Le Grau-du-Roi

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Le Grau-du-Roi
Le Vieux phare du Grau-du-Roi.
Le Vieux phare du Grau-du-Roi.
Blason de Le Grau-du-Roi
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Aigues-Mortes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Robert Crauste
2014-2020
Code postal 30240
Code commune 30133
Démographie
Gentilé Graulens
Population
municipale
8 338 hab. (2011)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 17″ N 4° 08′ 14″ E / 43.5380555556, 4.1372222222243° 32′ 17″ Nord 4° 08′ 14″ Est / 43.5380555556, 4.13722222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 5 m
Superficie 54,73 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-legrauduroi.fr/

Le Grau-du-Roi, en occitan Lo Grau dau Rei, est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Graulens et les Graulennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi est situé au sud du département du Gard en limite de l'Hérault et de La Grande Motte, sa voisine à l'ouest. C'est l'unique commune maritime du département. Historiquement, le canton d'Aigues-Mortes a été obtenu en contrepartie du canton de Ganges (très riche à l'époque), suite à un échange avec l'Hérault par rapport au découpage initial des départements. Fondée par des immigrants italiens à la fin du XIXe siècle, dans une zone insalubre, entre mer et étangs. Jusqu'aux années 1920, son activité est entièrement tournée vers la pêche et plus récemment, le tourisme (avec Port Camargue).

Construite de part et d'autre d'un grau (brèche dans le cordon littoral ouverte naturellement vers 1570 au lieu-dit Gagne-Petit), entre l'embouchure du Vidourle et celle du Rhône, cette station offre 18 km de sable fin.

La commune est entourée d'étendues d'eau :

Le centre-ville, construit autour du canal reliant les étangs (et Aigues-Mortes) à la mer (Grau) conserve encore aujourd'hui son cachet traditionnel. Au-delà du cœur historique, les maisons et immeubles de vacances, s'étalent au rythme des décennies :

  • rive droite (à l'ouest) se trouve le quartier du Boucanet qui s'étend du centre ville jusqu'au bois du Ponant (dit aussi pinède du Boucanet) ;
  • rive gauche (à l'est), au-delà du centre ville, se trouve le quartier du palais de la mer puis port Camargue.

Le Château Leenhardt, un monument devenu emblématique du Grau (Plage Rive droite), construit vers 1875 par l'architecte Henry Leenhardt, a été démoli dans les années 1970, après un siècle d'existence. Sa construction avait été l'occasion d'un test original d'utilisation de briques de sable qui lui donnaient une couleur grise particulière. De nombreuses cartes postales le montre lorsqu'il est devenu pension de famille protestante. Nombre de baigneurs se faisaient prendre en photo sur la plage qui bordait l'édifice.

La commune d'Aigues Mortes est limitrophe à la commune du Grau-du-Roi.

Le-Grau-du-Roi est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue. Elle est l'une des 4 communes du SCOT soumise à la Loi littoral.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Grau-du-Roi est de type méditerranéen, avec des hivers doux et humides, et des étés chauds et très secs. Même si les températures peuvent parfois être froides en hiver et très chaudes en été, celles-ci n'atteignent jamais les extrêmes, grâce à la proximité de la mer qui tempère le climat. Le record de froid est de -12 °C (le 10 février 1956), tandis que le record de chaleur est de 36,5 °C (le 21 juin 2003). Les précipitations sont peu fréquentes : on relève annuellement 55 jours de pluie, et seulement un jour de neige. On enregistre 249 jours de vent par an (surtout du mistral).

Grau-du-Roi, 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010, record depuis 1951
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,2 4,7 7,4 9,9 13,7 17,3 19,9 19,6 16,2 13,1 8,1 5,1 11,6
Température minimale moyenne la plus basse (°C)
année du record
−0,4
1987
−4,3
1956
3,4
1971
7,6
1958
11
1951
14,6
1956
16,7
1980
16,7
1954
13,7
1972
7,7
1974
4,7
1985
1,8
1969
9,5
1956
Température minimale moyenne la plus haute (°C)
année du record
7,9
1996
9,5
1990
10,3
2001
12,3
2011
15,5
2009
20,8
2003
22,9
2006
22,5
2003
18,6
1987
15,2
2001
11,4
1991
8,6
1953
12,6
1994
Température moyenne (°C) 7,6 8,3 11,2 13,6 17,4 21,3 24 23,6 20,1 16,5 11,4 8,3 15,3
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12 14,9 17,4 21,1 25,3 28,1 27,7 24,1 19,9 14,7 11,5 19
Température maximale moyenne la plus basse (°C)
année du record
6,3
1963
3,8
1956
11,4
1971
14,3
1986
17,7
1951
22,1
1969
24,5
1980
24,3
1963
20,9
1965
15,1
1974
11,7
1966
8,3
1969
17,1
1956
Température maximale moyenne la plus haute (°C)
année du record
13,8
2007
15,2
1990
18,4
1997
20,8
2011
24,1
2011
28,7
2003
31,2
2006
31,4
2003
26,5
2011
22,2
2001
17,2
2006
13,7
2011
20,2
2011
Record de froid (°C)
date du record
−9
12/1/1987
−12
10/2/1956
−6
7/3/1971
2
12/4/1958
5,9
1/5/2004
7
4/6/1984
13
8/7/1954
12
30/8/1986
7
21/9/1977
2,3
30/10/2012
−2
23/11/1998
−8
27/12/1962
−12
10/2/1956
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−3
12/1/1987
−7
10/2/1956
2
7/3/1955
7
5/4/1955
11
6/5/1985
15
11/6/1956
19
29/7/1977
19
12/8/1955
13
24/9/1977
7,3
26/10/2003
4
20/11/1985
−3
24/12/1962
−7
10/2/1956
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
13,8
19/1/2007
14
14/1/1990
15,6
30/3/2012
17,4
10/4/2011
21
27/5/1953
24,2
21/6/2003
25,4
24/7/2006
26
10/8/1994
23
24/9/1962
21
4/10/1966
19
1/11/1968
15
4/12/1953
26
10/8/1994
Record de chaleur (°C)
date du record
20,2
19/1/2007
21,3
23/2/2012
25,2
30/3/2012
28,7
8/4/2011
32,3
24/5/2011
36,5
21/6/2003
36
7/7/1982
36
16/8/1987
34
25/9/1983
31,2
11/10/2011
24
3/11/1970
20
12/12/1961
36,5
21/6/2003
Nombre de jours avec température minimale ≤ −10 °C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0,5 0,1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,7
Nombre de jours avec gel 4,5 3,7 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0,7 3,1 12,3
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 0,4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,4
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0 0,3 4,1 16,7 28 27,9 12,8 1 0 0 90,8
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,1 2,9 8,5 6,3 0,4 0,1 0 0 18,3
Nombre de jours avec température maximale ≥ 35 °C 0 0 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0 0 0 0 0,3
Nombre de jours avec rafales ≥ 57,6 km/h 8,1 8 9,9 9,3 5,2 4,2 4,3 4,2 5,1 6,4 7,5 7,9 80
Nombre de jours avec rafales ≥ 100,8 km/h 0,2 0,3 0,2 0,1 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,2 0,3 1,5
Précipitations (mm) 51,4 43,4 30,5 52,7 35,3 22,7 12,4 30,2 71,9 86,9 62,7 52,4 552,3
Nombre de jours avec précipitations 7,6 6,4 6,1 7,6 6,3 4,3 2,5 4 4,9 7 7,4 7,4 71,5
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 5,5 4,4 4,1 5,6 4,7 3,1 1,9 3,4 4,3 6,1 6 5,6 54,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 2,6 2,7 2 3,1 2,3 1,4 0,7 1,6 2,7 3,7 3,2 2,9 28,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,6 1,3 0,9 1,8 1,1 0,7 0,4 1 2,2 2,6 1,8 1,7 17
Nombre de jours avec neige 0,8 0 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 1,2
Nombre de jours avec grêle 0 0,2 0 0,1 0,1 0,1 0 0 0 0 0,3 0 0,8
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,1 0,4 0,8 0,8 1 1,2 1,8 1,5 1 0,4 9,3
Nombre de jours avec brouillard 0,9 0,8 1,3 1,2 0,5 0,6 0,6 0,8 1,2 1,3 1 0,9 11,1
Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 89 122,4 41,6 177 24,4 7,2 1,8 4,8 29,8 124,6 7,6 30 662,2
Relevé pluviométrique en 2010 (mm) 89,4 118 39,4 23 37,4 18 2,2 12,2 80,6 97 57,2 46,8 621,2
Relevé pluviométrique en 2011 (mm) 20,8 7,2 108,6 15,4 2 53 56,8 5,4 34,2 57,2 180,2 3,6 544,4
Relevé pluviométrique en 2012 (mm) 3 0,2 4,4 57,8 52,2 8,4 38,4 50,4 53,2 65 53 20,8 406,8
Source : Exemple « données climatiques », sur Météo Camargue.sup (consulté le 11 avril 2014)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10,9
4,2
51,4
 
 
 
12
4,7
43,4
 
 
 
14,9
7,4
30,5
 
 
 
17,4
9,9
52,7
 
 
 
21,1
13,7
35,3
 
 
 
25,3
17,3
22,7
 
 
 
28,1
19,9
12,4
 
 
 
27,7
19,6
30,2
 
 
 
24,1
16,2
71,9
 
 
 
19,9
13,1
86,9
 
 
 
14,7
8,1
62,7
 
 
 
11,5
5,1
52,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi vient de l'occitan grau (latin gradus), qui désigne l'embouchure d'un étang, ou d'un cours d'eau, sur la mer. Le canal qui met en communication un étang avec la mer s'appelle quant à lui la roubine (respectivement, en français : embouchure, étier et œillet).

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée du port du Grau-du-Roi
L'ancien phare

Le Grau-du-Roi doit sa définition à l’époque des croisades. À cette période, la commune d’Aigues-Mortes était un port royal bien que la mer ne soit jamais venue jusqu'au pied de ses remparts. Les navires partaient par un chenal creusé à travers les étangs jusqu'à la mer. Le port du Grau est relié depuis 1725[1] par un chenal de six kilomètres à Aigues-Mortes.

Le terme grau est un mot languedocien issus du latin « gradus » : passage, mouvement d'un fleuve. Sur le littoral languedocien, c’est un chenal qui met un étang côtier, une lagune, en communication avec la mer. Le Grau-du-Roi est au débouché du chenal qui conduit à Aigues-Mortes.

C’est à la fin du XVIe siècle que le Rhône, en pénétrant en torrent dans les eaux du Repausset, ouvre le grau qui nous intéresse, au lieu-dit de Consac de Gagne Petit.

C’est alors le début d’une longue série de travaux pour maintenir cette ouverture sur la mer afin de préserver la navigation dans le port d’Aigues-Mortes. En 1727 sont construits dans la mer deux môles empierrés prolongés dans l’étang du Repausset : ce chenal, rectifié en 1845, est l’actuel canal entre Le Grau-du-Roi et Aigues-Mortes. Le phare de l'Espiguette est, quant à lui, édifié en 1869.

Bien que n'étant pas une commune à part entière, le lieu est renommé, au cours de la Révolution française, Grau-le-Peletier[2].

Au fil des années, bâtiments administratifs, cabanes et maisons, posent les bases d’un village de pêcheurs. D’abord section de la commune d’Aigues-Mortes en 1867, Le Grau-du-Roi gagne son autonomie en 1879.

En 1854, Le Grau-du-Roi est encore simplement un hameau de pêcheurs. La pêche et l’agriculture assurent à la population quelques ressources : le tourisme reste embryonnaire, même si, depuis le XIXe siècle, la mode des bains de mer tend à se généraliser. Ces immersions sont encore essentiellement considérées comme traitements médicaux, et les instituts qui se sont montés sur les plages accueillent surtout des populations indigentes. Mais pouvoirs publics et habitants ont compris que leur richesse se trouvait là, sur ces plages de sable fin, entre mer et soleil. En 1855 une œuvre d'hygiène infantile est fondée « dans le but de faciliter aux personnes pauvres ou peu aisés, l'usage des bains de mer. Elle fut reconnue d'utilité publique en 1869 [3] »

En 1909, le prolongement de la ligne de chemin de fer de Nîmes Aigues-Mortes est une véritable bouffée d’oxygène : les baigneurs arrivent nombreux et les productions locales, comme le poisson et le raisin blanc, sont enfin expédiées vers les marchés nationaux.

Après des années d’efforts, de travaux et de règlements sanitaires, le 26 avril 1924, un décret du Président de la République classe enfin Le Grau-du-Roi station climatique et balnéaire.

La première guerre a relativement épargné le village. En septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale marque beaucoup plus profondément la population. Après le défaite de 1940, le Grau est situé en zone "nono" ( c.à.d non occupée), mais, à partir de novembre 1942, les troupes ennemies sont physiquement présentes et les conflits touchent directement les civils. Le Grau-du-Roi doit subir l’occupation, avec ce que cela implique de restrictions, de sacrifices et de compromissions. Le conseil municipal est rapidement révoqué pour être remplacé par une délégation spéciale.

En 1942, la vie du village passe une nouvelle phase : les troupes allemandes s’installent sur tout le littoral. Une partie de la population est contrainte à l’exode.

La côte gardoise représente juste une vingtaine de kilomètres, mais du fait des risques de débarquement, les ouvrages et les installations militaires sont particulièrement nombreux sur ces lieux. Ainsi, les plages de la commune sont hérissées de toutes sortes de systèmes antichars et de pyramides en béton, de blockhaus… 800 hectares de vignes et 200 hectares d’herbages sont transformés en champ de mines. Dans le village, les Allemands font également construire des casemates abritant des canons et des mitrailleuses. L’entrée du canal est fermée par un filet anti sous-marin et une rampe lance-flammes. Les portes et les volets des maisons servent à fabriquer des plates-formes et des encuvements en bois.

En 1944, les derniers mois d’occupation se révèlent les plus pénibles, car les troupes d’occupation, gagnées par la défaite, renforcent les brimades et les réquisitions. Le Grau-du-Roi est libéré au mois d’août, et en 1945, l'armistice est signé.

Après la seconde partie du siècle seulement, Le Grau-du-Roi surmonte véritablement les dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale. La station amorce alors un réel développement touristique et économique.

Afin de rationaliser l’aménagement du littoral, l’État met alors en place le « plan Racine ». L’architecte Jean Balladur est chargé du dossier. Il doit imaginer des structures capables de satisfaire l’afflux touristique tout en respectant la qualité de vie des autochtones et en préservant l’environnement. C’est dans le cadre de ce programme que le grand chantier de Port Camargue est lancé en 1968.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sable-de-camargue.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal graulen comprend 29 membres.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Hisser haut le Grau-du-Roi[4] »
SE
Robert CRAUSTE 21 majorité
« le grau du roi naturellement »
UMP | UDI
Léopold ROSSO 6 opposition
« Rassemblement de la droite, Le grau du roi 2014 »
DVD
Patricia HECKER 1 opposition
« Le grau du roi fait front »
FN
Yvette FLAUGERE 1 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires du Grau-du-Roi.

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le Conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Hôtel de Ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1879 mai 1884 Amédée Rédarès    
juin 1884 avril 1892 Jacques Mézy    
mai 1892 avril 1896 Ange Delorenzi    
mai 1896 décembre 1896 Léon Pommier    
décembre 1896 août 1897 Joseph Dumas    
août 1897 septembre 1897 Jacques Mézy   Président de la délégation spéciale
septembre 1897 octobre 1905 Jean Gourdon    
novembre 1905 novembre 1919 Louis Ponsole    
décembre 1919 avril 1925 Auguste Vincent    
mai 1925 décembre 1940 Antonin Revest   Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes
janvier 1941 août 1944 Jean Tourette   Président de la délégation spéciale
septembre 1944 mai 1945 Antonin Revest   Président du comité de Libération
mai 1945 mars 1965 Belsamond Ramain PSU  
mars 1965 mars 1983 Jean Bastide PSU Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1945-1961 et 1967-1973)
Député de la deuxième circonscription du Gard (1973-1978)
mars 1983 mars 2014 Étienne Mourrut RPR puis UMP Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1985-2002)
Député de la deuxième circonscription du Gard (2002-2012)
avril 2014 en cours Robert Crauste DVG Conseiller régional depuis Mars 2010

Canton[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton d'Aigues-Mortes, dont le conseiller général est Léopold Rosso. Le canton dépend de l'arrondissement de Nîmes et de la deuxième circonscription du Gard dont le député est Gilbert Collard (FN).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi fait partie de la communauté de communes Terre de Camargue (CCTC), dont le siège se trouve à Aigues-Mortes, qui groupe trois communes (les mêmes que celles du canton) ainsi que du pays Vidourle-Camargue. Les présidents respectifs de ces structures sont Laurent Pélissier, Maire de Saint Laurent d'Aigouze et Jean Denat, conseiller général du canton de Vauvert.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Dossenheim (Allemagne)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 044 1 060 1 187 1 260 1 279 1 291 1 275 1 304 1 348
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 462 1 733 1 681 1 977 2 363 3 354 3 963 4 152 5 253
1999 2006 2007 2011 - - - - -
5 875 7 892 8 173 8 338 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison du Dauphin.
Course camarguaise aux arènes.
  • L'église Saint-Pierre, reconstruite dans les années 1960.
  • La maison dite "du dauphin", face à l'église, typique de "l'architecture 1900".
  • L'ancien phare couvert d'un lanternon en cuivre (1828).
  • La "villa Parris", "belle époque", à côté du phare, abritant un centre culturel. Balcon-terrasse supporté par des colonnes en fonte ouvragées.
  • La "villa Rédarès", bel exemple d'architecture balnéaire Art Déco des années 1920, dernier vestige de ce style sur la commune, elle vient d'être, hélas, démolie en mai 2011… À sa place a été édifié le nouvel hôtel de ville (2013). Les plus anciens se souviendront aussi, sur la rive opposée, du fameux " château Leenhardt" , édifié en 1875 selon un procédé novateur utilisant des briques de sable de mer conférant à l'édifice, d'un style particulier assez sévère, une couleur grisâtre. Il fut démoli en 1974.
  • Les quais et les façades préservés en grande partie le long du chenal du port de pêche au sein desquels la redoute du XVIIIe siècle pourrait avoir été englobée au XIXe siècle (découverte récente rive gauche).
  • Le site naturel de l'Espiguette et son phare édifié en 1869.


Dotée de l'un des plus grands ports de plaisance d'Europe : Port Camargue, le Grau du Roi - Port Camargue est devenu un pôle touristique majeur du littoral languedocien, et reste le second port de pêche français en Méditerranée.

Avec l'augmentation régulière de ses habitants (8 110 habitants en 2008), le village de pêcheurs est devenu une petite ville équipée : écoles, arènes, auditorium, Seaquarium et musée de la Mer, casino, fête foraine...[réf. nécessaire]


Elles peuvent contenir 3 000 personnes[6]. Elles sont entièrement dédiées à la course camarguaise, mais lors de la fête votive du Grau-du-Roi on assiste aussi à des abrivados et des bandidos.

Le premier rassemblement de la bouvino a lieu en mars avec l'abrivado des plages [7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Maudet (préf. Jean-Robert Pitte), Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velázquez, coll. « Bibliothèque de la Casa de Velázquez »,‎ 2010, 1e éd., 512 p. (ISBN 8-496-82037-8 et 978-8-496-82037-1), Annexe CD-Rom 112 pages
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux - Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez,‎ 2010, 512 p. (ISBN 8-496-82037-8 et 978-8-496-82037-1)
  • Frédéric Saumade, Des sauvages en occident, les cultures tauromachiques en Camargue et en Andalousie, Paris, Mission du patrimoine ethnologique,‎ 1994 et 1995, 275 p. (ISBN 2-735-10587-3)
  • Frédéric Simien, Le Grau-du-Roi, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton,‎ 2007 (ISBN 978-2-849-10672-3)
  • Frédéric Simien, La Camargue fille du Rhône et de la mer, Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), A. Sutton, coll. « Passé Simple »,‎ 2010, 192 p. (ISBN 978-2-849-10767-6).
  • Albaric Alain, Le Grau-du-roi, éditions du Vent Large, 1995.
  • histoire du Grau du Roi

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Origine du canal du Grau-du-Roi à Aigues-Mortes, extrait de l'Histoire d'Aigues-Mortes de Dom Pacotte, Bénédictin, 1877, p. 8 sur le site Nemausensis
  2. a et b Notice communale du Grau-du-Roi sur la base Ehess-Cassini.
  3. Histoire du Grau du Roi 1855
  4. [* (fr) Son blog officiel Blog officiel]
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Maudet 2010, annexe, p. 85
  7. premier rassemblement de bouvino en mars


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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