Doranges

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Doranges
Image illustrative de l'article Doranges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Ambert
Intercommunalité Communauté de communes Ambert Livradois Forez
Maire
Mandat
Bernard Pastel
2014-2020
Code postal 63220
Code commune 63137
Démographie
Population
municipale
154 hab. (2014)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 24″ nord, 3° 36′ 58″ est
Altitude Min. 865 m
Max. 1 121 m
Superficie 19,43 km2
Localisation

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Doranges est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Bachats, le Bénardin, le Boucheron, le Bourg, les Brugerettes, Champmort, Chard, les Coins, Combris, Coupanges, Coust, la Croix de Chard, les Croix, Fersanges, le Garnasson, le Grenouillet, la Guelle, l'Hôpital, Losbardet, Losfeneyrol, Losfouroux, Montmorand, le Moulin de Chard, le Moulin de Piers, le Moulin du Vernet, Nerneuf, Pierre, la Rivaleyre, les Sagnes, Saussac, Scis, le Vernet, le Viallaret, les Plaines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont :

Histoire[1][2][modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

La Dore,  à l’est de la commune, la traverse de part en part du nord au sud. C’est un gros ruisseau qui, pour ses habitants, ne porte ce nom que depuis la moitié du XIX° siècle. C’était alors le ruisseau d’Aubiange, où elle prend sa source, ou de Chard, le plus gros hameau de la commune, à proximité. On n’est pas sûr qu’elle ait donné son nom au village. On trouve celui-ci orthographié Dauranghes (1352) ou Daurangias (1392) dans des textes anciens. Cette orthographe suggère qu’un gallo-romain du nom de Daurus (patronyme gallo-romain que l’on retrouve localement sous la forme Daurat) a pu être le fondateur d’une exploitation agricole sur les lieux, le suffixe bas-latin « –anica », (qui évolua en « –anges ») signifiant « domaine de », et donnant son nom à Doranges.

Christianisation[modifier | modifier le code]

De même, il n’est pas sûr que ce sont les moines bénédictins de La Chaise-Dieu qui ont christianisé les lieux et établi une paroisse. Il semblerait qu’une communauté chrétienne ait occupé le site de Doranges dès l’époque carolingienne (VIIème - Xème siècles) bien avant que Saint-Robert et ses moines aient commencé à défricher les hauteurs de la Chaise-Dieu (1043) pour y implanter un monastère. Si le saint-patron de la paroisse est Saint-Barthélémy – on ne connaît pas l’origine de cette dédicace – l’église elle-même est dédiée à Saint-Julien, saint-martyr dont la légende situe le tombeau dans la basilique de Brioude. Il est possible que l’évangélisation de la partie du Haut Livradois où se trouve Doranges ait été l’œuvre de missionnaires brivadois.

Église[modifier | modifier le code]

La Chaise-Dieu reçut d’un évêque d’Auvergne la paroisse de Doranges (1067), y installa deux moines et édifia l’église romane actuelle (XIIème siècle) sur le site ancien. Comme bien des monuments ruraux, elle est caractérisée par son style rustique, ses chapiteaux à faible relief, ses modillons historiés.

Au XVème siècle, l’ajout de chapelles latérales permit d’y accueillir les défunts des deux familles dorangeoises vassales de la seigneurie : Scis et le Boucheron, dont les demeures étaient situées respectivement à l’ouest et à l’est de la paroisse. Au milieu du XVIème siècle, après le concile de Trente, celle-ci fut confiée à un prêtre séculier à la nomination de La Chaise-Dieu. La quasi-totalité de l’actuelle commune appartenait aux seigneurs d’Issandolanges. Il y eut les Montboissier, puis les Bonlieu de Montpentier et quelques autres. Leur châtellenie avait cette particularité de consister en deux parties séparées par les terres de Novacelles.

Personnages clés[modifier | modifier le code]

Doranges eut pour desservants des prêtres qui marquèrent la vie communale, comme le curé Bayard qui régna en maître pendant trente-cinq ans sur le quotidien de sa paroisse (+1787) ou son successeur, Frétisse, prêtre constitutionnel et secrétaire de la jeune mairie. De même, Jean de La Roque, seigneur du Boucheron, aristocrate et ardent partisan du nouveau régime, fut maire, puis secrétaire de la commune. Fidèle aux origines plébéienne de sa mère, une Vernet, il fut successivement De La Roque, La Roque puis Laroque, harcelé par les révolutionnaires ambertois, unanimement soutenu par la population de sa commune et des communes avoisinantes.

Activité[modifier | modifier le code]

La paroisse au XVIIIème siècle, la commune ensuite jusqu’au XXème, connut des difficultés dues aux accidents climatiques, aux bouleversements sociaux et à une démographie galopante qui finit par vider le pays d’habitants qui le quittèrent pour y échapper. Une tradition ancienne faisait émigrer les hommes qui devenaient terrassiers, scieurs de long. Sur place, ils pratiquaient ces métiers ainsi que tout ceux que leur fournissaient les circonstances : on eut des tailleurs de pierre avec la construction du chemin de fer, des échalassiers lorsqu’on replanta la vigne dans la plaine après le phylloxéra. Doranges, au plus haut de sa population, comptait 1336 habitants en 1846. Il en reste 154 en 2014. Il y eut, au fil du temps, 15 moulins hydrauliques dans la commune, alimentés quelquefois par de tout petits ruisseaux. Réhabilité, le Moulin de Piers est encore à même d’offrir de la farine à ses visiteurs[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2006 Jean-Marc Thiallier PCF  
mars 2006 mars 2008 René Savinel    
mars 2008 en cours
(au 9 avril 2014)
Bernard Pastel[4]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 154 habitants, en augmentation de 3,36 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
853 911 1 042 989 1 125 1 147 1 048 1 336 1 254
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 300 1 293 1 275 1 246 1 199 1 203 1 124 1 052 974
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
945 884 824 712 605 550 552 501 455
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
369 303 231 201 194 164 152 149 154
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Barthélemy, supposée du XIIe siècle (remaniée aux XIXe et XXe siècles). Répertoriée par les Monuments historiques, mais non protégée. Saint Barthélémy est le saint-patron de la paroisse et non de l'église, comme on le croit généralement. Celle-ci est dédiée à saint Julien, ce qui confirmerait l'hypothèse selon laquelle la paroisse a été fondée par les religieux de Brioude avant la fondation du monastère de La Chaise-Dieu en 1043.
  • Belle croix de chemin sur l'un des itinéraires du chef-lieu à la D 999

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Fontaine sculptée dans le bourg, construite en 1881. Répertoriée par les Monuments historiques, mais non protégée.
  • Ancien moulin hydraulique réhabilité au lieu-dit Moulin de Piers, site d'un moulin depuis le XVIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil : à partir de 1569 (mairie et archives départementales) - Lacunes aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Dépouillements généalogiques :
    • Baptêmes, mariages et sépultures, de 1748 à 1792.
  • Délibérations municipales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Marchand, Doranges au passé présent, Communauté de communes du Payes d'Arlanc, , 20 p. (ISBN 2-9521363-8-6)
  2. « Archives municipales, Etat civil, registres de Catholicité », sur Archives départementales du Puy-de-Dôme
  3. « Le moulin de Piers », sur mairie-doranges.fr
  4. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 9 juin 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .