestations tel que la Pamparina (festival international de musique de rue) ou pour le marché de noël
    La rue du bourg après sa réhabilitation prise en décembre 2016.
  • La rue Alexandre-Dumas, bien qu'une partie de la rue a déjà été réhabilitée depuis milieu 2016, le reste de la rue est en cour de réaménagement[78]. La tour du Maitre-Raymond ou la Tour du Pignat (deux ensembles architecturaux médiévaux) ont été mis en valeurs. Une fois que la réhabilitation des bâtiments sera terminée, la voirie sera refaite et des locaux commerciaux seront mis en location.
  • L'ilot mercière est un ensemble d'immeubles datant du Moyen Âge. Une partie du quartier a déjà subi des réhabilitation mais quelques immeubles restent à réaménager[79]. La place centrale (place mercière) va être elle aussi réaménagée et des places de stationnement vont être ajoutées.
  • La rue de la coutellerie a vu plusieurs de ses immeubles s'effondrer en 2012 alors qu'ils allaient être réhabilité[80]. Des immeubles ont été réhabilité, l'emplacement des anciens immeubles va accueillir de nouvelles bâtisses et la voirie va être refaite
  • La boucle centrale va être requalifiée[81]. Elle est composé de la rue Terrasse, La rue du bourg, la rue Conchette, la rue Alexandre-Dumas, la rue du Pirou et la place du Pirou. Ces rues sont en grande partie fini d'être requalifiée mais certaines sont en cours de réhabilitation (rue A.Dumas, rue du Pirou, place du Pirou) où les immeubles sont quasiment fini d'être rénové. La voirie de ces rues vont elles aussi être refaites. Début 2017, les voiries des rues du Pirou, Bourg, du palais ainsi que la place du Pirou sont refaites et mise à neuf. La voirie de la rue Alexandre-Dumas sera refaite dans les mois à venir lorsque les appartements seront tous rénovés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Thiers a pour équivalent Tièrn en langue d'oc. Le nom auvergnat Thiart est aussi attesté dans l'armorial de Guillaume Revel. La ville est mentionnée comme Castrum Tigernum par Grégoire de Tours au VIe siècle[82],[83]. Tihernum 1373 (après lénition de /g/ intervocalique), Tiernium 1392[84].

Xavier Delamarre[85], suivant Albert Dauzat[86], y voit le mot gaulois tigerno-, seigneur. La signification du Castrum Tigernum serait donc celle de 'fort seigneurial'. On retrouve ce terme celtique dans l'ethnonyme Tigurini, tribu de la Suisse actuelle et sans doute dans Thiernu (Aisne, *Tigerno-ialon). Il est également attesté en celtique insulaire : vieil irlandais tigern, tigirn, seigneur, chef ou vieux breton Tigern, Tiarn, seigneur, chef.

Homonyme[modifier | modifier le code]

Thiers est un nom de lieu notamment porté par :

Autres[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Thiers (1797-1877), homme d'État et historien français ;
  • Louisa Thiers (1814-1926), supercentenaire américaine ;
  • Harry D. Thiers (1919-2000), mycologue américain ;
  • Emiel Thiers, co-fondateur de Verdinaso ;
  • Manfred Thiers, bassiste de moti spécial.

Galerie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Thiers se situe sur l'extrémité Est du tracé de la voie romaine reliant Lezoux au bas de la ville. Cette voie est aujourd'hui occupé en partie par l'ancienne route nationale no 89 devenue Route départementale no 2089 et par une route secondaire[87]. Formant une ligne rectiligne sur plusieurs kilomètre de longueur, la voie romaine "scie" le paysage vu d'en hauteur[88].

Élément du Château-fort du seigneur de Thiers. Ici la dernière tour a été réhabilité début 2016.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Thiers vers 1450 - Armorial de Revel.
La rue de la Coutellerie où les maisons à colombage sont mises en valeur.

La ville fixe son implantation et commence son développement au Xe siècle, lorsque Malfred, petite-fille du comte d'Auvergne fait construire le château fort, puis l'église qui deviendra par la suite l'Église Saint-Genès de Thiers.

L'Abbaye du Moutier était déjà construite (en 765) et dès que le château fort fut construit, les habitants migrèrent vers celui-ci, plus haut dans la montagne pour échapper aux nombreuses inondations due à la proximité du quartier avec la Durolle.

En 1371, la baronnie de Thiers passe aux ducs de Bourbon.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La répression des menées contre-révolutionnaires commence très tôt à Thiers, dès la fin juin 1791 (après la fuite du roi arrêtée à Varennes). Elle s'amplifie en février 1793 avec des visites domiciliaires contre les prêtres réfractaires et dans les familles d'émigrés. Cette précocité dans les mesures de répression aboutit à une création paradoxalement tardive du comité de surveillance révolutionnaire, le 22 mai 1793, soit plus d'un mois après l'arrivée de la loi dans le district. Il fut cependant peu actif : la maison d'arrêt n'ouvre qu'en septembre, sur ordre des représentants en mission. Le commissaire de ces représentants, Dulac, opère 49 arrestations à Thiers, principalement dans les milieux insermentés et nobles impliqués dans les révoltes de Vollore et Servant. Il n'est actif qu'à partir d'octobre 1793[89].

Panorama de la ville de Thiers

Thiers au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Thiers sera une des rares villes, la seule du Puy-de-Dôme, à être libérée par les armes le . Les combats opposeront d'une part les 400 hommes du SS-Panzergrenadier-Ausbildungs-Bataillon. 18 « Horst Wessel »[Note 1] et les FTP du 103e bataillon FFI-FTPF dirigés par le commandant André Rossignol (alias « Pigeon »), des éléments « sédentaires » des FTP et des MUR, rejoints par le 104e bataillon FFI-FTPF du commandant Roger Beligat (alias « Alain Derval »). L'engagement plus que tardif des hommes du chef militaire FFI Serge Renaudin d’Yvoir (alias « Victoire ») sera mis en question[91],[92]. Le maire désigné par le régime de Vichy Lucien Brasset sera, avec le sous-préfet Villaret, l'intermédiaire entre les FFI et les troupes allemandes.

Durant l'occupation, le QG du bataillon allemand en stationnement fût l'hôtel L'Aigle d'Or qui subsiste encore aujourd'hui au carrefour de la rue de Lyon et de la rue des Grammonts.

Après la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

À la libération, la commune de Wittenheim en Alsace entra dans une ère de reconstruction[93]. Elle eut la chance de bénéficier du soutien matériel et financier de ses villes marraines dont Thiers fait partie avec Fontenay-sous-BoisSaint-Cloud[94]. Le nouveau Wittenheim a rendu hommage à Thiers avec la création de la "place de Thiers".

Secteur sauvegardé[modifier | modifier le code]

Une grande partie du centre-ville et du Moutier est classée dans une forme de protection, le secteur sauvegardé de Thiers. Ce classement est valable pour les cités médiévales remarquables, et à protéger. L'ensemble architectural de Thiers est assez important pour qu'il soit protégé par ce label bien que de nombreuses bâtis sont inscrites ou classées aux Monuments Historiques.

Depuis 2002, le périmètre du secteur est en cour de révision mais aujourd'hui, la taille de celui-ci est d'environ 35 hectares.

Seules une centaine de villes en France possèdent ce label[95].

La ville base vue depuis le secteur sauvegardé

À partir des Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, jusqu'aux environs des années 1965, Thiers avait une telle ampleur économique qu'elle attirait des milliers d'ouvriers et d'habitants pour y vivre et y travailler.

Du côté du tourisme, les rues de Thiers étaient envahies de touristes voulant la découvrir. À la fin des Trente Glorieuses, cette sous-préfecture a connu une baisse importante de la population pour dire, en 2012 elle était classée 10e ville à la dynamique démographique la plus faible de France métropolitaine[96]

Cependant, pour la première fois depuis plus de quarante ans de déclin démographique, la courbe de population dans la commune s'est inversée pour devenir positif : Thiers a gagné 89 habitants entre 2015 et 2016[97].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique thiernoise est marquée par un fort et ancien ancrage à gauche[98],[99].

Dès le début du XXe siècle, des élus ont été soutenus ou se sont réclamés du mouvement socialiste. Le développement d'une véritable culture ouvrière issue de l'essor précoce de l'industrie a constitué un terreau fertile pour la gauche. L'hégémonie du Parti socialiste particulièrement forte après la Seconde Guerre mondiale est cependant remise en cause au début des années 2000, puisqu'il perd coup sur coup les municipales et les législatives. Dans la foulée de l'élection d'André Chassaigne, le PCF revient à un bon niveau et le Parti de gauche est bien implanté dans la région. La droite souffre de façon chronique d'un manque de personnalités fortes et de querelles intestines. Si l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing à tiré son épingle du jeu dans les années 1970, les mouvements gaullistes ont toujours été sensiblement en dessous de leurs scores nationaux. Les résultats de l'UMP sont en baisse très nette comme dans le reste du département. Le Front national, bien que souvent représenté par des candidats « fantômes », réalise des scores un peu supérieurs à ceux enregistrés au niveau régional et départemental.

Sur les dix derniers députés élus au suffrage majoritaire sur la circonscription, huit se réclamaient de la gauche (Jean-Baptiste Duchasseint, Noël Chamerlat, Joseph Claussat, Ernest Laroche, Claude Pradel[Note 2], Fernand Sauzedde, Maurice Adevah-Pœuf et André Chassaigne), deux seulement de la droite (René Barnérias et Jean-Marc Chartoire) pour seulement sept ans de mandats cumulés[100].

À Thiers, aux présidentielles de 1965, François Mitterrand l'emporte déjà d'une courte tête sur Charles de Gaulle et plus facilement en 1974 sur l'Auvergnat Valéry Giscard d'Estaing. L'ancrage à gauche de la ville se confirme aux élections présidentielles de 2007 puisque, dans un contexte de forte mobilisation, Ségolène Royal arrive en tête au premier tour et obtient 56,61 % des voix au second tour (près de 10 % au-dessus de son résultat national). En 2012, au second tour, François Hollande porte le score de la gauche à 63,33 %.

Le vote des Thiernois marque une certaine méfiance envers les institutions européennes puisqu'au référendum de ratification du traité de Maastricht de 1992 ils se prononcent, à l'inverse de l'ensemble des Français, pour le non à 50,74 %[101]. En 2005, le vote de Thiers est conforme à la tendance nationale, mais la majorité qui rejette le projet de constitution y est sensiblement plus large (61,46 %)[102].

Résultat des élections pour la commune de Thiers (%)
Élection Tour PCF FdG PS UMP FN Autres Abstention Source
Législatives 2002 1er tour 16,95 29,28 37,79 9,50 6,48 37,95 [103]
2e tour 52,20 47,80 41,79
Régionales 2004 1er tour 20,35[N 1] 27,67 28,42 11,67 11,89 37,67 [104]
2e tour 57,95[N 2] 42,05 33,56
Cantonales 2004 1er tour 12,23[N 3] 38,53 10,88 10,55 27,81[N 4] 36,79 [105]
2e tour 65,89 34,11[N 4] 33,17
Européennes 2004 6,51 38,75 16,31 10,35 28,08 60,82 [106]
Présidentielles 2007 1er tour 2,83 31,38 23,79 10,79 31,21[N 5] 18,51 [107]
2e tour 56,61 43,39 17,78
Législatives 2007 1er tour 37,32 19,24 28,91 3,22 11,31 43,35 [108]
2e tour 67,23 32,77 40,71
Européennes 2009 12,81[N 6] 18,71 24,81 6,00 37,67 64,18 [109]
Régionales 2010 1er tour 40,44[N 1],[N 6] 17,38 20,61 9,91 11,66 55,31 [110]
2e tour 68,02[N 2] 31,98 51,23
Cantonales 2011 1er tour 20,55[N 3] 25,41[N 7] 9,94 10,86 18,06 15,20[N 8] 57,67 [111]
2e tour 100,00 72,23
Présidentielles 2012 1er tour 14,29 35,40 18,46 19,75 12,10[N 9] 19,85 [112]
2e tour 56,61 43,39 13,27
Législatives 2012 1er tour 42,73 20,56 16,44 14,80 6,47 46,24 [113]
2e tour 70,80 29,20 49,85
Départementales 2015 1er tour 37,79 18,89 28,21 15,11[N 10] 53,74 [114]
2e tour 65,42 34,58 52,54
  1. a et b Liste PCF (puis FdG) conduite par André Chassaigne, le député de la circonscription.
  2. a et b Liste d'union de la gauche conduite par le PS.
  3. a et b Claude Nowotny, député-suppléant et président de l'office de tourisme.
  4. a et b Thierry Déglon, maire SE de Thiers, réalise 18,86 % au premier tour et 34,11 % au second.
  5. Dont 16,75 % pour François Bayrou, 5,72 % pour Olivier Besancenot, 1,89 % pour Arlette Laguiller.
  6. a et b Le front de gauche se compose alors du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche unitaire.
  7. Annie Chevaldonné (ex-PS) conseillère sortante se présente sous l'étiquette du front de gauche et recueille 25,41 % des voix sur Thiers. Au second tour C. Nowotny (PCF), seul autre candidat qualifié se retire en sa faveur.
  8. Tahar Bouanane, ancien adjoint de T. Déglon, soutenu par Europe Écologie.
  9. Dont 7,11 % pour François Bayrou, 1,41 % pour Nicolas Dupont-Aignan, 1,34 % pour Philippe Poutou, 1,29 % pour Eva Joly.
  10. Duo Bouanane/Lebref soutenu par Europe Écologie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Thiers se situe dans la tranche de population comprise entre 10 000 et 19 999 habitants. 33 conseillers municipaux sont donc élus pour six ans.

La mairie se situe sur la place Antonin-Chastel, à l'emplacement de l'ancienne sous-préfecture. Les locaux actuels datent de la fin des années 1970 et ont été rénovés en 2015.

Le maire, Claude Nowotny, et la majorité actuelle au conseil municipal de Thiers sont issus des élections de 2014.

Ils mettent en place quelques mois après leur arrivée, la gratuité des parkings en centre ville, la baisse du tarif des transports en commun, la gratuité de la médiathèque pour les Thiernois, ou encore la baisse des tarifs du conservatoire. Des quartiers historiques comme la rue Dumas et Pirou sont en cours de rénovation et des livraisons de locaux commerciaux sont prévus, afin de favoriser l'installation de petits commerces ou d'artisanat.

La principale politique du conseil municipal est de promouvoir l'artisanat, surtout celui en lien avec l'histoire de la ville.

Sous-préfecture[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Thiers est installée au 26 rue Barante.

L'arrondissement de Thiers, qui recouvre exactement les limites de l'ancien district de 1790, se compose de quarante-trois communes réparties entre les six anciens cantons (avant le redécoupage de 2014) de Châteldon, Courpière, Lezoux, Maringues, Saint-Rémy-sur-Durolle et Thiers.

Fin 2016, David Roche prend le titre de Sous-préfet de la ville[115]. L'ancien était Gilles Traimond avant qu'il ne remplace un sous-préfet sur l’île de la Réunion.

Justice[modifier | modifier le code]

Un tribunal d'instance est installé place Saint-Genès[116] face à l'Église Saint-Genès de Thiers.

Il est situé sur l'emplacement de l'ancien château-fort de la cité, dont il ne subsiste que qu'elle édifices (tour, murs..).

Sécurité[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers a une mauvaise réputation d'insécurité[117] pourtant, globalement, Thiers est bien en dessous de la moyenne nationale des crimes et délits[118]. La ville est aussi en dessous de la moyenne régionale et départementale[118].

Pour faire face aux incivilités, la ville de Thiers a opté pour l'installation de caméra de vidéo-surveillance dans les rues de la ville. Elle est la première grande ville du Puy-de-dôme à s'équiper de cette façon. Ainsi, la place Chastel et ses parkings, la place Belfort, la rue Conchette, la rue du bourg (Thiers), la place du Pirou, la place Saint Genès, la place Marcel Colomb et le pont de Bridgnorth (RN89 au Moutier) sont tous surveillés en permanence par les caméras. Les caméras ont permis le recul des dégradations de 26 % via la dissuasion des malfaiteurs[117].

Des panneaux aux entrées de l'agglomération thiernoise préviennent les passant que certains quartiers de la ville sont couvert sous la vidéo-surveillance[119].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Thiers.

Premier Empire et Restauration[modifier | modifier le code]

  • 1803-1820 : Barthélémy Darrot-Dulac, propriétaire négociant (1751-1835)

Deuxième République et Second Empire[modifier | modifier le code]

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Alexandre Chassaigne-Goyon

  • Jean Garmy[Quand ?], propriétaire vigneron à Nadal, né à Thiers le 27 janvier 1806, époux de Benoîte-Marie Mondanel.
  • 1848-1851 : Alexandre Chassaigne-Goyon (1814-1903). Conservateur, bonapartiste. Né à Thiers, il fait des études classiques à Clermont-Ferrand puis étudie le droit à Paris et devient avocat en 1834. Il devient maire de Thiers en février 1848 puis conseiller général. Élu député de Puy-de-Dôme l'année suivante, il siège dans les rangs conservateurs et appuie la politique de Louis-Napoléon Bonaparte. Il montre des réticences contre le Coup d'État mais se rallie très vite à l'Empire. Il est par la suite préfet de la Marne de 1852 à 1864 puis revient au Conseil d'État jusqu'à sa retraite en 18731. Commandeur de la légion d'honneur en 1873, il meurt dans son château de La Gagère (commune de Saint-Jean-d'Heurs) en 1903. Il est le père de Paul Chassaigne-Goyon. De son action pour la région thiernoise on retiendra sa contribution à la loi de 1857 sur la protection des marques de fabrique essentielle pour l'industrie locale et l'ouverture de la ligne de chemin de fer Clermont-Thiers-Montbrison2.

Troisième République[modifier | modifier le code]

  • 31 mars 1878-01 mars 1883 : Étienne Guillemin-Bétant. Radical. Il aura passé trente deux ans à la tête de la ville. Élu une première fois le 31 mars 1878, il démissionne avec son conseil municipal le 1er mars 1883 à la suite du refus de l'État d'accorder une subvention pour la construction du nouveau collège Audembron.
  • 02 mars 1883- 28 avril 1883 : Ballande-Fougedoire (1814-1891). Papetier et poète « officiel » de Thiers dans la deuxième moitié du xixe siècle. Il assure un court intérim avant d'être contraint à la démission par une campagne de lettres anonymes3.
  • 29 avril 1883-02 juillet 1900 : Étienne Guillemin-Bétant. Il retrouve son fauteuil de maire moins de deux mois après sa démission et gardera sa fonction jusqu'au 2 juillet 1900. Ses mandats sont marqués par l'ouverture de plusieurs écoles dans les faubourgs de la ville ainsi que la tenue, en 1884 d'une grande exposition pour laquelle on aménage le square des Grammonts (Square de Verdun) et le kiosque à musique de la place aux arbres (place Duchasseint)3.
  • mai 1900-mai 1904 : Antoine Duvert.
  • mai 1904-mai 1908 : Jean-Jacques Cotillon-Martin (1867-1942). « Socialiste indépendant ». Distillateur, il crée le Combestin, « apéritif anticlérical ». Il fonde en 1901 un journal dédié à sa promotion dans lequel il se présente comme le « meilleur des socialistes ». Il sera cependant très vite en lutte avec les socialistes « orthodoxes » qui ne voient en lui qu'un opportuniste ce qui ne l'empêchera pas d'accéder à la fonction de maire en 19044. Sa réélection du 8 mai 1908 est invalidée pour vice de forme et il est battu en novembre par Étienne Guillemin.
  • 02 août 1909-30 novembre 1919 : Étienne Guillemin-Bétant. Le 2 août 1909, il revient aux affaires avec l'appui des socialistes après leur rupture avec Cotillon et restera maire de Thiers jusqu'au 30 novembre 1919. Il se présente sans succès aux législatives de 1911 qui voient le triomphe de Joseph Claussat.
  • novembre 1919-mai 1925 : Clouvel-Rerolle (1858-1955). Coutelier.
  • mai 1925-mai 1935 : Jean-Jacques Cotillon-Martin. Il occupe de nouveau la fonction de maire entre 1925 et 1935, pour un mandat marqué notamment par l'ouverture de l'École nationale professionnelle. Après un échec sévère en 1911, il se présente à nouveau aux législatives en 1928 mais est devancé de peu par Ernest Laroche, le maire socialiste de Puy-Guillaume. Battu par la gauche aux municipales de 1935, il devient le chef de l'opposition à Antonin Chastel. Il aurait espéré revenir aux affaires dans la délégation spéciale nommée par le régime de Vichy en novembre 19405.
  • mai 1935-04 novembre 1940 : Antonin Chastel (1886-1952). SFIO. Socialiste. Suspendu par le régime de Vichy le 4 novembre 1940.

Occupation et libération[modifier | modifier le code]

  • 04 novembre 1940-25 août 1944 : Lieutenant Colonel Lucien Brasset (1882-1972) Militaire de carrière formé à Saint-Cyr, ce natif de Thiers prend sa retraite en 1932 et ouvre une école de perfectionnement pour officiers. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur en 1937. Il reprend du service en 1939 et se distingue dans le contexte de débâcle en repoussant une division italienne au fort de Briançon5. Président de la délégation spéciale nommé par Vichy6 puis nommé maire par arrêté ministériel le 25 mai 1941, il garde cette fonction jusqu'à la libération. Dans ses fonctions de maire, il servira la politique du régime de Vichy fidèlement mais sans excès de zèle. La visite du Maréchal le 1er mai 1942 sera la manifestation la plus marquante du pétainisme à Thiers. Lors des combats du 25 août 1944 pour la libération de Thiers, Brasset sera, avec le sous-préfet Villaret, l'intermédiaire entre les FFI et les troupes allemandes. Mis aux arrêts pendant quelques jours, il bénéficiera des témoignages d'Antonin Chastel, de Jean-Jacques Caburol et d'autres figures de la résistance locale. Il ne sera plus inquiété par la suite et pourra finir ses jours à Thiers.
  • 10 septembre 1944-avril 1945 : Antonin ChastelSFIO. Un nouveau conseil municipal est installé par les responsables de la Libération.

Quatrième et Cinquième Républiques[modifier | modifier le code]

  • avril 1945-février 1952 : Antonin ChastelSFIO. Décédé en cours de mandat.
  • mars 2001 - mars 2014 : Thierry Déglon (° 1954). Sans étiquette. Il dirige la société Déglon, fondée à Thiers en 1921 par son grand-père Jean Déglon, originaire de Suisse. La production de l'entreprise de coutellerie est destinée aux professionnels des métiers de bouche. Ancien adjoint à l'économie du maire socialiste Maurice Adevah-Pœuf, en rupture avec celui-ci, Thierry Déglon se présente en 2001 à la tête d'une liste sans étiquette. Sa liste arrive en seconde position de la triangulaire, derrière l'union de la gauche mais devant la liste de droite. Après le retrait de cette dernière, il remporte le second tour. L'échec relatif du nouveau maire aux cantonales de 2004 semble lui promettre une réélection difficile. Cependant, en 2008, il bénéficie de l'absence de liste à droite et remporte les municipales au premier tour face à la gauche conduite par la conseillère générale Annie Chevaldonné. Son action s'est portée plus particulièrement sur le renouvellement urbain (avec l'ANRU) ainsi que sur la promotion du sport et la rénovation des équipements sportifs. Son deuxième mandat a vu la création de la Maison de l'Aventure Industrielle (Usine du may) ainsi que d'un pôle des services publics dans l'ancien collège Audembron.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers est jumelée avec les villes de :

Ces deux villes se sont jumelées en 1990.

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune est labellisée « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris [120].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[121],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 11 588 habitants, en augmentation de 0,49 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 970 10 605 10 743 11 497 9 836 9 982 9 981 13 284 13 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 192 15 901 16 069 16 635 16 343 15 333 16 754 16 814 17 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 625 17 418 17 437 16 239 15 859 16 383 16 181 15 409 16 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
16 369 16 623 16 567 16 018 14 832 13 338 12 194 11 232 11 588
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[122] puis Insee à partir de 2006 [123].)
Histogramme de l'évolution démographique

Un premier pic de la population a été atteint en 1901 avec 17 625 habitants avant une baisse jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale et une remontée vers un nouveau pic en 1968. À partir des années 1970 jusqu'en 2012, la population communale accuse une forte baisse passant de 16 567 habitants en 1975 à 11 217 en 2013[124]. La tendance démographique de la ville s'est inversée après 2012, ainsi la population municipale augmente de 371 habitants entre 2012 et 2014.

D'après l'INSEE, en 2014, Thiers possède 11 588 habitants (population municipale légale en 2017).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les graphiques ci-dessous représentent les pyramides des âges en 2008 de la population de la commune de Thiers, et de celle département du Puy-de-Dôme.

Pyramide des âges à Thiers en 2008 en pourcentage[125].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
7,2 
75 à 89 ans
13,8 
16,3 
60 à 74 ans
17,0 
22,0 
45 à 59 ans
20,2 
17,0 
30 à 44 ans
18,1 
18,8 
15 à 29 ans
15,1 
18,0 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du Puy-de-Dôme en 2008 en pourcentage[126].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
6,4 
75 à 89 ans
10,6 
14,2 
60 à 74 ans
14,7 
21,7 
45 à 59 ans
21,0 
20,7 
30 à 44 ans
19,2 
19,7 
15 à 29 ans
18,2 
17,0 
0 à 14 ans
15,2 

Par rapport à l'ensemble de la population du Puy-de-Dôme, on note dans la pyramide des âges thiernoise un déficit des tranches d'âges 15-29 ans et 30-44 ans qui peut être expliqué par un nombre importance de départs d'étudiants et par un solde migratoire négatif des actifs, notamment des plus diplômés. La part de la population féminine à Thiers (52,76 %) est, comme dans le reste du département, supérieure à la moyenne nationale (51,6 %).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Thiers dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Elle gère neuf écoles publiques[127] :

  • trois écoles maternelles[128]: - Le Moutier (75 élèves) - Émile-Zola (97 élèves) - Georges Sand (89 élèves)
  • sept écoles élémentaires[128]: - Émile-Zola (118 élèves) - Le Fau (143 élèves) - Les Garniers (48 élèves) - George-Sand (142 élèves) - Le Moutier (120 élèves) - Turelet (68 élèves) - La Vidalie (59 élèves)

Il existe aussi une école élémentaire privée : l'institution Sainte-Jeanne-d'Arc[127].

Le village de Bellevue/Château-gaillard à l'Est de la commune sur le bord de l'ex Route nationale 89 a vu son école primaire définitivement fermer en 2011.

Enseignement secondaire et formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Une partie du collège Audembron en 2017.
Le lycée Jean-Zay peu après sa construction en 1933.

Établi dans la cité scolaire du Pontel, le collège Antoine-Audembron accueille environ 750 élèves à la rentrée 2016. Il comporte une SEGPA ainsi qu'une section ULIS scolarisant des élèves handicapés. L'offre de formation y propose les options latin et grec ancien. Un collège privé nommé Jeanne-d'Arc (ou Saint-Joseph) vient compléter le collège public avec environ deux cents élèves.

Trois lycées complètent l'offre de formation du bassin thiernois :

  • le lycée Jean-Zay (500 élèves), lycée général et technologique préparant aux bacs S, STI2D et STL, aux BTS CPI, CRSA et ERO et aux concours des grandes écoles avec sa classe préparatoire PTSI-PT ;
  • le lycée Montdory (800 élèves), lycée général et technologique préparant aux bacs ES, S, L et STMG et au BTS NRC ;
Une partie du Lycée Montdory en 2017.
  • le lycée Germaine-Tillion, lycée professionnel préparant aux CAP menuiserie, chaudronnerie, agent polyvalent de restauration, aux bacs professionnels gestion administration, vente, électrotechnique, plastique et composite, et au BTS EPI[Quoi ?]. Le lycée Sonia Delaunay était un lycée considéré comme distinct du Lycée Montdory pourtant en occupant les mêmes locaux. Celui-ci a fusionné avec le Lycée Germaine-Tillon (surnommé le Val-de-dore).

Enseignement supérieur et enseignement des arts[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre hospitalier de Thiers.

Thiers est le septième pôle hospitalier auvergnat pour la fréquentation en MCO[129] derrière Clermont-Ferrand, Montluçon, Vichy, Le Puy, Aurillac et Moulins à égalité avec Riom et devant Issoire, Saint-Flour, Brioude et Ambert.

La ville dispose d'un centre hospitalier public d'une capacité de 428 lits[130] qui se répartissent entre les services de médecine, chirurgie, obstétrique, soins de suite, longs séjours et psychiatrie. L'EHPAD du Belvédère qui en dépend accueil 75 résidents et 63 places sont disponibles en hôpital de jour et en soins à domiciles[131].

L'institut de formation d'aides-soignants (IFAS) du centre hospitalier de Thiers peut accueillir 21 élèves. Le centre médico-psychologique pour enfants, installé rue Mancel-Chabot, assure les consultations de pédo-psychiatrie et le relais santé de la rue du Pirou aide les personnes en situation précaire à prendre en charge leurs problèmes de santé physique ou psychologique.

En 2016, le centre hospitalier de Thiers comptabilise 14 500 passages aux urgences et 987 sorties SMUR, 31 173 consultations externes[132]. En 2009, 692 naissances, 2 950 interventions au bloc opératoire, et réalise 5 393 scanners et 1 759 échographies. C'est aujourd'hui le plus gros employeur de la ville avec plus de 750 agents[131].

La médecine de ville[modifier | modifier le code]

Thiers compte une vingtaine de médecins spécialistes libéraux qui assurent une offre de soins assez complète (angéiologie, cardiologie, pneumologie, allergologie, ORL, dermatologie, rhumatologie, gynécologie, ophtalmologie, radiologie et psychiatrie).

Un Relais Santé est installé rue du Pirou en centre-ville. Il n’est pas un lieu de soins mais un lieu où les gens sont conseillés gratuitement. Chaque membre de l’équipe s’occupe d’un domaine particulier (droit social, aide psychologique, état de santé)[133].

Sécurité civile[modifier | modifier le code]

Le Centre de secours de Thiers regroupe 29 sapeurs-pompiers professionnels et une quarantaine de volontaires. La compagnie de Thiers forme avec la compagnie d'Ambert le groupement Est du SDIS 63 qui couvre les deux arrondissements, l'ancien canton de Randan, les communes de Saint-Dier, Ceilloux, Domaize, Tours-sur-Meymont, Saint-Flour, Trézioux, Bort-l'Étang, Ravel et Beauregard-l'Évêque[134].

Autre[modifier | modifier le code]

'Chantemerle' était une clinique privée située dans le bas de la ville, à l'ouest du quartier du Moutier. Elle ouvra ses portes en 1965[135] et les ferma définitivement en 1993 après deux ans de problèmes de fonctionnement[136].

La maternité ouvra en 1965 et ferma en 1990. Les postes de chimiothérapie ambulatoire ouvrèrent en 1989 et fermèrent en 1990[136].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La ville dispose de nombreux complexes sportifs dispersés sur la commune:

  • La piscine municipale René Barnérias;
  • Le gymnase municipal Jean-mince;
  • Le gymnase municipal du Lycée Jean-Zay;
  • Le stade Fernand Sauzedde et sa grande maison des sports;
  • Le stade d'Iloa;
  • Le stade Antonin Chastel (le plus grand de la ville);
  • Le stade des Graviers;
  • Les terrains de tennis d'Iloa;
  • Les terrains de tennis du stade Fernand Sauzedde.

En plus, plusieurs terrains multi-sports sont présents dans la ville (terrain de basket-ball au Fau, le boulodrome aussi connu sous le nom de salle Jo-cognet ou salle polyvalente, piste de modélisme automobile à Iloa.

Au nord-ouest de la commune, la base de plein air et de loisirs d'Iloa s'ouvre sur de nombreux sports et loisirs. Ainsi, le beach-volley, le Tir à l'arc, le tennis, le minigolf, le football, le rugby ou encore le Basket-ball y sont pratiqués.

Ce parc de loisirs offre aussi des loisirs tels que la baignade sur une plage, un petit parc d'attraction l'été, de nombreux jeux et des aménagements pour pique-niquer par exemple. L’été, accompagné d'un restaurant permanent, un snack ouvre ses portes.

Des associations y organisent aussi des concours de pêche. Pour accompagner cela, un camping municipal borde l'entrée du parc avec de grands emplacements, un calme permanent, des infrastructures très fonctionnelles et un entretien régulier.

Les Sports athlétiques thiernois (football) et le Pays de Thiers rugby sont les deux sports les plus populaires de la ville.

Cultes[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le quotidien régional La Montagne (groupe Centre France) propose une édition de Thiers-Ambert (ISSN 0767-404X).
  • La Gazette (groupe Centre France) est depuis 1948 l'hebdomadaire d'information incontournable du pays thiernois. Elle paraît chaque jeudi et couvre l'actualité de l'arrondissement de Thiers, le secteur de Noirétable dans la Loire et aussi depuis quelques années le canton de Randan et le pays d'Ambert (ISSN 2114-3560).
  • Plusieurs journaux spécialisés se partagent le marché des petites annonces : Le journal du coin est un périodique de la région de Thiers. Info et Le 63 proposent des petites annonces de tout le Puy-de-Dôme.
  • La Galipote est un périodique d'information satirique publié à Vertaizon qui traite de l'actualité politique en Auvergne-Rhône-Alpes.

Radio[modifier | modifier le code]

  • Variance FM propose depuis Puy-Guillaume une programmation musicale axée sur la chanson française et le musette.
  • Radio Altitude, radio associative, émet sur 97.0 FM.
  • Radio Arverne, radio associative basée à Gerzat, qui émet sur 100.2 FM.
  • Radio Campus Clermont-Ferrand, radio étudiante de Clermont-Ferrand adhérente de l'IASTAR (groupement des radios campus de France) qui diffuse ses programmes sur 93.3 FM.
  • RCF Puy-de-Dôme, radio locale chrétienne du Diocèse de Clermont, recevable sur 91.6 FM et dans tout le département du Puy-de-Dôme.
  • Radio Espérance, radio catholique, dispose aussi d'une fréquence thiernoise (91.2 FM).
  • Logos FM, radio musicale pop-rock émettant sur 101.6 FM à Clermont-Ferrand. Ses studios se trouvent à Chamalières et elle diffuse aussi son programme à Issoire et Thiers sur 94.7 FM et dans l'Allier à Moulins sur 92.1 et à Vichy sur 93.8.
  • RVA (Radio Volcans d'Auvergne, Radio Vacances d'Arlanc, Radio Val d'Ambert), radio locale commerciale appartenant au groupe lyonnais Espace émettant sur 92.0 FM à Thiers et un peu partout en Auvergne.
  • Radio Scoop est une radio locale commerciale basée près de Lyon émettant sur plusieurs fréquences rhônalpines (à LyonBourg-en-BresseSaint-Étienne...) et auvergnates : Clermont-Ferrand 98.8 FMVichy 98.8, Le Puy-en-Velay 104.0 et Yssingeaux 88.2. Elle possède un bureau au centre-ville de Clermont-Ferrand lui permettant de vendre des écrans publicitaires. Elle émet sur toutes ses fréquences avec un programme local quotidien, dont à Clermont-Ferrand, qui est aussi diffusé à Vichy. Le Puy-en-Velay et Yssingeaux disposent d'un programme indépendant.
  • France Bleu Pays d'Auvergne est la radio locale publique de la région, elle émet sur Clermont-Ferrand et aux alentours sur 102.5 FM depuis le Puy de Dôme. Elle possède aussi d'autres réémetteurs sur l'Auvergne et émettait anciennement à Roanne sur 100.2 FM et au Puy-en-Velay sur 101.1. Ces fréquences émettent aujourd'hui le programme de France Bleu Saint-Étienne Loire.
  • Virgin Radio (89.6 FM) possède une antenne locale sur Clermont-Ferrand proposant un décrochage local entendu partout dans l'Allier et dans la Haute-Loire.
  • NRJ (101.2 FM) et 104.0 à Thiers et Issoire.
  • Nostalgie (87.7 FM)
  • Chérie FM (100.8 FM)
  • Et enfin, de nombreux réseaux nationaux (RTLEurope 1RMCFun RadioRTL2RFMSkyrockRadio FGRire & Chansons...) diffusent aussi leur programme sur Thiers.
  • RFM (106.4 FM) avait une antenne locale clermontoise qui a fermé en 2010 avec d'autres locales de Virgin Radio suite à un plan de fermeture initié par le groupe Lagardère Active, faute de rentabilité.
  • Thiers, entre 1950 et 1988 possédait une radio à son nom qui était non seulement diffusée sur le canal FM mais aussi dans les rues du centre-ville de Thiers avec de nombreux haut-parleurs dissimulés le long des immeubles en ville. La Radio Locale Thiers prendra la franchise PACIFIC FM fin décembre 1987 jusqu'à l'arrêt du réseau en France puis Metropolys pour 1 an avant de stopper ses programmes[137]. Elle diffusait sur 91.7 FM[137].
    Logo de l'ancienne "Radio Locale Thiers".

Télévision[modifier | modifier le code]

  • L'actualité de Thiers est couverte à la télévision par la station France 3 Auvergne basée proche de Clermont-Ferrand, à Chamalières.
  • Comme le reste du Puy-de-Dôme, le secteur de Thiers reçoit aussi les programmes de la chaîne Clermont Première deveue IC1. Elle était la chaîne locale clermontoise privée. Elle a cessé d'émettre le 1er juin 2015 après avoir arrêté la production d'émissions 1 an et demi avant. Elle a souffert de pertes budgétaires allant jusqu'à 12 millions d'€uros en 2009, ce qui a provoqué une restructuration tant en suppression de postes qu'en réduction des programmes.

Thiers reçoit les chaînes de la TNT grâce au site de diffusion du Puy de Dôme mais aussi à un réémetteur TDF chargé de couvrir les zones blanches du Puy de Dôme situé sur les hauteurs de la ville proche du lieu-dit des belins[138].

Économie[modifier | modifier le code]

Thiers est le siège du service industrie de la Chambre de commerce et d'industrie du Puy-de-Dôme née de la fusion en 2010[139] de la Chambre de commerce et d'industrie de Thiers avec les cinq autres CCI du département[140].

Les créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent bénéficier de prêts par le biais de la plate-forme d’initiative locale Créa-Thiers Initiatives. Un hôtel d’entreprises est également à leur disposition dans la zone du Felet.

Répartition des emplois par secteur d'activité en 2012
Zone \ Secteur d'activité Agriculture Industrie Construction Commerce, transports, services divers Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Thiers[141] 0,4 % 24,8 % 3,3 % 37,8 % 33,7 %
Issoire[142] 0,5 % 31,1 % 4,0 % 32,1 % 32,2 %
Riom[143] 0,7 % 20,5 % 5,4 % 37,9 % 35,5 %
Clermont-Ferrand[144] 0,6 % 13,9 % 4,5 % 45,0 % 36,0 %
Puy-de-Dôme[145] 3,5 % 16,1 % 6,9 % 41,1 % 32,4 %
France métropolitaine[146] 2,8 % 12,9 % 6,9 % 46,2 % 31,2 %
Source des données : Insee

Avec 24,8 % des emplois (près du double de la moyenne nationale), l'industrie tient encore une place importante dans la cité coutelière. On observe tout de même, à Thiers comme ailleurs, une baisse de cette part qui était en 1999 de 35,8 %. La ville présente un profile similaire à Riom et Issoire, deux autres sous-préfectures du département de taille comparable, qui ont aussi une forte vocation industrielle. Mais contrairement à ses voisines qui accueillent des implantations de grands groupes nationaux et internationaux, le développement de Thiers s'est fait, presque exclusivement de façon endogène, sur un tissu ancien et très dense de PMI.

L'industrie à Thiers[modifier | modifier le code]

La Durolle et une usine de coutellerie.
L'usine Ferrier outillage bordant la Durolle prise en 2016.

L'histoire de la Vallée des usines, lieu de production de la coutellerie thiernoise, est présentée dans l'Usine du may[147], vitrine de l'activité industrielle et ouverte en mai 2009. La vallée accueille un musée d'arts contemporains dans les locaux d'une ancienne usine de coutellerie « Le creux de l'enfer ».

L'industrie thiernoise ne s'est pas développée a la création de la ville. La ville existait déjà quand l'industrie des papetiers et des couteliers s'est installée dans la cité médiévale. Ces industries sont toujours présentent au moutier et dans la vallée des rouets, en amont de la Durolle. La vallée des rouets est visitable, en libre accès. Une coutellerie de cette époque y est toujours en activité.

Avec la modernisation des machines et des techniques, les industries thiernoises ont progressivement déménagées vers la vallée des usines puis dans la ville basse (ZI du Breuil, ZI du Felet).

Le site de 400 salariés de l'équipementier Dapta, spécialisé en décolletage, qui appartenait à une filiale du groupe suisse UBS, a été racheté en 2006 par Leipold et le fonds d'investissement Green Recovery. Une centaine de salariés étaient alors menacés de licenciement[148]. Dapta était l'un des principaux employeurs de la région, mais était passé de 570 à 250 emplois de 2003 à 2006[149]. Les députés du groupe communiste et républicain ont accusé la Eurodec Industrie, filiale d'UBS, d'avoir pillé les actifs du groupe, et se sont aussi interrogés pour savoir si l'opération de vente de Dapta à UBS, à un prix surélevé, n'aurait « pas pu dissimuler certaines opérations de blanchiment[149] ? » DAPTA avait auparavant été racheté en 1991 par la holding IFI, proche de François Pinault[149]. Un règlement à l'amiable fut trouvé entre IFI-DAPTA et le groupe Pinault-Printemps-La Redoute (PPR), celle-là accusant celui-ci de préjudices financiers[149].

Fabrication de couteaux[modifier | modifier le code]

Couteau Le Thiers.

La distinction de capitale de la coutellerie est due, depuis plus de sept siècles, à la présence de coutelleries dans les rues de Thiers. De plus, Thiers a un couteau qui ne se fait fabriquer que dans la région thiernoise et qui porte son nom. Pour transmettre le savoir de Thiers, dans les années 1930 le lycée Jean-Zay a vu le jour d'où son premier nom d’école nationale de coutellerie pendant plusieurs années.

Aujourd'hui, le musée de la coutellerie, l'Usine du may, la vallée des rouets sont visitables pour ravir les touristes qui visitent Thiers. De plus, la vallée des usines témoigne d'une industrialisation de la ville très forte en matière de coutellerie avec les restes de nombreuses coutelleries notamment le creux de l'enfer ou les forges mondieres.

L'agriculture[modifier | modifier le code]

D'après l'INSEE, seulement 0,4 % des emplois à Thiers sont des agriculteurs contre 30 % d'ouvriers et 29 % environ d'employés. L’agriculture tient une place modeste dans la ville contrairement à l'industrie.

Les services et le commerce[modifier | modifier le code]

Thiers dispose de deux points commerciaux où le commerce tient une place très importante : le centre-ville et la ville-basse. Le deuxième étant plus jeune et plus moderne concurrence d'une façon féroce les commerces de centre-ville. À cela vient s'ajouter l'attractivité commerciale du grand Clermont[150].

La rue la plus commerçante de la ville est très certainement la rue du bourg.

Thiers n'est pas une généralité puisque le Parc naturel régional Livradois-Forez dont Thiers fait partie est aussi touché par ce phénomène. Le Livradois-Forez est caractérisé par une forte évasion commerciale de l’ordre de 30 % vers Clermont-Ferrand principalement[151].

Thiers possède une activité commerciale de 152 M€[151].

Une association de commerçants a été créée il y a plus de 10 ans[152] dans le but de défendre les intérêts des commerçants, faire la promotion de la ville...

La Varenne est le plus grand centre commercial de l'agglomération Thiernoise.

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois par secteur d'activité en 2012
Zone \ CSP Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Thiers[141] 0,4 % 5,5 % 9,8 % 25,6 % 28,7 % 30,0 %
Issoire[142] 0,4 % 5,2 % 9,7 % 24,4 % 28,1 % 32,1 %
Riom[143] 0,5 % 5,4 % 15,9 % 28,9 % 28,2 % 21,1 %
Clermont-Ferrand[144] 0,1 % 3,8 % 20,9 % 28,4 % 29,2 % 17,7 %
Puy-de-Dôme[145] 2,5 % 6,5 % 15,0 % 24,6 % 28,3 % 23,1 %
France métropolitaine[146] 1,8 % 6,4 % 17,1 % 25,6 % 28,1 % 21,1 %
Source des données : Insee

On note à Thiers un nombre important d'ouvriers et d'employés (plus de 61 % des actifs) et la faible part d'emplois de cadres. Le profil sociologique de Thiers ressemble à celui d'Issoire, alors que Riom voit le sien se rapprocher de celui de Clermont-Ferrand.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Du fait que le pourcentage d'ouvriers et d'employés dans la ville soit élevé, le revenu moyen de la ville est assez modeste comme le reste du Parc naturel régional Livradois-Forez et de la région.

L’hôtel des impôts ou des finances publiques se situe dans le bas de la ville proche du quartier des Cizolles.

Langue régionale et identité thiernoise[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers s'inscrit dans le domaine linguistique de l'auvergnat[153],[154].

Chansons locales

Là bujadeirà est une chanson thiernoise reprenant l'air de la Marseillaise. Elle met en avant l'idiome auvergnat ainsi que l'accent du langage de la région. Plusieurs chansons en auvergnat sont à recenser comme la 'Chansou de lu imouleuz'[155], en français « la chanson des émouleurs ».

« Chansou de lou imouleus », ici en auvergnat et en graphie d'Alexandre Bigay, texte issu de l'ouvrage Jean Anglade raconte en langue auvergnate[156].

I ains chanta lous mounteus,

Papetéi, liquoristi,

De touto cu artisti

Manqua mâ l'imouleu,

Eh be vouède vous dhiro

Ce qu lou rend joyou

Ocouy quello chopino

Le corage et l'omou.

Quand i seins bien ein train,

O cou changeo de noto,

Ne faseins pus ribotto,

Trimeins deu et longteimps,

Béveins 'no bouno goutto

Serveins bien lou potrou,

Mâ fau quello chopina

Le corage et l'omou.

Sali'mo de vara

Et retrossa lo mancho

Vouèdeins sobre là plancho

Seins fouére d'eimborra,

Ne cragneins pas lo Prusso

Ocouy mâ de petou !

Mâ fau quello chopino

Le corage et l'omou.

Le Dhiominche y vingu

La semano y chabado

I ans be fouait de molado

I ans gagna quoqui icus,

Le lhu couy notro fêto,

Le ma qu'i notro mouo

Ma fau quello chopino

Couy le vi que reind fouo.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Thiers n'ayant jamais été dans son histoire, le séjour régulier de grands seigneurs ou de puissances de l'Église, son patrimoine ne comporte pas d'éléments particulièrement célèbres ou spectaculaires mais se compose plutôt d'ensembles cohérents d'édifices dont beaucoup sont répertoriés aux monuments historiques.

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Abbaye du Moutier et église Saint-Symphorien Rue de Clermont-Le Moutier 45° 51′ 03″ nord, 3° 32′ 42″ est « PA00092430 » Inscrit 2006
Abbaye du Moutier et église Saint-Symphorien
Chapelle de la Clôtra partie de ancien hôpital de Thiers Rue Mancel-chabot- Centre-ville 45° 51′ 12″ nord, 3° 32′ 55″ est « PA00092426 » Inscrit 1979
Chapelle de la Clôtra partie de ancien hôpital de Thiers
Château des Champs ou Château du cros perdrigeon Les garniers- Jambost 45° 51′ 58″ nord, 3° 32′ 26″ est « PA00092427 » Inscrit 1926

Image manquante

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Château de la Chassaigne Le Nohat- Le Fau (Thiers) 45° 51′ 32″ nord, 3° 30′ 42″ est « PA00092428 » Inscrit
Inscrit
1988
1999
Château de la Chassaigne
Château de Franc-Séjour Ancienne RN89- D2089- Le Moutier 45° 51′ 09″ nord, 3° 32′ 14″ est « PA00092444 » Inscrit 2002
Château de Franc-Séjour
Château des Horts Les horts- Ville-haute 45° 51′ 49″ nord, 3° 32′ 56″ est « PA00092429 » Inscrit 1976
Château des Horts
Église Saint-Genès Place Saint-genès- Centre-ville 45° 51′ 12″ nord, 3° 32′ 54″ est « PA00092431 » Classé 1846
Église Saint-Genès
Église Saint-Jean Place Saint-Jean- Centre-ville 45° 51′ 04″ nord, 3° 32′ 58″ est « PA00092432 » Inscrit 1986
Église Saint-Jean
Forges Mondière Vallée des usines- Creux de l'enfer 45° 51′ 02″ nord, 3° 32′ 59″ est « PA63000058 » Inscrit 2002
Forges Mondière
Château du pirou (Thiers) Place du Pirou- Rue du bourg-Centre-ville 45° 51′ 15″ nord, 3° 32′ 52″ est « PA00092433 » Classé 1907
Château du pirou (Thiers)
Immeuble 10 Rue du bourg- Centre-ville 45° 51′ 18″ nord, 3° 32′ 52″ est « PA00092434 » Inscrit 1924
Immeuble
Maison 12 Rue du bourg -Centre-ville 45° 51′ 17″ nord, 3° 32′ 52″ est « PA00092439 » Inscrit 1963
Maison
Maison 4 rue Conchette - Centre-ville 45° 51′ 19″ nord, 3° 32′ 51″ est « PA00092440 » Inscrit 2010
Maison
Maison (détruite en 2012[157]) 12 rue de la Coutellerie- Centre-ville 45° 51′ 13″ nord, 3° 32′ 51″ est « PA00092441 » Inscrit 1926
Maison (détruite en 2012[157])
Maison (détruite en 2012[157]) 14 rue de la Coutellerie- Centre-ville 45° 51′ 13″ nord, 3° 32′ 52″ est « PA00092442 » Classé 1922
Maison (détruite en 2012[157])
Maison des Consuls 58 rue de la Coutellerie
4 place Lafayette
17 rue du Palais
5 impasse Coutellerie - Centre-ville
45° 51′ 08″ nord, 3° 32′ 54″ est « PA00092435 » Inscrit 1983
Maison des Consuls
Maison de l'Homme des Bois 21 rue de la Coutellerie - Centre-ville 45° 51′ 12″ nord, 3° 32′ 51″ est « PA00092436 » Classé 1987
Maison de l'Homme des Bois
Maison de Lauzun Rue Grenette
Rue des Sapeurs-Pompiers - Centre-ville
45° 51′ 14″ nord, 3° 32′ 51″ est « PA00092437 » Inscrit 1926
Maison de Lauzun
Maison à pans de bois 19 rue de la Coutellerie - Centre-ville 45° 51′ 12″ nord, 3° 32′ 51″ est « PA00092443 » Inscrit 1963
Maison à pans de bois
Maison des sept péchés capitaux 21 rue du Pirou - Centre-ville 45° 51′ 15″ nord, 3° 32′ 52″ est « PA00092438 » Inscrit 1926
Maison des sept péchés capitaux
Pont de Moutier / Pont du navire Le moutier - Ville basse 45° 51′ 06″ nord, 3° 32′ 30″ est « PA00092445 » Inscrit 1926
Pont de Moutier / Pont du navire
Pont de Seychalles Vallée des usines- Creux de l'enfer 45° 51′ 19″ nord, 3° 33′ 04″ est « PA00092446 » Inscrit 1926
Pont de Seychalles
Usine du may Vallée des usines - Creux de l'enfer 45° 51′ 01″ nord, 3° 32′ 58″ est « PA63000059 » Inscrit 2002
Usine du may

Le patrimoine religieux thiernois[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Genès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : église Saint-Genès de Thiers.
Église Saint-Genès.
Le clocher de l'église Saint-Genès.

Le plus important édifice religieux de la ville est l'église Saint-Genès qui date des XIe et XIIe siècles[158]. Elle est dédiée au martyr Genès de Mycène, décapité, si l'on en croit la tradition, sur un rocher (dit aujourd'hui rocher Saint-Genès) situé juste en dessous de l'actuel cimetière Saint-Jean. De style roman, les remaniements successifs du XIIIe au XIXe siècle ont profondément altéré son aspect. La façade occidentale, que le visiteur arrivant de la plaine voit se détacher au milieu des maisons étagées à flanc de colline, a été entièrement reconstruite entre 1860 et 1863[158] au moment de l'installation des grandes orgues[159]. La façade nord a elle aussi beaucoup changé avec notamment l'ajout d'un porche en pierre de Volvic remplaçant celui qui se trouvait auparavant côté l'ouest. On peut se faire une idée des changements opérés au XIXe siècle grâce au travail de plusieurs illustrateurs[160]. La façade sud, quant à elle, est bien mieux préservée et conserve de beaux aspects romans (dont un cadran solaire), remarqués par Prosper Mérimée. L'édifice est surtout remarquable par sa coupole octogonale, la plus grande d'Auvergne[158], et ses audacieuses voûtes d'ogives qui soutiennent la nef d'une largeur peu commune de 9,50 mètres[161]. Les chapiteaux sont uniquement décoratifs. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un hôtel est dédié à saint Éloi, patron des couteliers. Dans la chapelle des Morts, un écusson marque la suzeraineté de la Maison de Bourbon et dans la chapelle de la Vierge, une inscription rappelle le saccage de l'église par les Huguenots en 1568[159]. Les restaurations menées aux XIXe et XXe siècles ont permis de mettre au jour des vestiges de pavements de mosaïques (que certains ont attribué au premier édifice d'époque mérovingienne ?)[158] ainsi que d'intéressantes fresques murales[162].

L'église Saint-Symphorien et logis abbatial du Moûtier[modifier | modifier le code]

Au pied de la ville, près du site originel du Castrum, se trouve l'ensemble constitué de l'abbaye du Moûtier et de l'église Saint-Symphorien qui en a dépendu pendant près de dix siècles.

Église du Moutier.

Comme Saint-Genès, l'église Saint-Symphorien, dans le quartier du Moûtier, a été rebâtie aux XIe et XIIe siècles à un emplacement qui accueillait déjà une église peu après l’évangélisation de la région à la fin du IIIe siècle. La légende veut qu'un fidèle y ait apporté trois pierres tachées du sang du saint martyrisé à Autun. Ce premier édifice en bois a été détruit au VIe siècle en même temps que le « castrum[163] ». L'église reconstruite dépendra désormais de l'abbaye bénédictine voisine. Comme Saint-Genès, elle sera remaniée au XIXe siècle. Lors de la « restauration » de 1882, elle perdra près de quinze mètres en longueur et la nef sera abaissée[158]. Le chœur actuel est situé au niveau de l'ancien carré du transept. À l'arrière du bâtiment, on peut encore voir les ruines de l'ancienne abside rectangulaire et du transept. La façade et la base de l'édifice présentent encore un bel aspect roman et on peut y admirer un superbe ensemble de chapiteaux ornés de motifs variés (végétaux, animaux, sirènes…). Des traces de polychromie ont permis de rendre à l'intérieur ses anciennes couleurs à l'occasion de la restauration de 2005.

L'abbaye du Moûtier aurait été fondée en 765 par Aldebert, évêque de Clermont et placée sous l'égide de saint Benoît. Elle a été rattachée à l'ordre de Cluny au XIe siècle. Pierre, abbé, réorganise l'abbaye à partir de 1002[164] et offre, avec le consentement du seigneur de Thiers, sa soumission à Odilon, abbé de Cluny en 1011[165]. Le contrat de pairiage passé avec Alphonse de Poitiers (frère de saint Louis) en 1251 assure la protection royale et « l'indépendance » de l'abbaye qui peut exercer ses droits seigneuriaux (et de justice) sur la partie basse de la ville. Après la ruine d'une partie des bâtiments conventuels par une crue de la Durolle et la chute de ses effectifs, l'abbaye est supprimée par le pape Pie VI en 1782. De l'édifice qui reste aujourd'hui on peut dater les tours qui encadrent la porte principale du XVe siècle. Les galeries de bois de la façade sont postérieures.

Renouant avec son passé, le logis Abbatial du Moûtier, avec La ville de Thiers, les associations « Office de tourisme », « La Pomme d'Or », le château de la Chassaigne (et la commune de Ris et son prieuré fondé par Amblard de Thiers), est depuis peu membre de la fédération des sites clunisiens[166]. L'inauguration de la plaque officialisant cette appartenance a eu lieu le 17 septembre 2011.

Les autres édifices du patrimoine religieux thiernois[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Jean, et son cimetière du même nom.
  • L'église Saint-Jean a donné son nom au quartier qui la borde. Ancien siège de la troisième paroisse de Thiers, elle est aujourd'hui désaffectée. D'époque romane, elle fut presque entièrement reconstruite au XVe siècle pour être englobée au siècle suivant dans les fortifications qui devaient protéger la ville lors des guerres de religion. Des éléments propres à sa vocation défensive sont toujours visibles aujourd'hui. Après avoir servi de dépôt d'armes pendant la Révolution, elle fut rendue au culte et nouveau restaurée au XIXe siècle[158].
  • Le cimetière du même nom qui la jouxte au sud est très pittoresque. Situé sur un à-pic surplombant la Durolle, il offre de jolis points de vue sur la vallée et le bas de la ville. Son unité, due à la quasi-absence de constructions funéraires récentes, et sa situation (pentue) lui confèrent un cachet particulier.
Vue de la partie sud de l'éperon rocheux sur lequel Thiers est construit. Nous pouvons voir l'église Saint-Jean.

:Sa désaffection et sa fermeture au public, sans compter le vandalisme (jets de pierres sur les vitraux), l'ont rendue dans un état déplorable, bien que son intégrité ne soit pas en danger.

  • Le temple de l'église réformée (place Duchasseint) édifié entre octobre 1853 et juillet 1854 et financé uniquement par des dons et collectes[167],[168].
  • La chapelle Saint-Roch (rue Saint-Roch), ou chapelle du puy Seigneur, édifiée après de l'épidémie de peste de 1630. Un pèlerinage y est célébré chaque 16 août suivi de la bénédiction des enfants, en hommage à Sait-Roch, patron de la paroisse.
  • La chapelle des sœurs Nevers (rue de l'Abbé Delotz) construite au XIXe siècle pour un établissement scolaire catholique.
  • La chapelle de l'Hospice ou Chapelle de la Clôtra (rue Mancel-Chabot) construite au XIXe siècle, desservait l'Ancien hôpital de Thiers. Elle a été inscrite aux monuments historiques en 1979.
  • La chapelle des Belins (village des Belins) construite au XVIIIe siècle.
  • La chapelle des Garniers (village des Garniers) construite au XIXe siècle avec l'aide de Barante.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Bellevue (village de Bellevue) édifiée en 1928 par les habitants du village.
  • La chapelle du Fau village du Nohat et du Fau.

Le patrimoine civil thiernois[modifier | modifier le code]

Maisons remarquables du centre ancien[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Thiers recèle de nombreuses maisons anciennes datant du XVe au XVIIe siècle. Les maisons à colombage sont très nombreuses. Parmi celles-ci, l'hôtel du Pirou (ou « Château du pirou ») est l'édifice le plus emblématique de la ville. Il se distingue par l'aspect élancé que lui donne son pignon en encorbellement soutenu par deux piliers de bois et son toit complexe et harmonieux. Construit en 1410[169] par Louis II de Bourbon, seigneur de Thiers, pour servir de résidence à ses gouverneurs, il héberge aujourd'hui l'Office de tourisme. Dans la rue du Pirou la maison des Sept péchés Capitaux doit son nom aux énigmatiques sculptures qui ornent les corbeaux soutenant le premier étage. Au bout de cette même rue, La pedde du Coin des Hasards a remplacé au XVe siècle les fortifications de la porte Chanier. On peut y remarquer un beau linteau de bois sculpté.

Les maisons situées aux numéros 12 et 14 de la rue de la Coutellerie, inscrites à l'Inventaire national des Monuments historiques, possédaient parmi les plus beaux colombages de la ville (avec, sur le no 12 une belle corniche à fleurons et au 14 des croisillons ouvragés et des statuettes pittoresques) jusqu'à leur effondrement en 2012 après des années d'abandon[Note 4].

Maison de l'homme des bois, une partie du Musée de la coutellerie.

La maison de l'Homme des Bois au 21, rue de la Coutellerie, toujours du XVe siècle, se distingue par la décoration particulièrement riche de son premier étage. En plus d'un belle série de statuettes finement sculptées, on trouve la représentation de l'homme étrange qui donne son nom à l'édifice[171]. Vêtu de peaux de bêtes, son expression est celle d'un illuminé et il tient un long bâton terminé par un visage qui pourrait figurer la « Mère folle » des alchimistes[172].

La pierre de Volvic fait son apparition à Thiers dans la deuxième moitié du XVIe siècle. De cette époque on peut citer l'hôtel Favier (no 10, Rue du bourg) et sa porte gothique richement sculptée de motifs « en choux-fleurs ». l'hôtel Ossandon[Note 5] (no 8, rue Grenette, appelé aussi maison du duc de Lauzun[Note 6]) présente une porte très caractéristique du style Renaissance « tardif » avec des éléments qui annoncent le style Louis XIV[174]. La maison des Consuls (ou maison des échevins, XVIIe siècle) a un agencement intérieur assez complexe desservi par une tour d'escalier polygonale. Elle abrite aujourd'hui le musée de la coutellerie.

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Disséminées autour de la ville, plusieurs petites seigneuries ont laissé leurs empreintes dans le paysage thiernois grâce aux châteaux et manoirs qui les hébergeaient[Note 7].

  • Le château du Croc (ou Cros Perdrigeon), au nord de la ville, date du début du XIVe siècle comme en témoignent les inscriptions sur les deux tours, et présente encore un bel aspect de demeure fortifiée. Les murs ont jusqu'à deux mètres d'épaisseur avec une base en pierre, le reste est maçonné avec un pisé très dur. On franchit le fossé qui borde le château sur un pont de pierre qui a remplacé le pont-levis au XVIIIe siècle[175]. L'édifice a défendu la ville pendant les Guerres de religion. Un vaste parc et une ferme très ancienne jouxtent l'édifice. De la famille du Croc, on se souviendra de Philibert, maître d'hôtel ordinaire de Charles IX, nommé ambassadeur auprès de Marie Stuart, reine d'Écosse, en 1565[176]. En 1806, le Croc devient propriété de la famille Perdrigeon qui lui donne son nom.
  • Le château des Horts situé au sommet de la ville a subi des modifications aux XVIIIe et XIXe siècles mais conserve lui aussi un aspect de château fort. Les remparts forment un carré encadrant une cour centrale et sont flanqués d'une tour à chaque angle. Construit au XVIe siècle par la famille Ossandon, il passe ensuite aux Riberolles[177].
  • Francséjour (ou Freiz-séjour), près du Moûtier, a été construit à la fin du XVe siècle pour Jehan Petidé, prévôt de l'église de Thiers et conseiller de Jean de Bourbon[177]. Cette élégante gentilhommière a conservé son bel ensemble de bâtiments agricoles.
Le château de la Chassaigne proche du lieu-dit du Fau (Thiers).
  • Le château de la Chassaigne se trouve à la sortie de la ville, aux abords de la route de Vichy. Manoir gothique, sa construction date de la fin du XVe siècle. Au premier étage, on trouve la grande galerie ainsi qu'une chapelle bien conservée. La Chassaigne accueille chaque été les visiteurs autour d'une exposition thématique (expliquée et mise en valeur lors de la visite par le copropriétaire des lieux) et propose d'autres manifestations culturelles tout au long de l'année. Le château vaut aussi pour les jardins qui l'entourent. D'esprit anglais, le jardin principal se compose de véritables « chambres » de verdure d'une grande variété d'inspirations. À l'ouest, une terrasse accueil un jardin de style classique[178].
  • Les Béraux furent édifiés au XVIe siècle par Jean Archimbaud, un riche marchand.
  • Le manoir des Champs, construit au XVIIe siècle pour la famille Grandsaigne, qui s'alliera avec celle de Blaise Pascal. Au XVIIIe siècle, son nouveau propriétaire, subdélégué de Thiers, y a implanté une magnanerie.
  • Le manoir des Molles a peut-être abrité les derniers jours du comédien Montdory. Sa fille Catherine avait en effet épousé son propriétaire l'année précédente[179].
  • Dans le bas de la ville, au bord de la route allant à Clermont-Ferrand, on peut remarquer un manoir de style néogothique construit en 1892 par la famille Rousselon et flanqué de sa chapelle.
  • En lisière de l'agglomération thiernoise, sur la commune d'Escoutoux, se trouve le domaine de la Verchère et son beau manoir du XIVe siècle.

À proximité de Thiers, on trouve plusieurs châteaux adhérents à La route historique des châteaux d'Auvergne[180]. Le château de Vollore (commune de Vollore-Ville) conserve des souvenirs de la famille La Fayette. Le château de la Barge (commune de Courpière) avec sa chapelle aux vitraux exceptionnels. Le château d'Aulteribe (commune de Sermentizon), ancienne propriété de George Onslow, conserve ses très riches collections de mobilier et d'œuvres d'art. Le château de Ravel (commune de Ravel) présente une des plus anciennes frises héraldiques de France ainsi que des jardins dessinés par Le Nôtre. Le château des Martinanches avec ses douves toujours en eaux.

À voir aussi dans les environs le bourg pittoresque de Châteldon dominé par son château du XIIIe siècle ainsi que les restes de la forteresse de Mauzun (commune de Mauzun) et ceux d'Urfé (commune de Champoly).

Les autres édifices du patrimoine civil thiernois[modifier | modifier le code]

Même si la majeure partie des fortifications a été détruite ou englobée dans les constructions postérieures, on peut encore en voir quelques vestiges dans la ville haute. Quatre enceintes ont été bâties autour du château pour accompagner le développement urbain entre le XIe et le XVe siècle[Note 8]. Du château seigneurial, il reste la tour de l'Horloge qui, bien que tronquée, domine encore le pâté de maisons au sud de la rue du Pirou. De la première enceinte du XIe siècle subsiste la partie basse de la tour carrée de la Chancellerie. C'est aujourd'hui une maison à l'angle de la rue du Palais et de la place du Pirou. Sur sa façade nord, la porte romane qui servait d'entrée jusqu'à 1450 environ est toujours visible. De la deuxième enceinte du XIIIe siècle il reste La pedde du Coin des Hasards (ancienne porte Chanier ou porte des Barres) et sa tour de maistre Raymond de Veyrière (le tout remanié au XVe siècle). Un peu plus haut, rue Alexandre-Dumas, on trouve un joli ensemble avec la tour Pignat que domine une tour de guet. Rue Rouget-de-l'Isle se trouve la tour Notre-Dame, vestige de la porte du même nom qui ouvrait la troisième enceinte.

Viscéralement liée à la Durolle, Thiers compte plusieurs ponts intéressants.

Le pont-du-navire au premier plan, en second plan le centre-ville de Thiers.

Le pont du Navire au Moûtier est du XIIIe siècle.

Le pont de Seychalles enjambant la Durolle.

Le pont de Seychal accueille depuis le XIIe siècle les voyageurs venant de la montagne par l'ancien grand chemin.

Le pont Saint-Jean du XVe siècle est aujourd'hui enclavé au milieu des usines.

Plus récent, le pont Saint-Roch construit en 1882 jette son arche unique au-dessus de la vallée des usines.

Le viaduc du Grand Tournant avec ses sept arches et ses 38 mètres de haut est le plus remarquable des nombreux ouvrages d'art construits sur le tronçon (accidenté et pittoresque) Thiers-Boën de la ligne ferroviaire achevée en 1877[181].

Parmi les réalisations du XXe siècle, on peut citer deux bâtiments de style Art déco : le lycée Jean-Zay inauguré en 1933 et la poste centrale achevée avant la Seconde Guerre mondiale. De style plus contemporain, le complexe Espace réalisé par l'architecte Jean-Louis Godivier est inauguré en 1989. La Place Antonin Chastel vient compléter l'offre du patrimoine moderne thiernois. Un automate, ou Jacquemart se trouve sur la place, il représente un coutelier frappant son couteau à chaque heure et demi-heure.

Le patrimoine industriel thiernois[modifier | modifier le code]

Thiers possède également un important patrimoine industriel, en particulier au Creux de l'Enfer, où se trouvent certaines des usines de coutellerie, et là où s'est installé le Centre d'art contemporain de Thiers. La majorité de ces usines se trouvent le long de la Durolle, jusqu'à la ville de Noirétable. Nombre de ces usines sont désaffectées.

Le musée de la coutellerie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée de la coutellerie.

Le musée de la coutellerie a ouvert ses portes en 1982 dans le but de conserver la mémoire de la coutellerie thiernoise. Il est composé de trois bâtiments répartis entre le centre-ville, dont l'un est consacré à l'histoire de la coutellerie (dans l'ancienne « Maison des consuls », inscrite aux Monuments Historique en 1983 1) et l'autre à des démonstrations de fabrication de couteaux et à l'exposition de couteaux d'art, et le village de Château-Gaillard où l'on peut visiter le dernier rouet en état de fonctionnement (le Rouet Lyonnet, du nom du dernier émouleur à y avoir travaillé, Georges Lyonnet) où travaillaient les émouleurs couchés[182].

Vallée des usines[modifier | modifier le code]

Le Creux de l'enfer dans la vallée des usines.

Nichée au creux du pont de Saint-Roch, se trouve la plus vieille usine de Thiers encore en activité : la manufacture de coutellerie Lacroix. Ne produisant plus de couteaux en son nom propre, elle abrite cependant un atelier qui perpétue la tradition coutelière.

Un centre d'art contemporain a pris la place d'une ancienne usine, désaffectée, et y expose des œuvres d'arts venu d'artistes du monde entier. Celui-ci a pris le nom du quartier : le Creux de l'enfer.

La vallée des Rouets[modifier | modifier le code]

À 3 km, à Château-Gaillard, dans la très profonde vallée de la Durolle, on peut encore visiter la vallée des Rouets où étaient situés les ateliers des émouleurs mus par la force hydraulique. Un seul est encore en l'état, utilisé jusqu'en 1976 par son dernier propriétaire, Georges Lyonnet. Aujourd'hui, un parcours permet de se rendre compte des vestiges des autres rouets disséminés dans la vallée.

Les monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Monument à la Mutualité (place de la Mutualité) érigé en 1913 est le premier en France à rendre hommage au mutualisme[181].
  • Le Monument aux Morts (square de Verdun) est construit en 1923 sur les plans de l'architecte Deroure. C'est le seul de son style. En effet, les escaliers sont en parfait accord avec ce monument.
  • Les sculptures sont de Joanny Durant de Boën-sur-Lignon[181].
  • Le Monument au Comédien Montdory (à l'entrée de la cité scolaire du Pontel), réalisé par le sculpteur Vaury, est inauguré le 11 juillet 1937 à l'occasion des fêtes qui célèbrent le tricentenaire de la création du Cid.

Le patrimoine naturel et les promenades[modifier | modifier le code]

  • Les Margerides sont un ensemble de rochers formant une falaise[183] visible de toute les ville de Thiers. Elle culmine à 330 m de hauteur par rapport à la vallée des usines soit à ses pieds. Par rapport au niveau de la mer, elle culmine à 650 m[184].
  • La vallée des usines datant du XIVe au XXe siècles, est un haut lieu de la production artisanale et industrielle Thiernoise[185]. Elle est aujourd'hui un site emblématique de la ville. Elle abrite le "Creux de l'enfer" (Centre d'art contemporain), l'Usine du may (Maison de l'aventure industrielle). D'autre espaces importants sont à prendre en compte comme le pont-de-seychalles ou les jardins de l'ancien-hôpital.
  • La vallée des Rouets est la continuité de la vallée des usines lorsque nous allons en amont de la Durolle. Le site offre l’image d’une nature sauvage marquée par la patience et la ténacité de générations de couteliers. Des ruines d'anciens ateliers de coutellerie bordés par la Durolle sont visitables. Le dernier rouet en activité ferma en 1976 et se surnommait « chez Lyonnet ». Aujourd'hui ce rouet n'est pas désaffecté et le visiteur via des visites guidés ou librement peut visiter ce rouets ainsi que le reste de la vallée. Une roue à aube tourne toujours devant le rouet[186].
  • Le relief Thiernois offre des vues splendides sur la plaine de la Limagne, sur la Chaîne des Puys, sur les Monts du Cantal et sur le Puy de Sancy[187]. Le rempart rue Terrasse est un bon exemple pour mettre en valeur cette vue. Le crépuscule rend cette vue encore plus unique et donne au centre médiéval de Thiers une couleur rosâtre.
  • Iloa est une base de loisirs située au nord-ouest de la ville. Elle est en grande partie protégée par l'Union européenne via le titre Réseau Natura 2000[188]. Ce grand de 70 hectares espace offre des lieux de choix pour les végétaux et les animaux. Par exemple, un faucon pèlerin niche dans ce secteur chaque année au printemps ou des poissons comme la lamproie ou le saumon Atlantique qui remonte la Dore pour se reproduire. Également des loutres et des castors. Mais aussi une multitude de mammifères, d’amphibiens, d’oiseaux, de reptiles et d’invertébrés[189]. Le complexe est composé de la Dore (rivière) et de nombreux lacs et étangs dont "le trou du golf" ou "l'étang de courty" où une plage est installée et ouverte au public depuis 2013. Des arbres ont été plantés autour de la base de loisirs afin de respecter le milieu naturel.
  • La falaise de Borbe est un rocher surplombant la ville de Thiers au sud-est de la ville[190]. Des bancs, des places de stationnement, des poubelles, des sculptures ont été aménagé et avec le débroussaillage du site, les visiteurs peuvent profiter de la vue splendide. Non loin du site s'élevait une carrière qui était ouverte il y a quelques années mais après la fermeture, elle fut abandonnée. Aujourd'hui des ruches d'abeilles installées par un apiculteur ont élues domicile.
  • L'étang du chambon est un étang située dans la ville basse de Thiers entre le restaurant de la "Mère Dépalle" et l'hypermarché "Carrefour".Depuis le 15 avril 2015 l'étang est considéré comme carpodrome[191]. C'est-à-dire que c'est un étang sans moulinet. Seules les cannes au coup sont autorisées et tous les poissons doivent être remis à l'eau à l'exception des perches soleil et des poissons chat.
  • La Dore est une rivière qui longe la commune de Thiers à l'Ouest. Elle est sur la commune de Thiers, entièrement classée et protégée par le réseau Européen Natura 2000. La rivière, en changeant plusieurs fois de lits durant les siècles a laissée derrière elle de nombreux lacs encore visibles de nos jours. Ils abritent de nombreuses espèces rare (Voir Iloa).

Tourisme et hébergement[192][modifier | modifier le code]

Thiers compte 7 hôtels, 6 chambres d'hôtes, 3 gites, 2 campings[193] et une aire de camping-car pour héberger les nombreux touristes venu visiter les rues de la cité. Pour guider les touristes, un office de tourisme est installé au pied du château du Pirou[194] (Château à colombages) en plein centre-ville de Thiers.

En plus des différents musées et salles d'exposition que compte la ville, la vallée des rouets permet aux visiteurs de partir sur les traces des émouleurs[195], ces artisans travaillant allongés sur une planche au dessus de leur meule et donnant le tranchant à la lame. De nos jours, la vallée offre l’image d’une nature sauvage marquée par la patience et la ténacité de générations de couteliers thiernois. Un dernier rouet resta en activité jusqu'en 1976 "Chez Lyonnet" et aujourd'hui, le rouet est transformé en petit musée où les visiteurs peuvent voir tourner la roue à aube, entendre claquer les courroies sur les poulies et monter à la chambre du coutelier.

L'atelier de fabrication du Thiers[196], couteau spécifique de la ville protégé forment les touristes venu à fabriquer eux-mêmes leur propre couteau "Le Thiers". Le temps de fabrication d'un couteau est d' 1h30 et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ici la fabrication n'est pas salissante.

La vallée des usines est un haut lieu de la production artisanale et industrielle de la ville[197], du XIVè au XXè siècle. La Vallée des Usines est aujourd’hui un site emblématique qui ne laisse personne indifférent. Durant la nuit, les ruines d'anciennes coutelleries sont éclairées en rouge pour rappeler le feu des émouleurs.

Musées et salles d'expositions[modifier | modifier le code]

Un émouleur du musée de la coutellerie.
  • Le musée de la coutellerie propose, en plus de ces collections permanentes, des expositions temporaires et des démonstrations du travail des couteliers sur différents sites[198] (environ 23 000 entrées en 2016, soit le 4ème musée le plus fréquenté de l'ex région Auvergne[199]).
  • Dans le château du Pirou, au premier étage du bâtiment qui accueille l'office de tourisme, est exposée la Donation Calamy, une collection d'objets de l'Antiquité (Mésopotamie, Égypte, Grèce…), de Céramique d'Iznik, de tapisseries et de meubles anciens[198].
  • Le Creux de l'enfer à gauche dans la Vallée des usines.
    Le Creux de l'enfer, centre d'art contemporain avec une programmation nationale et internationale[200] situé dans la vallée des usines.
  • L'Usine du may présente l'histoire et les perspectives de l'industrie à Thiers. Elle accueille aussi des expositions d'artistes (Sergio Toppi été 2011, Derib été 2012)[198].
  • La médiathèque et le hall de la mairie accueillent aussi des expositions temporaires.
  • Le château de la Chassaigne (propriété privée) présente chaque été avec l'association La pomme d'or une exposition sur un thème différent (Cluny et le Moyen Âge en 2010 ou L'âme de Thiers à l'été 2011)[201].
  • L'Orangerie (Centre d’initiation et de sensibilisation à l’environnement) dans le parc du Moûtier propose une promenade éducative dans un biotope tropical reconstitué[198].
  • Dans les environs de Thiers, on peut aussi visiter le Musée départemental de la Céramique à Lezoux[202] ainsi que le Moulin Richard de Bas à Ambert[203] consacré à la papeterie.
  • À Cervières, durant l'été, la Maison des Grenadières est ouverte au Public.
  • Le parc naturel régional Livradois-Forez propose avec le circuit de la Route des métiers la découverte d'activités artisanales très variées[204].
  • La cité des couteliers présente la production coutelière Thiernoise du XXIe siècle[205]. Le musée est décliné en trois parties: la première se consacre à une présentation générale de la coutellerie, la deuxième est chargée de présenter la coutellerie thiernoise et la troisième, les couteliers thiernois sont présentés grâce à des vitrines installées dans une pièce centrale[206].
  • La vallée des Rouets est la continuité de la vallée des usines lorsque nous allons en amont de la Durolle. Le site offre l’image d’une nature sauvage marquée par la patience et la ténacité de générations de couteliers. Des ruines d'anciens ateliers de coutellerie bordés par la Durolle sont visitables. Le dernier rouet en activité ferma en 1976 et se surnommait « chez Lyonnet ». Aujourd'hui ce rouet n'est pas désaffecté et le visiteur via des visites guidés ou librement peut visiter ce rouets ainsi que le reste de la vallée. Une roue à aube tourne toujours devant le rouet[186]. En 2016, le site à compté 55 000 visiteurs[199].

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Espace est un complexe culturel de trois salles adaptées pour tous les types de spectacles comme pour les réunions publiques.
  • Le Métro est une salle de concert dédiée aux musiques actuelles.
  • Le Moulin bleu est un cabaret qui propose une revue unique dans la région.
  • Le cinéma le Monaco (trois salles) offre une programmation variée et bénéficie du label « Art et Essai ». Le ciné-club local y présente chaque mois un film.
  • Salle polyvalente Jo-cognet qui sert initialement de boulodrome.
  • Salle de la Sapine au Fau.
  • Salle de la Roussette à Courty.
  • Le club house d'Iloa.
  • Salle des Ursulines au-dessus de la médiathèque.
  • Salle des Garniers.
  • Chapelle des Belins.

Thiers bénéficie de sa proximité avec des centres urbains plus importants et ses habitants peuvent facilement profiter de la programmation culturelle de ceux-ci : Clermont-Ferrand et Vichy sont environ à une demi-heure de route, Roanne et Saint-Étienne à une heure.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Foire au pré se tient au Moûtier, dans le bas de la ville, le deuxième week-end de septembre (initialement le 14 septembre uniquement). Véritable « fête nationale » de Thiers selon l'expression de Jean Anglade, c'est un rendez-vous presque obligatoire pour les habitants de tout le pays thiernois[207]. Son existence remonte à huit-cents ans, sans doute plus[Note 9]. On y trouve tous genres de stands, des souvenirs aux vêtements, des manèges aux chevaux de trait. La coutume est d'y manger de la tripe dès l'aurore[207].
  • Chaque année depuis 1997, le premier week-end de juillet, a lieu La Pamparina, un festival de musiques qui se tient dans les rues de la ville autour d'un thème qui change chaque année (cordes, voix, percussions, danses, etc.). Ce festival international, a attiré plus de 45 000 personnes dans les rues de Thiers en 2015.
  • Chaque printemps, depuis 1991, se déroule Coutellia : Festival du couteau d'art. Plus de cent exposants venus du monde entier y participent. Des démonstrations sont faites et le public peut « mettre la main à la pâte ». C'est aussi l'occasion d'un concours de créations, toujours dans un esprit confraternel.
  • Les 13 km thiernois a lieu début juin depuis plus de 18 ans. La forte déclivité de la ville rend cette course à pied délicate.
  • La marche Roanne-Thiers lance, chaque premier samedi du mois de décembre à minuit, ses quelques centaines de participants sur la route reliant les deux villes. Longue de 56 km, elle part alternativement de Thiers (les années paires) ou de Roanne (les années impaires).
  • Depuis 2012, la ville de Thiers organise avec l'association des commerçants de Thiers un Marché de noël. Exposants, artisans, animations musicales, ateliers divers, défilés d’enfants, lectures de contes, expositions, balades en calèche sont présents chaque année[209]. Le marché se passe généralement pendant le deuxième week-end de décembre et a lieu en centre-ville. Il est divisé en trois parti: la première est située sur la place A.Chastel, la deuxième dans l'ancien marché couvert et la troisième dans les locaux de l'ex Défi-mode.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Costume des environs de Thiers à la fin du XVIIIe siècle, début XIXe.
  • Les cochonnailles sont souvent à l'honneur à Thiers comme dans le reste du Massif central. Elles sont la base d'une gastronomie populaire, peu onéreuse et très « nourrissante ». Les tripes « à la mode de Thiers » sont incontournables à l'occasion de la foire au Pré. Le rapoutet est préparé à base de morceaux de jarret de jambon cuit généralement accompagné de choux et de pommes de terre. La saucisse de choux d'Arconsat faite à partir de poitrine de porc et de choux est la spécialité la plus reconnue de la montagne thiernoise et a sa confrérie[210].
  • Au moment du fromage, on peut hésiter entre le gaperon produit dans la plaine (secteur entre Thiers, Lezoux et Ris) et le chèvreton qui vient plutôt de la montagne. Si l'on préfère s'en tenir aux fromages plus connus, Thiers se situe dans les zones AOP de la fourme d'Ambert et du bleu d'Auvergne.
  • La tarte à la bouillie est un dessert des plus typiques du pays. Comme dans beaucoup de régions de montagne la myrtille est utilisée pour les tartes ou la confiture. Les baies bleues sont célébrées à la mi-août au col du Béal (communes de Saint-Pierre-la-Bourlhonne et de Chalmazel).
  • Les guenilles sont des beignets (proches des bugnes lyonnaises) qui se mangent, selon Jean Anglade en trois occasions : « Au temps du Carnaval, pour la foire au Pré et dans n'importe quelle autre circonstance. »

Thiers et les arts[modifier | modifier le code]

Thiers dans la littérature[modifier | modifier le code]

Thiers au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Thiers en philatélie[modifier | modifier le code]

Trois timbres en rapport avec Thiers ont été émis :

  • 1976 : Thiers, dessiné par Marie-Noëlle Goffin et gravé par Eugène Lacaque. Valeur faciale de 1,70 F. Oblitération 1er jour à Thiers le 9 octobre 1976[214] ;
  • 1987 : Coutellerie d'art - Thiers, dessiné et gravé par Patrick Lubin. Valeur faciale de 1,90 F[215] ;
  • 2004 : La Coutellerie, par Bruno Ghiringhelli dans la série Portraits de régions no 3 - La France à vivre. Valeur faciale de 0,50 €. Oblitération 1er jour à Thiers le 27 mars 2004[216].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Thiers[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Thiers[modifier | modifier le code]

Quelques visiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Thierry Ier, fils de Clovis s'empare du Castrum Tigernum et incendie son église et ses maisons en 532[232].
  • François Ier est à Thiers en juillet 1533. Aujourd'hui encore plusieurs maisons de la ville se disputent le privilège de l'avoir hébergé.
  • Montaigne, élu maire de Bordeaux rentre d'Italie. Le 17 novembre 1581, venant de L'Hôpital-sous-Rochefort, il fait étape à Thiers. Dans son journal, il décrit la ville : « petite ville sur la rivière d'Allier[233], bien bâtie et peuplée. Ils font principalement ouvrages de couteaux et cartes à jouer... »
  • Prosper Mérimée, ami de Marilhat, rend compte du patrimoine thiernois dans Notes d'un voyage en Auvergne en 1838.
  • George Sand tire de son passage à Thiers les 25 et 26 juin 1859 le décor de son roman La Ville noire. Elle est ainsi (avant Zola) la première romancière qui s'intéresse au monde ouvrier.
  • Napoléon III et l'impératrice Eugénie visitent la ville le 24 juillet 1864. Grand promoteur de l'industrialisation du pays, l'empereur a sans doute apprécié la démonstration qui lui a été faite de la fabrication des couteaux à l'usine de Crospaillat (la première de la ville à s'être dotée quelques années plus tôt de machines à vapeur).
  • Edmond de Goncourt séjournant à Vichy visite la ville avec son ami Maurice Pottecher[234]. Dans son Journal à la date du 6 juin 1883, il rapporte une vision plus que noire de la vieille ville, « Moyen Âge marmiteux » et des émouleurs qui, « couchés tout de leur long sur des planches, ressemblent à des noyés de la morgue ».
  • Louise Michel tient une conférence au théâtre (actuelle place des Martyrs) le 6 mars 1904.
  • Georges Clemenceau, retiré de la politique, ne manquait jamais lors de ses séjours vichyssois, de se rendre à Thiers où il aimait particulièrement visiter un antiquaire de la rue de la Coutellerie.
  • Albert Lebrun, président de la république, vient inaugurer l'École Nationale Professionnelle le 14 juillet 1934. Pierre Laval (alors ministre des colonies) originaire de Châteldon l'accompagne. Le président se voit remettre un couteau sculpté à manche d'ivoire réalisé par Nicolas Crocombette.
  • Philippe Pétain, chef du Régime de Vichy, vient à Thiers en voisin en 1942, choisissant le jour symbolique du 1er mai. Dans un discours adressé à tous les Français qu'il lit depuis la sous-préfecture[235] (emplacement de l'actuelle mairie), il développe les thèmes chers à son gouvernement, célèbre l'artisanat, dénonce la lutte des classes et défend sa Charte du travail qui réorganise le monde du travail et les rapports sociaux, supprimant notamment le droit de grève.
  • Marcel Hansenne, réfugié à Thiers avec Gaston Meyer, cours pendant l'été 1944 sous les couleurs des S.A.T. Marcel Swalens, champion de Belgique du 800 mètres est à Thiers depuis 1943 avec son entraineur Éric Schild, un juif allemand qu'il présente comme son frère. Les deux hommes sont accueillis dans la famille de Paul Boyer, athlète thiernois et futur directeur du STAPS de Clermont-Ferrand[236].
  • Charles de Gaulle fait une halte à Thiers, au matin du 7 juin 1959. Il reçoit une dague de veneur de la maison Barge-Tarry. Une avenue de la ville porte son nom.
  • François Truffaut tourne en 1975 à Thiers l'essentiel de son film L'Argent de poche, interprété entre autres par Jean-François Stévenin et Virginie Thévenet. La plupart des rôles de complément sont confiés à des thiernois parmi lesquels on reconnait René Barnérias (le père de Patrick), Annie Chevaldonné (la nurse) ou encore Bernard Jaffeux. Le cinéaste reviendra en mai 1979 à l'occasion de la ressortie de son film. Il retrouvera ses interprètes et déclarera que son passage à Thiers est le meilleur souvenir de sa carrière[237]. Une rue de la ville porte son nom.
  • Arlette Laguiller, après avoir réalisé sur la circonscription son meilleur score national des présidentielles 1974, est candidate sur Thiers-Ambert aux Législatives de 1978 et obtient un résultat historique avec plus de 6 % des voix[238].

Illustrateurs de Thiers[modifier | modifier le code]

  • Prosper Marilhat (° 1811-† 1847) peint tout au long de sa vie de nombreux sujets Thiernois, en particulier pendant ses années d'apprentissage (1820-1828)[229].
  • Théodore Rousseau (° 1812-† 1867) peint vers 1830 La vanne : les papeteries de Thiers, collections du musée du Louvre[239].
  • Michel Goutay-Riquet' (° 1804-† 1858) peint de nombreuses œuvres en rapport avec sa ville. Il participe au Salon entre 1827 et 1847 et y est bien accueilli. Professeur de dessin au collège de Thiers, il est le premier maître de Marilhat.
  • Louis Retru peint notamment un portrait de paysanne des environs de Thiers conservé au musée de Riom.
  • De nombreux dessinateurs et Lithographes prendront Thiers pour modèle au cours du XIXe siècle parmi lesquels on peut citer : Jules Louis Philippe Coignet (° 1798-† 1860), Edmond Tudot (° 1805-† 1861), Hippolyte Durand (° 1807-† 1867), Félix Thorigny (° 1824-† 1870) ou encore Charles Bour (° 1814-† 1881) qui s'attache aux personnes plutôt qu'aux monuments. Pendant l'entre-deux-guerres, le Riomois Charles Jaffeux (° 1902-† 1941) réalise une belle série d'eaux-fortes sur Thiers[240].
  • Louis Daguerre (° 1787-† 1851), artiste co-inventeur de la photographie, fait plusieurs séjours à Thiers. Il se serait lié d'amitié avec son logeur, Jean Pine-Chapet (° 1813-† 1895) qui deviendra le premier photographe thiernois. Une rue de la ville porte son nom.
  • Édouard Baldus (° 1813-† 1889), pionnier de l'art photographique, voyage en Auvergne en 1854 et s’intéresse particulièrement à Thiers et à sa vallée des usines.
  • Depuis le début du XXe siècle beaucoup de photographes, de Thiers ou d'ailleurs, professionnels ou amateurs, ont pris la cité coutelière pour modèle. Comme Jean Pine-Chapet ou Antoine Guillemot au siècle précédent, il témoignent des évolutions de la ville et de son activité. On peut citer, sans être exhaustif, la « dynastie » Gibert (Francis, Antony, François) et Joseph Gauvin, Gustave Deffradas, Jacques Frasiak, Jérôme Chabanne, Bruno Gautier, Bénédicte Picque, Gaëlle Batisse, Raymond Moraux.

Quelques figures locales[modifier | modifier le code]

  • Le docteur Alphonse Lachamp (° 1812-† 1855) fut toute sa vie un militant républicain ardent. Il a mené à Thiers l'insurrection contre le Coup d'État du 2 décembre 1851 puis s'est exilé aux États-Unis. Une rue de la ville porte son nom.
  • Blaise Lavelle (° 1816-† 1895), né à Meilhaud professeur de dessin au collège de la ville, a lui aussi conduit l'insurrection de décembre 1851. Il sera pour cela déporté quelques mois en Algérie et fera le récit de ces évènements dans Souvenirs d'un ricochet du coup d'état de décembre 1851 à Thiers. Texte sur Gallica.
  • Hermose Andrieu (° 1804-† 1875), né à Thiers, avocat au tribunal de la ville en 1829 puis juge en 1845, devient président du tribunal d'Ambert en 1862 et conseillé à la cour de Riom en 1867. Il participe à la création de la mutualité thiernoise. Son Histoire de la ville et de la baronnie de Thiers en Auvergne est publiée en 1878[241]. Antoine Guillemot (° 1822-† 1902), érudit, a publié des recherches sur l'histoire de la ville et de la coutellerie à Thiers, ainsi que des travaux sur les lépidoptères. Monarchiste convaincu, il est aussi l'auteur de nombreuses photographies qui témoignent du Thiers de son époque. Gustave Saint-Joanny, né à Thiers en 1828, organise les archives de la ville et la bibliothèque municipale. Il publie notamment Simples notes pour servir à l'histoire de la coutellerie Thiernoise. Il devient archiviste en chef du département de la Seine[242]. Hubert Jacqueton publie en 1894 Études sur la ville de Thiers ; la communauté des habitants (1272-1789).
  • Matheus Hubner (° 1855-† 1901), d'origine autrichienne, a fui son Alsace natale après son annexion par l'Allemagne en 1871. Après des études aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand, il s'initie à la photographie et s'installe à Thiers. Il participera activement à la vie locale, publiant un hebdomadaire radical L'indépendant de Thiers. Photographe renommé, il est en contact avec les frères Lumière. Il meurt dans un accident d'automobile[227].
  • Joseph Brugerette (° 1863-† 1943), né à Ambert. Prêtre, ses idées progressiste et dreyfusardes le mettent souvent en difficulté avec sa hiérarchie. Il est nommé curé de Saint-Jean à Thiers en 1909 et occupe ce ministère jusqu'à sa mort. Pendant la Première Guerre mondiale, il soutient le moral des combattants thiernois dans le bulletin L'Ami qui prend pour devise « Voir Naples et mourir, Revoir Thiers et y vivre ». Il anime la vie culturelle locale, montant des spectacles et publiant des livres qui célèbrent Thiers comme Les mémoires de Jean Bitord (1913) et Le nouveau pauvre de la cité thiernoise (1925). Il publie aussi des articles dans Le journal de Thiers qu'il signe Le Rat. La pedde de la rue d'Alger conserve en son souvenir l’appellation de « Trou du Rat »
  • Marie-Antoinette Fontbonne (° 1885-† 1974) a publié des romans, des pièces de théâtre, et des poèmes sous le pseudonyme d'Henry Franz. Elle fut en quelque sorte poétesse officielle de la ville.
  • Maurice Delotz (° 1895-† 1915) descendait d'une vieille famille thiernoise de fabricants de cartes à jouer. Il a publié un recueil de poèmes, Heures Perdues, avant de mourir au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

'De gueules au vaisseau équipé et habillé d'argent, voguant sur une mer du même mouvant de la pointe.'

Le premier logo de la ville qui existait depuis des siècles était un bateau à trois voiles, on peut ainsi voir ce qu'était la devise de la ville à l'époque. La symbolique du navire remonte au XVIe siècle, époque où Thiers commerçait d'une façon suivie, par la Durolle, avec l'Espagne[243].

Le deuxième logo reprends l'idéologie de l'ancien. Il y a toujours un bateau à trois voiles et la devise de la ville est toujours la même.

Le troisième logo de Thiers reprend les couleurs du blason de la ville en les associant symboliquement avec la vocation industrielle de la ville (gris pour le métal et rouge pour le feu). Les trois lames de couteaux qui s'en détachent évoquent aussi les voiles du navire qui y figurait.

Le logo actuel a une lame jaune, une lame grise et une lame rouge. Ce logo est une quasi-copie de l'ancien.

Réseaux[modifier | modifier le code]

Réseaux informatiques[modifier | modifier le code]

La fibre optique est disponible à Thiers depuis 2014. Différents points de mutualisation ont été installé en ville. Ils sont au nombre de 28.

En septembre 2016, Thiers est couverte à environ 99 % du territoire par la 3G, 85 % par la 4G et 80 % par la 4G+ (Plus haut débit de transition d'internet mobile)[244],[245]. La 4G+ est assurée par les quatre opérateurs sur l'agglomération[246].

Sur le plan du réseau 4G, Thiers est compris dans le bassin de Clermont-ferrand, Vichy, Le Puy-en-velay et Lyon puisque la 4G est continue vers ces destinations depuis Thiers[247].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bulletin Le Bulletin du Cercle, publication périodique de l'association « Cercle d'études de la deuxième guerre mondiale Thiers et sa région ».
  • Bulletin Le Pays thiernois et son histoire, publication périodique de l'association « Le Pays thiernois ».
  • Montaigne l'intrépide 1581, un gascon en pays Thiernois, publié par l'association « Le Pays Thiernois ».
  • Anonyme, Huit jours à Thiers, Le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (ISBN 978-2-7586-0085-5).
  • Hermose Andrieu, Histoire de la ville & baronnie de Thiers en Auvergne, Éditions de Beauvoir, (ISBN 2-914356-00-5).
  • Jean Anglade (récit des souvenirs), Le Pain de Lamirand, De Borée, (ISBN 2-84494-101-X).
  • La trilogie romanesque de Jean Anglade : Les Ventres jaunes (ISBN 2-266-00987-7), La Bonne Rosée, 1982 (ISBN 2-266-01170-7), Les Permissions de mai, 1983 (ISBN 2-266-01259-2) éd. Pocket.
  • Alexandre Bigay, Histoire de Thiers, Le Livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (ISBN 2-87760-757-7).
  • Serge Combret (préf. Robert Chambeiron et Henri Rol-Tanguy), Auvergne, J'écris ton nom… Résistance, AEDIS, (ISBN 2-9506201-3-2).
  • Dany Hadjadj, Parlers en contact aux confins de l'Auvergne et du Forez, Institut d'Études du Massif central, .
  • Dany Hadjadj (dir.), Pays de Thiers : le regard et la mémoire, Presses universitaires Blaise-Pascal, (ISBN 978-2-84516-116-0).
  • Anne Henry, Thiers, une exception industrielle, coll. « Images du Patrimoine » (ISBN 2-905554-26-6).
  • Anne Henry, « Un site urbain façonné par l'industrie : Thiers, ville coutelière », In Situ, revue des patrimoines, no 6,‎ (lire en ligne).
  • Hubert Jacqueton, Études sur la ville de Thiers : la communauté des habitants (1272-1789), Le Livre d'histoire, coll. « Monographie des villes et villages de France », (ISBN 978-2-7586-0174-6).
  • Brigitte Liabeuf, Histoires de couteaux, Musée de la Coutellerie - Maison des Couteliers, , 55 p., illustré et CD-ROM Acier Damas.
  • André-Georges Manry (dir.), Histoire des communes du Puy-de-Dôme : Arrondissement d'Ambert, Arrondissement de Thiers, Horvath, (ISBN 2-7171-0451-8).
  • Fernand Planche, Durolle, Éditions Canope, .
  • Guy Rousseau, Le Temps du Gouyat : l'enracinement socialiste dans le Puy-de-Dôme (1870-1914), Institut d'Études du Massif central, .
  • George Sand, La ville noire, De Borée, (ISBN 978-2-84494-546-4).
  • Georges Therre et Ytournel, Thiers, Alan Sutton, coll. « Mémoire en Images »
    Tome I : 2001 (ISBN 2-84253-500-6) ; tome II : 2003 (ISBN 2-84253-745-9) ; tome III : 2005 (ISBN 2-84910-212-1).
  • Michel Vasset et Laurent Blanchon, Thiers, ateliers d'artisans couteliers, Page centrale, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bataillon d'instruction de panzergrenadiers SS 18 fut envoyé en France le 22 juin 1944 et atteint Vichy le 29 juin. La troupe est répartie entre Thiers, Randan, Saint-Yorre, Le-Mayet-de-Montagne[90].
  2. Claude Pradel est élu face à Ernest Laroche le député socialiste sortant. Il se présente comme « socialiste indépendant » et vante ses origine de « fils d'émouleur ». Il siègera avec les non-inscrits.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Ces deux bâtiments, inoccupés depuis une vingtaine d'années, se sont écroulés le 18 janvier 2012, alors qu'une campagne de restauration était sur le point de débuter pour assurer leur sauvegarde. Pour sécuriser le site, la rue est barrée sur 50 mètres et 16 personnes ont dû être relogées. Après les travaux archéologiques d'excavation, qui se sont étendus sur l'essentiel de l'année 2012, la municipalité prévoit l'implantation d'un parking[170].
  5. Du nom de le famille de papetiers de Thiers anoblis sous Henri IV qui l'a fait construire[173].
  6. Lauzun avait reçu la baronnie de Thiers de Mlle de Montpensier. Celui-ci n'y est sans doute jamais venu.
  7. Ces édifices sont aujourd'hui encore des propriétés privées et ne sont généralement pas ouverts à la visite.
  8. Cf. Le Pays Thiernois études sur les enceintes de Thiers dans les numéros 1, 2, 3, 4, 6, 12, 13, 16, 17, 18.
  9. Mention la plus ancienne retrouvée dans Les Chartes de Cluny en 1237. En 1251, le seigneur de Thiers dispute à l'Abbé la garde de la foire qui selon lui est une de ses dépendances héréditaires. Les origines de cette foire sont sans doute plus anciennes, peut-être liées aux cérémonies d'adoration de la Sainte-Croix qui se tenait à la date du 14 septembre dès l'an 614[208].

Références[modifier | modifier le code]

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  177. a et b Pierre-François Aleil, Histoire des communes du Puy-de-Dôme : Arrondissement d'Ambert, Arrondissement de Thiers, Horvath, (ISBN 2-7171-0451-8), p. 236.
  178. Cf. Site de La Chassaigne.
  179. Thiers, coll.« La mémoire en images », t. III, p. 61.
  180. Site de La route historique des châteaux d'Auvergne.
  181. a, b et c Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers, coll. « La mémoire en images ».
  182. Informations reprises sur la page Wikipédia du musée de la coutellerie.
  183. « Risque majeurs à Thiers », sur ville-thiers.fr (consulté le 20 décembre 2016), p. 10
  184. Application 'Google Earth' qui permet de visualiser la planète et de mesurer l’altitude grâce à la souris et l'indicateur en bas à droite.
  185. « Vallée des usines », sur ville-thiers.fr (consulté le 20 décembre 2016)
  186. a et b « Vallée des rouets », sur ville-thiers.fr (consulté le 20 décembre 2016)
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  188. « Natura 2000 carte », sur cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 20 décembre 2016)
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  190. « Falaise de Borbe », sur pressreader.com (consulté le 20 décembre 2016)
  191. « Le carpodrome de l’étang du Chambon inauguré à Thiers », sur lamontagne.fr,‎ (consulté le 20 décembre 2016)
  192. « Découvrir Thiers », sur ville-thiers.fr (consulté le 17 janvier 2017)
  193. « Hébergement à Thiers », sur auvergne-tourisme.info (consulté le 12 décembre 2016)
  194. « Office de tourisme », sur ville-thiers.fr (consulté le 17 janvier 2017)
  195. « La vallée des rouets », sur ville-thiers.fr (consulté le 17 janvier 2017)
  196. « L'atelier de fabrication le thiers », sur ville-thiers.fr (consulté le 17 janvier 2017)
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  198. a, b, c et d Site de l'Office de tourisme de Thiers.
  199. a et b « Le Musée de la Coutellerie a rouvert après une « belle saison » et quelques travaux », sur lamontagne.fr,‎ (consulté le 10 février 2017)
  200. Programmation à découvrir sur le site du Creux de l'Enfer.
  201. Programmation à découvrir sur le site de La Chassaigne.
  202. Présentation du Musée départemental de la Céramique sur le site du Conseil général.
  203. Présentation sur le site du Moulin Richard de Bas
  204. Présentation sur le site du Parc naturel du Livradois-Forez
  205. « La cité des couteliers », sur ville-thiers.fr (consulté le 20 décembre 2016)
  206. « La cité des couteliers », sur petitfute.com (consulté le 20 décembre 2016)
  207. a et b Cf description par Jean Anglade dans Le Pain de Lamirand, éd. De Borée, p. 22-30.
  208. Bruno Tournilhac, Pays de Thiers : le regard et la mémoire, p. 24.
  209. « Le marché de noël », sur ville-thiers.fr (consulté le 20 décembre 2016)
  210. Site de la Confrérie de la saucisse de choux d'Arconsat.
  211. « Tf1 » (consulté le 19 décembre 2016)
  212. « Thiers », sur france3-regions.francetvinfo.fr (consulté le 19 décembre 2016)
  213. « Les Docs d'iC1, la nouvelle émission de votre chaîne locale », sur lamontagne.fr,‎ (consulté le 19 décembre 2016)
  214. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Thiers_1976
  215. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Coutellerie_1987
  216. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Coutellerie_2004
  217. a, b et c Alexandre Bigay, Histoire de Thiers, coll. « Monographies des villes et villages de France », éd. Le Livre d'histoire, 1992 (ISBN 2-87760-757-7).
  218. Elie Jaloustre, Un précepteur auvergnat de l'abbé de Rancé, in Revue d'Auvergne, p. 85-119, Tome IV, 1887.
  219. Roman titré Le bouquet de la feintise, lié d'une soye desliée par la constance et que l'amour a faict d'un lis et d'une rose sans espine ou sont ensemblement pliées les amours fleuries du baron de Bellerose et de la marquise de Beaulis éd.P.Rigaud, Lyon, 1610. Cf. H.Andrieu Histoire de la ville et de la baronnie de Thiers
  220. Cf. Fiche de Pierre Dubouchet sur le site de l'assemblée nationale
  221. Cf. Fiche de Jean-Jacques Berger sur le site de l'assemblée nationale
  222. 2013, Cahiers de l'Entour.
  223. 2014, Cahiers des Passerelles.
  224. Isabelle Barnérias, LaGazette du 1er décembre 2011
  225. Anonyme Huit jours à Thiers, coll. « Monographies des villes et villages de France », éd. Le Livre d'histoire, 2007
  226. Pierre-François Aleil, Histoire des communes du Puy-de-Dôme; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers, p. 254, éd. Horvath, 1988 (ISBN 2-7171-0451-8)
  227. a et b Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers tome III de coll. « Mémoire en Images »
  228. Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers tome II de coll. « Mémoire en Images »
  229. a et b Brigitte Liabeuf, Petit journal de l'exposition : Un certain orient, Musée de Thiers, 1991
  230. site de la FFA
  231. universalbikeracing.com
  232. Actuel quartier du Moûtier. Grégoire de Tours cité par Pierre-François Aleil, Histoire des communes du Puy-de-Dôme; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers, p. 232, éd. Horvath, 1988 (ISBN 2-7171-0451-8)
  233. Petite imprécision qu'il rectifie le lendemain
  234. Georges Therre et Jacques Ytournel, Thiers tome I de coll. « Mémoire en Images »
  235. Pierre Chevalérias, Le bulletin du cercle no 12 p. 5-6-7
  236. Cf. Christiane Guéleraud, Le Bulletin du Cercle, no 18, octobre 2007.
  237. La Gazette du 19 mai 1979.
  238. Pierre Chevalérias, Pays de Thiers, le regard et la mémoire, p. 206, Presses Universitaires Blaise Pascal, 1999 (ISBN 2-84516-116-6)
  239. À voir dans Thiers, une exception industrielle, coll. « Images du Patrimoine » L'Inventaire d'Anne Henry (ISBN 2-905554-26-6).
  240. Cf. Le Pays Thiernois, « Thiers vu par les artistes » dans les numéros 15, 16, 17, 18.
  241. Ambroise Tardieu, préface à l'édition de 1878 de Histoire de la ville et de la baronnie de Thiers
  242. Hermose Andrieu, Histoire de la ville et de la baronnie de Thiers, éd. De Beauvoir, 2000
  243. « Blason Auvergnats », sur paperblog.fr (consulté le 11 décembre 2016)
  244. « Cartes de couverture », Sensorly,‎ (lire en ligne)
  245. « Cartes de couverture », Sensorly,‎ (lire en ligne)
  246. « Cartes de couverture », Sensorly,‎ (lire en ligne)
  247. « Sensorly », sur sensorly.com,‎ (consulté le 11 décembre 2016)