Beauregard-l'Évêque

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Beauregard-l'Évêque
Vue générale du village de Beauregard-l'Évêque.
Vue générale du village de Beauregard-l'Évêque.
Blason de Beauregard-l'Évêque
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Billom
Intercommunalité Billom Communauté
Maire
Mandat
Alain Néri
2014-2020
Code postal 63116
Code commune 63034
Démographie
Population
municipale
1 407 hab. (2014 en augmentation de 7,08 % par rapport à 2009)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 42″ nord, 3° 18′ 01″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 390 m
Superficie 12,02 km2
Localisation

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Liens
Site web beauregardleveque.fr

Beauregard-l'Évêque est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Beauregard se situe sur un piton rocheux. L'Allier, alimentée par le Joron, passe au pied du village à l'ouest. Le village est composé de plusieurs quartiers (La Côte de Bas, Le Chantou, La Motte, Le Charmagnat, La Double, Le Bois, Le Coudert, La Coudiarche), et hameaux, écarts ou domaines (Courcourt, la Malgarou, Margnat, Mirabeau, le Domaine Neuf, l'Eguilhe, La Borde, Layat).

Huit communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Beauregard-l'Évêque
Les Martres-d'Artière Joze Culhat, Lempty
Pont-du-Château Beauregard-l'Évêque Seychalles
Vertaizon Bouzel

Transports[modifier | modifier le code]

Le village est situé près de l'A89, qui passe au pied du piton en direction de Culhat. Deux aires de repos sont installées sur le territoire même de la commune : l'aire du Branchillion en direction de Lyon, et l'aire des Pacages en direction de Clermont-Ferrand[1]. L'accès le plus proche s'effectue à Lezoux (échangeur 28) ou près de Pont-du-Château.

Le territoire communal est traversé par la route départementale 2089 (ancienne route nationale 89) de Thiers à Clermont-Ferrand, ainsi que la RD 4, qui traverse le bourg, et la RD 70, au sud de la RD 2089[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On relève les différentes appellations suivantes : Bellum Regardum (1103), Castrum Dicitur inter duos rivos (1212), Belragard (1262), Apud Bellum Regardum (1286), Belli Regardi (1318), Belregard (1418), Ville de Beauregard (1560) et enfin Beauregard-l'Evêque en 1789[Informations douteuses] [?].

Beauregard : forteresse ou village beau à voir, disposant d'une belle vue.

L'Évêque : Beauregard est connu, durant une grande partie du Moyen Âge et durant la période moderne, pour avoir été un lieu de résidence ou de villégiature des évêques de Clermont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château fort de Beauregard, fut confisqué au dauphin d'Auvergne par Philippe-Auguste, donné (1212) par ce roi à l'évêque de Clermont.

Audigier (1659-1744)[2] mentionne « une petite éminence, au-dessous du château de Beauregard sur le chemin de Lezoux, d’où l’on tire un minéral apprécié pour la peinture à fresque et à huile par les marchands de Clermont ». Il considère les vins de Beauregard parmi les plus renommés et que l’on « ne mépriserait pas dans les meilleures tables de Paris s’ils pouvaient être transportés sans demeurer longtemps en chemin ». Audigier cite également « deux sources d’eaux minérales entre Beauregard et Joze, au-dessous du bois du prieuré de Médagues, l’une appelée le petit Bouillon et l’autre le grand Bouillon »[3]. Massillon, en proie à de violents maux d’estomac, en buvait régulièrement afin de se soulager.

Le roi Charles VII y vint visiter l'évêque Gouje de Charpaigne (8 juin 1440).

Dom Boyer[4] est reçu, les 13 et 14 janvier 1711, par les Minimes de Beauregard lors de sa collecte d’informations pour la Gallia Christiana. Il y revient, le 5 juillet 1712. Le 10 il est à Clermont où les Minimes de Beauregard viennent de remettre une relique de saint François de Paule à ceux de Clermont pour la procession du reliquaire exécuté par l’orfèvre Dangoran natif de Bourges.

Massillon, prédicateur et évêque de Clermont, décède à Beauregard le 28 septembre 1742 à dix heures du soir. Les entrailles et le cœur sont inhumés dans l’église paroissiale entre l’entrée du chœur et la première marche du maître autel[Note 1] alors que le corps est transporté, dès le lendemain du décès au palais épiscopal de Clermont. Il y demeura trois jours avant d’être inhumé, le 2 octobre 1742 vers onze heures, dans le chœur de la cathédrale en présence du célébrant Paul de Ribeyre évêque de Saint-Flour. La pierre tombale noire, gravée en lettres gothiques, a été déplacée et remplacée.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de la commune est, pour une courte période, redevenu simplement Beauregard[5].

En 1789, entre le bourg et l'église des minimes, furent découverts une statue de pierre avec une tête de barbu qui représentait vraisemblablement Jupiter ; des tronçons de colonnes ; des médailles de bas empire prouvant l'existence d'un temple gallo-romain.

Évêques de Clermont ayant résidé à Beauregard[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 en cours
(au 28 septembre 2014)
Alain Néri[8] PS Retraité de l'éducation nationale spécialisée
Sénateur, ancien député
Conseiller général du canton de Vertaizon (1982-2014)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2014, la commune comptait 1 407 habitants[Note 2], en augmentation de 7,08 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : +2,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 492 1 483 1 532 1 494 1 427 1 497 1 637 1 650 1 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 471 1 484 1 518 1 473 1 414 1 335 1 351 1 250 1 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 119 1 113 1 099 886 800 786 708 678 634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
648 654 634 773 894 1 158 1 299 1 312 1 407
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Beauregard-l'Évêque dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Les élèves débutent leur scolarité à l'école élémentaire publique de la commune[12]. Ils la poursuivent au collège de Lezoux[13] puis, à Thiers, au lycée Montdory (pour les filières générales et STMG) ou au lycée Jean-Zay (pour la filière STI2D)[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

La base permanente des équipements de 2014 recense une boulangerie[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison à colombage de 1571.
  • Chapelle Saint-Aventin (Xe siècle) sur les bords de l'Allier. On peut voir au plafond un ex-voto représentant un trois-mâts placé par les mariniers de l'ancien port de la gabelle tout proche.
  • Couvent des Minimes (XVIe siècle) au lieu-dit Mirabeau : fondé par Guillaume Duprat, évêque de Clermont[Note 3].
  • Église paroissiale[16] : Reconstruite presque totalement au XIXe siècle, on a alors placé le clocher et l'entrée principale sur l'abside de la vieille église, bien orientée au XVIIIe siècle, qui sert de porche. Le chœur est maintenant à l'ouest. Transféré du couvent des Minimes en 1808, l'autel du chœur fut morcelé, car trop volumineux, pour ornementer le fond du chœur et les trois chapelles.
  • Château des évêques. Démoli en 1797. De 1724 à 1731, Massillon entreprit une série de travaux et restauration importants dans sa résidence seigneuriale conjointement à ceux du palais épiscopal de Clermont : terrasses entourant le château de toute part, chapelle garnie d’une riche argenterie à ses armes, et ornée de boiseries sculptées identiques à celles de Clermont. Ce chef-d’œuvre, selon les témoins, a été réalisé par un maître menuisier de Clermont originaire de Saint-Julien-de-Coppel, Pierre Sureau. Ces pièces ont été transférées à la Révolution en l’église de Lempdes avant d’être vendues à un brocanteur. Le testament[Note 4] de l’évêque donne le nom du concierge du château, Cousson, à qui il lègue une rente annuelle et viagère de cent livres[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Ossédat, Les évêques de Clermont à Beauregard, Clermont-Ferrand, Impr. Générale, , 164 p.
  • Pierre Mondanel, L'ancienne batellerie de l'Allier et de la Dore, Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres & Arts de Clermont-Ferrand, Impr. De Bussac, , 689 p., p. 52, 68, 69, 515, 558, 559, 613

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les viscères seront exhumés le 28 novembre 1862 par l’entrepreneur Mandon, des dalles en volvic recouvrent le caveau où a été déposée une lame de plomb portant inscription de l’évènement.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  3. Les Minimes de Beauregard dépendaient à l’origine de la Province d’Aquitaine et ensuite dans celle de Lyon. Un décret du consistoire sous Alexandre VII (1655 – 1667) créa la Province d’Auvergne composée des couvents de Clermont, Beauregard, Chaumont, Courpière, Brioude, Usson.
  4. en date du 14 mars 1737.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carte de Beauregard-l'Évêque sur Géoportail.
  2. Histoire d'Auvergne, Clermont-Ferrand, L. Bellet, , p. 152, 168, 211, 212, 271, 272.
  3. À propos de « Medaigues », Jean Banc cite les travaux d'un médecin thiernois, le Sieur Bachot, dans La Mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nymphes françoises et des malades qui ont recours à leurs emplois salutaires, Paris, .
  4. Dom Jacques Boyer, « Journal de voyage (1710-1714) », Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, t. XXVI,‎ , p. 112, 115, 294, 296.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Archives départementales du Puy-de-Dôme 1 G 14 / 6 : Testament de Martin Gouge (copie).
  7. Testament de Martin Gouge cité dans Jean Savaron, Les origines de la ville de Clairmont, augmentées des remarques, nottes et recherches curieuses des choses advenuës avant et après la première Édition. Ensemble des généalogies de l’ancienne et illustre maison de Senectere et autres, justifiées par chartres, tiltres, privileges des Rois, et autres preuves authentiques, et enrichies de plusieurs portraits dédiées à Monsieur le Mareschal de Senectere, par Pierre Durand, conseiller du Roy, Visiteur General des Gabelles en la cour des Aydes de Clairmont-Ferrand, Paris, 1662.
  8. Liste des maires 2014 [PDF], site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 28 septembre 2014).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. Annuaire des établissements scolaires de Beauregard-l'Évêque sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  13. « SECTORISATION - DEPARTEMENT du PUY-DE-DÔME » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  14. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  15. « Base permanente des équipements : commerce » [zip], Insee, .
  16. Père Mallay, « Classification des églises du diocèse de Clermont », Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne, t. XII,‎ .
  17. Michel Cohendy, « Correspondances, Décisions, Ordonnances et autres œuvres inédites de Jean-Baptiste Massillon, évêque de Clermont », Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne, t. XXIV,‎ , p. 145-320.