Cunlhat

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Cunlhat
Vue générale de Cunlhat.
Vue générale de Cunlhat.
Blason de Cunlhat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Les Monts du Livradois
Intercommunalité Communauté de communes Ambert Livradois Forez
Maire
Mandat
Frédéric Fargette
2014-2020
Code postal 63590
Code commune 63132
Démographie
Population
municipale
1 260 hab. (2014 en diminution de 3,37 % par rapport à 2009)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 58″ nord, 3° 33′ 36″ est
Altitude Min. 540 m
Max. 1 014 m
Superficie 29,55 km2
Localisation

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Liens
Site web cunlhat.fr

Cunlhat, prononcé /kɛ̃.ja/, ou /kœ̃.ja/, est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

L'Alleyras Basse, la Barde, Beauregard, Boscène, le Bouchet, Bouffoux, le Bourg, la Bravardie, la Brugère, les Bruneilles, la Brunelie, Cammas, Campines, Chabrol, le Chalard, Chalendrat, le Chapioux, Chardy, le Coin, le Colombier, Coudeix, Courteisseire, le Cros, l'Espinassière, les Faidides, la Font, Fontbonne, Fontrias, Forest, le Feder, Puissochet, Gathier, Gonteix, Gouttebessis, la Grainetie, Grange, la Gravière (à cheval sur la commune d'Auzelles), la Guelle, la Guillaumie, Lacost, Lescure, Ligonie, Lossedat, le Malberton, Mandet, Marèche, Mas du Bost, les Meules, le Monneyroux, Montabrut, la Morille, Mounoux, Olagnier, l'Olme, Omaly, Pacher des Bœufs, Palasse, le Pénafet, le Perrier, le Petit Chignat, le Petit Verdier, la Petite Mouliche, les Pins, le Pont de Palasse, les Prades (1), les Prades (2), les Prades (3), les Rouchoux, Roussy, Ruinoux, Sagnes, le Sardier, Terrol (château), la Vaissière, le Verdier, le Vernet, Vialatte, la Vironne (2), Vironne (1).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont Auzelles, Ceilloux, La Chapelle-Agnon, Domaize, Saint-Amant-Roche-Savine et Tours-sur-Meymont.

Transports[modifier | modifier le code]

Cunlhat est desservie le lundi et le vendredi par la ligne 24 des bus du réseau départemental Transdôme en direction et en provenance de Clermont-Ferrand via Billom.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Cunlhat est vraisemblablement liée à la présence d'une villa gallo-romaine. Le nom de la commune provient du nom propre romain Cumiliacus. Sous l'ancien régime, Cunlhat était une viguerie et constituait une des terres les plus riches de la seigneurie de Montboissier.

Le bourg s'est constitué autour de l'abbatiale devenue église paroissiale. Les moines bénédictins ont fondé le marché qui depuis le XIIIe siècle a toujours lieu le mercredi.

Sous la Révolution, Cunlhat a connu des journées insurrectionnelles qui ont conduit à la décapitation du meneur, Coiffier de Terraules.

Sous la Troisième République, Cunlhat a eu pour maire entre 1882 et 1907 Jean François Edmond Guyot Dessaigne. Il a été député du Puy-de-Dôme et plusieurs fois ministre. C'est en tant que garde des Sceaux de 1906 à décembre 1907 qu'il a eu à mettre en œuvre la loi de 1905.

Pendant plus de 10 ans (1988-2001), Cunlhat a accueilli le plus grand rassemblement européen de Harley-Davidson.

Le concours de tee-shirts mouillés du festival est devenu une institution au fil des ans, fournissant de nombreuses illustrations pour des calendriers réservés aux adultes.

De 2002 à 2008, il a été organisé un symposium d'art moderne, Chantiers d'Art, de réputation internationale où de nombreux artistes ont été primés, comme le sculpteur espagnol Dinoja.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1881 1907 Jean-François-Edmond Guyot-Dessaigne extrême-gauche radicale Président du conseil général (1901-1907)
ministre de la Justice (1889, puis 1906-1907)
ministre des Travaux publics (1895-1896) député radical
1971 1976 Albert Clément DVG  
1976 2001 Henri Rigal (4 mandats + 1 an) PS Conseiller général[précision nécessaire]
2001 2008 Jean Bernard UMP  
2008 2014 Gilbert Bonnefoy DVG Conseiller général[précision nécessaire]
mars 2014 en cours
(au 9 avril 2014)
Frédéric Fargette[1]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2014, la commune comptait 1 260 habitants[Note 1], en diminution de 3,37 % par rapport à 2009 (Puy-de-Dôme : +2,35 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 826 2 825 2 990 3 039 3 470 3 325 3 434 3 471 3 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 996 2 982 2 888 2 934 2 996 3 168 3 107 3 016 2 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 749 2 784 2 614 2 284 2 212 1 951 1 853 1 669 1 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 409 1 429 1 408 1 416 1 411 1 350 1 323 1 292 1 260
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
Plan d'eau de Cunlhat.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Cunlhat fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [6].

Des éléments de mobilier ecclésiastique sont répertoriés par l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • Calice (4e quart du XVIIIe siècle, réalisé par l'orfèvre Jean Charles Duchesne) ;
  • Calice et patène (XVIIIe siècle, réalisés par l'orfèvre Mathieu Vincent Delarbre) ;
  • Encensoir (1re moitié du XIXe siècle) ;
  • la Trinité, groupe statuaire (XVIe siècle) ;
  • Cloche (3e quart du XVe siècle) ;
  • Croix d'autel (crucifix) (XVIIe siècle) ;
  • Pentures et verrou (XIIIe siècle) ;

L'église est en fait une abbatiale qui faisait partie d'un monastère bénédictin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Demeure des Montboissier dans le bourg, XVe siècle (bâtiment privé).
  • Motte castrale de Ramia[7]. située près du Mas du Bost sur le parcours de randonnée : le chemin de l'An Mil.
  • Motte castrale du Chalard[7].
  • Motte castrale de Cunlhat[7] : (au-dessus de l'actuelle place Lamothe (quartier de La Motte au cadastre de 1819)). La maison de retraite a été construite en 1896 en lieu et place de l'ancienne chapelle castrale dédiée à Notre-Dame. L'hospice était confié à la congrégation des sœurs Saint-Vincent-de-Paul. C'est aujourd'hui un établissement public dirigé par Mme Caucase. Il existe aussi un centre d'accueil pour personnes handicapées.
  • Château de Terrol : XVe siècle (privé).
  • Château du Verdier : XVIIe siècle, château de la famille des Rochon du Verdier jusqu'au XXe siècle (privé)
  • La résidence du Collombier (XIXe siècle), ancien hôtel, actuellement transformé en résidence d'artiste avec salle d'exposition[8].
  • L'École des frères : ancien couvent transformé en école, en contrebas de la maison de retraite, bâtisse du XIXe siècle, maintenant devenue résidence secondaire privée.
  • En 2008, le centre omnisports Roger-Fayet (ancien maire de Ceilloux) ouvre ses portes.
  • La place principale du village, aujourd'hui appelée place du Marché était appelée sur le cadastre du XIXe siècle place des Fossés-du-Prieuré . Elle conservait jusque dans les années 1980 de vieux arbres dont un gros tilleul que la légende locale disait avoir été planté à l'occasion d'une visite en Auvergne de Louis XIV (peut-être un souvenir de l'inventaire des forêts initié par Colbert). Les registres municipaux signalent également la plantation d'un arbre de la Liberté vers 1792. Fragilisés par une taille mutilante, ces arbres ont dû être abattus.
  • Le coLLombier, la résidence d'accueil d'artistes de Cunlhat. Au cœur de Cunlhat, cet ancien hôtel-restaurant est un lieu de rencontre autour des arts plastiques.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Groisne (1768 - 1812), général des armées de la République et de l'Empire, décédé à Dantzig des suites de ses blessures reçues à la bataille de la Bérézina.
  • André Eugène Costilhes est né à Cunlhat en 1865. Artiste peintre, il fut l'élève de Léon Bonnat et exposa au Salon des artistes français entre 1910 et 1932. Il peint un décor dans un café de Cunlhat.
  • Maurice Pialat y est né le 21 août 1925, actuelle rue du 8-Mai-1945. Il tourne un de ses premiers courts métrages à Cunlhat (congrès eucharistique de 1952), quelques scènes de La Gueule ouverte sont également tournées en Auvergne et l'on pourra repérer dans certains de ses films des allusions directes ou plus cachées à sa région d'origine (Van Gogh, Nous ne vieillirons pas ensemble. Son dernier film Le Garçu, a été tourné en partie à Cunlhat, notamment dans les locaux de la maison de retraite. Fin 2004, la commune de Cunlhat a donné le nom de Maurice Pialat à une petite place au centre du bourg face à l'immeuble où ses parents ont tenu un commerce à la fin de leur vie.
  • Jacques Marichal, ancien titulaire de l'orgue de chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, est enterré au cimetière de la commune. Il venait souvent se ressourcer dans cette région.
  • Le maire de Cunlhat de 1881 à 1907 fut choisi comme ministre de la Justice en 1889 par Charles Floquet puis par Clemenceau en 1906-1907, et comme ministre des Travaux publics en 1895-1896 par Léon Bourgeois.
  • Françoise Fayolle surnommée la mère Fillioux (1865 - 1925), cuisinière, est née dans la commune, le 2 décembre 1865.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 23 juin 2014).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Notice no PA00092109, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. a, b et c Joseph Gagnaire, Les fortifications médiévales de l'arrondissement d'Ambert et ses abords, Éditions ACVAM, Issoire, 2002.
  8. Le Collombier.