Saint-Bonnet-le-Courreau

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Saint-Bonnet-le-Courreau
Chapelle de Courreau.
Chapelle de Courreau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Boën-sur-Lignon
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Joël Épinat
2014-2020
Code postal 42940
Code commune 42205
Démographie
Population
municipale
711 hab. (2014 en diminution de 3,13 % par rapport à 2009)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 40″ nord, 3° 56′ 41″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 1 481 m
Superficie 50,18 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-bonnet-le-courreau.fr

Saint-Bonnet-le-Courreau est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Bonnet-le-Courreau apparaît pour la première fois dans une annexe au cartulaire de Savigny au XIe siècle. « l'ecclesia Sancto Bonito de Quadrellis » est déjà une paroisse importante d'après ce qu'elle doit payer comme redevance au diocèse de Lyon pour « la cire et l'encens »[1]. Certains historiens locaux disent sans certitude que l'abbaye de La Chaise-Dieu et à l'origine du hameau de Courreau où il y a eu un prieuré jusqu'au XVe siècle[2]. Ce qui est plus sûr, c'est que ce hameau de Courreau situé à plus de 1 000 mètres d'altitude sur une sorte de col venté, a bien été, longtemps l'endroit le plus peuplé car c'est ici que se croisaient des voies antiques venues du sud (Roche en Forez), du nord (Boën), de l'est (Moingt ou Montbrison) et donnaient accès à la montagne et par là, à l'Auvergne. Pour comprendre la multiplicité de voies et de chemins anciens dans ce coin de montagne, il ne faut pas perdre de vue que pendant plus de quinze siècles, les monts du Forez ont été une frontière. Cela commence avec les Gaulois (Arvernes et Ségusiaves) et se termine avec l'arrivée des comtes de Forez à Montbrison vers 1172. À ce moment-là, le Forez entre dans le royaume de France alors que le Lyonnais reste terre d'Empire encore pour deux siècles. Le nord de la commune à proximité du col de La Pelletière a connu les prédécesseurs des Gaulois[3]. Les Gallo-Romains étaient présents à Aubigneux[3], Germagneux, Soleymieux. Le bourg actuel de Saint-Bonnet doit sans doute son existence à une source sacrée baptisée Saint-Barthélemy à proximité de laquelle a été construite une première église. Il s'y déroulaient trois pèlerinages par an destinés à aider les enfants à marcher[4]. le plus fréquenté était celui de la Saint-Barthélemy, le 24 août qui est resté la fête patronale. Le bourg s'est développé au moment de la peste noire car les habitants d'un hameau situé sur le versant ouest de la crête qui domine le bourg, ont abandonné leur village, nommé Le Mont, après y avoir sans doute mis le feu. Au début du XVIe siècle l'église actuelle est construite, mais peu de temps après en 1562, dévastée par les troupes protestantes du baron des Adrets[4]. Le village poursuit sa croissance. Le cahier de doléances de 1789 montre une paroisse surpeuplée, écrasée d'impôts et dont une partie des agriculteurs est obligée, comme du côté auvergnat, de partir huit mois par an, comme scieurs de long. Pendant la Révolution les habitants cachent un de leurs prêtres, réfractaire, où des nobles traqués pendant la Terreur[2]. L'industrialisation de la région stéphanoise au XIXe siècle puis la Première Guerre mondiale vont faire chuter rapidement la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Joël Epinat[5]  ? puis UMP puis ?  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2014, la commune comptait 711 habitants[Note 1], en diminution de 3,13 % par rapport à 2009 (Loire : +1,5 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 570 1 686 1 538 1 758 1 833 1 857 1 957 1 910 1 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 815 1 836 1 923 1 840 1 827 1 812 1 964 1 916 1 865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 758 1 740 1 737 1 534 1 516 1 422 1 400 1 385 1 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 104 1 006 1 005 899 805 750 739 733 711
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du xvie siècle est inscrite le 7/1/1926 à l'inventaire des monuments historiques pour son clocher[10], ainsi que la croix située sur la place près de l'église, pour son soubassement daté des xve – xvie siècle[11].

Sa croix aurait inspiré la construction de la tour Eiffel lors du passage de Gustave Eiffel dans la commune[réf. nécessaire]. Les quatre pieds ont en effet une forme tout à fait similaire.

À découvrir :

  • les jasseries et les hautes chaumes
  • le moulin des Massons

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de Savigny, p. 1055
  2. a et b Prost, Notice historique sur la commune de St Bonnet-le-Courreau,
  3. a et b MM Faure, Chazal, Theyvenet, Divers bulletins de la Diana à Montbrison.
  4. a et b Mervillon, Premier essai statistique sur la commune de Saint-Bonnet-le-Courreau, vers 1830
  5. Saint-Bonnet-le-Courreau sur le site de l'association des maires de France, consulté le 29 juin 2015.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Église de Saint-Bonnet-le-Courreau », notice no PA00117587, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Croix monumentale », notice no PA00117586, base Mérimée, ministère français de la Culture