Lérigneux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lérigneux
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Montbrison
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Christine Bedouin
2014-2020
Code postal 42600
Code commune 42121
Démographie
Population
municipale
156 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 06″ nord, 3° 57′ 56″ est
Altitude Min. 875 m
Max. 1 344 m
Superficie 9,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte administrative de la Loire
City locator 14.svg
Lérigneux

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte topographique de la Loire
City locator 14.svg
Lérigneux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lérigneux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lérigneux

Lérigneux est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Depuis le elle fait partie du parc naturel régional Livradois-Forez[1]. Le village de Lérigneux est entouré par les communes de Roche, Bard, Essertines-en-Châtelneuf, Saint-Anthème et Verrières-en-Forez, et est située à 35 kilomètres au nord-ouest de Firminy et à 10 kilomètres à l'ouest de Montbrison, qui sont les plus grandes villes à proximité. Ce village est situé entre deux rivières, le Cotayet et la Trézaillette. Ces deux rivières traversent également le territoire de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lérigneux s'appelait à l'origine Lerignacum. Ce nom vient probablement d'un propriétaire gallo-romain, Lerius, auquel on a ajouté le suffixe -acum. Puis, beaucoup plus tard, après la déformation de son nom, Lerignacum devient Lerineu, nom qui apparait au XIIIe siècle. Lerineu devient ensuite Lérignieu et obtient enfin le nom qu'il a aujourd'hui, Lérigneux[2]. Certaines dispositions de collines et l'observation de quelques vestiges divers par plusieurs habitants du village, entre autres Louis-Pierre Gras, permettent de penser qu'il y a eu, à une époque très reculée, un oppidum, c'est-à-dire un village fortifié antique, au niveau du Gâs de Genétoux[2]. Au XIIIe siècle, Lerineu, selon le nom de l'époque, fait partie de la châtellenie de Châtelneuf, mais il y avait bien avant cette date une petite communauté rurale qui vivait là depuis le Haut Moyen Âge. À cette époque, le sort des habitants est probablement le même que tous les habitants du Forez, une vie difficile définie par une insécurité omniprésente, les habitants n'ayant en effet aucun donjon ou quelqconque défense pour se protéger. Peu avant 1789, la paroisse de Lérigneux ne représentait qu'une seule et unique parcelle fiscale[3]. Cette parcelle était constituée du bourg et d'une douzaine de petits hameaux ou endroits habités. Au XVIIIe siècle, d'après les registres de décès de la paroisse, plus de 60 % des habitants étaient des "laboureurs", c'est-à-dire des cultivateurs. Il y avait également un grand nombre de journaliers, environ 17 %. Ces journaliers étaient des personnes qui se louaient à la journée, pour aller, par exemple, faucher dans les champs. Il y avait également, comme dans beaucoup de petits villages, un marchand, un maréchal, un sabotier, un maçon, des charpentiers-menuisiers, des aubergistes, des tailleurs d'habits… L'artisanat local était donc très peu représenté, contrairement à d'autres villages des alentours. On peut également observer qu'il y avait un peu plus de 2 % de scieurs de long. Ces professions vivant bien évidemment grâce à la présence de forêts tout autour du bourg et des hameaux. Les scieurs de longs ne pratiquaient ce travail la plupart du temps que comme appoint au travail de la terre, mais d'autres exerçaient ce métier à "plein temps"[3]. Il y avait aussi un tout petit pourcentage de domestiques et de servantes. Ces domestiques se trouvaient au bas de l'échelle sociale et venaient très souvent d'Auvergne et des villages voisins.

Lérigneux a été pendant la Seconde Guerre mondiale, le 7 août 1944, le théâtre de violents combats. En effet, trois groupes de maquisards, le groupe Ange, l'Armée secrète (A.S) et les Francs Tireurs et Partisans (F. T. P.), disposaient de combattants sur le terrain de la commune. C'est pour cela que tôt le matin du 7 août, le colonel Wittekind, le chef de l'état-major de liaison à Saint-Étienne, décide d'envoyer cent hommes de la Wehrmacht, soutenus par 150 gardes républicains et 400 miliciens des G. M. R. (Groupe Mobile de Réserve), les forces du régime de Vichy. Ces forces arrivent à Lérigneux, grâce à 55 véhicules dont 14 autocars, par deux routes bien distinctes : celle de Bard et celle de Verrières-en-Forez. Les combats s'engagent alors : le premier accrochage a lieu au niveau du hameau du Palais, vers neuf heures, où le groupe des Francs-tireurs et partisans est surpris par l'arrivée de ces troupes[4]. Ils décident alors de décrocher pour rejoindre les autres maquisards. Les partisans laissent cependant sur le terrain un mort. Ils comptent aussi dans leur rang trois blessés. Ensuite, les 400 miliciens du G.M.R décident d'occuper le hameau de Dovézy, pendant que la deuxième colonne arrive à Lérigneux. Les 25 maquisards du F.T.P se trouvant dans la ville se replient alors vers Roche, après avoir défendu pendant un certain temps le village. Dans l'après-midi, les G.M.R qui occupaient Dovézy sont repoussés et chassés par une contre-attaque conjointe des maquisards de l'A.S et du groupe Ange. Cette contre-attaque force les G.M.R à se regrouper au bourg de Lérigneux. Pour éviter un probable encerclement par les forces maquisardes, les G.M.R décident alors de quitter Lérigneux pour repartir vers Montbrison vers 15 heures 30, et ce malgré l'engagement de troupes allemandes. C'est donc une victoire totale des maquisards qui caractérise cette bataille de Lérigneux. Les assaillants comptent en effet six morts et environ une trentaine de blessés dans leurs rangs, malgré un armement et une grande supériorité numérique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 André Barou    
mars 2014 en cours Christine Bedouin[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 150 habitants, en diminution de -1,32 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 702 263 478 466 334 325 335 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 322 333 307 324 353 337 344 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
334 312 326 256 260 262 241 240 230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
203 187 161 145 118 126 138 155 150
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Lérigneux[10].
  • Le monument aux morts de la Grande Guerre est situé dans l'église et comporte le nom et la photo des 13 jeunes hommes du village qui ont donné leur vie pour la France[11].
  • La place de l'église.
  • Le lavoir de Lérigneux.
  • L'observatoire de la LPO au col de Baracuchet[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :