Augerolles

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Augerolles
Augerolles
Vue générale d'Augerolles.
Blason de Augerolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Intercommunalité Communauté de communes Thiers Dore et Montagne
Maire
Mandat
Ludovic Combe
2020-2026
Code postal 63930
Code commune 63016
Démographie
Gentilé Augerollais
Population
municipale
887 hab. (2019 en augmentation de 3,02 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 25″ nord, 3° 37′ 03″ est
Altitude Min. 377 m
Max. 995 m
Superficie 33,01 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Monts du Livradois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Augerolles

Augerolles (/o.ʒʁɔl/) est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Augerolles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57 %), prairies (27,4 %), zones agricoles hétérogènes (10,6 %), terres arables (1,9 %), zones urbanisées (1,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %), eaux continentales[Note 2] (0,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église[modifier | modifier le code]

L’église, classée sur la liste des Monuments historiques, a été plusieurs fois remaniée entre le XIe et le XIVe siècle, ce qui explique l'amalgame de style roman et gothique.

Le clocher, haut de 35 mètres fut démoli pendant la Révolution et les cloches furent fondues. Il fut reconstruit en 1844 avec deux nouvelles cloches. Sous le chœur sont inhumés, dans une crypte mortuaire, les châtelains et prieurs des châteaux de Frédeville et des Grimardies.

Les seigneurs[modifier | modifier le code]

Deux familles importantes se succèdent dans l'histoire d'Augerolles :

  • pendant près de cinq siècles, les « Frédeville », qui doivent leur nom à un hameau du même nom. Leur château est aujourd'hui en ruines ;
  • les « Provenchères », qui ont fait fortune dans le commerce du bois entre l'Auvergne et Paris et qui habitent depuis trois siècles le château des Grimardies, construit dans sa structure actuelle dans les années 1700 par agrandissement d'un domaine et qui conserve une belle allure.

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le , la commune est divisée en deux parties : Le Bourg et Frédeville. Cette même année, et jusqu'en 1800, la commune est chef-lieu de canton et regroupe Aubusson, Augerolles et Olmet.

En 1793, le clocher de l'église en forme de flèche est démoli, sur ordre du commissaire du peuple Couthon, par un maréchal-ferrant du bourg qui s'appropria les cercles qui reliaient les tours. La destruction fut interrompue par l'intervention énergique d'un menuisier de la Renaudie. C'est en 1803 que le conseil municipal décida de réédifier le clocher et de réparer l'église.

Le château de Frédeville est lui aussi démoli sur ordre du Directoire de Thiers. Il ne sera jamais remis en état.

En décembre, le calendrier républicain se substitue au calendrier grégorien : les ouvriers travaillent dimanches et jours fériés.

En 1807, la réalisation du premier plan parcellaire de la commune est établie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Augerolles est membre de la communauté de communes Thiers Dore et Montagne[7], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Thiers. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[8]. Jusqu'en 2016, elle faisait partie de la communauté de communes du pays de Courpière[9].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Thiers, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[7]. Jusqu'en , elle faisait partie du canton de Courpière[10].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Monts du Livradois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[7], et de la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[10].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Augerolles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[11] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[12]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. La totalité des quinze candidats en lice est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 53,03 %[13].

Chronologie des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Roger Chapet Apparenté PCF  
mars 2014
(réélu en 2020)
En cours
(au 2 août 2020)
Ludovic Combe[14],[15]   Agent territorial[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont nommés les Augerollais[17]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2019, la commune comptait 887 habitants[Note 3], en augmentation de 3,02 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7742 7952 9693 1413 5222 6892 7302 7392 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4952 4722 5012 6032 7062 6342 4642 2882 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2002 1392 0641 7591 7441 6661 5671 4441 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2921 2391 160967894889908862894
2019 - - - - - - - -
887--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église et monument aux morts.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille des princes Torlonia de Rome est issue d'Augerolles.

Le naît à Augerolles Marin Tourlonias. Dans les années 1745, il entre comme valet de chambre au service de l'abbé de Montgon, exilé dans ses terres d'Auvergne. L'abbé de Montgon s'enfuit d'Auvergne accompagné de Marin ; ils arrivent à Rome en 1750 et s'installent Casa Zuccari. Après le décès de l'abbé de Montgon le , Marin Tourlonias, devenu Marino Torlonia, ouvre une boutique de draperies et soieries sur le Corso. Avec l'aide de son fils Giovanni, il ouvre, en 1780, une banque toujours sur le Corso. Marino décède le , son fils Giovanni poursuit l'affaire de banquier et fait une fortune considérable au temps de la Révolution française en finançant la noblesse romaine et le pape lourdement taxés par Bonaparte. Banquier du pape, il devient successivement marquis de Roma Vecchia (1797), duc de Bracciano (1809), prince de Civitella Cesi (1814). Il meurt en 1829 ; son fils Alessandro Torlonia (1800-1886) lui succède. Ce dernier asséchera le lac Fucino ce qui lui vaut en 1875 le titre de prince Torlonia. Sa fille Anna Maria est considérée comme la plus riche héritière d'Europe ; elle épouse Giulio Borghese qui, pour cela, doit changer son nom en Torlonia.

Parmi les descendants actuels, Marco Alfonso, prince de Civitella Cesi, cousin germain de Juan Carlos d'Espagne et l'actrice américaine Brooke Shields.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Brunel, Le vouloir-vivre et la force des choses : Augerolles en Livradois-Forez du XVIIe au XIXe siècle, Clermont-Ferrand, Institut d'études du Massif central, , 512 p. (ISBN 2-87741-059-5), illustré.
  • Henri Ponchon, L'incroyable saga des Torlonia, des Monts du Forez aux Palais romains, Éditions de la Montmarie, .
  • Henri Ponchon, Mémoire d'Augerolles et la Renaudie, Mille ans d'histoire, Éditions de la Montmarie, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statsitiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  7. a b et c « Commune d'Augerolles (63016) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  8. « CC Thiers Dore et Montagne (No SIREN : 200070712) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  9. « CC du Pays de Courpière (No SIREN : 246301014) », sur la base nationale sur l'intercommunalité, (consulté le ).
  10. a et b « Découpage électoral du Puy-de-Dôme », sur Politiquemania (consulté le ).
  11. Article L. 252 du Code électoral.
  12. « Municipales : le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants », sur vie-publique.fr, .
  13. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  14. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ).
  15. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur amr63.asso.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  16. Supplément « Annuaire des maires Puy-de-Dôme », La Montagne, , p. 22 (édition du Puy-de-Dôme).
  17. « Augerolles (63930) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. Nicolas Petit, Prosopographie génovéfaine, répertoire biographique des chanoines réguliers de Saint-Augustin de la Congrégation de France 1624-1789, Librairie Droz, , 596 p.