Maringues

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Maringues
Maringues
Vue de la ville le long de la Morge.
Blason de Maringues
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Maringues
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Plaine Limagne
Maire
Mandat
Robert Imbaud
2014-2020
Code postal 63350
Code commune 63210
Démographie
Population
municipale
3 088 hab. (2015 en augmentation de 12,37 % par rapport à 2010)
Densité 140 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 21″ nord, 3° 19′ 52″ est
Altitude Min. 279 m
Max. 387 m
Superficie 22,11 km2
Localisation

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Liens
Site web www.maringues.com

Maringues est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Maringues, tout comme son canton (dans son découpage en vigueur avant le redécoupage cantonal de 2014), est située en plein cœur de la Limagne, au nord-est du département du Puy-de-Dôme[1], dans une vallée sur une terrasse de la Morge, petite rivière qui traverse le bourg.

Sept communes sont limitrophes de Maringues[2] :

Communes limitrophes de Maringues
Saint-André-le-Coq Luzillat
Saint-Ignat Maringues Vinzelles
Saint-Laure Joze Crevant-Laveine

Géologie[modifier | modifier le code]

Maringues se situe dans la plaine de la Limagne bordé à l'est par les monts du Forez.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de l'Allier ; la Morge, affluent rive gauche long de 68,4 km, se jetant entre Luzillat et Vinzelles[3] traverse le centre-ville.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Maringues est traversée par la route départementale 1093, ancienne route nationale 493 des années 1930 aux années 1970, reliant l'agglomération de Vichy à Pont-du-Château. Elle possède une pénétrante, classée dans la voirie départementale par son accès sud, la RD 1093a[2].

Maringues est raccordée à Ennezat et à Riom par la RD 224 se raccordant au sud de la ville au carrefour giratoire avec les RD 1093 et 1093a ; une RD 224d assure la liaison vers le centre-ville[2].

La RD 43 part du nord-est du centre-ville en direction de Luzillat et de Puy-Guillaume. Deux kilomètres plus loin, la RD 55 dessert le village de Vensat[2].

Du nord, la RD 12 continue vers Thuret. Vers l'ouest, la RD 17 se dirige vers Saint-Ignat[2].

Vers l'est, la RD 223 offre un accès autoroutier par l'échangeur 28 de l'autoroute A89 en direction de Lezoux. Elle dessert également le hameau des Goslards[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est soumise à plusieurs risques[4] :

  • risques naturels : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, phénomènes liés à l'atmosphère, séisme (niveau 3) ;
  • risque technologique : rupture de barrage.

Elle n'a pas élaboré de DICRIM[4].

Concernant le risque inondation, un plan des surfaces submersibles de l'Allier a été approuvé le 17 octobre 1969[5] ; deux autres plans de prévention des risques naturels inondation par crue à débordement lent ont été prescrits le 15 novembre 2010 et approuvés le 4 novembre 2013[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Atestée sous les formes Villa Maringis et Villa Maringa en 1225, Maringues en 1286 et 1586, Manergium en 1372, Marengue en 1373, Manergium en 1392[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région a été peuplée très tôt puisqu'on a découvert deux sites préhistoriques puis des traces d'occupation gauloise et gallo-romaine[7]. Le patrimoine archéologique de la commune est assez conséquent, quoique méconnu[8].

En effet, l'Allier est très proche et, de ce fait, Maringues a une situation privilégiée. Dès le haut Moyen Âge, la rivière Allier est une voie de circulation entre Pont-Picot (hameau de Maringues au bord de l'Allier) et la région parisienne ainsi qu'entre l'Auvergne et la côte atlantique. La circulation fluviale y est importante et de nombreux produits circulent (bois, vins, charbons, cuirs…).

L'apparition de Maringues est certaine en 1050 avec la fondation d'un prieuré par Robert de Turlande. À cette époque, Maringues, avec Luzillat, était le chef-lieu des terres de Montgascon ou Montgacon (qui passèrent aux comtes d'Auvergne par le mariage de Robert VI) et a obtenu une charte de franchise en 1225, charte renouvelée et ratifiée au XIVe. La ville était entourée par 2 enceintes de fortifications : une première construite autour de l'église et englobant le château-fort de la ville, et une seconde, plus tardive, édifiée en 1443 et dont le tracé est encore visible aujourd'hui.

Le Moyen Âge marque l'apogée de l'artisanat des tanneries (qui existait depuis l'époque romaine), qui devient le second pôle économique de la cité. La ville de Maringues et ses bords de Morge sont caractéristiques de cet artisanat.

Un atelier temporaire de frappe de monnaie est créé à Maringues en supplétif de celui de Clermont. Il fonctionnera de 1591 à 1593 sous le règne d’Henri IV et fabriquera des douzains et des doubles sols.

Au XVIe, la ville s'enrichit : les foires se multiplient et les échanges commerciaux se développent, faisant de Maringues la deuxième place commerciale d'Auvergne, après Montferrand. En 1556, la ville reçut le roi Charles IX se rendant à Pont-du-Château et, en 1558, elle rejoint, comme d'autres villes de basse Auvergne, le groupe des Bonnes Villes d'Auvergne.

Mais le XVIe a aussi été marqué par les guerres de religion et la ville est devenue peu sûre. Le protestantisme s'est installé tôt à Maringues et a entraîné des querelles et des vengeances de la part des deux camps. C'est l'édit de Nantes en 1598 qui a ramené la paix et a permis la création d'un prêche protestant à Maringues. Avec la révocation de l'édit en 1685, les familles protestantes de Maringues se convertissent ou émigrent en Allemagne. Beaucoup d'entre elles ont émigré à Kelze. Ces deux villes sont aujourd'hui jumelées.[9]

Au XVIIe siècle, après la Révocation, un couvent des Récollets s'installe à Maringues (1613) et un couvent des Ursulines[Note 1] le rejoint en 1641. Cependant, la ville décline car le port est transféré ailleurs et les caravanes venant du Midi ne s'y arrêtent plus (préférant Pont-du-Château). Par ailleurs, l'artisanat des tanneries, qui jusque-là se portait bien, décline. En effet, une taxe est imposée sur les cuirs et un traité de commerce est passé avec l'Angleterre en 1786, tout ceci contribuant à faire péricliter cet artisanat. Les tanneries sont cependant restées prospères jusqu'en 1860 (encore une soixantaine) et disparaissent à la Première Guerre mondiale.

Aujourd'hui, l'artisanat des tanneries a disparu.

On fabriquait à Maringues de petites voitures hippomobiles à deux roues, nommées maringottes, qui furent connues jusqu’au début du XXe siècle comme les voitures qui servaient à promener les touristes au Mont Saint-Michel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le maire sortant ne s'est pas représenté aux élections municipales de 2014. Robert Imbaud, tenant la liste Union de la gauche « Une gauche unie pour Maringues »[10] a été élu au premier tour avec dix-huit sièges (dont neuf au conseil communautaire) et 56,84 % des suffrages exprimés[11], battant la liste divers droite « Bien vivre à Maringues »[10] de Philippe Le Pont, obtenant cinq sièges au conseil municipal, dont trois au conseil communautaire. Le taux de participation s'élève à 68,44 %[11].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2011, Maringues comptait 2 768 habitants[12]. Ce nombre étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23.

Le conseil municipal est composé de six adjoints et de seize conseillers municipaux[13]. La répartition est la suivante :

Composition du conseil municipal (mandature 2014-2020)
Nuance[10] Liste[10] présidée par[10] Sièges[11] Statut
Divers droite « Bien vivre à Maringues » Philippe Le Pont 5 opposition
Union de la gauche « Une gauche unie pour Maringues » Robert Imbaud 18 majorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1849 ? Mathieu-Maurice Andrieu    
Les données manquantes sont à compléter.
1908 1929 Jean-Adolphe Pellet Rad. Médecin
Conseiller général du canton de Maringues (1907 → 1925)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2014 Bernard Faure PS Agriculteur
Conseiller général du canton de Maringues (1982 → 2001)
Conseiller régional d'Auvergne (1986 → 1998)
Président de la CC Limagne Bords d'Allier (1999 → 2014)
mars 2014 en cours Robert Imbaud[14] PS Employé

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Maringues était chef-lieu d'un canton de quatre communes situé dans l'arrondissement de Thiers avant le redécoupage des cantons du département de 2014.

Depuis le redécoupage cantonal, à la suite des élections départementales, Maringues devient le bureau centralisateur du même canton, composé des communes des anciens cantons de Maringues (moins Joze qui a rejoint le canton de Lezoux) et de Châteldon dans l'arrondissement de Thiers, ainsi que celles de l'ancien canton de Randan situé dans l'arrondissement de Riom[15].

Les limites territoriales des cinq arrondissements du Puy-de-Dôme ont été modifiées afin que chaque nouvel établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre soit rattaché à un seul arrondissement au [16]. La communauté de communes Plaine Limagne à laquelle appartient la commune est rattachée à l'arrondissement de Riom ; ainsi, Maringues est passée le de l'arrondissement de Thiers à celui de Riom[17].

Maringues dépend de la cour administrative d'appel de Lyon, de la cour d'appel de Riom, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, de la cour d'assises du Puy-de-Dôme, du tribunal pour enfants de Clermont-Ferrand, du tribunal d'instance de Thiers, du tribunal de grande instance et du tribunal de commerce de Clermont-Ferrand[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2015, la commune comptait 3 088 habitants[Note 2], en augmentation de 12,37 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6053 8003 8234 2314 1814 2624 2094 1904 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 3464 1404 0124 0103 8943 6853 6133 3263 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9242 7092 4442 2542 1792 1322 0352 0292 073
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 1032 1522 1582 3512 3452 5042 6052 7483 088
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Maringues dépend de l'académie de Clermont-Ferrand et possède quatre établissements scolaires.

Dans l'enseignement public, la commune gère l'école élémentaire publique Anatole-France, qui comptait 307 élèves pour la rentrée 2015[23]. Elle se compose de cinq classes de maternelle, de sept classes d'élémentaire ainsi qu'une classe pour l'inclusion scolaire[24].

Le conseil départemental du Puy-de-Dôme gère le collège Louise-Michel, accueillant plus de 500 élèves pour la rentrée 2015[25]. Il possède une section européenne[26].

Les lycéens se rendent à Riom, au lycée Virlogeux, pour les filières générales et STMG, au lycée Pierre-Joël-Bonté à Riom ou à Jean-Zay à Thiers pour la filière STI2D[27].

Dans l'enseignement privé, l'ensemble Saint-Joseph se constitue d'une école élémentaire assurant des cours les lundis, mardis, jeudis et vendredis[28], avec 124 élèves[29], ainsi que d'un collège, à raison d'une classe par niveau, fonctionnant du lundi au vendredi[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Chevet roman de l'église Notre-Dame
Chevet roman de l'église Notre-Dame.

L'église de Maringues[30] existe en 1050 à l'arrivée des moines de la Chaise-Dieu mais on ne sait pas quand elle avait été construite. Elle était d'abord dédiée à Saint-Étienne puis a changé de vocable au XIe. Les moines de la Chaise-Dieu venant à Maringues se sont installés dans un prieuré fondé par Robert de Turlande en 1050 et qui était situé entre l'église actuelle et la côte de la Vernelle au nord. Les moines vouant leur vie au culte de la Vierge Marie, l'église lui a été dédiée.

On sait qu'avant 1050 l'église comportait un porche surmonté d'un clocher ainsi qu'une nef.

À partir de 1177 les moines agrandissent l'église. La nouvelle aura deux fonctions : priorale et paroissiale.

L'église a été modifiée à plusieurs reprises mais il reste de l'église romane, puis gothique, le porche à portail, la nef, le transept, le chœur à déambulatoire et les trois chapelles rayonnantes ainsi qu'une coupole hémisphérique.

Au XVIIe, des chapelles ont été ajoutées et au XIXe, le clocher actuel est édifiée (pierre de Volvic).

La confrérie des cordonniers possède un ornement du XVIIe siècle qui a une certaine valeur.

L'église est actuellement en rénovation et on a découvert à l'intérieur des fresques du XIe siècle.

Couvent d'Ursulines[modifier | modifier le code]

Le couvent des Ursulines[31] de Maringues abrite aujourd'hui l'hôtel de ville et certaines parties sont toujours caractéristiques de cette architecture religieuse (les arcades notamment). Des Ursulines provenant de Thiers se sont installées à Maringues en 1666. Leur mission était d'instruire et d'éduquer les jeunes filles. C'était un couvent important qui abritait 33 religieuses, 108 pensionnaires et 200 externes.

La construction du couvent a débuté en 1661 et s'est poursuivie jusqu'en 1700. Il a été construit avec les matériaux du château de Montgascon, détruit en 1632 sur ordre de Richelieu.

Le couvent comportait plusieurs bâtiments : des parloirs, des logis, une église, une grange et une chapelle qui ouvraient tous sur une cour centrale ornée de jardins. Le bâtiment principal s'élève sur deux étages couverts en voûtes d'arêtes. Le rez-de-chaussée était une galerie rythmée d'arcades en plein cintre toujours visibles aujourd'hui.

Le couvent a été vendu après la Révolution, en 1791, et séparé en lots cédés à la ville. Des travaux réalisés par Claude François Marie Attiret ont permis un réaménagement entre 1809 et 1810.

Maisons à pans de bois[modifier | modifier le code]

On peut voir à Maringues plusieurs maisons à pans de bois datant des XIVe, XVe et XVIe siècles. On y utilise du pisé, très répandu en Limagne, et du bois en façade. Ces maisons marquent l'émergence d'une nouvelle classe sociale composée de riches bourgeois. Les maisons à pans de bois disparaissent à partir du XVIe, où on interdit leur construction pour des raisons de sécurité. Plusieurs d'entre elles sont inscrites ou classées Monuments Historiques. L'une d'entre elles possède des modillons de pierre sculptés représentant les 7 péchés capitaux. Une autre présente des encorbellements formant un décor de croix de Saint-André et de chevrons.

Hôtel des ducs de Bouillon[modifier | modifier le code]

Hôtel des ducs de Bouillon
Hôtel des ducs de Bouillon.

Cet hôtel était propriété de la famille de La Tour d'Auvergne[32] jusqu'en 1684, puis changea de propriétaire et fut donné à la ville en 1991. Il abrite aujourd'hui la médiathèque et est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques.

Sa construction remonte aux XVe et XVIe siècles mais de nombreuses modifications (rhabillage de la façade) ont été apportées au XVIIe siècle. La façade principale est en pierre de taille d'andésite ainsi que les encadrements des ouvertures et les chaînes d'angle. On peut voir au rez-de-chaussée une porte en plein cintre à bossage sculpté. Au-dessus d'un contrefort d'angle se trouve une tourelle ronde en encorbellement couverte par un dôme circulaire en pierre de taille d'andésite. Le dessous du culot est sculpté d'une tête d'angelot joufflu entre deux ailes.

Hôtel Grimardias ou Dumas de Vault[modifier | modifier le code]

Cet hôtel particulier a été construit en 1782 pour la famille Grimardias de Vault[33] par l'architecte Deval. La façade est en pierre de Volvic.

Halle au blé[modifier | modifier le code]

La halle au blé
La halle au blé.

L'Allier étant très proche, le commerce s'est rapidement développé à Maringues. La halle[34] est le pôle économique de la cité. La halle actuelle a été construite sur l'emplacement d'une halle du Moyen Âge détruite en 1848. Elle a été construite en 1855 sur un dessin de l'architecte clermontois Imbert et elle fut terminée en 1856. Elle est caractéristique des halles de cette époque, bâties en verre et en fer. La charpente est en métal et comporte une verrière ; une marquise est adossée à l'un des côtés.

À l'intérieur et à l'extérieur, plusieurs dates marquent les célébrations des centenaires et bicentenaires de la Révolution française. Une fresque inspirée de La Liberté guidant le peuple de Delacroix a été peinte par un artiste local, Louis Chauffour, en 1989.

Les tanneries[modifier | modifier le code]

L'artisanat des tanneries étant prospère à Maringues, on peut encore voir aujourd'hui de nombreuses tanneries le long de la Morge. La plupart sont à l'abandon et en ruines mais deux d'entre elles ont été refaites.

L'existence des tanneries à Maringues est certaine depuis le XIIIe. Les tanneries de Maringues étaient en fait des mégisseries : on y traitait de petites peaux (moutons essentiellement). La dernière tannerie a fermé ses portes en 1920.

La Grande tannerie[modifier | modifier le code]
La « Grande Tannerie »
La « Grande Tannerie ».

La tannerie nommée « Grande tannerie »[35] a été entièrement restaurée. Elle date des XVIe/XVIIe siècles et fonctionna au moins jusqu'en 1879 et est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques.

Elle s'élève sur quatre niveaux, comme la majorité des tanneries.

Le premier niveau est appelé « rez-de-Morge » (du nom de la rivière) et sert à préparer les peaux (délainer, écharner, époiler…). Le second niveau est destiné à la préparation et au stockage des peaux et le troisième niveau est l'habitat de l'ouvrier tanneur. Le dernier niveau sert au séchage des peaux et est souvent en bois.

La Tannerie Grandval[modifier | modifier le code]

Cette tannerie[36] porte le nom d'un de ses propriétaires et fut probablement construite au XVIe. Elle a abrité un tanneur (dont on voit encore l'atelier et l'habitation), un cirier (dont on voit l'atelier également) et aujourd'hui le musée des tanneries.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A.-G. Manry et P.-F. Aleil, Histoire des communes du Puy-de-Dôme, Arrondissement d'Ambert, Arrondissement de Thiers : « Canton de Maringues » ; « Maringues »
  • L'Inventaire, DRAC d'Auvergne, « Canton de Maringues »
  • Marcel Laurent, en 1968 Les termes de moquerie et d’injure dans le dialecte de Maringues, et, Maringues pendant la Révolution ; Les termes de pâtisserie dans le dialecte de Maringues 1971.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fondé par des religieuses de Thiers avec lettres patentes en mai 1666 ; il comptait 28 religieuses et 12 petites écolières en 1728.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Maringues », sur Lion 1906.
  2. a, b, c, d, e et f Carte de Maringues sur Géoportail.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Morge (K27-0300) » (consulté le 11 novembre 2015).
  4. a, b et c « Résultat de la recherche : Maringues », sur macommune.prim.net (consulté le 11 novembre 2015).
  5. « Dossier départemental sur les risques majeurs dans le Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 11 novembre 2015).
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1.[réf. incomplète]
  7. « Histoire », sur le site de la mairie (consulté le 11 novembre 2015).
  8. Diagnostic préalable au plan local d'urbanisme 2008 de Maringues [PDF], p. 73.
  9. Dubois, Edit de Nantes : révocation abjuration à Maringues, étude sur les protestants , Le Gonfanon n°14, Argha
  10. a, b, c, d et e « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 - Candidatures du 1er tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 novembre 2015).
  11. a, b et c « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 novembre 2015).
  12. « Populations légales 2011 de la commune de Maringues », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2015).
  13. « Les élus », sur le site de la mairie (consulté le 11 novembre 2015).
  14. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 2 juin 2014).
  15. « Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme », sur Légifrance (consulté le 11 novembre 2015).
  16. « Modification des limites territoriales des arrondissements du Puy-de-Dôme au  », sur puy-de-dome.gouv.fr, Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 19 avril 2017).
  17. Préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Arrêté no 16-536 du 21 décembre 2016 portant sur les modifications des limites territoriales des cinq arrondissements du Puy-de-Dôme » [PDF], Recueil des actes administratifs no 63-2016-065, sur puy-de-dome.gouv.fr, Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 19 avril 2017), p. 211-214.
  18. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 11 novembre 2015).
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  23. « École élémentaire publique Anatole France », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 11 novembre 2015).
  24. « Ecole Anatole France », sur le site de la mairie (consulté le 11 novembre 2015).
  25. « Collège Louise Michel », sur le site de la mairie (consulté le 11 novembre 2015).
  26. « Collège Louise Michel », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 11 novembre 2015).
  27. « Sectorisation des lycées - Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Puy-de-Dôme, (consulté le 21 août 2016).
  28. a et b « Ecole-Collège Saint Joseph », sur le site de la mairie (consulté le 11 novembre 2015).
  29. « École élémentaire privée Saint-Joseph », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 11 novembre 2015).
  30. Base Mérimée : Prieuré de bénédictins Notre-Dame.
  31. Base Mérimée : Couvent d'Ursulines.
  32. Base Mérimée : Maison des ducs de Bouillon.
  33. Base Mérimée : Hôtel Grimardias ou hôtel Dumas de Vault.
  34. Base Mérimée : halle au blé.
  35. Base Mérimée : Tannerie dite la Grande Tannerie.
  36. Base Mérimée : Tannerie dite Tannerie Grandval.