Manglieu

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Manglieu
Église Saint-Sébastien de Manglieu.
Église Saint-Sébastien de Manglieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Vic-le-Comte
Intercommunalité Mond'Arverne Communauté
Maire
Mandat
Michèle Brousse
2014-2020
Code postal 63270
Code commune 63205
Démographie
Population
municipale
467 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 43″ nord, 3° 21′ 06″ est
Altitude Min. 399 m – Max. 646 m
Superficie 21,09 km2
Localisation

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Manglieu est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Se prononce « Manlieu ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Manglieu possède de nombreux lieux-dits comme le Chat, Montmoy, Tarragnat, la Romandie, Lavaur, Lafarge...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Busséol, Laps, Sallèdes, Pignols, Vic-le-Comte, Yronde-et-Buron, Manglieu

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Manglieu vient du latin Magnus Locus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Marcel Michy   Agriculteur
mars 1989 juin 1995 Gérard Robineau   Directeur informatique
juin 1995 mars 2014 Philippe Juilles   Chef d'entreprise
mars 2014 en cours Mme Michèle Brousse[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 467 habitants, en augmentation de 5,18 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : 2,3 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 174 817 1 124 1 303 1 426 1 676 1 663 1 708 1 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 221 1 436 1 384 1 340 1 313 1 228 1 176 1 112 1 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 021 991 1 012 905 816 755 649 592 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
481 405 384 400 421 411 431 465 467
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mur de séparation du narthex avec la nef.
Porche occidental.
Gallia Christiana raconte la légende d'un prêtre Magnus qui revenant de Rome avec un sachet qu'il avait rempli de la poussière se trouvant autour du tombeau de saint Sébastien, à une époque non précisée, se serait reposé à Manglieu. Quand il décida de reprendre son chemin, il ne put retirer le sachet qu'il avait accroché à la branche d'un arbre. Devant cette impossibilité, il eut la révélation qu'il devait construire en ce lieu une église consacrée à saint Sébastien. Le nom du lieu, Manglieu, viendrait de Magnus locus.
L'église avait reçu en 959 des reliques de saint Sébastien rapportées de Soissons. Elle est placée sous ce vocable à cette date.
Le monastère de Manglieu a été fondé au VIIe siècle par l'évêque de Clermont, saint Genès de Clermont († vers 660 ou 662). Cela en fait une des plus anciennes abbayes de l'Auvergne car des textes la mentionne au IXe siècle.
Certains historiens, comme Mallay dans ses Essais sur les églises du Puy-de-Dôme de 1838, ont écrit que le monastère aurait été pris sous sa protection par Charlemagne, et reconstruit par Louis le Pieux, en 812, alors qu'il était roi d'Aquitaine, ou en 819. Le privilèges de l'abbaye ont été confirmés par le roi Pépin Ier d'Aquitaine en 834. Le monastère aurait subi des destructions au cours d'une invasion normande. L'abbaye a été chef d'ordre jusqu'en 1716, puis est rattachée à l'abbaye de Cluny. Elle est supprimée en 1777.
Arc triomphal avec le chœur et l'abside.
Les cercueils des VIe et XIe siècles.
La grande ancienneté de l'abbaye peut aussi être montrée par la présence dans l'ancienne abbatiale d'un cercueil roman remontant au XIe siècle, mais surtout par les deux plaques tumulaires dont une est richement décorée d'un chrisme que des spécialistes font remonter au commencement du VIe siècle. Cette plaque appartient à l'école d'Aquitaine.
Le chœur à chevet plat est d'un style très simple, préroman. Ce chœur est l'église mérovingienne construite sur un plan presque carré (7,14 m x 7,17 m). Il est ouvert sur la nef par un arc triomphal orné par deux colonnes antiques en marbre cipolin portant des chapiteaux corinthiens en marbre des Pyrénées inspirés de l'antique. On peut voir des exemples semblables datant du VIIe siècle à Jouarre, Poitiers ou Nantes[7]. Le chœur est prolongé à l'est par l'abside arrondie à l'intérieur alors que le mur est plat à l'extérieur. Cette partie de l'église est un des plus vieux bâtiments d'Auvergne que les spécialistes rapprochent de l'église Saint-Genès de Coudes[8].
D'importantes restaurations de l'église sont faites à partir du XIIe siècle. Il en subsiste un narthex avec tribune à l'ouest qui reprend l'architecture qu'on peut voir dans les grandes églises d'Auvergne et s'ouvrant sur la nef centrale par trois arcades en plein cintre, et par deux arcades sur les nefs latérales. Il comprend trois vaisseaux. Le mur occidental de la travée centrale de la tribune est creusé de deux niches cintrées ressemblant à des absidioles. On retrouve à Notre-Dame-du-Port, à la tribune occidentale de Saint-Benoît-sur-Loire et à Romainmoutier.
Le clocher carré surmontant le narthex a été remonté, vers 1610, par l'abbé Guillaume II Montmorin d'après la Gallia Christiana.
La nef a été reconstruite au XVIe siècle au-dessus des murs latéraux romans mais percés de fenêtres gothiques. La Gallia Christiana indique que l'abbé Claude Du Prat restaura l'église, la salle capitulaire et les autres bâtiments monastiques en 1517.Le même texte indique que l'abbé Chazeron a construit le réfectoire en 1550. La disposition de la dernière travée près du chœur, plus courte que les autres, laisse à penser que cette reconstruction n'a pas été terminée et devait entraîner la démolition du chœur.
On trouve aussi un bénitier en marbre quadrilobé et des fonts baptismaux.
Il subsiste quelques éléments du cloître sur le flanc nord de l'abbatiale.
  • Ancienne église paroissiale Notre-Dame : cette église du XVe siècle se trouvant sur la place du village a été vendue à des particuliers à la Révolution. Des éléments de cette église sont encore visibles aujourd'hui, englobés dans une maison particulière. Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1965[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • La commune de Manglieu est adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez.
  • L'église de Manglieu a été choisie par Christophe Barratier comme lieu de tournage pour le film Les Choristes. À noter que tous les éléments religieux ont été enlevés pour le tournage afin de donner une impression de lieu neutre tout en gardant une acoustique parfaite.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Deshoulières, Manglieu, p. 133-143, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Clermont-Ferrand. 1924, Société Française d'Archéologie, Paris, 1925

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Notice no PA00092162, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernard Craplet, Auvergne romane, p. 14, 25, 27, 176, Zodiaque (collection la nuit des temps n°2, 4e édition), La Pierre-qui-Vire
  8. « Ancien sanctuaire de Saint-Genes », notice no PA00092087, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no PA00092163, base Mérimée, ministère français de la Culture.