La Graine et le Mulet

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La Graine et le Mulet

Réalisation Abdellatif Kechiche
Scénario Abdellatif Kechiche
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Sortie 2007
Durée 151 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'actrice Hafsia Herzi en 2008 à la 33e cérémonie des César, au cours de laquelle elle remporte le César du meilleur espoir féminin pour La Graine et le Mulet.

La Graine et le Mulet est un film français écrit et réalisé par Abdellatif Kechiche, sorti en 2007.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Sète, monsieur Beiji, 61 ans, travaille dans un chantier naval du port et se retrouve au chômage. Père de famille divorcé, il vit avec la patronne d'un hôtel et sa fille, Rym, mais reste très lié à ses enfants et à son ex-épouse. Avec son indemnité de licenciement, il envisage d'ouvrir un restaurant sur un vieux bateau. Ce projet nécessitera l'aide de son ancienne et de sa nouvelle famille ainsi que de ses amis.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : La Graine et le Mulet
  • Autres titres : الكسكسي بالبوري (arabe), The Secret of the Grain (anglais), Couscous mit Fisch (allemand), Cous Cous (italien), Couscous (suédois)
  • Réalisation : Abdellatif Kechiche
  • Scénario : Abdellatif Kechiche
  • Adaptation & dialogues : Abdellatif Kechiche, Ghalia Lacroix
  • Montage : Camille Toubkis, Ghalia Lacroix
  • Photographie : Lubomir Bakchev
  • Costumes : Mario Beloso Hall
  • Décors : Benoît Barou
  • Production : Pierre Grunstein (producteur exécutif), Nathalie Rheims (productrice associée), Claude Berri (producteur)
  • Durée : 151 minutes (2 h 31)
  • Date de sortie : Drapeau de la France France : 12 décembre 2007

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Habib Boufares : Slimane Beiji
  • Hafsia Herzi : Rym
  • Faridah Benkhetache : Karima
  • Sabrina Ouazani : Olfa
  • Olivier Loustau : José
  • Alice Houri : Julia, la femme de Majid
  • Bouraouïa Marzouk : Souad, la femme de Slimane
  • Hatika Karaoui : Latifa, la mère de Rym
  • Sami Zitouni : Majid, le fils aîné de Slimane et de Souad
  • Mohamed Benabdeslem : Riadh, le frère cadet de Majid
  • Abdelhamid Aktouche : Hamid, musicien habitué du café de Latifa
  • Leila D'Issernio : Lilia
  • Bruno Lochet : Mario
  • Abdelkader Djeloulli : Kader
  • Cyril Favre : Sergei, le beau-frère ukrainien de Majid
  • Nadia Taoul : Sarah
  • Gilles Matheron
  • Henri Rodriguez : Henri
  • Axel Yahimi
  • Henri Cohen : M. Dorner, l'adjoint au maire
  • Jeanne Corporon : la banquière
  • Violaine de Carné : Madeleine, Mme Dorner, maîtresse de Majid
  • Carole Franck : une invitée au repas

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • D'après La Tribune (Alger, publié sur le web le 6 septembre 2007, Dominique Lorraine) « le film a fait une entrée fracassante dans le palmarès compilé par Ciak, le magazine du festival, devenant le favori des critiques […] Cette fresque familiale, qui se termine en tragédie grecque, a pu voir le jour grâce au soutien et au financement du réalisateur et producteur français Claude Berri. Nous leur souhaitons un Lion d'or car tous les deux le méritent. Le public, lui, a déjà choisi suite l'incroyable ovation réservée au film à l'issue de la projection. »
  • Les Cahiers du cinéma ont fait leur couverture (numéro 629, décembre 2007) sur le film, auquel ils consacrent, en outre, un dossier de douze pages.
  • Début 2010, il a été classé 6e meilleur film des années 2000 et meilleur film français de la décennie par Les Cahiers du cinéma et 4e par les lecteurs de la revue[1].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • La « graine » du titre est celle du couscous.
  • Le « mulet » est un des poissons qui peut agrémenter le couscous dans la cuisine tunisienne.
  • Le film a été principalement tourné sur le port de Sète.
  • La très grande majorité des acteurs est constituée de non-professionnels. Dans une interview pour Les Cahiers du cinéma, Abdellatif Kechiche explique que ce parti-pris n'est pas un manque d'exigence : « Même ceux qui ne font pas ce métier je les ai choisis parce qu'ils avaient un don »[2].
  • Le vol de la mobylette est une citation assumée du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica[3].
  • Le film est un hommage à la génération immigrée des « pères », qui sont venus en France pour travailler et qui se sont sacrifiés pour leurs enfants[4].
  • La critique a comparé le film, entre autres, au cinéma de Maurice Pialat, de Claude Sautet, de Jean Renoir, des néo-réalistes italiens, John Cassavetes et Ken Loach.
  • Le budget était de 6,14 millions d'euros[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cahiers du cinéma, no 652, janvier 2010. http://www.cahiersducinema.com/PALMARES-2000.html
  2. Interview - Les Cahiers du cinéma, numéro 629, décembre 2007
  3. Arte.fr, Interview, décembre 2007
  4. Arte.fr, Interview
  5. CBO : La production française en cours au 15 novembre 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]