Orientalisme

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Ne doit pas être confondu avec orientalisme (étude scientifique des langues et civilisations orientales).

L'orientalisme est un mouvement littéraire et artistique né en Europe occidentale au XVIIIe siècle. Par son ampleur et sa vogue, tout au long du XIXe siècle, il marque l'intérêt et la curiosité des artistes et des écrivains pour les pays du couchant (le Maghreb) ou du Levant (le Moyen-Orient). L'orientalisme naît dans la fascination de l'Empire ottoman et suit sa lente désagrégation après la guerre d'indépendance grecque des années 1820 et la progression des colonisations européennes. Cette tendance exotique s'associe avec tous les courants artistiques du XIXe siècle, académique, romantique, réaliste et impressionniste. Elle est présente en architecture, en musique, en peinture, en littérature, en poésie… Esthétique pittoresque, confondant les styles, les civilisations et les époques, l'orientalisme a créé de nombreux clichés et poncifs que l'on retrouve aujourd'hui encore en littérature ou au cinéma[1].

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les turqueries et la représentation de l'Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Carle Van Loo, Sultane (1747), Paris, musée des arts décoratifs. Portrait de Madame de Pompadour en costume oriental.

C'est un mouvement artistique qui marque l'intérêt dès cette époque pour les cultures d'Afrique du Nord, turque et arabe, et toutes les régions dominées par l'Empire ottoman, jusqu'au Caucase. Cet attrait pour l'ailleurs, la recherche de l'exotisme, influença la société. Les salons de la bourgeoisie et de la noblesse donnèrent réceptions et bals costumés sur le modèle fantastique et coloré des cours d'Orient : la mode des Turqueries est associée à la mode des chinoiseries rococo ou baroque. Certains personnages fortunés prirent la pose, pour faire peindre leur portrait, revêtus des habits soyeux seyants en sultan ou en émir. Un des exemples les plus fameux de cette esthétique, en musique est la Marche Turque de Mozart.

Napoléon et l'expédition d'Egypte[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La question d'Orient : les Balkans[modifier | modifier le code]

Avec La Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826), Eugène Delacroix donne une représentation de la guerre d'Indépendance grecque contre l'Empire Ottoman dans la guerre des Balkans.

Entre Byron et les mille et une nuits[modifier | modifier le code]

  • L'influence de la littérature britannique.
  • L'Inde : moins présent en France qu'en Grande-Bretagne, la représentation d'un exotisme oriental hindou avec éléphants.
  • Flaubert et le voyage en Egypte : Salammbo

La représentation du Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Inspiré par le Moyen-Orient, l'art orientaliste pictural ne correspond en France à aucun style particulier et rassemble des artistes aux œuvres et aux personnalités aussi différentes et opposées qu'Ingres, Eugène Delacroix, Alexandre-Gabriel Decamps, Horace Vernet, Théodore Chassériau, Jean-Léon Gérôme, Eugène Fromentin, Félix Ziem, Alexandre Roubtzoff, jusqu'à Auguste Renoir (avec son Odalisque de 1884), ou même Henri Matisse et Pablo Picasso au début du XXe siècle. C'est donc plutôt un thème vaste qui parcourt les différents mouvements picturaux dés cette période[2].

Un exemple fameux d'architecture orientaliste se trouve dans le château de Sammezzano en Toscane en Italie, construit au milieu du XIXe siècle. En France, sous le Second Empire, le style est associé aux Expositions universelles, en particulier celle de 1867 qui reconstruit un quartier turc du Bosphore.

L'orientalisme est synonyme d'architectures de loisirs, de bains de mers, de casinos et thermes mauresques sont construits à Trouville ou Hendaye, des Eaux-Bonnes à Aix-les-Bains[3].

Le Salon des peintres orientalistes[modifier | modifier le code]

En 1893 à Paris, a lieu la création du Salon des peintres orientalistes, qui montre le succès des thèmes exotiques.

Puis en 1908 est fondée la Société coloniale des artistes français.

L'orientalisme moderne, en peinture, est le prolongement de l'orientalisme dit classique, et prend sa source vers les années 1905-1910 avec la création de la villa Abd-el-Tif et de son prix dès 1907[réf. nécessaire]. Il trouve son plein épanouissement après la Première Guerre mondiale pour se prolonger jusqu'en 1960. Outre cette école, des peintres contemporains des années 1910-1970 ont brillamment repris et continué le motif orientaliste, paysages, nature, scènes de genre, tels Henri Pontoy (1888-1968), Jacques Majorelle (1886-1962), Paul Élie Dubois (1886-1949), Edy Legrand (1892-1970) jusque Gustave Hervigo (1896-1993), Paul Fenasse (1899-1976), Rudolf Ernst (1854-1932)[réf. nécessaire].

Après le démantèlement de l'Empire colonial français et l'indépendance de l'Algérie, il n'y a plus à proprement parler d'école orientaliste, mais des peintres d'inspiration orientaliste, comme les Français Jean-François Arrigoni Neri (né en 1937), Roman Lazarev, (né en 1938), ou Patrice Laurioz (né en 1959), et l'Algérien Hocine Ziani (né en 1953)[réf. nécessaire].

L'Espagne et l'Andalousie[modifier | modifier le code]

Quelques thèmes[modifier | modifier le code]

Le harem fantasmé[modifier | modifier le code]

À cette époque, la représentation picturale de la nudité est choquante[réf. nécessaire] si elle n’est pas justifiée. Or, le harem (ou sérail) se veut être l'expression d'un ailleurs inconnu. Les mœurs y sont différentes et certaines pratiques tolérées (telles que l'esclavage, la polygamie, le bain public, etc.). Cette tolérance entraîne en Europe un phénomène de fascination-répulsion pour le harem, lieu de despotisme sexuel par excellence du sultan. En effet, le harem, si éloigné des mœurs et de la culture européennes de l'époque, fait l'objet de nombreuses interrogations, mais aussi de nombreux fantasmes érotiques. Les harems rêvés, fantasmés, imaginés sont souvent peuplés d'odalisques lascivement alanguies, offertes, dans les vapeurs du bain. C'est un thème prisé notamment par Jean-Léon Gérôme.

Bien que cette vision fantasmée soit largement majoritaire, le rôle de la femme « orientaliste » ne peut s’y résumer. Ainsi, certains artistes, comme Henriette Browne[4]  et Jean-Baptiste van Mour[5] , ont une tout autre vision : ils s’intéressent au harem en tant qu’espace social[6]  et lieu de vie[7] . Dans leurs peintures, les femmes ne sont pas uniquement vouées au plaisir de leur maître. Elles peuvent également être mère[8]  et s’adonner à des activités quotidiennes telles que la broderie, la lecture, les jeux, la musique et la danse[9] .

Le rêve d'ailleurs, l'Orient exotique[modifier | modifier le code]

La plupart de ces peintures nous dépeignent un orient entre réalité et imaginaire. Tous les artistes ayant, à cette époque, représenté l'Orient n'ont pas obligatoirement voyagé dans les pays du Moyen-Orient. Cependant, la majorité des peintres dits orientalistes tels que Delacroix et d'autres ont entrepris de longs voyages dans les pays du Maghreb pour en rapporter de nombreux carnets de croquis dont ils se servirent pour la composition de leurs peintures une fois revenus au pays.

Cependant, Étienne Dinet abandonne le registre de ses premiers thèmes, en particulier le nu, pour se consacrer à explorer la condition humaine des Bédouins. Sa peinture traduit à la fois l'âme de son modèle et les couleurs locales vibrant sous la lumière saharienne. Il en résulte une œuvre esthétique et humaine. Dinet finit d'ailleurs par passer la majeure partie de son temps en Algérie et se convertit à l'islam.

L'écrivain Pierre Loti dans le salon Turc de sa maison de Rochefort.

Le désert[modifier | modifier le code]

Celui du Sahara a été largement représenté par les orientalistes français, à tel point que Théophile Gautier affirme en 1859 qu'il y a « autant de parasols que de paysagistes qu'autrefois, dans la forêt de Fontainebleau »[10]. Il sert de décor à des scènes historiques, à la représentation de longues caravanes (Léon Belly, Pèlerins allant à la Mecque, Paris, musée d'Orsay[11], ou en est le motif principal (comme dans Le Sahara de Gustave Guillaumet (Paris, musée d'Orsay)[12]. La représentation des tempêtes de sable en fait un motif dramatique (Ludwig Hans Fischer, Bédouins dans une tempête de sable, vers 1891 ou Jean-François Portaels, Le Simoun, 1847 (Bruxelles, musées royaux des beaux-arts de Belgique)[13])

Les conséquences de la chaleur dans le désert ont été dépeintes par Eugène Fromentin vers 1869 dans Au pays de la soif (Paris, musée d'Orsay)[14],[15].

Au XXe siècle au cinéma[modifier | modifier le code]

Les nombreux clichés véhiculés par la peinture et l'art orientaliste trouve un prolongement naturel dans des films grand public comme Le Cheik de 1921, narrant l'histoire d'une jeune Anglaise indépendante tombant sous le charme d'un cheik du désert (Rudolph Valentino) et rejoignant son harem.

Les débuts de l'abstraction appliqués à l'Orient : Wassily Kandinsky et Paul Klee.[modifier | modifier le code]

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Wassily Kandinsky (1866-1944) et Paul Klee (1879-1940) représentent les figures majeures des débuts de l’abstraction, une abstraction qui se révèle à eux par le jeu des couleurs harmonieuses et vives de l’Orient. Ils se placent ainsi dans la lignée de Delacroix qui se questionna sur l’apport des diverses teintes lumineuses[16].

Wassily Kandinsky[modifier | modifier le code]

L'abstraction est avant tout une expression artistique en accord avec la spiritualité. L’ouvrage Du spirituel dans l’art de Kandinsky évoque avec justesse cette notion de « nécessité intérieure » prônée. De passage en Hollande puis en Tunisie, en Italie, en Suisse… il s’émancipe de la figuration classique pour davantage travailler sur la perception des formes et des nuances. C’est un moyen, selon les termes de Vanessa Morisset, d’arriver à cette « autonomie croissante des couleurs » opérée par l’observation des formes géométriques berbères. En effet, Kandinsky abstrait les formes des dunes, des villes et de leurs minarets, de leurs mosquées, des éléments triviaux qui les composent pour y adjoindre une transcendance de la couleur. Le paysage est alors transfiguré en un agencement équilibré et rythmé de teintes et de lignes.

Cette perception intrinsèque à l’artiste se reflète avec succès dans Les Nègres de 1905. De plus, il élabore un syncrétisme avec sa propre culture en mêlant des aspects de la vie quotidienne occidentale russe et allemande aux représentations de paysages tunisiens.

Paul Klee[modifier | modifier le code]

Le plus grand hommage rendu à la luminosité orientale, et surtout tunisienne, est offert par l’artiste Paul Klee. Celui-ci lui doit même sa carrière de peintre :

« J’abandonne maintenant le travail. L’ambiance me pénètre avec tant de douceur que sans plus y mettre de zèle, il se fait en moi de plus en plus d’assurance. La couleur me possède. Point n’est besoin de chercher à la saisir. Elle me possède, je le sais. Voilà le sens du moment heureux : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre. »

— Paul Klee, Journal, jeudi 16 avril 1914.

Klee s’est déjà intéressé aux problématiques de la couleur chez Robert Delaunay. Il note ainsi dans son journal : « le type du tableau autonome, vivant sans motif de nature d’une existence plastique entièrement abstraite. Un organisme formel avec sa respiration vivante, presqu’aussi éloigné d’un tapis — il faut le souligner — qu’une fugue de Bach. »

Or, son bref voyage en Tunisie du 3 au 25 avril 1914 accompagné d’August Macke et de Louis Moilliet est une véritable révélation. Son regard neuf s’empare des architectures et, tout comme son contemporain, il s’en saisit pour les géométriser et les rendre organiques grâce à la lumière. L’aboutissement de ses recherches coloristes formule une nouvelle esthétique abstraite du paysage orientaliste : « L’art ne reproduit pas le visible ; il rend visible » selon la célèbre citation de Klee. Le sens de la vue décortique les divers chromatismes du prisme tunisien : la lumière solaire, les reflets, les oasis verdoyantes opposées au sable aride…

Musicalité et abstraction[modifier | modifier le code]

L’expression même d’œuvre d’art totale prend place dans le rythme des peintures de Wassily Kandinsky et Paul Klee. Le premier orchestre un « concert tonitruant de couleurs » qui oscille ses compositions entre harmonie et disharmonie. Tandis que le second transpose par le biais d’un paysage architecturé une mesure polyphonique. Aussi il ne faut pas oublier que Paul Klee a exercé toute sa vie une activité de violoniste. C’est le cas dans son œuvre de 1929 Hauptweg und Nebenwege [Chemin principal et chemins secondaires] réalisée quinze ans après son premier voyage. En effet, Klee découvre l’Égypte du 24 décembre 1928 au 10 janvier 1929, perfectionnant le jeu de lumières, de lignes telle une partition musicale originale. On peut y distinguer une référence au Nil et à ses nombreuses branches, qui organisent les cultures alentour, ainsi que les reflets éclatants de l’eau. Dans une lettre datée du 17 avril 1932 à sa femme, Klee prophétisera : « Je peins un paysage un peu comme la vue depuis les monts dénudés de la Vallée des Rois vers la contrée fertile, en préservant le plus possible la légèreté de la polyphonie entre substrats et atmosphère. »

Liste d'artistes orientalistes[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture orientaliste.

Par ordre alphabétique :

Littérature[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Florian Delorme, La fabrique de l'exotisme, L’Orient, fantasme de l’altérité radicale, France Culture, 27 juin 2016.
  2. Collectif, L’Orientalisme en Europe. De Delacroix à Matisse, Marseille, Centre de la Vieille Charité, RMN, 2011.
  3. L'Orientalisme dans l'art et l'architecture du XIXe siècle, sur archives-abbadia.fr.
  4. Peltre, Christine, (1951- ...), Dictionnaire culturel de l'orientalisme, Hazan, dl 2008 (ISBN 9782754101929 et 2754101926, OCLC 494748140, lire en ligne), p. 120-123
  5. Peyraube, Emmanuelle., Le harem des Lumières : l'image de la femme dans la peinture orientaliste du XVIIIe siècle, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, (ISBN 9782858229543 et 2858229546, OCLC 458765426, lire en ligne), p. 126-127
  6. Peltre, Christine, (1951- ...), Dictionnaire culturel de l'orientalisme, Hazan, dl 2008 (ISBN 9782754101929 et 2754101926, OCLC 494748140, lire en ligne), p. 120-123
  7. Peyraube, Emmanuelle., Le harem des Lumières : l'image de la femme dans la peinture orientaliste du XVIIIe siècle, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, (ISBN 9782858229543 et 2858229546, OCLC 458765426, lire en ligne), p. 126-127
  8. Peyraube, Emmanuelle., Le harem des Lumières : l'image de la femme dans la peinture orientaliste du XVIIIe siècle, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, (ISBN 9782858229543 et 2858229546, OCLC 458765426, lire en ligne), p. 141-147
  9. Thornton, Lynne., La femme dans la peinture orientaliste, ACR Edition, (ISBN 2867700612 et 9782867700613, OCLC 31801781, lire en ligne)
  10. cité par P. Pinchon, « Le désert, l'épreuve de l'immensité », Dossier de l'art, n° 185, mai 2011, p. 37-41.
  11. Notice de Pèlerins allant à la Mecque de Léon Belly, musée d'Orsay.
  12. Notice du Sahara, Gustave Guillaumet, musée d'Orsay.
  13. FRANCOIS .2.137&SearchT1=&Index1=Index18&SearchMethod=Find_1&ItemNr=2 Notice du Simoun de Jean-François Portaels, musées royaux des beaux-arts de Belgique.
  14. Notice d'Au pays de la soif, d'Eugène Fromentin, musée d'Orsay.
  15. Pierre Pinchon, « Arrêt sur une œuvre : l'orientalisme, de Delacroix à Matisse », Dossier de l'Art, no 185, catalogue de l'exposition du Centre de La Vieille Charité de Marseille, Marseille, 2011.
  16. L’historien Georges Roque a d’ailleurs écrit et publié un ouvrage pertinent sur Art et sciences de la couleur aux éditions Gallimard, retraçant toutes les réflexions sur la couleur à partir des théories de Michel-Eugène Chevreul, 1786-1889, et de leurs réceptions dans le cercle artistique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, L'Orientalisme en Europe de Delacroix à Kandinsky, Hazan, 2010, 312 p. (ISBN 9782754105064).
  • (en) Urs App, The Birth of Orientalism. Philadelphia: University of Pennsylvania Press, 2010 (ISBN 978-0-8122-4261-4).
  • André Mirabel, « Orientalisme d’hier et d’aujourd’hui », Revue de l’École nationale des langues orientales, vol. 1, Paris, 1964, p. 1 à 30.
  • Raymond Schwab, La Renaissance orientale, préface de Louis Renou. Paris, Payot, 1950. 22,5 cm, 526 p. Bibliothèque historique ; réédition, Payot, 2014. 24 cm, 682 p. Bibliogr. p. 651-661. Index.
  • Jack Goody, L’Orient en Occident, traduit de l’anglais par Pierre-Antoine Fabre, Paris, Seuil, coll. « La librairie du XXe siècle », 1999, 21 cm, 293 p.
  • Irini Apostolou, L'Orientalisme des voyageurs français au XVIIIe siècle. Une iconographie de l'Orient méditerranéen, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi », 2009.
  • Martin Bernal, Black Athena. Les racines afro-asiatiques de la civilisation classique, Paris, PUF, 1996, 612 p.
  • Thomas Brisson, « La Critique arabe de l’orientalisme en France et aux États-Unis », Revue d'anthropologie des connaissances, vol. 2, n° 3, 2007, p. 505 à 521 (en ligne).
  • La Danse de l'âme, choix de textes issus du Journal asiatique sur les poètes persans et arabes vus par les orientalistes du XIXe siècle, Toulouse, éditions InTexte, 2006 (ISBN 2-9514986-7-5).
  • (de) Kian-Harald Karimi, Au temps où ils taillaient leurs idoles – Die Wiederkehr des Gleichen im spätantiken Pastiche von Anatole Frances Thaïs. Ds: Michael Bernsen (Ed.): Orientalismus in der französischen Literatur des XIX. Jahrhunderts, Tübingen, Niemeyer, 2006, p. 223-253.
    Exemples pour la fonction de l'orientalisme.
  • Rémi Labrusse, Islamophilies. L'Europe moderne et les arts de l'Islam, musée des beaux-arts de Lyon, Paris, Somogy, Éditions d'art, 2011, 400 p. (ISBN 978-2-7572-0438-2).
    Catalogue de l'exposition du musée des beaux-arts de Lyon en 2011.
  • Pierre Larcher, « L’Orient des musiciens », Bibliothèques d’Orient, 2017 (en ligne).
  • Régis Poulet, L'Orient : généalogie d'une illusion, Presses universitaires du Septentrion, 2002, 754 p. (ISBN 2-284-03387-3).
  • Edward W. Saïd, L'Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident, Éditions du Seuil, collection « La Couleur des idées », 1978 (ISBN 2-02-079293-1).
  • Pierre Singaravélou, L'École française d'Extrême-Orient ou l'institution des marges. Essai d'histoire sociale et politique de la science coloniale (1898-1956), Paris, L'Harmattan, 1999, 282 p.
  • Jean-Michel Vinciguerra, « Les Mystères d’Isis ou l’Égypte antique d’après les décorateurs de l’Opéra : sur quelques acquisitions récentes du département de la Musique », in L’Antiquité à la BnF, 2017 (en ligne).
  • Olivier Weber, Le Grand Festin de l’Orient, Robert Laffont, 2004.
  • Davy Depelchin et Roger Diederen (dir.), De Delacroix à Kandinsky. L’Orientalisme en Europe, [catalogue d'exposition], Paris, Éditions Hazan, 2010.
  • Philippe Junod, « Retour sur l'Europe chinoise », Artibus et Historiae, n° 63, 2011, p. 217-258.
  • Angela Lampe (dir.), Paul Klee. L’ironie à l’œuvre, [catalogue d'exposition], Paris, Éditions du Centre Pompidou, 2016.
  • François Jeune, « L’Égypte antique et l’art du XXe siècle », in Artabsolument, n°11, hiver 2005, 9 p. ([PDF] en ligne).
  • Rachida Triki et al., « La Tunisie de Paul Klee », in Rachida Triki (dir.), Centenaire du voyage à Tunis des peintres Paul Klee, Auguste Macke et Louis Moilliet, actes du colloque de Tunis, cinéma le Mondial, 10 avril 2014, 42 p. ([PDF] en ligne).

Émission radiophonique[modifier | modifier le code]

  • Colette Fellous, « Le voyage en Tunisie de Paul Klee », France Culture, émission Carnet nomade, diffusion le 10 mai 2014 (en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]