UBS

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UBS Group SA
logo de UBS
illustration de UBS

Création 1862
Dates clés 1998, fusion de l' Union de banques suisses et de la Société de banque suisse
Forme juridique Société anonyme
Action SWX : UBSG
NYSE : UBS
TSE : 8657
Slogan « Tant que vous ne serez pas satisfait, nous n'aurons pas de répit. »
Siège social Zurich et Bâle
Drapeau de Suisse Suisse
Direction Axel A. Weber (président du conseil d'administration)
Sergio Ermotti (CEO)
Président Axel A. WeberVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Government of Singapore Investment Corporation (7,07 %), BlackRock (4,89 %) et banque centrale de Norvège (3,3 %)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Opérations bancaires
Services financiers
Produits Banque d'investissement
Banque privée
Gestion de fortune
Banque d'entreprise
Capital-investissement
Finance et assurance
Banque de détail
Hypothèque
Carte de crédit
Effectif 59 387 (2016)[2]
Site web UBS.com

Capitalisation en diminution CHF 61,420 milliards (2016)[2]
Fonds propres en diminution CHF 53,723 milliards (2016)[2]
Bilan comptable en diminution CHF 935 milliards (2016)[2]
Résultat net en diminution CHF 3,306 milliards (2016)[2]

UBS est une société de services financiers dont les sièges sont à Bâle et à Zurich, en Suisse. C'est la plus grande banque de gestion de fortune dans le monde[3] avec des actifs investis de 2, 821 milliards de franc suisses en 2016. Ses activités principales sont les activités de banque privée, banque d'investissement et gestion de fortune. En Suisse, elle a également des activités de banque de détail et commerciale pour lesquelles son principal concurrent est le Crédit suisse[4].

Avec une présence dans plus de 50 pays, notamment aux États-Unis avec des sièges sociaux à Manhattan (banque d'investissement), Jersey City, Weehawken (gestion privée), et Stamford (marchés de capitaux)[5], UBS emploie 60 000 personnes. Le montant total de ses actifs s'élève à 935 milliards de francs suisses en 2016. UBS est organisée en six divisions principales constituées du "Corporate Center", plus les cinq divisions commerciales "Wealth Management", "Wealth Management Americas", "Retail & Corporate", "Global Asset Management" et "Investment Bank"[6].

UBS est également le principal partenaire de la Tate Modern[7]. Propriétaire d'une très large collection d'art contemporain, la banque suisse est un acteur majeur de la sphère artistique actuelle[8].

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Succursale d'UBS à Zoug, Suisse

L'UBS résulte de la fusion de l'Union de banques suisses et de la Société de banque suisse du , fusion annoncée dès le . Depuis lors, le terme « UBS » est utilisé comme nom courant de l'entreprise, au même titre que 3M ou BP par exemple. Les deux banques fusionnées avaient acquis dès 1945, et ce jusqu'à la fin du siècle, des entreprises bien connues comme Schroders, Munchmeyer, Hengst & Co, Chase Investors Management Corporation, Phillips & Drew, Interhandel, Eidgenössische Bank, Aargauer Kreditanstalt, Warburg Dillon Read, Brinson Partners, O'Connor & Associates et Basler Handelsbank[9].

L'UBS existe aujourd'hui comme conglomérat de dizaines d'entreprises dont plusieurs ont été fondées au XIXe siècle. Ces entreprises ont finalement fusionné au cours du temps pour former les trois prédécesseurs majeurs de l'UBS : Union de banques suisses, Société de banque suisse et Paine Webber.

Société de banque suisse[modifier | modifier le code]

Banque de Winterthour, fondée en 1862
Banque du Toggenburg, fondée en 1863

Son origine et ses débuts (1854–1945)[modifier | modifier le code]

La Société de banque suisse a été fondée en 1854 quand six banques de gestion de fortune ont créé un consortium nommé Bankverein à Bâle[10]. La date officielle de la création d'UBS est néanmoins en 1862, lorsque la Banque de Winterthur a été créée (UBS a fêté ses 150 ans en 2012)[11]. En 1871, ces six banques ont créé ensemble avec le Frankfurter Bankverein une société anonyme: le Basler Bankverein. En 1886, après la fusion avec le Zürcher Bankverein et l'acquisition de la Basler Depositenbank et Schweizerische Unionbank, le nom a été finalement changé en Schweizerischer Bankverein, en français : Société de banque suisse. La banque a commencé avec une somme initiale de 30 millions et 6 millions de francs suisses en part du capital, mais elle a rapidement eu des problèmes liés à de grandes pertes en Allemagne. Ces pertes ont eu pour effet la suspension de tout dividende jusqu’en 1879. Le nom anglais d’origine était Swiss Bankverein, mais il a été changé en Swiss Bank Corporation (SBC) en 1917.

Disque de parking suisse (début des années 70). Ce disque était un article de publicité de la banque, avec son logo comportant les initial en français et anglais (UBS) et en allemand (SBG).

Voici ci-dessous une illustration des fusions et acquisitions majeures[12]:


Société de banque suisse
(Fusionné en 1998 avec Union de banques suisses)
Société de banque suisse
(fusionné 1897)
Basler & Zürcher Bankverein
(est. 1880)

Basler Bankverein
(est. 1856 comme Bankverein, renommé en 1872)



Zürcher Bankverein
(est. 1889)




Basler Depositenbank
(est. 1882)



Schweiz Unionbank
(est. 1889)




Basler Handelsbank
(est. 1862, acq. 1945)



O'Connor & Associates
(est. 1977, acq. 1992)



Brinson Partners
(est. 1989, acq. 1994)


Warburg Dillon Read
(fusionné 1997 comme filiale de Société de banque suisse)

S. G. Warburg & Co.
(est. 1946, acq. 1995)



Dillon, Read & Co.
(est. 1832, acq. 1997)




St-Gall, 1920
Succursale de Londres, 1900

La SBS a ensuite connu une période de croissance interrompue lors de la première guerre mondiale, pendant laquelle la banque a perdu ses investissements dans un grand nombre de compagnies industrielles. À la fin de 1918, la banque avait récupéré et dépassé 1 milliard de fortune totale et employait 2000 personnes en 1920. L’impact du crash boursier de 1929 et de la grande dépression a été forte, particulièrement dû au fait que le franc suisse a souffert une dévaluation majeure en 1936. La banque a vu sa fortune tomber de 1,6 milliard de francs en 1929 à son niveau de 1918, c’est-à-dire 1 milliard en 1936.


Logo Dillon Read

Dillon, Read & Co., qui a débuté dans les années 1830, était une des sociétés les plus prolifiques de Wall Street dans les années 1920 et 1930 et ce jusqu'aux années 1990. C'était un groupe puissant dans le domaine des fusion-acquisition. Dillon Read était en négociations pour être vendu à ING, qui possédait déjà 25 % des actions de la société, mais les partenaires de Dillon Read craignaient les plans d'intégration de ING. Après son acquisition par la Société de banque suisse, Dillon Read a été unifié avec SBS-Warburg en SBS-Warburg Dillon Read. À la suite de la fusion de SBS avec l'Union de banques suisses, le nom du département a été changé en Warburg Dillon Read. La marque de Dillon Read a été réutilisée pour le fonds spéculatif Dillon Read Capital Management. Ce bureau, situé dans le Equitable Building à New York, a été opérationnel quelques semaines après le début de la guerre[13].

L’après-guerre (1945–1990)[modifier | modifier le code]

Ancienne "Swiss Bank Tower" au 623 de la cinquième avenue à Manhattan à New York City, ouverte en 1990.

En 1945, la SBS a acquis la Basler Handelsbank (Commercial Bank of Basel) qui, bien qu'étant l’une des plus grandes banques de Suisse, était en faillite à la fin de la guerre. La SBC est restée parmi l’un des souscripteurs de dettes principaux du gouvernement suisse pendant l’après-guerre. La SBS qui avait, au début les années 1950, 31 succursales en Suisse et trois à l’étranger, a plus que doublé sa fortune de la fin de la guerre pour atteindre 4 milliards de francs suisses à la fin des années 1950, et l’a doublée encore au milieu des années 1960, dépassant 10 milliards en 1965. En 1961, la SBS a acquis la Banque populaire valaisanne, basée à Sion en Suisse, et la Banque populaire de Sierre[14]. La banque a ouvert une succursale complète à Tokyo en 1970. En 1992, la SBS acquiert O'Connor & Associates, une entreprise basée à Chicago qui gère des options et qui est l’une des plus grandes sur le marché dans les échanges financiers des options aux États-Unis. Les activités de O'Connor ont été combinées avec les activités de la SBS de marché monétaire et du capital pour former un marché global du capital. En 1994, la SBS acquiert pour 750 millions de dollars Brinson Partners, une entreprise de gestion de fonds qui fournit un accès au marché global pour les institutions américaines[15]. À la suite de l’acquisition, son fondateur Gary P. Brinson dirige la gestion de fortune pour la SBS et plus tard lorsque la SBS est intégrée à l’UBS, il est nommé directeur de la banque d’investissement et de la gestion de fortune mondiale d’UBS. L’acquisition de S.G. Warburg & Co, une banque d’investissement britannique en 1995 pour le prix de 1,4 milliards de dollars, a signifié une poussée majeure dans la banque d’investissement. S.G. Warburg & Co avait déjà établi une réputation de banque téméraire et elle était devenue une des banques d’investissement les plus respectées de Londres[16]. Cependant, un développement de Warburg aux États-Unis s’était avéré couteux et une tentative en 1994 de fusion avec Morgan Stanley avait échoué[17]. La SBS a fusionné l’entreprise avec sa propre banque d’investissement pour créer la SBS Warburg[18].

Union de banques suisses[modifier | modifier le code]

Son origine et ses débuts (1854–1945)[modifier | modifier le code]

Union de banques suisses, une des deux banques à l’origine de UBS, à Bâle vers 1920[19]

L'Union de banques suisses, en allemand: Schweizerische Bankgesellschaft, créée par une fusion en 1912, avait ses racines avec la Bank in Winterthur (fondé en 1862, spécialisée dans le financement industriel) et la Toggenburger Bank (fondée en 1863, caisse d'épargne)[20]. La banque de Winterthour fondée en 1862 avec un capital initial de CHF 5 million, s’est concentrée sur le financement des industries et autres compagnies[21], et a fortement profité de ses connexions ferroviaires et de grands entrepôts pendant la guerre civile américaine, alors que le prix du coton avait augmenté fortement[22]. Initialement, le nom en anglais était traduit par Swiss Banking Association, mais il a été changé en Union Bank of Switzerland pour obtenir la même abréviation qu'en français: UBS. La banque dans son ensemble représentait une fortune totale de 202 millions de francs suisses et un total de part d’actionnaire de 46 millions de francs suisses. En 1917, UBS a terminé la construction de son nouveau siège social et elle a emménagé dans le nouveau siège principal dans la Bahnhofstrasse à Zurich, considérée comme étant le Wall Street de la Suisse. En 1923, des filiales étaient établies dans toute la Suisse.

Annonce de la fusion (des banques de Winterthur et de Toggenburg)

Voici ci-dessous une illustration des fusions et acquisitions majeures:


Union de banques suisses
(Fusionné en 1998 avec Société de banque suisse)
Union de banques suisses
(fusionné 1912)

Bank in Winterthur
(est. 1862)



Toggenburger Bank
(est. 1863)



Aargauische Kreditanstalt
(fusionné 1915, acq. 1919)

Aargauische Kreditanstalt
(est. 1872)



Bank in Baden
(est. 1863)




Eidgenössische Bank
(est. 1863, acq. 1945)



Interhandel
(est. 1928, acq. 1967)



Phillips & Drew
(est. 1895 comme G.A. Phillips & Co., acq. 1986)



Chase Investors Management Corporation
(est. 1972 comme filiale)


Schroder, Munchmeyer, Hengst & Co.
(fusionné 1969, acq. 1997)

Schröder Brothers & Co.
(est. 1846)



Münchmeyer & Co.
(est. 1855)



Frederick Hengst & Co.




Siège principal d'UBS à Zurich, Suisse, Bahnhofstrasse 45, montrant le logo actuel qui combine les lettres d’UBS avec le symbole des trois clefs.

La Grande Dépression et les deux guerres mondiales ont été une période difficile pour les deux banques. Elles ont survécu aussi grâce aux affaires avec l'État suisse car il n'y avait pas beaucoup d'investissements privés. En 1937, Warja Honegger-Lavater a créé pour la Société de banque suisse le logotype avec les trois clés et celui-ci est toujours le logo de l'UBS aujourd'hui. En 1939, les deux banques comme d'autres banques suisses ont vécu de l'afflux de beaucoup d'argent privé des pays impliqués dans la guerre. La Société de banque suisse a ouvert dans la même année une filiale à New York comme mesure de précaution pour sauver les fortunes de ses clients en cas d'invasion de la Suisse par l'Allemagne[23]. Bien que la banque ait souffert après la première guerre mondiale et la Grande Dépression, elle a été en mesure de faire plusieurs petites acquisitions. En 1937, elle a établi Intrag AG, un gestionnaire de fortune responsable de fonds (ex : fonds mutuels).

L'après-guerre (1945–1990)[modifier | modifier le code]

Peu après la fin de la deuxième guerre mondiale, l’Union de banques suisses finalisa l’acquisition de la « Eidgenössische Bank », une grande banque basée à Zurich qui était devenue insolvable. À la suite de cette fusion, l’Union de banques suisses a dépassé le milliard de francs de fortune et a déplacé son siège social à Zurich. UBS a ouvert des succursales et acquis une série d’autres banques les années suivantes, allant de 31 bureaux en 1950 à 81 bureaux au début des années 1960.

En 1960, l’Union de banques suisses a acquis 80 % des parts de Argor SA, une raffinerie de métal précieux fondée en 1951 dans le canton du Tessin. En 1973, la banque a augmenté ses parts à 100 % bien que sa propriété ait finalement été vendue entre 1986 et 1999 à Argor-Heraeus SA. UBS continue à produire des lingots d’or auprès de Argor-Heraeus, particulièrement connu pour la technologie holographique unique qu’il utilise pour fournir une protection accrue contre les contrefaçons de lingot d’or[24].

En 1962, l’Union de banque suisse a atteint une fortune de 6,96 milliards de francs suisses, passant devant la Société de banque suisse pour devenir la plus grande banque de Suisse[25]. Sa croissance rapide a été ponctuée en 1967 par l’acquisition de Interhandel (Industrie- und Handelsbeteiligungen AG, la société successeur de I.G. Chemie), qui a fait de UBS une des banques les plus puissantes en Europe. Interhandel s'était enrichi quand une action en justice concernant la GAF Materials Corporation, une société connue précédemment comme General Aniline & Film et saisie pendant la guerre par le gouvernement américain, a été résolu en 1963[26],[27].

Dans les années 1980, l’Union de banque suisse a établi sa position dominante en tant que fournisseur de eurobonds. À la suite de deux acquisitions majeurs en 1986 (Phillips & Drew et Deutsche Länderbank), UBS a fait sa première acquisition aux États-Unis en 1991 avec Chase Investors Management Corporation, la division Asset Management de Chase Manhattan Bank. Au moment de son acquisition, cette société gérait plus de 30 milliards de dollars de fortune[28].

Après 1990[modifier | modifier le code]

Bâtiment de Schröder, Münchmeyer, Hengst & Co. utilisé comme succursale d’UBS à Offenbach-am-Main

Fusion de l'Union des Banques Suisses et de la Société de Banque Suisse[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1990, l'Union de Banque Suisse a essuyé des critiques de la part d'actionnaires dissidents, qui ont disputé sa gestion prudente et la baisse du rendement des capitaux propres[29]. Elle était la plus conservatrice des trois plus grandes banques suisses, incluant la Société de banque suisse et le Crédit suisse (Schweizerische Kreditanstalt), et elle mettait l'accent sur la banque de détail, la gestion de fortune et l'assurance-vie. En 1993, l'Union de Banques Suisse a voulu acquérir la Schweizerische Volksbank, la quatrième plus grande banque de Suisse, mais c'est le Crédit suisse qui l'a absorbée, devenant ainsi la plus grande banque suisse, et ce jusqu'à la fusion de l'Union de banques suisses avec la Société de banque suisse en 1998.

Martin Ebner, par le biais de sa sicaf d'investissement BK Vision, est devenu le premier actionnaire de l'Union de Banque Suisse et a tenté de forcer une restructuration majeure des activités de la banque[30]. Cherchant à tirer parti de la situation, Credit Suisse a approché l’Union de Banque Suisse au sujet d'une fusion, qui aurait créé la deuxième plus grande banque du monde en 1996[31]. La direction et le conseil d'administration de l'Union de Banque Suisse ont unanimement rejeté le projet de fusion[32]. Ebner, qui soutenait l'idée d'une fusion, a mené une révolte d'actionnaires qui a abouti au remplacement du président de l'Union de Banque Suisse, Robert Studer, par Mathis Cabiallavetta, l'un des architectes clés de la fusion avec Société de Banques Suisses[33],[34].

Le 8 décembre 1997, l'Union de Banque Suisse et la Société de Banques Suisses ont annoncé une fusion totale des actions. Au moment de la fusion, l’Union de Banque Suisse et la Société de Banques Suisses étaient respectivement les deuxième et troisième plus grandes banques de Suisse[35]. Les discussions entre les deux banques avaient commencé plusieurs mois auparavant, moins d'un an après le rejet des offres de fusion de Credit Suisse[36].

La fusion a abouti à la création d'UBS AG, une nouvelle grande banque avec un actif total de plus de 590 milliards de dollars US.[37]

Egalement appelée la "Nouvelle UBS" pour se distinguer de l'ancienne Union de Banque Suisse, la banque combinée est devenue à l'époque la deuxième plus grande banque du monde, derrière la Banque de Tokyo-Mitsubishi. En outre, la fusion a permis de regrouper les différentes activités de gestion d'actifs des banques pour créer le plus grand gestionnaire de fonds au monde, avec environ 910 milliards de dollars américains. A l'origine, la nouvelle entité devait s'appeler United Bank of Switzerland, mais en prévision d'un problème avec United Bank Switzerland, a opté pour UBS.

La fusion, qui a été présentée comme une fusion d'égal à égal, a eu pour conséquence que les actionnaires de l'Union de Banque Suisse ont reçu 60 % des actions ordinaires de la société issue du regroupement et les actionnaires de la Société de Banques Suisses ont reçu les 40 % restants des actions ordinaires de la banque. Mathis Cabiallavetta devient président de la nouvelle banque et Marcel Ospel est nommé chef de la direction[37].

Avant la fusion, la Société de Banques Suisses était considérée comme plus avancée que l'Union de Banque Suisse dans le développement de ses activités internationales de banque d'investissement, en particulier dans les activités de conseil sur marge, où Warburg Dillon Read était considérée comme la plate-forme la plus établie[38],[39].

L'Union de Banque Suisse avait des activités bancaires de détail et commerciales plus solides en Suisse, tandis que les deux banques disposaient de solides capacités de gestion d'actifs[37]. Après la réalisation de la fusion, il a été supposé qu'une série de pertes subies par UBS sur ses positions dérivé d'actions à la fin de 1997 a contribué à pousser les dirigeants d'UBS à réaliser la fusion[40],[41].

L'échec de Long Term Capital Management (LTCM)[modifier | modifier le code]

La même année, elle est la principale victime de la quasi-faillite du hedge fund américain Long Term Capital Management dont elle doit enregistrer les trois-quart des pertes[42],[43],[44]. À cette époque, la banque s'est enrichie d'une grande partie de la rente pétrolière qu'elle traite[45]. Long Term Capital Management était un fonds de couverture américain utilisé pour des stratégies de négociation telles que l'arbitrage sur le revenu fixe, l'arbitrage statistique et le négoce de paires de paires, combiné à un effet de levier élevé. Son effondrement en 1998 a entraîné un sauvetage par les grandes banques et sociétés d'investissement et entraîné des pertes massives pour UBS à un moment où elle avait fusionné avec la société deBanque Suisse[46],[47]. However, UBS involvement with LTCM pre-dated the merger.

UBS avait initialement hésité à investir dans LTCM, refusant un investissement en 1994 et, de nouveau, peu après. UBS, qui était critiquée pour son modèle d'affaires conservateur, cherchait des moyens de rattraper ses principaux concurrents suisses et considérait LTCM comme le type de client susceptible d'accélérer la croissance de la banque. En 1997, UBS a conclu un accord de financement avec LTCM, et le fonds de couverture est rapidement devenu le plus gros client de la banque, générant des commissions de 15 millions de dollars US pour UBS.[48] L'Union de Banque Suisse a vendu à LTCM une option de style européenne (option call) d'une durée de 7 ans sur 1 million d'actions de LTCM, évaluée à environ 800 millions de dollars US. Elle a couvert cette option en achetant une participation de 800 millions $ US dans LTCM et a investi 300 millions $ US supplémentaires dans le fonds de couverture[49]. Initialement destinée à fournir à UBS un flux de revenus régulier, UBS a plutôt subi des pertes importantes lors de l'effondrement du hedge fund. Suite à la fusion, les dirigeants de la Société de Banques Suisses ont été surpris de découvrir l'exposition massive à LTCM chez UBS. En fin de compte, UBS n'a pas été en mesure de vendre ou de couvrir sa participation dans LTCM, sa valeur ayant baissé à l'été 1998.

En novembre 1998, les pertes d'UBS résultant de son exposition à LTCM étaient estimées à environ CHF 790 millions[50]. L'UBS s'avérerait le plus grand perdant dans l'effondrement de LTCM, annulant finalement 950 millions de francs suisses[51]. La Federal Reserve Bank of New York a organisé un bailout de 3,625 milliards de dollars américains par le Fonds de couverture des principaux créanciers afin d'éviter un effondrement plus large de la LTCM.[52] UBS a contribué à hauteur de 300 millions de dollars US à l'effort de sauvetage, qui serait largement récupéré[53]. Suite à l'effondrement du LTCM, Mathis Cabiallavetta a démissionné de son poste de président du conseil d'administration d'UBS, avec trois autres membres de la direction. Suite à son engagement auprès de LTCM, UBS a publié une déclaration : "Compte tenu de l'évolution des marchés financiers internationaux, UBS se concentrera à l'avenir de manière encore plus intensive sur les secteurs d'activité susceptibles de générer des bénéfices durables avec un niveau de risque justifiable."[47] Dans les années suivantes et en rivalité avec le Crédit suisse, elle poursuit une course à la taille dont les conséquences dangereuses se révèleront rapidement[54].

Les années 2000[modifier | modifier le code]

William Alfred Paine (1855-1929) fondateur de Paine & Webber (Paine Webber) ca. 1880

Le , elle fait l'acquisition du groupe américain Paine Webber, devenant ainsi temporairement la plus grande banque privée mondiale [55]. Le début des années 2000, après le krach boursier de 2001-2002 qui sanctionne la fin de la bulle Internet et celle sur les télécoms, marque le début de sérieuses difficultés. UBS est tout d'abord l'une des dix grandes banques d'investissement à avoir signé un compromis à 1,4 milliard de dollars sur la question de l'indépendance de l'analyse financière, via l'accord amiable d'avril 2003, avec la SEC et [56] l'association des courtiers américains.

Logo de Paine Webber.
Paine Webber
Paine Webber
(consolidé 3 filiales en 1984; fusionné en 2000 avec UBS)
Paine, Webber, Jackson & Curtis
(fusionné 1942)

Paine & Webber
(est. 1880)



Jackson & Curtis
(est. 1879)




Mitchell Hutchins
(est. 1938, acq. 1975)


Blyth, Eastman Dillon & Co.
(fusionné 1972, acq. 1979)

Blyth & Co.
est. 1914 as Blyth, Witter & Co.


Eastman Dillon Union Securities & Co.
(fusionné 1956)

Union Securities
est. 1939 comme filialisation
from J. & W. Seligman & Co.



Eastman Dillon & Co.
(est. 1912)





Kidder, Peabody & Co.
(est. 1864, acq. 1995)



J.C. Bradford & Co.
(est. 1928, acq. 2000)



Le UBS achète le Banco Pactual au Brésil[57]. En septembre 2006, il revend l'équipementier Dapta (Thiers), détenu par sa filiale Eurodec Industries, au fonds d'investissement Green Recovery et à l'Allemand Leiptod. Cent salariés sur les 400 du site de Thiers étaient menacés de licenciement collectif[58].

UBS WMA Headquarters à Lincoln Harbor à Weehawken, NJ

UBS employait plus de 83 000 personnes en 2007[59]. Le montant total des actifs sous gestion s'élevait à 2 652 milliards de francs suisses pour une capitalisation boursière de 156 milliards de CHF au 9 janvier 2007 (48 milliards de CHF mi-septembre 2008) et des fonds propres de 40 milliards.

En , refinancée dans l'urgence à des conditions de « détresse » après des pertes dans la crise des subprimes, la banque annonce une perte pour la première fois de son histoire [60],[61].

Banque Julius Bär, Succursale à Frankfurt-am-Main

Particulièrement affectée par la crise des subprimes, l'UBS a enregistré des sorties nettes de 226 milliards de CHF et une perte de 19,697 milliards de CHF en 2008. Elle a été recapitalisée[62] trois fois à hauteur de 6 milliards de CHF et la BNS lui a racheté des actifs toxiques pour 39,1 milliards de dollars au cours de la même période[63]. En novembre 2013, UBS rachète Stabfund, la "bad bank" créée à partir de certains actifs d'UBS pendant la crise, pour 3,762 milliards de dollars[64]. Après 5 ans, le gouvernement fédéral et la Banque nationale suisse réalisent des bénéfices de plusieurs milliards de dollars avec la sauvetage de l'UBS en 2008. Les contribuables et l'économie ne sont pas affectés. Oswald Grübel, l'ancien patron de l'UBS qualifie le plan de sauvetage même comme « la meilleure opération commerciale jamais réalisée par la banque nationale »[65].

En 2009, le nom de la banque est associée à l'affaire Madoff[66]. L'UBS annonce en avril 2009 qu'elle va vendre une partie de ses services financiers au Brésil, UBS Pactual, après seulement trois années, à BTG Investments pour USD 2,5 milliards, augmentant le ratio Tier 1 des fonds propres d'environ 0,6 pourcent, et calmant les rumeurs d'une nouvelle augmentation de capital [67]. Le directeur de la division Investment Banking, Jerker Johansson, démissionne. La banque annonce aussi qu'elle réduit le nombre d'employés et que la majorité des primes pour le management sera payée seulement après trois ans sous la forme d'options sur actions[68]. En juillet 2009, UBS fait l'objet d'une poursuite judiciaire de la part du gouvernement des États-Unis, car UBS refuse de révéler le nom de 52 000 clients américains[69],[70]. À la fin de juillet 2009, UBS et le fisc américain sont parvenus à une entente sur le litige qui les opposaient[71]. En même temps les sorties nettes de capitaux se hissent de 14.9 à CHF 39.4 milliards au deuxième trimestre 2009. L'UBS annonce le remplacement du directeur général Marcel Rohner par Oswald Grübel fin février, et le président du conseil d'administration, Peter Kurer, quitte la banque mi-avril pour être remplacé par l'ancien conseiller fédéral Kaspar Villiger[72].

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

En 2012, UBS annonce la suppression d'environ 10 000 employés soit près de 1 salarié sur 6. L'entreprise passer de 63 500 employés en 2012 à 54 000 en 2015[73]. En même temps, l'UBS est devenu la banque de gestion de fortune la plus grande du monde [74]. En 2015, elle s'apprête à s'étendre en Asie et à s'installer en Chine à Shanghai[75].

Le 14 juin 2015, la banque s’adapte aux exigences réglementaires touchant l’ensemble du secteur bancaire et prend le nom de UBS Switzerland AG[76]. Dès 2015, la banque a annoncé une réorganisation de mi-2015 jusqu'au début de 2016 [77] qui devrait lui permettre d'atteindre les nouvelles normes réglementaires dans le délai prévu de quatre ans[78]. Pour maintenir le cap, elle a prévu un gel des salaires temporaire [79] et a effectué des rachats de capital[80]. Bien qu’elle remplisse déjà les exigences des règles TBTF2 et de Bâle III, la BNS encourage encore en 2017 UBS et les autres banques à améliorer leur solvabilité[81].

Après un bilan positif fin 2015[82], l’UBS prévoit une baisse de sa croissance essentiellement liée à l’état de l’économie mondiale[83],[84],[85]. L’indicateur UBS de la consommation a augmenté au premier trimestre 2016. Celui-ci est calculé pour indiquer l’évolution de la consommation des ménages en Suisse, qui représente près de la moitié du PIB suisse[86]. Après le premier trimestre 2016, les actionnaires ne sont toujours pas satisfaits[87]. D’après le rapport annuel 2016, UBS Group Funding (Switzerland) AG - filiale directe à 100 % d'UBS Group AG - a été fondée cette même année dans le but d'émettre des instruments de fonds propres de base supplémentaires qui absorbent à l'avenir les pertes et les titres de créance non garantis non subordonnés. Les exigences réglementaires et d'autres développements externes, y compris la sortie attendue du Royaume-Uni de l'UE (Brexit)pourraient entraîner d'autres changements dans la structure juridique du Groupe, tels que le transfert des filiales opérationnelles d'UBS AG aux filiales directes d'UBS Group AG, la consolidation des filiales opérationnelles dans l'UE et les ajustements liés à la localisation des produits et services. Ces changements structurels seront discutés avec l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers et d'autres autorités de régulation.

UBS a reçu l'ordre par l’Administration fédérale des contributions de transmettre à la France des informations sur certains clients, à la suite d'une requête d’assistance administrative internationale dans le domaine des impôts [88], non sans un certain désaccord du CEO de UBS[89]. Cette requête correspond aux nouvelles obligations, à partir du 1er janvier 2017 en Suisse, de transférer automatiquement les données pertinentes des clients entre les états tous les ans. Trois nouveaux témoignages sont sortis cette année sur les affaires : ceux de Georges Blum (directeur général, puis président de l’ancienne SBS), de Raoul Weil (ancien patron de la gestion de fortune) et de Bradley Birkenfeld (gérant de fortune)[90]. UBS reste prudente pour 2017[91]. Elle ouvre une nouvelle filière à Frankfort en décembre 2016[92],[93]. La banque investit aussi dans les pays émergents[94]. UBS Group AG (SIX: UBSG) et Northern Trust Corporation (Nasdaq: NTRS) annoncent le 20 février 2017 que UBS AG a conclu une entente pour que Northern Trust acquière les unités de service d'administration de fonds d'UBS Asset Management au Luxembourg et en Suisse. Northern Trust a opéré au Luxembourg depuis 2004 et la transaction fera de Northern Trust un fournisseur de services d'actifs de premier rang en termes d'actifs sous administration. Au 31 décembre 2016, Northern Trust détenait des actifs sous la garde de 6,7 billions de dollars américains et des actifs sous gestion de 942 milliards de dollars américains[95],[96],[97].

Chiffres[modifier | modifier le code]

L'UBS est présente dans la plupart des centres financiers mondiaux, avec des bureaux dans 50 pays différents. Selon le site web de la compagnie, le nombre d'employés en date du s'élevait à 60 088, dont 36 % travaillent en Suisse, 35 % en Amérique, 17 % en Europe/Proche-Orient/Afrique et 12 % dans la zone Asie-Pacifique[98].

Ancien bureau de la banque d’investissement à Stamford dans le Connecticut. Mesurant environ deux terrains de football américain, c’était la plus grande salle de trading sans colonne du monde.

Son ancien centre d'opérations boursières à Stamford détient le record dans le Livre Guinness des records du plus grand trading floor au monde. Large comme deux terrains de football américain (9 600 mètres carrés), il peut accueillir jusqu'à 1 400 traders.

Au premier trimestre 2015 (janvier à mars), la banque a effectué un bénéfice net de 1,98 milliard de francs[99]. La gestion de fortune (Wealth Management) a dégagé un résultat avant impôts de 951 millions (+ 47 % par rapport au quatrième trimestre 2014). La banque d’affaires a fait un bénéfice avant impôts de 774 millions.

Le cours des actions de UBS a fortement changé ces 10 dernières années avec un maximum à près de 80 Fr en 2007 et un minimum à moins de 10 Fr en 2009. En 2015, l’action se maintient autour de 20 Fr[100]. En 2016, son action a oscillé entre 12 et 18 CHF. UBS se positionne 54e dans le classement Forbes des "Global 2000" le plus récent des plus grandes compagnies du monde[101]. Malgré cela, ses résultats de 2016 sont mitigés [102].

En 2008 lors de la crise des subprimes, GIC Private Limited a investi 11 milliards de CHF à UBS pour l’aider à se renflouer. UBS déclare en début d'année 2016 que l'augmentation de l'immigration serait bénéfique pour l'économie suisse[103].

Résultats du groupe au 31 Décembre 2016[modifier | modifier le code]

  • Résultat opérationnel 28,320 million CHF
  • Charges d'exploitation 24,230 million CHF
  • Bénéfice / (perte) d'exploitation avant impôts 4,090 million CHF
  • Résultat net (perte) attribuable aux actionnaires 3,204 million CHF
  • Résultat dilué par action (CHF) 0,84 million CHF
  • Rendement des capitaux propres (%) 6,9 millions CHF
  • Rendement des actifs, brut (%) 3,0 millions CHF
  • Ratio coût / bénéfice (%) 85,4 millions CHF
  • Croissance du bénéfice net (%) (48,3) million CHF
  • Nouvelle croissance monétaire nette pour les entreprises combinées de gestion de patrimoine (%) 2,1 millions CHF
  • Ratio du capital de premier rang de l'équité commune (totalement appliqué,%) 13,8 million, CHF
  • Ratio de levier des préoccupations (phase-in,%) 6,4 millions CHF

Formation[modifier | modifier le code]

L’UBS offre chaque année plus de 300 places pour les apprenti(e)s et les stagiaires en Suisse et jusqu’en 2009, 90 % de ces apprenti(e)s étaient embauché(e)s. Ce chiffre a été réduit à 50 % depuis. À côté de cela, un programme interne de promotion des diplômé(e)s hautement qualifié(e)s a été mis en place et de nouveaux contrats de travail de 9 mois ont été introduits[104]. De plus, il existe au niveau mondial un programme de promotion des talents pour les meilleurs diplômé(e)s.

Direction[modifier | modifier le code]

Le président Marcel Ospel ne se re-présente pas pour les élections lors de l’assemblée générale des actionnaires du 23 avril 2008 à la suite de la crise des subprimes. Peter Kurer, qui était conseiller général, lui a succédé.

Marcel Rohner, numéro deux du groupe, quitte l'UBS fin à la suite des déboires d'UBS avec le fisc américain. Oswald Grübel, ancien dirigeant du Crédit suisse, l'a remplacé. L’ancien président de la Deutsche Bundesbank Axel A. Weber a été nominé mi-2011 pour les élections de l’assemblée générale du conseil en 2012 et devait être élu président du conseil après le départ en retraite de Villiger en 2013[105],[106]. Cependant, en mai 2012, Villiger et un autre membre du conseil Bruno Gehrig ont démissionné[107].

Peter Kurer quitte le groupe le 4 mars 2009. Kaspar Villiger, ancien conseiller fédéral suisse chargé des finances, sera nommé pour lui succéder le 15 avril 2009[108]. Le 1er avril 2009, Grübel a engagé Ulrich Körner dans le nouveau rôle de Chief Operating Officer (COO) et CEO du siège social. La tâche principale de Körner était de réduire les coûts administratifs et augmenter les profits[109].

Oswald Grübel démissionne le 24 septembre 2011, à la suite de l'affaire concernant les opérations de négoce non autorisées lors desquelles la banque a perdu 2,3 milliards de francs suisses. Sergio Ermotti est nommé CEO en novembre 2011[110]. Deux nouveaux administrateurs vont être proposés en mai 2016 lors de l’assemblée générale: Dieter Wemmer, et Robert Scully[111]. Des changements dans la direction ont été annoncés, avec Martin Blessing qui remplacera Lukas Gähwiler en tant que président d’UBS Suisse à partir du 1er septembre 2016 tandis que ce dernier occupera la fonction de président (Chairman) de la région Suisse[112].

Membres des conseils[modifier | modifier le code]

Le Board of Directors est l'organe de la compagnie qui a la responsabilité finale pour la stratégie, la gestion, la nomination et le contrôle du Group Executive Board[113]. Le Group Executive Board est l'organe exécutif de la compagnie. Après quelques nouvelles nominations en 2016[114],[115], ses membres sont :
  • Axel Weber (Président du conseil / Président du comité de culture d’entreprise et responsabilité / Président du comité de gouvernance et nomination depuis 2014 « Chairman of the Board of Directors / Chairperson of the Corporate Culture and Responsibility Committee / Chairperson of the Governance and Nominating Committee »
  • Michel Demaré (Vice-président / Membre du comité d’audit / Membre du comité des compensations / Membre du comité de culture d’entreprise et responsabilité depuis 2014 « Independent Vice Chairman / member of the Audit Committee / member of the Compensation Committee / member of the Governance and Nominating Committee »
  • David Sidwell (Directeur indépendant / Président du comité de gestion des risques / Membre du comité de gouvernance et nomination depuis 2014 « Senior Independent Director / Chairperson of the Risk Committee / member of the Governance and Nominating Committee »
  • Reto Francioni (Membre du comité des compensations / Membre du comité de culture d’entreprise et responsabilité / Membre du comité de gestion des risques depuis 2014 « Member of the Compensation Committee / member of the Corporate Culture and Responsibility Committee / member of the Risk Committee »)
  • Ann F. Godbehere (Présidente du comité des compensations / Membre du comité d’audit depuis 2014 « Chairperson of the Compensation Committee / member of the Audit Committee »)
  • William G. Parrett (Président du comité d’audit / Membre du comité des compensations / Membre du comité de culture d’entreprise et responsabilité depuis 2014 « Chairperson of the Audit Committee / member of the Compensation Committee / member of the Corporate Culture and Responsibility Committee »)
  • Julie G. Richardson (Membre du comité de gestion des risques depuis 2017 “Member of the Risk Committee”)
  • Isabelle Romy (Membre du comité d’audit / Membre du comité de gouvernance et nomination depuis 2014 «  Member of the Audit Committee / member of the Governance and Nominating Committee »)
  • Robert W. Scully (Membre du comité de gestion des risques depuis 2016 “Member of the Risk Committee”)
  • Beatrice Weder di Mauro (Membre du comité d’audit / Membre du comité de culure d’entreprise et responsabilité depuis 2014 «  Member of the Audit Committee / member of the Corporate Culture and Responsibility Committee »)
  • Dieter Wemmer (Membre du comité de gestion des risques depuis 2016 “Member of the Risk Committee”)
  • Markus Baumann (Secrétaire du groupe depuis 2017 “Group Company Secretary”)
  • Sergio Ermotti (Group Chief Executive Officer depuis 2014)
  • Martin Blessing (President Personal & Corporate Banking and President UBS Switzerland depuis 2016)
  • Markus U. Diethelm (Group General Counsel depuis 2014)
  • Ulrich Körner (CEO Global Asset Management & CEO of UBS Group Europe, Middle East and Africa depuis 2014)
  • Christian Bluhm (Group Chief Risk Officer depuis 2016)
  • Axel P. Lehmann (Group Chief Operating Officer depuis 2016)
  • Tom Naratil (CEO Wealth Management Americas et CEO UBS Group Americas depuis 2014)
  • Kirt Gardner (Group Chief Financial Officer depuis 2016)
  • Andrea Orcel (CEO Investment Bank depuis 2014)
  • Kathryn Shih (CEO UBS Group Asia Pacific depuis 2016)
  • Jürg Zeltner (CEO UBS Wealth Management depuis 2014)
  • Sabine Keller-Busse (Group Head Human Resources depuis 2016)

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Les actionnaires les plus importants d'UBS étaient en 2014 : GIC Private Limited, BlackRock et Norges Bank avec respectivement 7,07 %, 4,89 % et 3,30 % des capitaux totaux d’actions. En 2008, pendant la crise des subprimes, GIC Private Limited a investi 11 milliards de francs suisses dans UBS pour lui éviter la faillite, devenant ainsi son actionnaire le plus important. Les actionnaires les plus importants de l'UBS étaient, à la date du 31 décembre 2015, Chase Nominees LTD, London (9,14 % du capital total), GIC Private Limited, Singapore (6,38 %), DTC (Cede & Co.), New York (6,14 %) et Nortrust Nominees Ltd, London (3,6 %). Les plus grand actionnaires de UBS group le 31 mars 2017 sont[116]:

Nom de l’actionnaire Nombre d’actions Pourcentage
UBS Securities LLC 143,792,090 3.94
Norges Bank Investment Management 127,802,811 3.44
Capital Research Global Investors 109,253,107 2.94
Credit Suisse First Boston 90,648,178 2.44
The Vanguard Group, Inc. 78,500,207 2.11
UBS Asset Management, Basel and Zurich 45,313,917 1.22
Artisan Partners LP 44,564,546 1.21
BlackRock Fund Advisors 43,925,565 1.21
Dodge & Cox 43,113,727 1.16
Credit Suisse AG 41,928,994 1.13
Fisher Asset Management, LLC 37,527,776 1.01
Harbor Capital Advisors Inc. 34,595,474 0.93
FMR, LLC 34,230,145 0.92
Zurcher Kantonalbank 33,072,391 0.89
Wellington Management Company 32,689,266 0.88
Deutsche Bank Asset Management 19,457,644 0.53
Allianz Global Investors 17,687,181 0.48
Goldman Sachs Asset Management, L.P. 16,087,210 0.44
Schroder Investment Management 15,988,129 0.43

Personnalités de UBS[modifier | modifier le code]

UBS a employé de nombreuses personnalités qui ont occupé des postes importants dans les diverses institutions de leurs pays ou internationales.

Marcel Ospel

Marcel L. Ospel, né le 8 février 1950 à Bâle, fut le Président du Conseil d'administration (chairman) d'UBS AG d'avril 2001 au 23 avril 2008. Son successeur est Peter Kurer[117]. Sa direction à la tête de la banque est caractérisée par une course à la taille dont les effets se révèleront lors de la crise des subprimes.

Marcel Rohner

Marcel Rohner, né le 4 septembre 1964, est un manager financier suisse. Il a été à directeur de l'UBS entre le 6 juillet 2007[118],[119] et le 26 février 2009[120].

Peter Kurer

Peter Kurer (né le 28 juin 1949) est le CEO d'UBS entre le 23 avril 2008 et 2009 Il succède à Marcel Ospel[121]. Juriste et docteur en droit de formation, Kurer appartient depuis 2002 au directoire de la banque. Avant d'être engagé à l'UBS en mai 2001 en tant que directeur des affaires juridiques, il était avocat au sein de Swissair.

Oswald Grübel

Article détaillé : Oswald Grübel.

Oswald J. Grübel, né le en Allemagne, est un manager financier. Il a été à la direction de la banque suisse UBS dont il a démissionné le 24 septembre 2011.

Kaspar Villiger

Article détaillé : Kaspar Villiger.

Kaspar Villiger, né le à Pfeffikon (Lucerne), est un homme politique et un industriel suisse (cigares Villiger Söhne AG – Lucerne), membre du Parti radical-démocratique. Il fut conseiller fédéral de 1989 à 2003, et président du conseil d'administration de UBS de 2009 à 2012.

Axel Weber

Article détaillé : Axel Weber.

Axel Alfred Weber, né le 8 mars 1957 à Kusel, est un économiste allemand, président du conseil de surveillance de l'UBS depuis le 12 mai 2012[122]. Il a été président de la Deutsche Bundesbank, la banque centrale allemande, du 30 avril 2004 au 1er mai 2011.

Sergio Ermotti

Article détaillé : Sergio Ermotti.

Sergio P. Ermotti, né le à Lugano, est un banquier suisse, nommé président de la direction générale d'UBS AG le 15 novembre 2011.

Divisions[modifier | modifier le code]

UBS est organisée en 7 divisions principales[123] :

Wealth Management Wealth Management Americas Retail & Corporate Global Asset Management Investment Bank Corporate Center UBS Europe SA

Juridiquement, UBS a créé en 2014 une nouvelle holding nommée UBS Group SA qui possède toutes les actions de l'UBS SA[129]. Les actions de l'UBS Group SA remplacent ainsi celles de l'UBS AG à la Bourse suisse SIX et à la Bourse américaine NYSE. Cette restructuration juridique était liée aux exigences des autorités suisses relatives aux "Too big to fail"[130]. UBS a finalisé sa transformation en holding début septembre 2015. L’ancienne action (UBS SA) a été retirée et UBS Groupe SA possède l’intégralité de ces titres à la bourse suisse. Depuis, seules les actions de la holding sont cotées en bourse au niveau mondial[131].

Concurrents[modifier | modifier le code]

Succursales de UBS et Crédit suisse côte à côte à Zurich

Ses principaux concurrents sont :

Responsabilité sociale de l’entreprise[modifier | modifier le code]

En janvier 2010, UBS a produit un nouveau code de bonne conduite et de déontologie que les employés ont été encouragés à signer[132]. Ce code traite des problèmes tels que les crimes financiers, la compétition, la confidentialité ainsi que les droits de l’homme et les problèmes environnementaux. Les huit pages de ce code indiquent aussi les sanctions possibles pour les employés qui ne le respecteraient pas. Celles-ci comprennent des avertissements, rétrogradations ou renvois[133]. Selon Kaspar Villiger, ancien Chairman of the Board, et Oswald Grübel, ancien CEO du groupe, le code fait «partie intégrante du changement dans la façon dont UBS mène ses affaires»[134].

En 2011, UBS a étendu sa base de donnée de conformité pour inclure des informations sur les problèmes environnementaux et sociaux fournis par RepRisk[135], une entreprise internationale spécialisée dans la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, l’analyse des risques et leurs mesures[136]. Ceci a été fait pour limiter les risques sociaux et environnementaux qui pourraient nuire à la réputation de la banque ou à ses résultats financiers et pour, en même temps, aider la standardisation globale et l’implémentation systématique des procédures de diligence requise[137]. Les données de RepRisk sont aussi utilisées pour évaluer les clients et les partenaires potentiels[138], ainsi que pour réévaluer périodiquement les clients actuels et les risques liés aux transactions des banques d’investissements et aux prêts aux institutions[139],[140]

Monnaie virtuelle[modifier | modifier le code]

UBS a développé une monnaie virtuelle en collaboration avec Clearmatics, une société britannique. Le projet s’appelle «Utility Settlement Coin» (USC), et il utilise la technologie dite Blockchain. Cette monnaie devrait faciliter et réduire les coûts des transactions entre instituts financiers[141],[142].

Affaires[143][modifier | modifier le code]

Comptes en déshérence[modifier | modifier le code]

Lingots d’or frappés du logo d’UBS.

En 1962, l'UBS constate que de nombreux comptes n'ont pas évolué depuis la Seconde Guerre mondiale et que cet argent (dont les propriétaires sont décédés durant la guerre) stationne dans des comptes en déshérence à cause du règlement qui stipule qu'un membre de famille doit produire un certificat de décès pour avoir accès au compte bancaire[144].

En 1995, au 50e anniversaire de la fin de la guerre, plusieurs journaux israéliens exigent que l'argent qui appartenait à des Juifs et qui se trouve dans les comptes en déshérence soit restitué à leurs héritiers - une somme qu'ils estiment à près de 50 millions de francs suisse. Le banquier Robert Studer provoque la polémique en qualifiant de peanuts (négligeable) la part ayant appartenu aux Juifs. Les banques suisses annoncent que cet argent représente 38 millions de francs dans 775 comptes. Les associations juives qualifient ce chiffre d'inacceptable et le président Jean-Pascal Delamuraz parle d'un "chantage" du congrès juif mondial.

Une commission d'enquête, la commission Volcker est créée en vue de faire toute la lumière sur les comptes en déshérence. En 1999 le rapport de la commission annonce qu'il s'agit de 200 à 400 millions de francs dans 53886 comptes répartis sur 59 banques appartenant à UBS ainsi qu'à d'autres sociétés[145].

En janvier 1997, le gardien de nuit Christoph Meili a vu deux poubelles comprenant beaucoup de livres et papiers préparés pour le destructeur de documents dans un bâtiment d'UBS à Zurich [146]. Il y avait aussi 40 pages de documents concernant des immeubles et hypothèques de Berlin et Breslau des années 1933, 1934 et 1937 [147]. C'était le commerce de l'Eidgenossische Bank, une banque suisse qui avait effectué beaucoup de transactions en Allemagne en ce temps-là. Elle avait fait faillite après la guerre et UBS avait repris une partie de l'entreprise. Meili a décidé de prendre ces documents, à son avis historiquement intéressants, à domicile et de les publier dans les médias sans contacter la banque.

La révélation a fait beaucoup de bruit dans les tabloïds suisses, car quelques semaines avant seulement, une nouvelle loi fédérale avait été adoptée interdisant la destruction des documents reliés à l’holocauste. L'historien de la banque a dit par la suite qu'il a revu les documents trouvés par Meili et qu'ils n'avaient aucune relation avec l’holocauste et que l'on détruisait régulièrement beaucoup de documents anciens. Néanmoins, on a quand même porté plainte au pénal contre lui, et en même temps contre Meili à cause de la violation du secret bancaire[148]. Le procureur a classé les deux plaintes sans suite en septembre 1997. L'historien a perdu son travail à UBS parce que la documentation du processus de destruction des papiers n'était pas suffisante. Meili a aussi perdu son travail chez l'agence de sécurité Wache AG pour cause d'abus de confiance.

Début de krach boursier en Inde[modifier | modifier le code]

Le lundi noir est un début de krach boursier survenu en Inde le 17 mai 2004. À la suite de cet événement, le Security and Exchange Board of India, organisme de régulation des marchés financiers en Inde interdit préventivement à UBS Securities Asia Ltd (filiale UBS en Asie) de prolonger et de renouveler des contrats pour des produits dérivés (P-notes) à des clients du pays. L'interdiction d'une durée d'un an est lancée exactement un an après le lundi noir. Le Security and Exchange Board of India suspecte que les transactions commerciales de UBS ont provoqué ce lundi noir[149]. Cette interdiction est levée 5 mois plus tard par la cour d'appel qui juge que la décision du Security and Exchange Board of India est injustifiée[150].

Financement des partis politiques suisses[modifier | modifier le code]

En octobre 2008, selon des sources anonymes du journal Sonntagsblick, les banques suisses, notamment l'UBS et le Crédit suisse financent les campagnes électorales des partis politiques libéraux à la hauteur de près de 2 millions de francs pour 3 partis. Serge Gumy, journaliste de La Tribune de Genève, estime que ce procédé «flirte dangereusement avec les limites de la corruption». Andreas Kern, porte-parole de l'UBS reconnaît que les banques financent les partis «depuis longtemps», mais se refuse à tout commentaire sur les montants versés. Selon Christophe Darbellay, président du Parti démocrate-chrétien, l'argent que reçoit le parti provient des deux banques ainsi que de «toutes sortes d'entreprises, PME et multinationales», et la somme totale reçue (1 million de francs) représente 40 % du budget annuel du parti[151].

Crise des subprimes[modifier | modifier le code]

En 2008, touchée par la crise des subprimes, l'UBS enregistre la plus grosse perte de son histoire: 20 milliards de francs suisses[152].

En vue d'assurer l'avenir économique de la Suisse, le Conseil fédéral lance un plan de sauvetage. La Banque nationale suisse, principalement propriété des Cantons, rachète 90 % des actifs toxiques détenus par l'UBS, pour un montant de 40 milliards de dollars américains. L'argent nécessaire est emprunté auprès de la Réserve fédérale des États-Unis (Fed), et les actifs sont alors contrôlés par une filiale de la Banque nationale suisse – une nouvelle filiale créée dans ce but. L'État achète en outre pour 6 milliards de francs d'obligations convertibles en actions, à un taux de 12 %, et devient ainsi un des principaux actionnaires de l'UBS. 7,2 milliards de francs seront remboursés par la banque, générant ainsi un bénéfice pour l'État de 1,2 milliard de francs[153].

Quelques jours après l'annonce du plan de sauvetage, l'UBS annonce qu'elle continuera de verser des bonus à son personnel – conformément à leurs contrats de travail, soit 2 milliards de francs répartis sur 77 000 employés – beaucoup moins que l'année précédente[154]. Eveline Widmer-Schlumpf, ministre suppléante des Finances se dit scandalisée par cette déclaration[155].

À la fin de l'année 2008, grâce au renflouement de l'American International Group (AIG) par la Réserve fédérale des États-Unis, celui-ci peut rembourser près de 5 milliards de dollars à l'UBS[156]

Aide à l'évasion fiscale[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

UBS à New York City, sur l'Avenue des Amériques

Entre 2001 et 2007 la justice des États-Unis enquête sur un business transfrontalier : des citoyens des États-Unis cachent une partie de leur fortune dans des banques à l'étranger de manière à échapper aux impôts (évasion fiscale). L'enquête détermine que l'UBS est impliquée dans ce business, et qu'une partie de l'argent s'évade dans des banques en Suisse – pays dont la législation rend possible cette pratique : selon la loi suisse, l'évasion fiscale est un délit mineur, et la loi n'autorise pas l'entraide judiciaire internationale pour ce type de délit.

L'Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain, a menacé de rendre public une liste de 52 000 clients américains d'UBS soupçonnés d'avoir fraudé le fisc, et obtient l'aveu spontané de 7 500 d'entre eux. L'IRS fait pression sur Igor Olenicoff, un des 20 hommes les plus riches du pays, surnommé ironiquement «le milliardaire aux poches vides» par le magazine Forbes, et obtient le nom de Bradley Birkenfeld, ancien cadre et gérant de fortune de l'UBS, citoyen des États-Unis, et ayant exercé à Genève. Lors de son jugement, celui-ci plaide coupable, puis coopère activement avec la justice américaine, dans le but d'alléger sa peine[157].

Le , un tribunal américain condamne l'UBS à une amende de 780 millions de dollars et menace de retirer sa licence aux États-Unis (l'interdisant ainsi d'exercer dans ce pays); la justice obtient alors - sous la pression - une liste de 300 titulaires de comptes[158]. L'affaire tourne alors en litige administratif entre les deux pays, le droit du secret bancaire en Suisse interdisant à une banque de divulguer les noms de ses clients. Les autorités suisses ont conclu que le secret bancaire était destiné à « protéger la vie privée et non la fraude fiscale »[159]. Sous la menace d'une procédure pénale, la Suisse accepte en août 2009 un accord de coopération avec l'IRS[160]. Les États-Unis ont toutefois entamé par la suite une procédure civile afin d'obtenir l'identité des 52 000 titulaires de comptes numérotés en Suisse, et en janvier 2010 la Suisse a décidé de suspendre l'accord d'août 2009 qui devait permettre à l'IRS d'obtenir l'identité de 4 500 clients de banques suisses[161]. En juin 2016, la justice américaine a renoncé à une de ses requêtes contre UBS dans la mesure où UBS a fourni elle-même les documents qui étaient requis[162],[163]. Maintenant, un nouveau livre de Bradley Birkenfeld, un ancien employé de UBS déjà responsable de nombres déclarations concernant les affaires de UBS aux États-Unis est publié en octobre 2016[164]. De plus, plusieurs banques, dont l'UBS souhaitent lever l'anonymat des sociétés-écrans aux USA. Celles-ci sont soupçonnées de faciliter l'évasion fiscale ainsi que le blanchiment d'argent[165].

Un ancien employé de UBS et Julius Bär, Jorge Luis Arzuaga, vient d’être reconnu coupable par les USA puis par le Ministère Public de la Confédération de blanchiment d'argent lié au scandale de la FIFA. [166],[167]

En Allemagne[modifier | modifier le code]

UBS est accusée d'avoir facilité la fraude fiscale à des clients allemands, notamment en leur permettant de dissimuler leur argent au Liechtenstein ou à travers des sociétés-écrans à Singapour ou à Panama[168]. Le gendarme financier allemand a lancé une enquête contre la Banque en avril 2010[169].

En France[modifier | modifier le code]

Le 12 avril 2012, après les États-Unis et l'Allemagne, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre UBS pour soupçon d'évasion fiscale[170].

En mai 2013, la filiale française d’UBS a été mise en examen pour complicité de démarchage illicite de riches Français à qui ses commerciaux auraient proposé d’ouvrir des comptes non déclarés en Suisse au début 2000. Elle est aussi placée sous statut de témoin assisté pour démarchage bancaire illicite et blanchiment de fraude fiscale[171]. Le 6 juin 2013, UBS AG est aussi mise en examen pour «démarchage bancaire ou financier illicite»[172]. Cela conduit à une amende de 10 millions d’euros pour « laxisme » lors des contrôles de ses pratiques, le 25 juin 2013. Le 23 juillet 2014, elle doit verser une caution de 1,1 milliard d’euros lors de sa mise en examen pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale ». Elle fait recours contre la décision des juges d’instruction, qui sera confirmée par la Cour d'appel de Paris le 22 septembre puis par la Cour de cassation le 17 décembre 2014. La caution a été payée le 30 septembre 2014[173]. À la suite de la découverte de 38 000 comptes de clients français totalisant 12 milliards d'euros dissimulés en 2008, UBS va être renvoyé devant le tribunal correctionnel[174]. Jean-Frédéric de Leusse, CEO d'UBS France, dénonce une attaque infondée contre UBS[175]. Une ancienne manager de marketing chez UBS France, Stéphanie Gibaud a dû témoigner plusieurs fois après que UBS ait lancé contre elle plusieurs procédures en justice liées à ses déclarations de lanceuse d’alerte contre la banque[176].

Le 24 juin 2016, l’ancien numéro 2 d’UBS France Patrick de Fayet, mis en examen avec d'autres responsables, adresse un courrier au juge et au parquet pour leur indiquer qu’il reconnaît sa culpabilité, s’agissant de l’infraction principale, à savoir le démarchage illicite. Le 8 juillet 2016, le parquet national financier requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel d’UBS AG et UBS France, en qualité de personnes morales, ainsi que d’une demi-douzaine d’anciens dirigeants de la banque[177],[178],[179],[180]. En septembre 2017, UBS France est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour le harcèlement de deux cadres qui avaient révélé le système de fraude fiscale mis en place par la banque[181].

En Belgique[modifier | modifier le code]

En juin 2014, le chef exécutif de UBS Belgique, Marcel Brühwiller, a été arrêté pour cause de suspicion de fraude. Les bureaux de UBS Belgique et la résidence de Mr Brühwiler ont aussi été fouillés. UBS Belgique aurait prétendument recruté de riches belges et leur aurait proposé de placer leur argent sur des comptes secrets suisses, leur permettant ainsi d’éviter les impôts[182].

En Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En 2014, la banque a dû supporter des pertes de 400 millions d'euros liées aux spéculations à haut risque dans le scandale KWL avec l’entreprise Municipal Waterworks Leipzig. Cela a été décidé par la Grande Cour de Justice de Londres. Le tribunal a constaté que l'un des dirigeants de KWL avait été soudoyé par des conseillers financiers, tandis que le second directeur général avait aidé à cacher cela[183].

Déforestation en Malaisie et blanchiment d’argent[modifier | modifier le code]

Le Bruno Manser Fonds (BMF) a déposé une plainte contre UBS en 2012. UBS est soupçonné d’avoir accepté et blanchi plus de 90 millions de dollars d’origine douteuse en 2006 et 2007[184]. Le Ministère public de la Confédération a entamé une procédure pénale contre UBS et contre inconnu pour blanchiment présumé de fonds le 29 aout 2012. Le dirigeant malais Musa Aman serait impliqué en relation avec le commerce de bois tropical[185].

Affaire du « crédit lombard »[modifier | modifier le code]

Des clients ont porté plainte contre UBS pour leur avoir fait perdre beaucoup d'argent avec la technique spéculative du « crédit lombard », qui consiste à nantir des titres (actions ou autres) pour ensuite investir l'argent issu des prêts dans des produits financiers risqués[186]. La Banque n'aurait pas ou mal averti les investisseurs des risques, notamment des conséquences en cas de chute de la valeur des titres hypothéqués, ce qui a débouché sur de grandes pertes lors de la crise de 2008.

Implication dans le scandale Madoff et rôle de Luxalpha[modifier | modifier le code]

La banque UBS a placé l'argent d'investisseurs dans les pyramides financières de Bernard Madoff via le fond Luxalpha, une société d'investissement à capital variable du Luxembourg[187]. Or, il a été découvert qu'UBS était promoteur, administrateur et dépositaire de Luxalpha. La législation européenne oblige le dépositaire à rembourser les sommes qui lui sont confiées en cas de disparition des actifs, mais UBS a refusé, prétendant que « le fonds a été créé à la demande d'investisseurs avertis souhaitant, en toute connaissance de cause, investir avec Madoff». Selon certaines sources, « UBS aurait par ailleurs tenté, dans les dernières semaines précédant l'éclatement du scandale Madoff, de se soustraire à ses responsabilités à l'égard de Luxalpha ». Le nom de Madoff était par ailleurs explicitement cité dans les documents internes de Luxalpha[188]. En , 80 ex-investisseurs d'UBS ont porté plainte contre la banque pour tromperie[189].

Procédure juridique contre les anciens dirigeants[modifier | modifier le code]

Le 14 avril 2010, l'assemblée générale des actionnaires a refusé d'accorder la décharge aux dirigeants d'UBS de 2007 (52,75 % de non à la décharge, 45,9 % de oui et 1,35 % d’abstentions). Le 14 octobre 2010, à la veille du délai de prescription, le conseil d'administration a annoncé avoir renoncé à poursuivre les anciens dirigeants de la banque.

Fraude d'un trader en 2011[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 2011, UBS annonce que les positions risquées de son trader londonien Kweku Adoboli, travaillant pour son compte ont entraîné la perte de US$ 2 milliards[190]. Cette somme a par la suite été revue à la hausse, à 2,3 milliards $US[191]. Le trader s'est défendu en affirmant avoir informé sa hiérarchie de ses transactions[192].

Cette perte de trading a provoqué de sérieux remous, dont la démission du directeur général Oswald Grübel le 24 septembre[193]. Par ailleurs, l'agence de notation Moody's a évoqué la possibilité de dégrader la note d'UBS en raison des « faiblesses du groupe en matière de gestion des risques »[194].

Ironiquement, cette affaire est intervenue au moment où la banque faisait une grande campagne de publicité louant la confiance[195].

La note d'UBS a été abaissée par l'agence de notation Standard and Poor's en novembre 2011[196].

Kweku Adoboli est reconnu coupable de fraude et condamné à 7 ans de prison par un tribunal londonien le 20 novembre 2012[197].

Scandale du Libor[modifier | modifier le code]

Le 19 décembre 2012, UBS a accepté de payer 1,5 milliard de dollars, dont 700 millions de $ à la CFTC (plus grosse amende de l'histoire de cette agence), pour clore les poursuites des régulateurs au sujet de la manipulation du Libor[198]. UBS a été accusée d'avoir manipulé les taux du Libor et des taux similaires pendant plus de 6 ans. Le taux du Libor est utilisé pour fixer les taux de plus de 300 000 milliards de dollars de crédits, et la manipulation des taux par UBS et d'autres banques aurait, par exemple, couté plus de 3 milliards de dollars rien qu'à Fanny Mae et Freddy Mac. Plus de 45 employés d'UBS auraient été au courant de cette manipulation ou y auraient participé, et deux traders d'UBS ont été poursuivis pour conspiration.

En novembre 2014, après une enquête de la Financial Conduct Authority (Royaume-Uni), de la Finma (Suisse), de la Commodity Futures Trading Commission (États-Unis) et de l'Office of the Comptroller of the Currency (États-Unis), Bank of America, Citigroup, HSBC, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS ont payé une amende de 4,2 milliards de dollars dans le cadre d'ententes pour avoir manipulé le cours du Libor, un indice de taux de change[199].

Scandale de la manipulation du marché des changes ou Forex (1991–2015)[modifier | modifier le code]

UBS est l’une des banques importantes poursuivies pour avoir manipulé les taux de changes entre monnaies étrangères dans le monde. Le 20 mai 2015, les autorités américaines ont contraint UBS à payer 545 millions de dollars d'amende pour conclure une procédure concernant la manipulation des taux d’échanges monétaires. UBS avait été l’une des premières parmi d’autres banques à reconnaître ses agissements, et a ainsi évité d’être mise en examen par le ministère de la justice américain[200]. Une autre amende de 203 millions de dollars, liée aux activités d'UBS sur le marché des changes, lui a été infligé pour avoir contrevenu à un précédent accord passé avec les États-Unis concernant le scandale du Libor. Cet accord exigeait le respect des lois américaines par la banque, et demandait à UBS de ne commettre aucun nouveau délit pendant deux ans. L’accord avait été conclu en 2012, et les investigations concernant le Forex ayant commencé moins d’une année plus tard, les révélations concernant UBS ont rendu cet accord caduc. En plus de l’amende de 203 millions de dollars, UBS a dû plaider coupable pour les accusations de fraude électronique dans le scandale du Libor, comme partie de l’accord avec le ministère de la justice américain. À partir de mai 2015, UBS a été soumise à une période de mise à l’épreuve de trois ans par le ministère de la justice[201].

Scandale des fonds de Porto Rico[modifier | modifier le code]

UBS a vendu une grande quantité des fonds de Porto Rico qui étaient en grande partie concentrés sur la dette du gouvernement de l’île de Porto Rico[202]. Les fonds ont perdu jusqu’à 75 % de leurs valeurs à partir de 2008. Les pertes ont commencé en 2013, en lien avec une faiblesse générale sur les marchés des prêts publics et avec l’augmentation de la dette portoricaine. UBS doit depuis faire face à de nombreuses plaintes de ses investisseurs auprès de l'autorité de surveillance financière portoricaine, qui réclament plus de 900 millions de dollars en dommages[203],[204]. UBS avait déjà eu des problèmes avec les fonds portoricains en 2012. Le 11 septembre 2015, UBS AG a gagné devant un tribunal arbitral face à un investisseur, après une longue série de procédures remportées par d’autres investisseurs[205].

Panama papers[modifier | modifier le code]

UBS est citée parmi les banques impliquées dans le scandale des Panama Papers révélé en 2016[206], notamment dans la création de sociétés fictives offshore[207],[208],[209]. Les sociétés-écrans enregistrées aux Bahamas pourraient aussi jouer un rôle important dans l'évasion fiscale[210].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2006 pour la quatrième année consécutive, UBS a été nommée l'une des 100 meilleures entreprises pour les mères qui travaillent vivant aux États-Unis par le magazine Working Mother [211].

Il est membre du Stonewall (organisme de bienfaisance) Champions des Diversités des et a des groupes actifs de gays et de lesbiennes, de minorités ethniques et de femmes. UBS a été inclus dans Business Week Les Meilleurs Endroits pour Lancer une Carrière 2008 , et a été classé 96eme sur les 119 entreprises totales listées[212].

Le 2 février 2010, UBS a été classé au sommet des charts pour la neuvième année consécutive dans le classement annuel de l'investisseur institutionnel des analystes de capitaux les plus connus d'Europe. Dans une année d'extrêmes pour les marchés boursiers, les gestionnaires d'argent disent qu'aucune entreprise n'a fait un meilleur travail que UBS pour les informer sur les secteurs, les pays et les industries européens qui ont le plus grand potentiel[213].

Le 4 mai 2010, UBS Investment Bank a été élue la première société de courtage paneuropéenne dans le domaine de l'équité et de la recherche liée à l'équité pour la dixième année consécutive. Le sondage Extel a classé UBS numéro un dans les trois disciplines clés de la recherche: Recherche, Ventes, et Equity Trading and Execution. UBS a également été nommé premier cabinet de courtage paneuropéen pour la recherche en économie et en stratégie[214].

Le 31 octobre 2013, UBS Wealth Management a été élue la meilleure banque privée mondiale par “Professional Wealth Management”[215], conservant le titre en 2014 tout en étant reconnu comme la meilleure banque privée pour les services de philanthropie et la meilleure marque mondiale dans la banque privée[216]. Le 27 octobre 2016, pour la 4ème année consécutive, UBS Wealth Management a remporté le titre de Meilleur Global Private Bank, ainsi que le prix Best Private Bank en Asie pour la 5ème année consécutive[217].

Le 9 septembre 2016, pour la deuxième année consécutive, UBS a été nommé leader du groupe industriel dans le Groupe de l'industrie financière diversifiée des Indices de durabilité Dow Jones (DJSI), publié par S & P Dow Jones Indices et RobecoSAM.[218]

Sponsoring et œuvres de charité[modifier | modifier le code]

L'UBS a lancé le "UBS Future of Finance Challenge" pour promouvoir les innovations dans le domaine de la finance. Le vainqueur 2015 est l'entreprise Aesthetic integration[219]. L'UBS a été reconnue pour ses efforts pour lutter contre la crise d'Ebola[220]. La banque prévoit d'obtenir 75 % de son énergie par les renouvelables d'ici à 2020[221].

Depuis 2014, le programme "Venture for America" offre des encouragements à de jeunes diplômé(e)s pour lancer leur carrière de chef d’entreprise et aider à revitaliser les villes américaines[222]. Après une formation de cinq semaines, les diplômé(e)s passent deux ans dans une start-up pour pouvoir ensuite créer leur propre entreprise. Les vainqueurs de 2015 ont été annoncés le 19 septembre 2016[223].

Sport[modifier | modifier le code]

Dès 2010, UBS est un sponsor important de la Formule 1. En 2014, l'engagement a été réduit de 50 millions à 30 millions de francs suisses par année[224]. L'UBS soutient beaucoup d'autres évènements et organisations de sport, particulièrement des tournois de golf, ski de fond et hockey sur glace. UBS était le sponsor d'Alinghi, qui a gagné la Coupe de l'America en 2003 et en 2007.

Golf et autres


Culture[modifier | modifier le code]

Bâle, sculpture dynamique devant la banque UBS

UBS intervient dans le sponsoring de culture, en particulier dans l'art contemporain et la musique classique, ainsi que dans certains festivals et autres événements et organisations[227].

Festivals

Expositions

Publications phares[modifier | modifier le code]

  • La Suisse en chiffres (paraît une fois par an)
  • Prix et salaires (paraît tous les trois ans)
  • UBS Investor's Guide (paraît deux fois par mois)
  • UBS Outlook, panorama de l'économie suisse et mondiale (paraît quatre fois par an)
  • UBS Research Focus (paraît suivant l'actualité du moment)
  • UBS Wealth Management (paraît quatre fois par an)

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • UBS : Le cauchemar américain. Une banque dans la tourmente des "SUBPRIME". Documentaire, Suisse, 2008, 52 Min., Réalisation Jean-Daniel Bohnenblust et Steven Artels, Production TSR – Télévision Suisse Romande Lien vers la vidéo
  • Der Fall. Wie die UBS in den Strudel der Finanzkrise geriet. Documentaire, Suisse, 2008, 50 Min., Réalisation : Hansjürg Zumstein, Production: SF, Lien vers la vidéo
  • "Generation Startup". Un nouveau film documentaire retrace les débuts de deux compagnies primées en 2014, la première année de l’UBS Venture Catalyst Award, Banza (une compagnie de pâte en pois chiche) et Castle (un système de gestion de propriété). « Generation Startup » a eu sa première le 23 septembre 2016 au IFC Center à New York City. « Generation Startup », (consulté le 13 décembre 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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