Saint-Bonnet-le-Courreau

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Saint-Bonnet-le-Courreau
Saint-Bonnet-le-Courreau
Chapelle de Courreau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Intercommunalité Loire Forez Agglomération
Maire
Mandat
Joël Épinat
2020-2026
Code postal 42940
Code commune 42205
Démographie
Population
municipale
689 hab. (2020 en diminution de 3,09 % par rapport à 2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 40″ nord, 3° 56′ 41″ est
Altitude Min. 500 m
Max. 1 481 m
Superficie 50,18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Montbrison
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Boën-sur-Lignon
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saint-bonnet-le-courreau.fr

Saint-Bonnet-le-Courreau est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, et faisant partie de Loire Forez Agglomération.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation du village et des communes aux alentours

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Bonnet-le-Courreau est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbrison, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,7 %), prairies (32,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), terres arables (0,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Bonnet-le-Courreau apparaît pour la première fois dans une annexe au cartulaire de Savigny au XIe siècle. « l'ecclesia Sancto Bonito de Quadrellis » est déjà une paroisse importante d'après ce qu'elle doit payer comme redevance au diocèse de Lyon pour « la cire et l'encens »[7]. Certains historiens locaux disent sans certitude que l'abbaye de la Chaise-Dieu est à l'origine du hameau de Courreau où a existé un prieuré jusqu'au XVe siècle[8].

Ce qui est plus sûr, c'est que ce hameau de Courreau situé à plus de 1 000 mètres d'altitude sur une sorte de col venté, a bien été, longtemps l'endroit le plus peuplé car c'est ici que se croisaient des voies antiques venues du sud (Roche-en-Forez), du nord (Boën), de l'est (Moingt ou Montbrison) et donnaient accès à la montagne et par là, à l'Auvergne. Pour comprendre la multiplicité de voies et de chemins anciens dans ce coin de montagne, il ne faut pas perdre de vue que pendant plus de quinze siècles, les monts du Forez ont été une frontière. Cela commence avec les Gaulois (Arvernes et Ségusiaves) et se termine avec l'arrivée des comtes de Forez à Montbrison vers 1172. À ce moment-là, le Forez entre dans le royaume de France alors que le Lyonnais reste terre d'Empire encore pour deux siècles. Le nord de la commune à proximité du col de La Pelletière a connu les prédécesseurs des Gaulois[9]. Les Gallo-Romains étaient présents à Aubigneux[9], Germagneux, Soleymieux.

Le bourg actuel de Saint-Bonnet doit sans doute son existence à une source sacrée baptisée Saint-Barthélemy à proximité de laquelle a été construite une première église. Il s'y déroulait trois pèlerinages par an destinés à aider les enfants à marcher[10]. Le plus fréquenté était celui de la Saint-Barthélemy, le qui est resté la fête patronale. Le bourg s'est développé au moment de la peste noire car les habitants d'un hameau situé sur le versant ouest de la crête qui domine le bourg, ont abandonné leur village, nommé Le Mont, après y avoir sans doute mis le feu. Au début du XVIe siècle l'église actuelle est construite, mais peu de temps après en 1562, elle est dévastée par les troupes protestantes du baron des Adrets[10]. Le village poursuit sa croissance. Le cahier de doléances de 1789 montre une paroisse surpeuplée, écrasée d'impôts et dont une partie des agriculteurs est obligée, comme du côté auvergnat, de partir huit mois par an, comme scieurs de long. Pendant la Révolution les habitants cachent un de leurs prêtres, réfractaire, ou des nobles traqués pendant la Terreur[8]. L'industrialisation de la région stéphanoise au XIXe siècle puis la Première Guerre mondiale vont faire chuter rapidement la population.

La commune adhère au parc naturel régional Livradois-Forez en 2017.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Joël Epinat[11] ? puis UMP puis ?  

Saint-Bonnet-le-Courreau faisait partie de la communauté d'agglomération de Loire Forez de 2003 à 2016 puis a intégré Loire Forez Agglomération.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2020, la commune comptait 689 habitants[Note 3], en diminution de 3,09 % par rapport à 2014 (Loire : +1,48 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5701 6861 5381 7581 8331 8571 9571 9101 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8151 8361 9231 8401 8271 8121 9641 9161 865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7581 7401 7371 5341 5161 4221 4001 3851 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1041 0061 005899805750739729733
2015 2020 - - - - - - -
699689-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Bonnet de Saint-Bonnet-le-Courreau du xvie siècle est inscrite le 07/01/1926 à l'inventaire des monuments historiques pour son clocher[16], ainsi que la croix située sur la place près de l'église, pour son soubassement daté des xve – xvie siècle[17].

Sa croix aurait inspiré la construction de la tour Eiffel lors du passage de Gustave Eiffel dans la commune[réf. nécessaire]. Les quatre pieds ont en effet une forme tout à fait similaire.

À découvrir :

  • les jasseries et les hautes chaumes
  • le moulin des Massons

Évènements[modifier | modifier le code]

La fête du mouton a lieu à l'estive de Garnier en juillet[18] depuis 1987[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. Cartulaire de Savigny, p. 1055.
  8. a et b Prost, Notice historique sur la commune de St Bonnet-le-Courreau, .
  9. a et b MM Faure, Chazal, Theyvenet, Divers bulletins de la Diana à Montbrison..
  10. a et b Mervillon, Premier essai statistique sur la commune de Saint-Bonnet-le-Courreau, vers 1830.
  11. Saint-Bonnet-le-Courreau sur le site de l'association des maires de France, consulté le 29 juin 2015.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  16. « Église de Saint-Bonnet-le-Courreau », notice no PA00117587, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Croix monumentale », notice no PA00117586, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. La fête du Mouton à Saint-Bonnet-le-Courreau a attiré 1600 visiteurs , Le Progrès, 23 juillet 2018
  19. 2 000 moutons et 10 000 visiteurs, Le Progrès, Françoise Salle, 14 juillet 2016