Cerbère (Pyrénées-Orientales)
| Cerbère | ||
Vue sur la plage de Cerbère depuis la route menant au Cap. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Pyrénées-Orientales | |
| Arrondissement | Céret | |
| Canton | Côte Vermeille | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte Vermeille | |
| Maire Mandat |
Jean-Claude Portella 2008-2014 |
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| Code postal | 66290 | |
| Code commune | 66048 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cerbériens | |
| Population municipale |
1 446 hab. (2010) | |
| Densité | 177 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 643 m | |
| Superficie | 8,18 km2 | |
| Localisation | ||
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Cerbère (en catalan Cervera de la Marenda) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Elle dispose de la station balnéaire la plus au sud de la France métropolitaine à l'Ansa de Terrimbo au sud du Cap de Peyrefite[1].
Ses habitants sont appelés les Cerbériens.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Cerbère est située au sud des Pyrénées-Orientales, c'est la dernière commune française avant d'entrer en Espagne. Elle fait partie du canton de la Côte Vermeille.
C'est un petit port de pêche bâti dans une anse abritée au nord par le cap Canadell et au sud par le cap Cerbère.
Géologie et relief [modifier]
La topographie de la commune est montagneuse, de grands écarts se lisent dans les altitudes. Le point le plus bas est à zéro mètre, soit le niveau de la mer. Son altitude maximale est de 643 mètres pour une altitude moyenne de 322 mètres, la mairie de Cerbère est à 20 mètres.
La commune est située dans les Pyrénées sur les côtes rocheuses des Albères qui sont constituées de roches éruptives et cristallophylliennes formant une série métamorphique de schistes, de micaschistes, de phyllades, de gneiss et de granite. Les sols actuels sont acides[2].
La commune est en zone sismique IB.
Hydrographie [modifier]
La commune est bordée par la Méditerranée et possède six kilomètres de côtes.
Catastrophes naturelles [modifier]
Les inondations et les coulées de boues sont les principales catastrophes survenues dans les vingt dernières années : quatre événements recensés[3].
Mais les différents risques possibles sont les feux de forêts, les inondations, les mouvements de terrains, séismes et transports de marchandises dangereuses.
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
La commune est traversée par la départementale 914 en direction de Banyuls, Port-Vendres au nord et Port-Bou en Espagne au sud.
Transports [modifier]
La gare de Cerbère est le terminus de la ligne Tarascon-Portbou. (voir ligne Narbonne-Port-Bou)[4]
Le port de plaisance de Cerbère comporte 150 places.
Les cars départementaux à 1 € passent dans la commune avec la ligne Cerbère-Banyuls-Perpignan en service toute l'année du lundi au samedi.
Toponymie [modifier]
En catalan, le nom de la commune est Cervera de la Marenda[5].
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Il y a des milliers d'années, le hameau de Cerbère était recouvert de forêts et peuplé principalement d'animaux sauvages et surtout de cerfs locus cervaria d'après des écrits de géographes grecs[6].
Les Grecs implantent une colonie à Empúries à cinquante kilomètres plus au sud, en Espagne au IIIe siècle av. J.-C.. Puis les Romains font la conquête de la région, qui reste dans l’Empire pendant plus de 600 ans ; la vallée des Cerfs a donc servi aux échanges entre Empúries et Portus Veneris, et Illiberis.
Quelques traces de cette époque subistent sous la forme de menhirs et de dolmens.
Moyen Âge [modifier]
C'est dans l'ère carolingienne, au IXe siècle, que le hameau voit le jour, sa première mention date de 981 dans un acte du roi Lothaire, sous forme du Vall de Cervera soit la vallée de Cerbère, en 1155 il prendra le nom de Cervera.
Une chapelle fut édifiée, sous le vocable de saint Sauveur, et fut nommée Sant Salvador de Cervera en référence à un menhir proche. La tour de Querroig y fut de même construite. Elle est encore présente de nos jours. Tout cela aura attiré une population restreinte mais sédentaire.
La vallée devient peu à peu dépendante de familles de pêcheurs installées dans la commune voisine de Banyuls de la Marenda.
Renaissance [modifier]
En 1659, la conquête du Roussillon aboutit au Traité des Pyrénées, ratifié sous Louis XIV. C'est grâce aux citations de la Vallée des Cerfs des Grecs : « au lieu dit Cervaria, finissent les Gaules », que le Roussillon devint français à la limite de Cerbère[6].
Époque moderne [modifier]
La vallée de Cerbère reste peu fréquentée jusqu'en 1789, la Révolution supprime les coutumes féodales, ce qui permet aux familles de Banyuls d’étendre leurs vignobles sur la vallée de Cerbère.
Dix familles résident en permanence à Cerbère en 1820, aux côtés de quelques pêcheurs saisonniers. La contrebande avec l'Espagne va se développer à cette période, par les voies maritimes, l'administration douanière décide donc de bâtir dans la commune un poste frontière en 1841.
L'État entame les études pour la ligne ferroviaire avec l'Espagne en 1846 ce qui va être un grand tournant pour le village. 800 personnes peuplent la commune à cette époque car ce grand chantier ferroviaire emploie une main-d’œuvre nombreuse.
Le hameau de Cerbère qui appartient toujours à Banyuls devient indépendant en 1888, et Dominique Mitjavile, premier adjoint du maire de Banyuls, devient le premier maire de la nouvelle commune de Cerbère le 15 juillet 1888[6].
Époque contemporaine [modifier]
Cerbère connaît un demi-siècle de prospérité à partir de cette date. Toutes ses activités tournent autour du train et de la frontière avec son transit de marchandises et des personnes.
Au début du XXe siècle, les trains espagnols qui franchissent la frontière à Cerbère doivent être déchargés et leurs marchandises transbordées dans des wagons « français » : la différence d'écartement des rails entre la France et l'Espagne ne permet pas aux mêmes trains de circuler dans les deux pays. Pour le transbordement des oranges, travail délicat, ce sont en majorité des femmes qui sont embauchées. Mal payées pour un travail pénible, elles se mettent en grève en 1906 alors qu'on leur refuse une augmentation de 25 %. C’est le premier mouvement de grève exclusivement féminin de l’histoire. Il dure presque un an.
Le 26 mai 1938, dans le cadre de la guerre civile espagnole, Cerbère est bombardée par un bimoteur allemand. Il y eut plusieurs blessés[7].
Politique et administration [modifier]
Administration municipale [modifier]
Intercommunalité [modifier]
Créée le 31 octobre 2001, la communauté de communes de la Côte Vermeille est composée de quatre communes : Port-Vendres qui abrite le siège, Collioure, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, pour une superficie de 78,40 km2 et une population totale de 15 058 habitants. Le président est Michel Moly.
La propreté des plages et la qualité des eaux de baignades restent leurs premières attributions.
Liste des maires [modifier]
J.-C. Portella a parrainé la candidature de Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 2002[8].
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Cerbère dépend du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du conseil des Prud'hommes et du tribunal pour enfants de Perpignan.
Elle dépend de la cour d'appel, et du tribunal administratif de Montpellier et de la cour administrative d'appel de Marseille[9].
Politique environnementale [modifier]
La déchèterie la plus proche se trouve à Banyuls-sur-Mer, à 7 km.
Population et société [modifier]
Démographie ancienne [modifier]
Démographie contemporaine [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 446 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1891. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
| Sujet[12] | 1999 | 2007 |
|---|---|---|
| Nombre d'habitants | 1 488 | 1 571 |
| Pourcentage d'hommes | 52.8% | 52.3% |
| Pourcentage de femmes | 47.2% | 47.7% |
| Population masculine âgée de 0 à 19 ans | 17.4% | 18.4% |
| Population masculine âgée de 20 à 39 ans | 26.7% | 21.1% |
| Population masculine âgée de 40 à 59 ans | 29.0% | 21.1% |
| Population masculine âgée de plus de 59 ans | 26.8% | 21.1% |
| Population féminine âgée de 0 à 19 ans | 15.7% | 21.1% |
| Population féminine âgée de 20 à 39 ans | 21.2% | 22.0% |
| Population féminine âgée de 40 à 59 ans | 27.6% | 29.1% |
| Population féminine âgée de plus de 59 ans | 35.5% | 34.1% |
Enseignement [modifier]
La commune possède une école maternelle et élémentaire. Le collège est à Port-Vendres.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Festival transpyrénéen de chant choral (fin juin)
Chants polyphoniques, gospels, groupes folkloriques, repas sur la plage et expositions.
Santé [modifier]
- Centre médical de réadaptation fonctionnelle « Bouffard-Vercelli »
On trouve à Cerbère deux médecins généralistes, deux infirmières, un kinésithérapeute et une pharmacie.
Sports [modifier]
La commune possède :
- Un club de natation : SCC natation
- Un club de football : ASC BACECO
- Un club de rugby : RC Cerbère
- Un club de basket-ball (A.S. des cheminots)
- Un club de poker tous les jeudis soirs (Cerbère poker club).
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 473 €[13].
Emploi [modifier]
Le taux de chômage en 1999 était de 16,5 % à Cerbère, la moyenne nationale étant de 12,9 %.
Entreprises et commerces [modifier]
La principale activité de Cerbère est le tourisme, il possède un camping municipal, cinq hôtels, deux résidences de tourisme à l'accueil des touristes, onze restaurants et traiteurs dont six avec bar. Des emplois tournent autour de cette activité comme les locations VTT, kayak de mer, les trois boutiques souvenirs et club de plongée.
On y trouve aussi comme employeur le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle, et quinze commerces en tout genre, boulangerie, épicerie, coiffeur...
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Église paroissiale Saint-Sauveur
L’église édifiée vers 1880, a été dédiée à saint Sauveur (nom originel de la vallée de Cerbère)
- Mégalithes
Menhir préhistorique nommé Pedra dreta situé en contre-bas du massif de Quer Roig. Il est le seul vestige du site anciennement occupé.
- Gare internationale
Ouvrage d'art réalisé dans les années 1880, les plans sont sortis du bureau d'études Eiffel.
Léon Baille bâtit en 1932 l'hôtel Belvédère destiné aux nombreux voyageurs fortunés en transit à Cerbère lors du changement de train (écartement des voies ferrées différent France-Espagne). Le bâtiment aux allures de paquebot était équipé du confort moderne, d'une salle de jeux, d'un cinéma et d'une remise pour les automobiles luxueuses. Il est classé depuis 2002 en tant qu'immeuble à structure en béton armé caractéristique.
Alimenté par des cellules photovoltaïques, il est autonome et est visible par temps clair à 15 milles nautiques. Ce phare est en fonction depuis vingt ans. Un aménagement paysager a été réalisé tout autour.
- Les falaises au sud du Cap
Celles-ci figurent parmi les plus hautes d'Europe. La plage du minerai de Bou Fallut se trouve en contrebas.
Patrimoine naturel [modifier]
Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls [modifier]
Elle s'étend sur 6,5 km et couvre 650 ha de mer entre les communes de Banyuls et de Cerbère. Elle est l'unique réserve naturelle exclusivement marine de France.
Pour l'admirer, un sentier a été créé, avec un parcours balisé.
L'idée de la création de la réserve naturelle remonte à 1969 : le maire de Cerbère, Jean Marti, fut inquiet de la dégradation de la Côte Vermeille à cause du phénomène touristique, et par l'augmentation de l'effort de pêche. Avec l'aide du laboratoire Arago, ils décident d'étudier le cas. C'est le 26 février 1974 qu'ouvre officiellement la réserve[14].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- André Colomer (1886-1931), poète, théoricien lyrique de la violence et un anarchiste individualiste français, né à Cerbère
- Édouard Ramonet (1909-1980), ancien ministre, né à Cerbère.
- Alfred Nakache (1915-1983), champion de Natation et joueur de water-polo français. Ancien déporté rescapé d'Auschwitz et de Buchenwald on le surnommait le nageur d'Auschwitz. Il est mort à Cerbère le 4 août 1983.
Héraldique [modifier]
| Blason | Écartelé : au premier d’or à la grappe de raisin de pourpre feuillée d’une pièce de sinople, au deuxième d’azur à la barque catalane d'argent voguant sur une mer d’azur, au troisième d'azur au cerbère d’or, au quatrième d'or aux quatre pals de gueules[15]. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Galerie [modifier]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Communauté de communes de la Côte Vermeille
- Liste des communes des Pyrénées-Orientales
- Gare de Cerbère
- Col des Balistres
- Randonnée dans les Pyrénées-Orientales
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Section cadastrale n° AI. Carte IGN Top 25 n° 2549 OT.
- http://www.cg972.fr/site/telechargement/pdf/alberafinal_sfb_2007.pdf
- http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-cerbere.html
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Portbou
- (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne]
- http://www.cerbere-village.com/histoire.php3
- http://images.midi.bibliotheque.toulouse.fr/1938/B315556101_MIDSOC_1938_05_29.pdf
- Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
- http://www.justice.gouv.fr/recherche-juridictions/consult.php
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.annuaire-mairie.fr/statistiques-village-cerbere.html#evo_pop
- Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.
- http://www.cg66.fr/environnement/espaces_naturels/reserve_marine/index.html
- http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=1977
