Salin-de-Giraud
| Salin-de-Giraud | |||
Rue et bâtiments typiques de Salin-de-Giraud |
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| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | France | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Ville | Arles | ||
| Canton | Arles-Ouest | ||
| Sociologie | |||
| Population | 2 160 hab. (2006) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône |
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| Altitude | de 0 à 3 m | ||
| Cours d’eau | Rhône | ||
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Salin-de-Giraud est un village situé sur le territoire de la commune d'Arles dans les Bouches-du-Rhône (canton d'Arles-Ouest), à près de 40 kilomètres du centre-ville d'Arles.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Il se trouve au sud-est du delta de la Camargue, en rive droite du Grand-Rhône.
Accès [modifier]
Salin-de-Giraud est essentiellement desservi par la route départementale 36 qui le relie à Arles en suivant la rive droite du Rhône. Une variante (D 36b) longe l'étang de Vaccarès.
Un bac acceptant les véhicules automobiles franchit le Rhône entre Salin et la sortie nord de Port-Saint-Louis-du-Rhône, permettant de se rendre à Martigues ou Marseille sans passer par Arles. Les habitants formulent régulièrement la demande de construction d'un pont : le projet, relancé en 2004 lorsque le Conseil général a voté une délibération en sa faveur, est pour l'instant au point mort[1].
Dans le cadre du transport du sel, un bac ferroviaire a été créé et mis en service le 1er septembre 1958[2]. Il relie le faisceau SNCF d' Eysselle, sur la rive gauche du Rhône, au réseau ferroviaire des usines de Salin-de-Giraud . Actuellement cette installation ne fonctionne plus.
Hydrographie [modifier]
Salin-de-Giraud est située dans le delta du Rhône, et jouxte le Grand Rhône. Le hameau a été construit sur des zones d'ensablement alluvionnaire progressifs. Fin 2010, la compagnie exploitante des salins a dénoncé les projets d'aménagement du Rhône, et le plan anti-crues, considérant qu'ils risquaient de remettre en cause l'existence de l'exploitation du sel[3].
Histoire [modifier]
Salin-de-Giraud a été créé en 1856 lors de l'implantation de la société Henry Merle, chargée de fournir le sel pour l'usine chimique de Salindres, près d'Alès (Gard), qui produisait de la soude. La ville est construite sur un plan en damier typique des cités ouvrières de la seconde moitié du XIXe siècle. Larges rues, groupes d'habitations séparés par des jardins publics ou privés, places, utilisation de la brique en façades, nombreux lambrequins en bois subsistant sur les débords de toitures, ancienne usine et sa maison de maître, etc. En cela, Salin-de-Giraud constitue un exemple particulièrement intéressant de l'urbanisme industriel et ouvrier de XIXe siècle totalement en rupture avec l'architecture locale.
Des cartes postales du début du XXe siècle entretiennent le souvenir de cabanes de sagne péri-urbaines. En 1914, il y en avait 22, habitées par des ouvriers sauniers (ou saliniers)[4]. Aujourd'hui, elles ont toutes disparu : déjà en 1943, il n'en restait plus qu'une d'après la carte des « Cabanes et bergeries en Camargue, en 1943 », publiée dans le volume « Provence » du Corpus de l'architecture rurale française[5]. Étant donné la date de fondation du village, il est vraisemblable que les cabanes salinières furent construites dans la deuxième moitié du XIXe siècle[6].
Vie locale [modifier]
Administration [modifier]
Salin-de-Giraud dépend administrativement de la commune d'Arles.
Revendication d'autonomie [modifier]
Les habitants de Salin-de-Giraud ont formulé à six reprises une demande d'autonomie communale : en 1904, 1945, 1947, 1971, 1982 puis 2001[7]. Cette dernière demande, conduite par le député-maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Roland Chassain, n'a pas plus abouti que les précédentes, et Salin-de-Giraud est resté rattaché à Arles.
Par lettre en date du 15 février 2007[8], Brice Hortefeux, Ministre délégué aux Collectivités territoriales, se déclarait pourtant favorable à l'émancipation administrative de Salin-de-Giraud par rapport à la ville d'Arles. Dès 2008, Salin-de-Giraud aurait pu devenir la 120e commune des Bouches-du-Rhône, et se classer au 7e rang national des communes les plus étendues territorialement.
Mais le maire d'Arles Hervé Schiavetti, le conseil municipal d'Arles, commune de tutelle, le conseil général des Bouches-du-Rhône et son président Jean-Noël Guérini, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, et le président de région et ancien maire d'Arles Michel Vauzelle, se sont tous prononcés contre la scission avec Arles.
Le préfet de région Michel Sappin a finalement rejeté la demande de création de la commune de Salin-de-Giraud, arguant de « l'absence de consensus » ainsi que de la « situation préoccupante » du budget de la future commune. Autre argument, « la démarche serait préjudiciable à la cohérence de la politique de préservation » menée par le Parc naturel régional de Camargue[9].
Démographie [modifier]
Salin-de-Giraud comptait habitants lors du recensement de 1999.
| 1999 | 2006 |
|---|---|
| 2 084 | 2 160[10] |
Activités économiques [modifier]
- Exploitation du sel : le groupe des Salins du Midi exploite des marais salants qui produisent environ un million de tonnes de chlorure de sodium par an.
- Industrie chimique : implantée depuis 1896, la société belge Solvay fabrique à partir du chlorure de sodium de la soude caustique nécessaire à la fabrication du savon de Marseille.
- Tourisme : la plage de Piémançon, ou grande plage d'Arles, plage de sable fin qui s'étend sur plusieurs kilomètres à l'ouest de l'embouchure du grand Rhône, reçoit chaque été plusieurs milliers de campeurs, dont de nombreux naturistes ; les étangs du sud du Vaccarès (étangs du Fangassier, de Faraman, de Beauduc, etc.) abritent des colonies de flamants roses ; la « digue à la mer », chemin de terre légèrement surélevé par rapport aux étangs, peut conduire piétons, VTtistes ou cavaliers jusqu'aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Cependant tout cet écosystème est menacé par la surfréquentation.
- Élevage : taureaux de combat et de taureaux Camargue (AOC) de la ganadería et de la manade Hubert Yonnet.
Éducation [modifier]
Les élèves de Salin-de-Giraud débutent leur études à l'école maternelle du hameau (code national 0130342B), puis dans le groupe scolaire primaire. En septembre 2011, l'école maternelle comptait 63 écoliers[11].
Transports publics [modifier]
Les Salins de Giraud et Le Sambuc sont reliés au centre d'Arles, par la ligne « Agglo 10 : Lamartine - Salin-de-Giraud », avec six passages quotidien[12].De plus, la ligne scolaire entre Salin de Giraud et Port-Saint-Louis-du-Rhône est devenue, au deuxième semestre 2009, une ligne régulière de transport public, ouverte à tous les voyageurs[13].
Santé [modifier]
Patrimoine [modifier]
Personnalités liées au village [modifier]
- Marcel Domingo (1924-2010), footballeur puis entraîneur de football français, y est né.
Notes et références [modifier]
- En Camargue, le bac est une espèce protégée, article paru dans le mensuel provençal le Ravi, janvier 2012
- Louis Caillot in CFRU (chemins de fer régionaux et urbains)1995
- Armelle Guyon, Les Salins du Midi dénoncent un plan anti-crues, FR3, 10 décembre 2011.
- Cf. Jean-Luc Massot, Maisons rurales et vie paysanne en Provence, Serg, 1975, p. 83.
- Jean-Luc Massot, op. cit., p. 73.
- Cf. L'évolution de la cabane camarguaise au XXee siècle d'après des cartes postales et photos anciennes, IX - Van Gogh et les chaumières saintines, site pierreseche.com, en part. section 3 (« Les cabanes de Salin-de-Giraud »), 2 décembre 2008.
- « Les 2 100 habitants de Salin-de-Giraud veulent faire sécession avec la ville d’Arles », article du quotidien en ligne Maire-info.com du 24 juin 2002
- « Le ministre se prononce pour l'autonomie de Salin », sur laprovence.com, 25 mars 2007
- « Salin commune, c’est non ! : le préfet de région Michel Sappin a rejeté la demande de création de Salin de Giraud », sur laprovence.com, 7 décembre 2007
- démographie 2006
- fiche de l'école de Salin-de-Giraud.
- horaire de la ligne de bus
- article sur la ligne de Port Saint Louis du Rhône
- croix de belugue, pays-arles.org.
- église de Barcarin, pays-arles.org.
- Touvieille, pays-arles.org.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Thierry Durousseau, Une cité industrielle industrielle en Camargue : Salin-de-Giraud, Marseille, Parenthèses / CAUE13, 2011, 139 p. (ISBN 978-2-86364-253-5)
- Marie-Hélène Guyonnet, Photographies Patrick Box, L'empire du sel, Salin-de-Giraud, Manosque, Le bec en l'air éditions, 2008, 130 p. (ISBN 978-2-916073-35-4)
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville d’Arles, page sur Salin-de-Giraud
- Site sur le village de Salin-de-Giraud
- Le village de Salin-de-Giraud sur E-Patrimoine en Pays d'Arles