Leucate
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| Leucate | ||
La Franqui |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Aude | |
| Arrondissement | Arrondissement de Narbonne | |
| Canton | Canton de Sigean | |
| Intercommunalité | Communauté de communes Corbières en Méditerranée | |
| Maire Mandat |
Michel Py 2008-2014 |
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| Code postal | 11370 | |
| Code commune | 11202 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Leucatois, Leucatoises | |
| Population municipale |
4 043 hab. (2010) | |
| Densité | 172 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 25 m (min. : 0 m) (max. : 70 m) | |
| Superficie | 23,55 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
| modifier |
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Leucate est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Son nom vient du grec ancien λευκός (leukós) qui signifie “blancheur”, “blanc”. En languedocien, le nom Laucata, se prononce [law'katɔ˕] ou même [lɔw'katɔ˕] (plus généralement, en occitan : Leucata - [lɛw'katɔ˕], selon les variantes dialectales[1].
Ses habitants sont appelés les Leucatois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Station balnéaire du golfe du Lion située dans les Corbières et plus précisément dans les Corbières maritimes sur le littoral audois à mi-chemin entre Narbonne et Perpignan. La commune s'étire sur quatre pôles touristiques :
Le Cap Leucate est la pointe orientale des Corbières maritimes. La presqu’île de Leucate, qui est en réalité une ancienne île quaternaire (nommée Île de Leucate[2]) est en grande partie formée par des calcaires lacustres du pliocène moyen. Cette ancienne île s'étend sur près de 17 km de plages et 7 000 hectares de lac marin.
Histoire [modifier]
Place forte stratégique, attachée au pouvoir royal, Leucate défendait les marches d'Espagne. Elle a joué un rôle important en 1590 et en 1637 en résistant victorieusement aux Espagnols. Le château a été détruit en 1664. Il reste néanmoins quelques vestiges intéressants (pierre du lion, pierre de la falquette), qui témoignent de l'importance de l'ouvrage. Françoise de Cezelli, dont la statue est érigée sur la place du village en est l'héroïne. Épouse de Jean de Boursier, gouverneur de la place de Leucate, elle résiste aux Espagnols qui n'hésitent pas à exécuter son mari sous ses yeux. "La ville est au roi et mon honneur est à Dieu. Je dois les conserver jusqu'à mon dernier soupir". Henri IV la chargera de gouverner la place jusqu'à la majorité de son fils aîné.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la zone est occupée par l'armée allemande de fin 1942 à août 1944 qui installe des équipements dans le cadre du Mur de la Méditerranée. Sa garnison est de la 272e division d'infanterie[3]. Les habitants du village ont été évacués au début du mois de janvier 1944 et la quasi-totalité des habitations de Leucate-Plage est rasée pour faciliter la défense du lieu contre un éventuel débarquement. Le 27 avril 1944, à 22 h 25, un bombardier britannique Handley Page Halifax de la Royal Air Force est abattu alors qu'il devait larguer du matériel à un maquis de la résistance française de la Haute Vallée de l’Aude par la Flak de la base radar allemande installée sur le site. Les 7 membres d'équipage périrent[4].
Entre 1962 et 1963, des études sont effectuées pour faire de Leucate une base de lancement car, suite à la fermeture programmée du Centre interarmées d'essais d'engins spéciaux en 1967 après l'indépendance de l'Algérie, la France cherche des solutions de repli. Les travaux resteront sans suite[5].
Héraldique [modifier]
| Blason | Parti, de gueules à une oie d'argent becquée et membrée d'or, et d'azur à une tour donjonnée d'or, au chef de sinople chargé d'une clef d'or posée en fasce, le panneton vers le chef.[réf. nécessaire] | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. | |
| Alias | D'azur, à une fasce fuselée d'argent et de gueules. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 043 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Tourisme [modifier]
L'offre touristique se compose de[Quand ?] :
- 4 hôtels, 5 campings, 1 résidence Hôtelière et 2 villages de vacances
Culture, terroir et produits [modifier]
La commune a sur son territoire les appellations qualitatives suivantes :
Lieux et monuments [modifier]
Monuments historiques [modifier]
A Leucate trois sites sont classés au titre des Monuments Historiques répertoriés dans la base Mérimée, base de données sur le patrimoine architectural français du ministère de la Culture:
| Monument | Adresse | Coordonnées | Notice | Protection | Date | Illustration |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Fort de Leucate | PA11000034 | Inscription | 26 juillet 2006 | |||
| Grotte des Fées | PA00102742 | Classement | 10 septembre 1924 | |||
| Fanal (ancien), dit Redoute de la Franqui | PA00102741 | Inscription | 3 octobre 1967 |
- La Grotte des fées
Située près du rivage de l'étang de Leucate, elle présente plusieurs orifices d'entrée qui conduisent à des boyaux noyés (120 m de long, -34 m)[8]. Fouillée à partir de 1909 puis en 1914 et 1919 par Th. et Ph. Héléna, elle a livré un mobilier disposé dans l'entrée et à l'intérieur de la grotte: couteaux en silex, vase incisé, polissoir à haches, galets à encoches latérales, perles en os, poteries ornées (campaniformes?), pendeloque en griffe et des ossements éparpillés dont trois crânes décrits par R Riquet. L'occupation de la grotte daterait de l'Énéolithique III, plus précisément du Chalcolithique (2000-1800 av. JC)[9] La grotte a aussi livré des objets d'époque gallo-romaine (offrandes, figurines en terre cuite correspondant à des ex-voto offerts aux divinités par des habitants de Leucate. Ces statuettes du début de notre ère, grossièrement modelées en terre grise, jaune ou rouge représentent des divinités difficilement identifiables (Mercure, Minerve, Vénus) et des personnages drapés [10].
- L'Ancien Fanal dit "la Redoute" de la Franqui
- L'ancien Fort
Impressions [modifier]
- Impressions de Leucate Village
- Impressions de Leucate Plage
- Impressions de Cap Leucate
- Impressions de La Franqui
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Françoise de Cezelli
- Henry de Monfreid, aventurier et écrivain, né à La Franqui (commune de Leucate) en 1879
- André Héléna (1919-1972), auteur de romans policiers
- Jacques Hiron, chroniqueur de l'histoire et de la géographie régionale de Leucate, écrivain
- Francis Vals, député-maire de Narbonne, député européen.
Bibliographie [modifier]
- Lucien Bayrou, Entre Languedoc et Roussillon : 1258-1659 fortifier une frontière ?, publié par les Amis du Vieux Canet.
- Nöel Hautemanière et Jacques Hiron, Leucate : plein cadre : livre de photographies, Toreilles, 2004, ISBN 2-9516053-3-1
- Jacques, Hiron, Il était une fois Leucate, Leucate, Édition du Cap Leucate, 2005 (réimpression de l'édition de 1998)
Langues [modifier]
En dehors du français, la langue traditionnelle du village est le languedocien. Leucate est une frontière, plus au sud au Barcarès et à Saint-Laurent-de-la-Salanque, on parle catalan.
Notes et références [modifier]
- Transcriptions en API).
- (de) Michael Wilke, Lagunäre Lebensräume in Robert Hofrichter, R. (éd), Das Mittelmeer : Fauna, Flora, Ökologie. Tome I, Allgemeiner Teil, p. 326–347, Heidelberg, Éd. Spektrum akademischer Verlag, 2001, ISBN 3-8274-1050-9
- Camargue : Vestiges allemands, sur Camargue insolite. Consulté le 28 avril 2012
- Nicolas Boussu, « Le bombardier oublié de Leucate sort des brouillards de l’histoire », sur L'Indépendant, 27 avril 2012. Consulté le 28 avril 2012
- « Les fusées françaises ont failli être lancées de Leucate », Midi libre, no 22257, 7 octobre 2006
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://cdspeleo11.free.fr/aude/siphon.php?idcavite=114
- Riquet R. Les crânes préhistoriques de la collection Héléna (Narbonne). In: Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, XI° Série. Tome 3 fascicule 4, 1962. pp. 480-522. doi : 10.3406/bmsap.1962.1205 url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bmsap_0037-8984_1962_num_3_4_1205 Consulté le 5 septembre 2011
- Exposés au musée de Sigean; http://www.sigean.fr/index.php/culture-loisirs/musee-des-corbieres/visite-virtuelle.html?showall=1
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
