Sauxillanges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sauxillanges
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Sauxillanges
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Vincent Challet
2014-2020
Code postal 63490
Code commune 63415
Démographie
Population
municipale
1 225 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 07″ nord, 3° 22′ 20″ est
Altitude Min. 418 m
Max. 667 m
Superficie 24,90 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Sauxillanges

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique du Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Sauxillanges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sauxillanges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sauxillanges

Sauxillanges est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sauxillanges se situe à une dizaine de kilomètres d'Issoire, à 25 km de Brioude, 30 km de sa préfecture Clermont-Ferrand, 80 km du Puy-en-Velay, 110 km d'Aurillac et 250 km de Béziers par l'autoroute A75.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bord, le Bourg, Champataud, Charbonnier, la Chassagne, les Chassagnes (à cheval sur la commune de Manglieu), le Château de la Marine, Château Gaillard, Chouvet, la Coierie, le Colombier, le Colombier Bas, la Fontenille, la Garde, la Gardezie, Jeanleix (anciennement Janlet), Lacot, la Limandie Basse, la Limandie Haute, Lospeux, le Martinet, Mauvy, la Mémondie, Montbenoit, le Montel, Mouteix, Mouton, les Ollières, le Petit Bois, Petit Soleilhant, la Prade, Randan, la Réveille, les Ruchers, Sacot, le Say, Soleilhant, le Theil, la Tuilerie, Ventre, les Versannes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont (avant redécoupage des cantons et fusion d'Aulhat-Saint-Privat et de Flat) :

Histoire[modifier | modifier le code]

Sauxillanges est située dans une vallée, au pied de la butte d'Usson qui est l'une des quatre clefs d'Auvergne (appelées aussi les quatre portes) avec Vodable, Ybois et Nonette.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Un prieuré clunisien[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Sauxillanges a été fondée par deux donations successives : en 917 par le duc Guillaume d'Aquitaine, puis le 11 octobre 927 par son neveu le duc Acfred. Les moines s'y installent vraisemblablement à partir de 944.

Elle dépend de l'abbaye bénédictine de Cluny (créée en 909). Son premier abbé fut un certain Odo ou Odon. Elle accueille plus de quatre-vingts moines dès la fin du Xe siècle.

En 1062, plusieurs abbayes dont Sauxillanges sont transformées en prieurés par Hugues de Semur, sixième abbé de Cluny. Pierre le Vénérable, né à Montboissier en 1094, y fait ses études avant de revêtir l'habit religieux en 1109, et de devenir prieur claustral de Vézelay puis prieur de Domène en Isère et ensuite abbé de Cluny qu'il dirigea jusqu'à sa mort en 1156.

L'abbaye de Sauxillanges a été l'un des cinq grands prieurés de l'Ordre de Cluny avec Souvigny, La Charité-sur-Loire, Saint-Martin-des-Champs à Paris et Lewes en Angleterre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les plus grands noms de l'Armorial sont prieurs commendataires de Sauxillanges : un La Rochefoucauld dans les années 1620, le cardinal Raynaud d'Este en 1656, Charles-François de Goüé, François-Constantin de La Tour d'Auvergne, un illustre théologien, Louis de Murat et le prince Louis-René de Rohan-Guéméné qui est le dernier prieur de 1745 (il a onze ans) à la Révolution. Ce dernier n'y est jamais venu.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après 1789, le prieuré est détruit en partie et les biens de l'Église sont vendus à des particuliers jusqu'en 1793.

Le 16 avril 1797 les partisans du retour de la monarchie affrontent physiquement les néo-jacobins, place de la Constitution[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 mars 2014 Bernard Sauvade DVG Président de la communauté de communes du Pays de Sauxillanges
mars 2014 en cours
(au 9 avril 2014)
Vincent Challet[2]   Directeur de CCAS

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Fosdinovo (Italie) depuis 2003.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 225 habitants, en augmentation de 5,42 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 066 1 744 1 953 1 993 1 948 2 128 2 049 2 234 2 173
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 144 2 037 2 004 1 964 2 001 1 936 1 947 1 911 1 893
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 848 1 704 1 607 1 535 1 543 1 512 1 410 1 251 1 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 151 1 165 1 114 1 135 1 109 1 082 1 109 1 162 1 225
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grande place.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Bois (XIe, XVe et XVIe siècles, propriété privée).
    Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 octobre 1971.
  • Vestiges de l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste (Xe, XIIe, XVe et XVIIIe siècles, propriété privée).
    Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 13 septembre 1984.
  • Vestiges de l'ancien monastère (XIIe, XVe et XVIIe siècles, propriété privée).
    Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 octobre 1969. Aujourd'hui, il reste plusieurs bâtiments et des vestiges :
    • la chapelle gothique (les murs gouttereaux et le chevet remontent au XIIe siècle), la chapelle Notre-Dame-du-Bois, qui est en cours de restauration[Quand ?], avec cinq clefs de voûte superbes qui sont attribuées respectivement aux Bourbons (armes de France : d'azur à trois fleurs de lys), à Jacques d'Amboise (palé d'or et de gueules), à Johannes des Laurents prieur au moment de la construction de la chapelle (étoile à six branches sous un lambel à trois pendants en chef), à Carolus de Bourbon 73e prieur (d'azur à trois fleurs de lys d'or au bâton de gueules) et à Cluny (un glaive et deux clefs croisées) ;
    • le dortoir, le réfectoire et quelques vestiges de l'ancienne église priorale (détruite après la Révolution) remontent au XIIe siècle. La galerie est date du début du XIVe siècle et les galeries sud et ouest sont datées de 1703 ;
    • plus à l'est, à quatre mètres sous le niveau de la place actuelle, les vestiges d'un tympan et des colonnes jumelées surmontées de chapiteaux décorés attestent la présence de l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste ;
    • quelques vestiges se trouvent englobés dans des habitations particulières, des immeubles, des caves ou des jardins ;
    • depuis la place de la promenade, on peut voir les restes des anciennes fortifications du monastère datant du XVe siècle.
  • Immeuble place du Marchidial (cadastré AP 336). Façade sur rue et toiture (XVIe siècle).
    Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 28 décembre 1984.
  • Maison rue de la Halle (cadastrée AP 337). Vestiges d'une ancienne enceinte, façade sur rue et toiture.
    Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 14 mai 1973.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune de Sauxillanges est adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Achard, « Le prieuré (Sauxillanges) », Le Moniteur d'Issoire, 1939-1940, 121 épisodes.
  • J.-P. Chambon, « L'onomastique du censier interpolé (ca 946) dans la charte de fondation du monastère auvergnat de Sauxillanges », Revue de linguistique romane, t. 68, 2004, p. 105-180.
  • Jean-Claude Fauveau, Le prince Louis cardinal de Rohan-Guéméné ou les diamants du roi, L'Harmattan. 2007.
  • Jean-Claude Fauveau, « Les cinq clefs de Sauxillanges », Patrimoine des Pays de Sauxillanges, no 4, Association Pierre Le Vénérable, 2007.
  • G. Fournier, Le peuplement rural en Basse-Auvergne, PUF, Paris, 1962.
  • J. Lacombat, En Auvergne au pays des volcans, des lacs, des châteaux, des églises. Sauxillanges, site clunisien, Imprimé par l'auteur, Billom, 2004.
  • M. Toulemont, « Sauxillanges », Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, t. LXXXV, no 628,1971, p. 3-68.
  • M. Toulemont, « Le prieuré bénédictin de Sauxillanges », Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, t. LXXXVI, 1973, no 702, p. 125-158.
  • C. Vezon, Les réalités architecturales du bâti du prieuré de Sauxillanges, XIIe siècle-XVe siècle , 3 t, Master 2, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Bourdin, « Les « Jacobins » du Bois de Cros (Clermont-Ferrand, an V) : Chronique d'un massacre annoncé », Annales historiques de la Révolution française, no 308,‎ , p. 256-257 (lire en ligne).
  2. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 23 juin 2014).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .