Pérols

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Pérols
La mairie et l'église Saint-Sixte
La mairie et l'église Saint-Sixte
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Lattes
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Pierre Rico
2014-2020
Code postal 34470
Code commune 34198
Démographie
Gentilé Péroliens
Population
municipale
8 547 hab. (2011)
Densité 1 422 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 57″ N 3° 57′ 04″ E / 43.5658333333, 3.9511111111143° 33′ 57″ Nord 3° 57′ 04″ Est / 43.5658333333, 3.95111111111  
Altitude 10 m (min. : 0 m) (max. : 12 m)
Superficie 6,01 km2
Localisation

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Pérols
Liens
Site web http://www.ville-perols.fr

Pérols est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon en périphérie de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune de Pérols se situe au sud-est de Montpellier, son vieux village à environ 8,5 kilomètres à vol d'oiseau de l'Écusson. Elle est traversée par la route conduisant de la préfecture héraultaise au littoral au niveau de Carnon. Elle est limitrophe de Lattes à l'ouest et au nord, de Mauguio à l'est et de Palavas-les-Flots au sud.

Le territoire communal est en plaine, baigné par l'étang de l'Or à l'est et l'étang de Pérols au sud jusqu'au canal du Rhône à Sète.

L'agglomération de Pérols s'est étendue autour du vieux village. L'urbanisation, qui atteint la limite avec Lattes, a presque totalement utilisé les surfaces agricoles de la commune[1]. Deux zones d'activités et le parc des expositions de Montpellier sont aménagés au nord de part et d'autre de la route départementale 21, construite pour contourner la ville.

Récemment, depuis le 7 avril 2012, la commune de Pérols est desservie par la ligne 3 du tramway de l'agglomération de Montpellier. La ligne passe aux stations « Pérols - Centre » et « Pérols - Étang de l'Or ».

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[2][modifier | modifier le code]

Un site archéologique enregistré à l'INPN se trouve sur la commune : la ZAC de Pérols II[3].

  • 804 ap J.-C. : Première mention écrite concernant le village, faite dans le cartulaire de Gellonne sous le nom de Perairolum.
  • 1130-1183 : Dans le cartulaire de Maguelone, on trouve successivement Peroles en 1130, Perols en 1181 et Mansus de Podiolis entre 1175 et 1183. Dans « Le statut ecclésiastique de Maguelonne », on lui donne le nom de Peyrolis vel Peroles.
  • 1570 : Sur la première carte particulière du Languedoc figure Reraul.
  • 1626 : Sur la carte de Jean de Beins, l’étang de Peyrolz est signalé (cartes anciennes du Languedoc).
  • Entre 1649 et 1684 : le nom prend sa tournure définitive Pérols.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire républicaine » en janvier 1791, puis rebaptisée « Société républicaine montagnarde » après la chute de la monarchie, et enfin « Société républicaine des montagnards sans-culotte »[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason De gueules au buste de Saint Sixte auréolé d’or brochant sur deux palmes ‘argent passées en sautoir en pointe.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Robert-Félix Fabre   Inspecteur
mars 1989 avril 2014 Christian Valette DVD Vice-président de Montpellier-Agglomération
avril 2014 en cours Jean-Pierre Rico UDI  

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 8547 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
525 578 591 687 796 886 866 890 965
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
922 1 015 1 172 1 089 1 086 912 959 1 034 1 049
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 077 1 048 958 1 008 900 921 952 1 003 1 117
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 351 2 203 3 440 4 422 6 595 7 731 8 566 8 545 8 453
2011 - - - - - - - -
8 547 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut quatre ZNIEFF :

  • La ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire des étangs montpelliérains, 14 344 ha de cladiaies riveraines (habitat déterminant) répartis entre 14 communes[7],[8].
  • La ZNIEFF de l'étang du Méjean-Pérols, 730 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre Lattes, Palavas-les-Flots et Pérols[9].
  • La ZNIEFF de l'étang de l'Or, 3 378 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre Aigues-Mortes, Lansargues, Marsillargues, Mauguio, Pérols et La Grande-Motte[10].
  • La ZNIEFF de l'aéroport de Montpellier-Fréjorgues, 161 ha de terrains en friche et terrains vagues (habitat déterminant) répartis entre Mauguio et Pérols[11].

La commune comprend aussi deux sites d'intérêt communautaire (SIC) Natura 2000 dans le cadre de la directive Habitat :

Le SIC des étangs palavasiens, 6 600 ha d'étangs répartis sur plusieurs communes et séparés de la mer par un lido encore vierge d'urbanisation sur un grand linéaire côtier, ce qui permet la coexistence de différents habitats naturels littoraux : systèmes dunaires, laisses de mer et sansouires. Ils sont composés à 60 % de lagunes côtières (habitat prioritaire), 7,1 % de fourrés halophiles méditerranéens et thermo-atlantiques (Sarcocornia fruticosi ou « corail de mer »), 4,9 % de prés-salés méditerranéens (communauté de plantes appelée Juncetalia maritimi), et 16 autres types d'habitat pour le reste.
Leur ouverture sur la mer grâce à des graus permet la migration des poissons. En 2012, seul l'étang du Grec est protégé par un arrêté préfectoral de protection du biotope comprenant les zones humides situées entre la route départementale Carnon-Palavas et les zones urbanisées du littoral. Le périmètre du site intègre ces zones humides en suivant précisément la limite de la zone couverte par l'arrêté de biotope. L'étang de l'Estagnol, classé en réserve naturelle nationale, est protégé des atteintes directes mais son approvisionnement en eau est d'origine incertaine et rend les interventions difficiles[12].
Le SIC de l'étang de Mauguio (dit aussi « étang de l'Or »), répartit sur 8 communes[13] 7 020 ha d'une lagune en communication avec la mer par un grau qui relie le sud-ouest de l'étang au port de Carnon. Cette zone comprend, outre l'étang, une variété d'habitats naturels. On y trouve des dunes mobiles, et des dunes fixes (le Petit Travers et le Grand Travers) en bon état de conservation mais séparées du système lagunaire par une route littorale ; des milieux saumâtres à hyper-salés sur les rives sud et est, avec des lagunes temporaires, riches en herbiers de Ruppia, et des sansouires sur les bordures des rives nord ; des milieux saumâtres à doux avec les apports d'eau douce sur les rives nord, où se développent des prés salés et des formations boisées (frênes, peupliers blancs), et d'anciens prés de fauche. Les grandes transformations du littoral languedocien ont relativement épargné les rives nord, qui sont encore empreintes de l'occupation traditionnelle des terres (élevage, cultures). Les alentours immédiats de ce site sont très urbanisés (31 communes et 120 000 habitants permanents dans le bassin versant de l'étang), avec une activité touristique très développée. Un des enjeux majeurs est la qualité de l'assainissement des eaux usées domestiques, déterminante pour l'avenir de l'étang. 70 % du site sont classés selon la loi de 1930 ; 11%, dont une partie de l'étang lui-même, ont été acquis par le conservatoire du littoral ; et le marais de Castillone (1% de la surface totale du site) est soumis à un arrêté de protection de biotope, d’habitat naturel ou de site d’intérêt géologique[14].

On retrouve ces deux sites approximativement couverts par deux zones de protection spéciale (ZPS) Natura 2000 dans le cadre de la directive Oiseaux :

La ZPS des étangs palavasiens et étang de l'Estagnol, 6 600 ha répartis sur 8 communes[15]. Sur cette surface, 50 % sont classés selon la loi de 1930 et 1 % inscrit de même, 35 % ont été acquis par le Conservatoire du Littoral, 14 % sont une réserve de chasse et de faune sauvage d'ACCA (association communale de chasse agréée), 2 % sont protégés par un arrêté de protection de biotope, d’habitat naturel ou de site d’intérêt géologique, 1 % est une réserve naturelle nationale (l'étang de l'Estagnol), et 1 % est la propriété du département.
Cette ZPS comprend une série importante de grandes lagunes communiquant encore entre elles (étang de l'Ingril, étang de Vic, étang de Pierre-Blanche, étang de l'Arnel, étang du Prevost, étang du Grec, étang du Méjean, étang de Pérols), imbriquées entre terre et mer. On y trouve des anciens marais salants non exploités, générateurs d'une grande diversité d'habitats à forte valeur patrimoniale.
L'étang de l'Estagnol est situé dans une ancienne doline d'alluvions récentes dans les calcaires de la Gardiole, au sud-ouest de Montpellier. L'alimentation en eau se fait par la nappe phréatique d'eau douce de la plaine de Mireval, par les alimentations karstiques des reliefs avoisinants, et par la résurgence d'une perte de la Mosson. En conséquence, son eau est moins saumâtre que celle des autres étangs palavasiens.
Les lagunes attirent une avifaune à la fois abondante et variée qu'elle soit nicheuse, hivernante ou migratrice. Des espèces rares viennent s'y reposer, comme la sterne naine, le gravelot à collier interrompu et la talève sultane. Les flamants roses y sont nombreux. Une dizaine d'espèces de l'annexe I se reproduisent à l'étang de l'Estagnol : busard des roseaux, blongios nain, héron pourpré, sterne pierregarin, parfois le butor étoilé... Il est une zone d'hivernage ou d'étape pour de nombreux migrateurs : anatidés, foulques, guifettes, sterne pierregarin[16].
La ZPS de l'étang de Mauguio, qui fait également 7 020 ha de surface (comme la SIC correspondante) et concerne toutes les communes de ce SIC mais y ajoute Lunel. Les oiseaux plus particulièrement visés par cette zone sont l' outarde canepetière dont une population se trouve vers la basse vallée du Vidourle et le site voisin de la Petite Camargue laguno-marine ; des cigognes blanches se sont ré-installées depuis peu en périphérie de l'étang ; le butor étoilé est dans la grande roselière[17].

Enfin, toujours les mêmes zones approximativement, sont classées comme « zones humides protégées par la convention de Ramsar » :

7 583 ha des étangs palavasiens « zone humide Ramsar » concernent 7 communes : Frontignan, Lattes, Mireval, Palavas-les-Flots, Pérols, Vic-la-Gardiole, et Villeneuve-lès-Maguelone[18] ;
41 797 ha de la Petite Camargue « zone humide Ramsar » concernent 16 communes[19],[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Montpellier, carte topographique au 1/25 000, IGN, 3e édition, 2004.
  2. Sources : Michelle Granier-Rovetto, Histoire de Pérols en Languedoc, Ed Lacour. (épuisé)
  3. Site archéologique de la ZAC de Pérols II, fiche INPN.
  4. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Les 14 communes de la ZNIEFF du complexe paludo-laguno-dunaire des étangs montpelliérains sont : Aigues-Mortes, Candillargues, Frontignan, Lansargues, Lattes, Marsillargues, Mauguio, Mireval, Palavas-les-Flots, Pérols, Saint-Nazaire-de-Pézan, Vic-la-Gardiole, Villeneuve-lès-Maguelone, et La Grande-Motte.
  8. ZNIEFF 910010743 - Complexe paludo-laguno-dunaire des étangs montpelliérains sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  9. ZNIEFF 910030162 - Étang du Méjean-Pérols sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  10. ZNIEFF 910010749 - Étang de l'Or sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  11. ZNIEFF 910030009 - Aéroport de Montpellier-Fréjorgues sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.
  12. NATURA 2000 - FR9101410 - SIC des étangs palavasiens.
  13. Les 8 communes concernées par le SIC de l'étang de Mauguio sont :
    Candillargues, La Grande-Motte, Lansargues, Marsillargues, Mauguio, Pérols, Saint-Just et Saint-Nazaire-de-Pézan.
  14. NATURA 2000 - FR9101408 - SIC de l'étang de Mauguio, fiche INPN.
  15. Les 8 communes de la la ZPS des étangs palavasiens et étang de l'Estagnol sont :
    Frontignan, Lattes, Mauguio, Mireval, Palavas-les-Flots, Pérols, Vic-la-Gardiole, et Villeneuve-lès-Maguelone.
  16. NATURA 2000 - FR9110042 – ZPS des étangs palavasiens et étang de l'Estagnol.
  17. NATURA 2000 - FR9112017 – ZPS de l'étang de Mauguio, fiche de l'INPN.
  18. FR7200028 - zone humide Ramsar « Étangs palavasiens », fiche INPN.
  19. Les 16 communes concernées par la zone humide Ramsar de la Petite Camargue sont :
    Arles, Saintes-Maries-de-la-Mer, Mauguio, Saint-Nazaire-de-Pézan, Grau-du-Roi, Pérols, Lansargues, Marsillargues, Aigues-Mortes , Beauvoisin, La Grande-Motte, Le Cailar, Candillargues, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze et Vauvert.
  20. FR7200017 - zone humide Ramsar « Petite Camargue », fiche INPN.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Figon, Pérols - Histoires oubliées, Pérols, chez l'auteur, 2003, 136 p. (ISBN 2-9520131-1-X)
  • Yvan Figon, Pérols - Images oubliées, Pérols, chez l'auteur, 2009, 94 p. (ISBN 2-9520131-0-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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