Sparus aurata
Dorade Royale
Sparus aurata
Répartition géographique
La daurade royale (Sparus aurata), ou dorade royale écrite avec un « o », est une espèce de poisson osseux appartenant à la famille Sparidae (Sparidés) dont la taille atteint régulièrement 50 cm pour 2 kg et peut atteindre jusqu'à 70 cm pour 6 kg. Plusieurs espèces différentes portent le nom vernaculaire de dorade, mais la daurade royale est la seule dorade qu'on peut également appeler et écrire « daurade ».
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Description [modifier]
Sa livrée est gris argent,corps ovale avec une bande dorée sur le front (d'où son surnom de « Belle aux sourcils d'or ») et sur les joues. En plus de ce bandeau doré, elle comporte également une tache noire sur le haut de l'opercule, ainsi qu'une tâche orangeâtre sur le bas de l'opercule, ce qui permet une identification aisée. Suivant son habitat, la livrée de la daurade royale varie. Sur une plage peu profonde, ses flancs sont argentés voire tirent sur le jaune paille, alors qu'en eau plus profonde, sur des fonds sombres, comme dans les ports, ses flancs seront nettement bleus.
La daurade royale est comestible, et sa chair est très appréciée.
Reproduction [modifier]
La daurade royale a la particularité d'être hermaphrodite protandrique, c'est-à-dire qu'elle naît mâle avant de devenir femelle aux alentours de la troisième année. Elle mesure déjà une vingtaine de centimètres deux ans seulement après l'éclosion.
Habitat [modifier]
La daurade royale est un poisson côtier (fonds de moins de 150 m) de Méditerranée, Mer du Nord, Manche et d'Atlantique, de la Scandinavie au Sénégal.
En Méditerranée, elle se rapproche un peu plus des côtes durant la saison chaude et effectue des va-et-vient fréquents entre la mer et les étangs côtiers par l'intermédiaire des graus. C'est un poisson sensible aux changements de salinité et de température intervenant dans ces étangs.
Elle affectionne les fonds sableux, et plus encore les fonds mixtes comprenant roches éparses et coursives de sable, ainsi que les bordures de secteurs rocheux. On la trouve aussi dans les ports et aux abords des digues.
Alimentation [modifier]
La daurade est principalement carnivore et accessoirement herbivore[1]. Elle se nourrit principalement de crustacés et de mollusques, dont elle broie les coquilles grâce à ses puissantes molaires. Cette capacité lui a valu le surnom de « gueule pavée ». Pouvant broyer huîtres et moules, elle occasionne chaque année des dégâts chez les conchyliculteurs.
Pêche [modifier]
La pêche de loisir de la daurade nécessite une canne à pêche adaptée et du fil très résistant, car lorsque la daurade se saisit de l'appât il arrive qu'elle sectionne le fil avec ses dents. Par ailleurs il est conseillé d'être accompagné et de se munir d'une grande épuisette. Le montage doit parfaitement coulisser, car un sparidé, daurade ou sar, ne supportent aucune résistance lorsque 'il se saisissent de l'appât.
Tailles minimum de capture [modifier]
Mailles légales pour la France [modifier]
La maille de la dorade royale, c'est-à-dire la taille légale de capture pour les pêcheurs amateurs et professionnels est de 23 cm en Méditerranée[2], et n'est pas fixée pour l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord[3]. Ces tailles minimum légales[4] sont fixées en France par l'arrêté du 26 octobre 2012 déterminant la taille minimale ou le poids minimal de capture et de débarquement des poissons et autres organismes marins, ainsi que par de nombreux textes de référence[5] édictés par l'Union européenne.
Mailles biologiques et mailles conseillées [modifier]
La maille biologique, c'est-à-dire la taille à laquelle 100 % des dorades royales se sont reproduites est de 40 cm pour la Manche, l'Atlantique et la Mer du Nord et de 20 à 40 cm pour la Méditerranée.
Taxonomie [modifier]
Chrysophrys aurata Cuv. est un synonyme de Sparus aurata L. Ce premier nom scientifique comporte deux fois la référence au doré puisqu'en grec, chrysophrys signifie littéralement « sourcil d'or », par référence à la tache jaune brillante située au-dessus de l'œil et « aurata » signifie « doré » en latin.
Synonymes [modifier]
- Aurata aurata (Linnaeus, 1758)
- Chrysophrys aurata (Linnaeus, 1758)
- Chrysophrys aurathus (Linnaeus, 1758)
- Chrysophrys crassirostris (Valenciennes, 1830)
- Pagrus auratus (Linnaeus, 1758)
- Sparus aurata (Linnaeus, 1758)
- Sparus auratus (Linnaeus, 1758)
Voir aussi [modifier]
Références taxonomiques [modifier]
Genre Sparus [modifier]
- Référence Catalogue of Life : Sparus (en)
- Référence FishBase : (en)
- Référence ITIS : Sparus Linnaeus, 1758 (fr) ( (en))
- Référence Animal Diversity Web : Sparus (en)
- Référence NCBI : Sparus (en)
Espèce Sparus aurata [modifier]
- Référence Catalogue of Life : Sparus aurata Linnaeus, 1758 (en)
- Référence FishBase :
- Référence ITIS : Sparus aurata Linnaeus, 1758 (fr) ( (en))
- Référence DORIS : espèce Sparus aurata (fr)
- Référence NCBI : Sparus aurata (en)
Articles connexes [modifier]
- Les autres espèces de Sparidés
- Sar commun
- Dorade grise
- Liste des animaux d'élevage (animaux aquatiques)
- Liste des poissons de l'océan Atlantique et de la mer du Nord
- Liste des poissons de Méditerranée
- Liste des poissons de mer pour cuisine
- Poissonnerie
- Pisciculture
- Liste d'articles sur les poissons
- Liste de spécialistes de poissons
Liens externes [modifier]
- (fr) Daurade royale en vidéo, sur ZeSea
Notes et références [modifier]
- (en) M.-L. Bauchot et J.-C. Hureau, « Sparidae », dans J.C. Quero, J.C. Hureau, C. Karrer, A. Post et L. Saldanha (editeurs), Check-list of the fishes of the eastern tropical Atlantic (CLOFETA), vol. 2, JNICT, Lisbon; SEI, Paris; et UNESCO, Paris, 1990, p. 790-812
- [PDF] fcsmpassion.com, « Mailles pour la Méditerranée ». Consulté le 12 août 2010
- [PDF] fcsmpassion.com, « Mailles pour la Manche, l'Atlantique et la mer du nord ». Consulté le 12 août 2010
- Référentiel « Tailles minimales de capture et calibres de commercialisation », FranceAgriMer. Consulté le 13 août 2010
- [PDF] Liste des textes de référence, FranceAgriMer. Consulté le 13 août 2010.