Augerolles

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Augerolles
Vue générale d'Augerolles.
Vue générale d'Augerolles.
Blason de Augerolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Les Monts du Livradois
Intercommunalité Communauté de communes Thiers Dore et Montagne
Maire
Mandat
Ludovic Combe
2014-2020
Code postal 63930
Code commune 63016
Démographie
Population
municipale
883 hab. (2015 en augmentation de 0,57 % par rapport à 2010)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 25″ nord, 3° 37′ 03″ est
Altitude Min. 377 m
Max. 995 m
Superficie 33,01 km2
Localisation

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Église et monument aux morts.

Augerolles est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont Aubusson-d'Auvergne, Courpière, Olliergues, Olmet, La Renaudie, Sauviat, Vollore-Montagne, et Vollore-Ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église, classée sur la liste des Monuments historiques, a été plusieurs fois remaniée entre le XIe et le XIVe siècle, ce qui explique l'amalgame de style roman et gothique.

Le clocher, haut de 35 mètres fut démoli pendant la Révolution et les cloches furent fondues. Il fut reconstruit en avec deux nouvelles cloches. Sous le chœur sont inhumés, dans une crypte mortuaire, les châtelains et prieurs des châteaux de Frédeville et des Grimardies.

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

Deux familles importantes se succèdent dans l'histoire d'Augerolles :

  • pendant près de cinq siècles, les « Frédeville », qui doivent leur nom à un hameau du même nom. Leur château est aujourd'hui en ruines ;
  • les « Provenchères », qui ont fait fortune dans le commerce du bois entre l'Auvergne et Paris et qui habitent depuis trois siècles le château des Grimardies, construit dans sa structure actuelle dans les années 1700 par agrandissement d'un domaine et qui conserve une belle allure.

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le 1er février la commune est divisée en deux parties : Le Bourg et Frédeville. Cette même année, et jusqu'en 1800, la commune est cheffe-lieu de canton et regroupe Aubusson, Augerolles et Olmet.

En 1793, le clocher de l'église en forme de flèche est démoli, sur ordre du commissaire du peuple Couthon, par un maréchal-ferrant du bourg qui s'appropria les cercles qui reliaient les tours. La destruction fut interrompue par l'intervention énergique d'un menuisier de la Renaudie. C'est en 1803 que le conseil municipal décida de réédifier le clocher et de réparer l'église. Le château de Frédeville est lui aussi démoli sur ordre du Directoire de Thiers. Il ne sera jamais remis en état. En décembre, le calendrier républicain se substitue au calendrier grégorien : Les ouvriers travaillent dimanches et jours fériés.

En 1807, la réalisation du premier plan parcellaire de la commune est établie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Roger Chapet Apparenté PCF  
mars 2014 en cours Ludovic Combe[1]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2015, la commune comptait 883 habitants[Note 1], en augmentation de 0,57 % par rapport à 2010 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7742 7952 9693 1413 5222 6892 7302 7392 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4952 4722 5012 6032 7062 6342 4642 2882 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2002 1392 0641 7591 7441 6661 5671 4441 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 2921 2391 160967894889908862883
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille des princes Torlonia de Rome est issue d'Augerolles.

Le 17 janvier 1725 naît à Augerolles Marin Tourlonias. Dans les années 1745, il entre comme valet de chambre au service de l'abbé de Montgon, exilé dans ses terres d'Auvergne. L'abbé de Montgon s'enfuit d'Auvergne accompagné de Marin ; ils arrivent à Rome en 1750 et s'installent Casa Zuccari. Après le décès de l'abbé de Montgon le 7 février 1767, Marin Tourlonias, devenu Marino Torlonia, ouvre une boutique de draperies et soieries sur le Corso. Avec l'aide de son fils Giovanni, il ouvre, en 1780, une banque toujours sur le Corso. Marino décède le 21 mars 1785, son fils Giovanni poursuit l'affaire de banquier et fait une fortune considérable au temps de la Révolution française en finançant la noblesse romaine et le pape lourdement taxés par Bonaparte. Banquier du pape, il devient successivement marquis de Roma Vecchia (1797), duc de Bracciano (1809), prince de Civitella Cesi (1814). Il meurt en 1829 ; son fils Alessandro Torlonia (1800-1886) lui succède. Ce dernier asséchera le lac Fucino ce qui lui vaut en 1875 le titre de prince Torlonia. Sa fille Anna Maria est considérée comme la plus riche héritière d'Europe ; elle épouse Giulio Borghese qui, pour cela, doit changer son nom en Torlonia.

Parmi les descendants actuels, Marco Alfonso, prince de Civitella Cesi, cousin germain de Juan Carlos d'Espagne et l'actrice américaine Brooke Shields.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Brunel, Le vouloir-vivre et la force des choses : Augerolles en Livradois-Forez du XVIIe au XIXe siècle, Clermont-Ferrand, Institut d'études du Massif central, 1992, 512 p. ill. (ISBN 2-87741-059-5)
  • Henri Ponchon, Mémoire d'Augerolles et la Renaudie, Mille ans d'histoire, Éditions de la Montmarie, 2007.
  • Henri Ponchon, L'incroyable saga des Torlonia, des Monts du Forez aux Palais romains, Éditions de la Montmarie, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 23 juin 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Nicolas Petit, Prosopographie génovéfaine, répertoire biographique des chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France 1624-1789, Librairie Droz, 2008, 596 p.