Port-Vendres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Port-Vendres
Image illustrative de l'article Port-Vendres
Blason de Port-Vendres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Côte Vermeille
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Jean-Pierre Romero
2014-2020
Code postal 66660
Code commune 66148
Démographie
Gentilé Port-Vendrais
Population
municipale
4 240 hab. (2011)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 08″ N 3° 06′ 21″ E / 42.5188888889, 3.1058333333342° 31′ 08″ Nord 3° 06′ 21″ Est / 42.5188888889, 3.10583333333  
Altitude Min. 0 m – Max. 655 m
Superficie 14,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Port-Vendres

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Port-Vendres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Port-Vendres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Port-Vendres

Port-Vendres [pɔʁvɑ̃ːdʁ][1] est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Port-Vendrais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Port-Vendres est située dans le sud des Pyrénées-Orientales, dans le canton et la communauté de communes de la Côte Vermeille, et proche de la frontière espagnole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Port-Vendres[2]
Mer Méditerranée
Collioure Port-Vendres[2] Mer Méditerranée
Banyuls-sur-Mer

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La topographie de la commune est montagneuse, de grands écarts se lisent dans les altitudes. Le point le plus bas est au zéro, soit le niveau de la mer. Son altitude maximale est de 655 mètres[3]. L'altitude moyenne est de 328 mètres, la mairie de Port-Vendres est à 13 mètres.

De souche géologique principalement siliceuse, le sol est acide, d'où la présence de maquis et non de garrigues, présents sur les sols calcaires.

La commune est en Zone sismique IB.

Les inondations et les coulées de boues sont les principales catastrophes survenues dans les vingt dernières années : six événements sont recensés[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune, bordée par la mer Méditerranée, possède 12 kilomètres de côtes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la RD 114 en direction de Collioure en passant par la côte, par et la RD 86A plus à l’intérieur, la RD 914 en direction de Banyuls-sur-Mer au sud et la voie rapide vers Elne et Perpignan.

Le port

Les cars départementaux à 1 € passent dans la commune avec la ligne Banyuls–Perpignan en service toute l'année du lundi au samedi.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Port-Vendres-Ville est située sur la ligne Narbonne - Port-Bou. Les gares les plus proches sont celles de Collioure et de Banyuls-sur-Mer.

Voies maritimes[modifier | modifier le code]

  • Port de plaisance de Port-Vendres avec 250 anneaux.
  • Le port de Port-Vendres est un port de commerce fruitier international

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne graphie attestée date du Ier siècle et indique Portus Veneris[5], qui était, pense-t-on, un port de quarantaine ; ou bien qui signifiait "Port de Vénus" (voir "veneris" ).

En catalan, le nom de la commune est Portvendres[6].

Durant la Révolution française, le lieu est rebaptisé Port-la-Victoire[3].

Extrait du décret du 15 prairial an II renommant le Fort-Saint-Elme et Port-Vendres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Port Vendres aurait été fondé par les phéniciens pendant le VIe siècle av. J.-C., et fut le premier port de commerce du Roussillon, utilisé pour relier le monde occidental au monde oriental[7]. Cependant, aucune source archéologique n'atteste ce propos qui doit être regardé avec prudence.

De même, il est souvent dit que sur l’une des falaises, les Grecs élevèrent un temple à Vénus, datant du VIIe siècle av. J.-C., identique à tous ceux qu'ils possédaient en Grèce, au bord des flots. Vénus, qui venait d'émigrer aux grèves de la Gaule, devint la Vénus pyrénéenne, hommage rendu aux habitants qui peuplaient le versant nord de ces montagnes. Cette idée n'est pas non plus corroborée par l'archéologie, et seule la toponymie (Portus Veneris, le port de Vénus) tendrait à l'accréditer. les fouilles de l'épave de Port-Vendres 9 ont mis au jour de nombreux vestiges architecturaux issus d'un temple antique, mais il est maintenant acquis qu'ils ne proviennent pas de Port-Vendres mais ont alors constitué le lest d'un navire, et sont issus de la démolition d'un édifice de culte à l'antiquité tardive. Ils ne peuvent donc être regardés comme une preuve de la présence à Port-Vendres d'un temple de Vénus [8]. Les nombreuses fouilles archéologiques subaquatiques, réalisées par l'ARESMAR sur Port-Vendres, démontrent qu'il ne s'agissait pas au début de notre ère d'un port à proprement parler, mais d'un abri situé sur la liaison Tarragone - Empuries - Narbonne. En effet, l'Anse Gerbal, à l'emplacement de la criée, représentait un havre permettant aux navire ayant des difficultés à franchir le Cap Béar de s'abriter. Néanmoins, son entrée est difficile à négocier par forte tramontane et plusieurs navires se sont échoués au pied de la Redoute Béar entre le Ier et le Ve siècle de notre ère[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le port de Port-Vendres au XVIIIe siècle.

La ville fut abandonnée peu à peu, à cause de sa localisation, mais sans réellement s'éteindre, puisqu'en 1272 on retrouve dans le testament de Jacques Ier le Conquérant une mention de la ville de « Port-Vendre de Collioure », indiquant que Port-Vendres et Collioure étaient réunies en une seule commune, qui se sont ensuite séparées naturellement, car celles-ci étaient géographiquement séparées.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Bonne Nouvelle

Malheureusement, l'abandon a laissé la ville se dégrader. En 1599, des travaux de rénovations sont lancés durant tout le siècle à l'amélioration du port, perçage de quelques rues, constructions de nouvelles habitations, constructions de quais et de débarcadères plus commodes.

Les Espagnols tentèrent un débarquement en 1690 puis réussissent leur entreprise en 1794, et Port-Vendres tombe en leur pouvoir, ainsi que Collioure anciennement réunis. Ils seront expulsés l'année suivante par les Français.
Il y avait durant le Directoire un bureau des douanes désigné pour l'exportation du tabac[10].

La commodité de la rade, ouverte seulement au nord-est, protège le bassin, aide à offrir un refuge aux navires menacés par les tempêtes du Golfe du Lion qui ne peuvent pas regagner les ports de Sète ou de Marseille, trop éloignés. Port-Vendres était une bonne position pour une escadre destinée à agir sur les côtes voisines.

Un nouveau port de galère est creusé en 1700, par nécessité d'abriter de nombreux bateaux de guerre, mais après de nombreuses difficultés, la construction fut abandonnée en l'état en 1709, avant d'être reprise 63 ans plus tard pour finir sa construction.

Mailly ré-organise Port-Vendres qu’il veut comme Perpignan la représentation idéale d’une ville maçonnique. Il y fait construire un port profond et à l'abri des vents. Outre le port moderne, en 15 années (1770-1785), il complète la ville, trace et perce quelques petites rues, construit de nouvelles habitations sur un plan uniforme, rectifie des alignements, construit des quais et des débarcadères commodes. Pour marquer d'un symbole la naissance de Port-Vendres, Louis XVI permet à la province de faire ériger à sa gloire le premier monument élevé en France en son honneur, l'obélisque de Port-Vendres.

La commune de Port-Vendres est créée le 23 avril 1823 à partir de territoires distraits des communes de Collioure et de Banyuls-sur-Mer. Elle est alors rattachée au Canton d'Argelès-sur-Mer jusqu'en 1973[11].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors de la Retirada, deux navires commerciaux, l’Asni et le Maréchal Lyautey sont ancrés à Port-Vendres pour servir de navires sanitaires et soigner les blessés de l’armée populaire de la République espagnole réfugiés en France[12].

Le 19 août 1944, les Allemands fuirent la région alors qu'ils l'occupaient, et firent sauter leurs entrepôts de munitions et d'armes, ne voulant pas les abandonner derrière eux. Le plus gros danger était celui formé par les mines marines qu'ils avaient disposées en prévision d'un débarquement allié. C'est donc ce jour-là, après avoir évacué les habitants, que les Allemands mirent à feu ces mines, détruisant les installations portuaires et les habitations voisines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Communauté de communes de la Côte Vermeille[modifier | modifier le code]

Cantó de Portvendres respecte els Pirineus Orientals.png

Créée le 31 octobre 2001, la communauté de communes de la Côte Vermeille est composée de quatre communes : Port-Vendres qui abrite le siège, Collioure, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, pour une superficie de 78,40 km2 et une population totale de 15 058 habitants. Le Président est M. Michel Moly.

La propreté des plages et la qualité des eaux de baignades restent leurs premières préoccupations.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1930 1941 Marius Demonte[13] Radical-socialiste  
         
1944 1945 Marius Demonte[13] Radical-socialiste  
         
mars 1977 mars 2001 Jean-Jacques Villa RPR  
mars 2001   Jean Capallère    
[14] mars 2008 Michel Strehaiano PS  
mars 2008 en cours Jean-Pierre Romero[15] UMP Sénateur suppléant
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Port-Vendres dépend du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du Conseil des Prud'hommes et du tribunal pour enfants de Perpignan.

Elle dépend de la cour d'appel, et du tribunal administratif de Montpellier et de la cour administrative d'appel de Marseille[16].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La déchèterie la plus proche se trouve à 7,3 km, lieu-dit « des Cosprons », à Port-Vendres.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Port-Vendres est jumelé avec Yorktown (Virginie) (66 134 hab.) Flag of Virginia.svg Flag of the United States.svg (en raison de liens historiques, Port-Vendres ayant été le lieu de départ de navires de soutien aux insurgés américains combattant pour leur indépendance au XVIIIe siècle).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
676 800 1 157 1 206 2 005 1 671 1 832 2 364 2 188
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
2 108 3 311 3 003 3 051 2 836 2 851 2 919 2 972 3 102
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 069 3 010 3 515 3 383 4 180 4 504 5 705 5 613 5 246
1990 1999 2004 2006 2009 2011 - - -
5 370 5 881 4 579 4 478 4 279 4 240 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Note : Avant 1823, la population de Port-Vendres est recensée avec celles des communes de Collioure et Banyuls-sur-Mer.

Sujet[19] 1999 2004
Nombre d'habitants 5 883 4 579
Pourcentage d'hommes 50.1% 46.7%
Pourcentage de femmes 49.9% 53.3%
Population masculine âgée de 0 à 19 ans 20.3% 22.3%
Population masculine âgée de 20 à 39 ans 23.7% 22.3%
Population masculine âgée de 40 à 59 ans 24.3% 25.6%
Population masculine âgée de plus de 59 ans 31.7% 29.7%
Population féminine âgée de 0 à 19 ans 17.6% 18.8%
Population féminine âgée de 20 à 39 ans 23.0% 21.1%
Population féminine âgée de 40 à 59 ans 20.9% 23.2%
Population féminine âgée de plus de 59 ans 38.5% 36.8%

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Crèche Les P’tits Mousses
  • École Pasteur
  • Collège de la Côte Vermeille
  • IME La Mauresque

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 21 novembre[20] ;
  • Fête des pêcheurs : fin juillet[20] (fête de la Saint-Pierre, patron des pêcheurs) ;
  • Cavalcade de Printemps (mars) ;
  • Vide-Grenier de Printemps (mai) ;
  • Feu d'artifice du 14 juillet ;
  • Fête catalane (fin juillet) ;
  • Forum des associations (septembre) ;
  • Expositions artistiques temporaires au Centre d'Art du Dôme et au Centre culturel.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche se trouve à Perpignan, mais la commune dispose de sept médecins généralistes, trois dentistes, deux pharmacies et d'une maison de retraite.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Port-Vendres dispose d'un stade (Paul Cervello) réservé au football et au rugby, de quatre courts de tennis, d'un dojo pour le judo et d’un gymnase. Deux salles au centre-ville sont disponibles pour les clubs de danse et de gymnastique.
  • Le port de plaisance de Port-Vendres est un centre international de yachting.
  • Rugby à XIII : Port-Vendres Côte Rocheuse XIII
  • Rugby à XV : Entente Côte-Vermeille regroupant Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer, qui a joué en 1re division nationale de 1952 à 1956
  • Judo : Judo Club Port-Vendres/Collioure, fondé en 1956, regroupant les deux villes. Les cours se déroulent au Dojo Justin Auvergne, au-dessus du stade municipal.
  • VTT : Vélo Club Port-Vendrais

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 106 €[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le port de commerce[modifier | modifier le code]

Port-Vendres possède un port de commerce reconnu dans le monde entier pour les trafics de marchandises diverses et plus particulièrement de fruits et légumes en provenance des pays du bassin méditerranéen, comme le Maroc, l'Égypte ou bien Chypre, et même des producteurs plus éloignés provenant d'Afrique occidentale, d'Amérique du Sud ou d'Afrique du Sud[22].

Il est privilégié par sa position géographique dans le bassin méditerranéen, puisqu’il est le port continental français le plus proche du nord de l'Afrique, et par sa proximité du Marché international de Saint-Charles.

Les équipements spécialisés, la main-d'œuvre qualifiée, et les coûts de passage portuaire compétitifs permettent de traiter plus de 200 000 tonnes de produits par an et de générer 45 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008. Port-Vendres se déchire entre sa vocation industrielle et des atouts touristiques.

La pêche (halieutique) arrive en tête avec 30 millions d'euros, suivie par l'activité commerciale avec 12 millions d'euros et la plaisance avec 3 millions d'euros. Il génère 610 emplois directs ainsi répartis : 300 pour le commerce, 270 pour la pêche et 40 pour la plaisance[23].

De futures installations permettront d'accueillir tous les bateaux de type navire frigorifique (REEFER) de 155 à 160 mètres de long et d'un tirant d'eau de 8,50 mètres, un tiers de la flotte des porte-conteneurs (FEEDER), qui sont des bateaux transportant des conteneurs, ainsi qu'une partie des rouliers de type Ro-Ro, pour l'embarquement des camions et Ro-pax, transportant des camions, des voitures ainsi que des passagers, comme sur la ligne régulière entre Tanger et Port-Vendres[23]. Une aire de stationnement pour les remorques d'environ 1 ha a été réalisée, mais le port est toujours en attente d'un troisième quai dans le cadre de la requalification du quai Dezoum à l'anse des Tamarins. L'aménagement d'un port-cité est toujours délicat, d'autant plus que le port est cerné par un relief capricieux et une vaste Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Le fret fruitier[modifier | modifier le code]

En 2008, le fret fruitier s'est élevé à 350 463 tonnes, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2007 (293 696 tonnes) et 181 % par rapport à 2001 (124 675 tonnes). Les échanges commerciaux avec les pays producteurs de fruits secs de type bananes et ananas, comme le Cameroun ou la Côte d'Ivoire, représentent 90 % du trafic, soit 196 650 tonnes en 2004 (+ 23,76 %). Ces chiffres sont à l'origine de l'agrandissement du Terminal Fruitier International de 17 000 m2, dont 16 000 m2 d’entrepôts réfrigérés, directement accessibles en bord à quai, aménagés en seize cellules à température dirigée, d’une capacité de stockage de 10 000 palettes[22].

Les conteneurs[modifier | modifier le code]

21 289 mouvements de conteneurs ont été enregistrés dans le port en 2008. L'activité est en augmentation de 67 % par rapport à 2007 (12 708 mouvements) et 297 % par rapport à 2001 où seulement 888 mouvements étaient comptabilisés. Le port s'est équipé d'un outillage de pointe : une grue automotrice 15 T, deux chariots élévateurs de 60 T et 42 T, pour les conteneurs de 20 et 40 pieds, et un de 28 T, pour les conteneurs de 20 pieds[22].

Concession[modifier | modifier le code]

Sa gestion est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, concessionnaire du port de Commerce et de plaisance respectivement depuis 1932 et 1965. Depuis septembre 1969, elle est également concessionnaire du port de Pêche[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Obélisque de Port-Vendres
  • Église Sainte-Marie de Cosprons, église romane.
  • La Place de l'Obélisque. Pour marquer d'un symbole la naissance de Port-Vendres, et à la demande même des habitants d'alors, Louis XVI permet à la Province de faire ériger à sa gloire le premier monument élevé en France en son honneur, l'obélisque de Port-Vendres, seul monument encore en France à la gloire de Louis XVI. De cet obélisque, il ne restait plus rien après 1793, sinon les quatre tortues de bronze placées aux angles du collet entre la colonne et le dé soutenant les draperies. Ceci place Port-Vendres sur la Route des tortues en Catalogne.
  • Le Monument aux morts réalisé en 1922 par le sculpteur Aristide Maillol, il représente Vénus donnant la palme aux glorieux morts pour la Patrie.
  • L’Église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle construite en 1888, église de style romano-byzantin à l’extérieur et un style néo-gothique pour la nef.
  • La Redoute du Fanal réalisée par Vauban entre 1673 et 1700 pour assurer la défense du port. Son phare tribord vert marque l’entrée du port.
  • La place Castellane est une grande place sur le port, avec son couple d’amoureux port-vendrais surnommés « Fenouil et Fenouille » qui ont inspiré un sculpteur, lequel a voulu rendre hommage à leur amour.
  • La Tour de l’Horloge est le seul vestige de la Redoute de la Presqu’île qui faisait partie des trois fortifications dessinées par Vauban.
  • Le feu métallique du môle construit en 1885 marque l'entrée du port.
  • Le phare du cap Béar construit en 1905 est un bâtiment de la Marine nationale servant à contrôler le trafic maritime et à établir des prévisions météorologiques.
  • La Route des crêtes
Baie de Paulilles

La route en direction de Banyuls-sur-Mer, nommée « route des crêtes », offre un panorama sur la plaine et la côte du Roussillon.

Le Fort Béar[modifier | modifier le code]

Le Fort Béar, construit à la fin du XIXe siècle, est une place forte dans la région. Il est situé à 206 mètres au sommet de l'éperon rocheux au sud de la ville, entre Port-Vendres et la baie de Paulilles, sur laquelle il a une vue imprenable, ainsi que sur la mer.

Son but était de fermer les frontières de la France suite au plan de Serré de Rivière. Il a rempli cette fonction jusqu'au milieu du XXe siècle. Aujourd'hui, ce fort appartient toujours à l'armée. Il est utilisé comme lieu d'entraînement par les stagiaires du Centre National d'Entraînement Commando (CNEC) de l'armée de terre qui est situé à la fois à Mont-Louis et à Collioure.

Le fort Béar.

La défense de la côte continue, avec la construction de batteries d'artillerie côtières, à La Mauresque et au cap Oullestrell. Celles-ci représentaient par leurs mâchicoulis des fortifications d’inspirations médiévales. Et puis on réalisa des routes stratégiques contrôlant l’arrière-pays avec la crête de La Madeloc[7].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Un centre culturel, place Castellane, est doté d'un cinéma « Vauban », d'un centre socio-culturel et de salles de conférences, et propose des expositions permanentes de peintures, photos et sculptures. On y trouve aussi la bibliothèque intercommunale, au dernier étage.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Musée d'archéologie maritime : les fouilles archéologiques sous-marines conduites depuis une trentaine d'année ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges représentatifs du commerce maritime et de la navigation à l'époque romaine. En particulier, une épave de navire antique quasi complète a été fouillée à l'emplacement de la criée. Un trésor monétaire du IIIe siècle a aussi été retrouvé, de même que de nombreux éléments architecturaux transportés dans les navires, ou encore des cargaisons d'amphores, de vaisselle diverse et de nombreux objets de la vie quotidienne à bord des navires. Un projet de musée permettant de présenter ces éléments au public a été lancé, est allé jusqu'à l'étape de la construction et du recrutement du personnel, mais a été abandonné au début des années 2000 suite au changement de municipalité et n'a pas encore vu le jour.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Baie de Paulilles est une vaste crique adossée aux contreforts des Albères, avec un jardin botanique et une maison-exposition sur les activités passées de l'ancienne dynamiterie Nobel, où ont été produits les explosifs pour le Canal de Panama et la construction du chemin de fer Transsibérien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Port-Vendres

D'azur à la galère antique d'or habillée d'argent, en pointe, surmontée de trois tours mal ordonnées aussi d'or, maçonnées de sable, ouvertes et ajourées du champ[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Notice Cassini
  4. http://www.annuaire-mairie.fr/ville-port-vendres.html
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p.  1880.
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  7. a, b et c http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/PortVendres.php
  8. https://dl.dropbox.com/u/74819214/site%20aresmar/ARESMAR/fouille_de_redoute_bear.html
  9. https://dl.dropbox.com/u/74819214/site%20aresmar/ARESMAR/Accueil.html
  10. Index du tome VII des Procès-verbaux du Directoire (P-Z)
  11. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  12. Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944. Ces républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche-Midi, 2011, collection « Documents ». ISBN 978-2-7491-2046-1, p. 32
  13. a et b Marc Delclos, « Demonte (Marius, Sauveur) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier,‎ 2011, 699 p. (ISBN 9782908866414)
  14. Remplaçant de Jean Capallère en cours de mandat.
  15. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  16. http://www.justice.gouv.fr/recherche-juridictions/consult.php
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  19. http://www.annuaire-mairie.fr/statistiques-ville-port-vendres.html
  20. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  21. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  22. a, b, c et d http://www.cg66.fr/economie/plateforme/port_vendres.html
  23. a et b http://www.lindependant.com/articles/2009/04/15/20090415-Perpignan-En-chiffres.php5