Cahier des charges

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Un cahier des charges (CDC) est un document qui doit être respecté lors de la réalisation d'un projet. Cette expression est ancienne ; elle était par exemple utilisée sous l'Ancien Régime pour préciser la manière dont le bois devait être coupé et sorti de la forêt. Il était défini par Chailland comme « détail des principales conditions de la vente et des obligations de l'adjudicataire, qui se lit aux marchands assemblés avant l'adjudication »[1].

Le cahier des charges prend des formes variables selon le type d’activité (production ou service récurrent, projet ponctuel,…), selon le domaine d’activité principal concerné et selon la culture d’entreprise. Actuellement, dans le domaine du BTP, le cahier des charges en interne ne pourra recevoir aucune modification. Cependant le cahier des charges sert à formaliser les besoins et à les expliquer aux différents acteurs pour s’assurer que tout le monde soit d’accord. Il permet notamment de cadrer les missions des acteurs impliqués, dont celles du directeur de projet (côté maîtrise d’ouvrage) et/ou du chef de projet (côté maîtrise d’œuvre).
Il sert ensuite à sélectionner le prestataire ou soumissionnaire (dans le cas d'un appel d'offres), et à organiser la relation tout au long du projet. Il est considéré comme un référentiel partagé par le prestataire et l’équipe interne, et décliné dans les documents contractuels. Vers l’externe, c'est en outre un outil fondamental de communication du directeur de projet et/ou du chef de projet.

C'est un document contractuel[2] entre le client et le prestataire/vendeur, mais il ne constitue pas à lui seul le contrat commercial. Il permet aussi de remplir l’obligation générale d'information du vendeur ou du prestataire vis-à-vis de son client (code de la consommation, Livre Ier, titre Ier, chapitre Ier).

Article détaillé : Obligation d'information.

Partie technique d'un cahier des charges[modifier | modifier le code]

La partie technique d’un cahier des charges doit se limiter à énumérer les contraintes techniques avérées.

Les contraintes de base sont :

  • économiques (les contraintes monétaires comme le budget de fonctionnement),
  • environnementales (le caractère recyclable du produit, etc.),
  • humaines (par exemple, dans le cas d’un jouet pour enfant, il ne doit pas contenir de petites pièces, etc.),
  • industrielles (par exemple, il doit être fabriqué au Canada),
  • matérielles (par exemple, il doit spécifier les morceaux qui peuvent être remplacés, comme des piles, il doit préciser le recours à tel ou tel serveur d’applications, la plate-forme de déploiement).

L’erreur la plus courante est de confondre préférences et contraintes. Ceci cause des incompréhensions et des remises en causes aussi tardives que dramatiques. Pour remédier à ce problème, on confie parfois la rédaction du cahier des charges à un non technicien et on cherche à fournir le même niveau de détail pour chaque besoin.

Les contraintes doivent être interprétées de façon à ce que leur lecture soit l'expression des besoins techniques commandés et livrés. Leur interprétation doit être le résultat d'une analyse quantitative et qualitative du projet, dans son ensemble.

On peut aussi faire appel à un consultant « assistance à maîtrise d’ouvrage » (AMO ou AMOA) pour valider la cohérence du cahier des charges.

Cahier des charges dans les marchés publics[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Droit des marchés publics en France.

Les cahiers des charges des marchés passés selon une procédure formalisée déterminent les conditions dans lesquelles les marchés sont exécutés.

Ils comprennent des documents généraux et des documents particuliers[3] :

Les documents généraux sont :

Ces documents sont approuvés par un arrêté du ministre chargé de l'économie et des ministres intéressés. La référence à ces documents n'est pas obligatoire.

Les documents particuliers sont :

Dans les autres pays[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chailland (M.), Dictionnaire raisonné des eaux et forêts, Volume 1, numérisé par google books, voir chapitre "cahier des charges" page 97 de la version scannée du texte
  2. Modèle basique de Cahier des charges fonctionnel au format Google docs et en licence libre pour partage entre les acteurs d'un projet
  3. Voir l'article 13 du code des marchés publics

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Topper, Comment tenir un cahier des charges
  • Alain Collignon & Joachim Schöpfel, Informatique documentaire : le cahier des charges sous toutes les coutures [1]