Fleury (Aude)

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Fleury
L'église Saint-Martin
L'église Saint-Martin
Blason de Fleury
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Arrondissement de Narbonne
Canton Canton de Coursan
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Guy Sié
2008-2014
Code postal 11560
Code commune 11145
Démographie
Gentilé Pérignanais
Population
municipale
3 405 hab. (2010)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 50″ N 3° 08′ 07″ E / 43.2306, 3.135343° 13′ 50″ Nord
       3° 08′ 07″ Est
/ 43.2306, 3.1353
  
Altitude Min. 0 m — Max. 163 m
Superficie 51,27 km2
Localisation

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Fleury
Liens
Site web www.communefleury.fr

Fleury (en occitan Perinhan ou Fluris) est une commune française, située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Pérignanais.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune constitue une entité originale alliant trois sites en triangle, Fleury-d'Aude, le village historique dans les terres, Saint-Pierre-la-Mer, la station balnéaire sur le golfe du Lion et Les Cabanes-de-Fleury, l'ancien village de pêcheurs située à l'estuaire de l'Aude.

Le village de Fleury est situé à peu près à égale distance des villes de Narbonne et Béziers, l'autoroute A9 dite La Languedocienne passant juste au nord du village.

La commune se trouve dans le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée.

Histoire [modifier]

Le site était habité au néolithique et certainement occupé à l'époque romaine.

  • Le village de Pérignan (ancien nom de Fleury) était jusqu’à la fin du Moyen Âge un village fortifié, un castrum, bâti sur une colline et surmonté du château des seigneurs du lieu. De nombreuses traces de remparts sont encore visibles aux abords de l’actuel boulevard qui ceinture le village, ainsi que de nombreux porches et portes permettant de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Pérignan[1].

  • Les Cabanes de Fleury formait à l’origine un village de pêcheurs constitué de grossières cabanes de roseaux. Ce hameau se développa au début du siècle pour loger les pêcheurs et les ouvriers agricoles. Après la Seconde Guerre mondiale, les premiers touristes commencèrent à fréquenter la plage et les bords de l'Aude. Le camping dit « sauvage » supprimé à Saint-Pierre-la-Mer y perdura jusqu'en 1975. Les aménagements touristiques démarrèrent en 1978

Aujourd'hui, c'est un charmant petit port de plaisance et de pêche où l'on pratique encore l'originale et ancestrale pêche au globe sur l'embouchure de l'Aude. C'est également un point de départ idéal pour des promenades en mer et la pratique de la pêche.

  • La mode des bains de mer a amené le développement progressif de Saint-Pierre-la-Mer dans la commune de Fleury d'Aude.

Un plan de juin 1846 atteste de la présence d'un Hôtel des Bains[2].

Henri de Toulouse-Lautrec écrit à sa mère qu'il est régulièrement amené à Saint-Pierre afin de consolider ses jambes suite aux accidents qu'il a subis en 1878[2].

Dans les années 1920, des habitants de Fleury louaient des chambres dans les hôtels « Nord », « Sud »[3], l'auteur jean Girou en parle dans L'Itinéraire en Terre d'Aude (Causse Graille & Castelnau Imprimeurs-éditeurs, 1936).

Avant la guerre de 1939-1945, la belle saison voyait se monter un village de baraques sur la plage. Les soldats allemands évacuèrent la côte, rasèrent les constructions dont le casino, aménagèrent des défenses contre un éventuel débarquement. À la fin du conflit, la plage dut être déminée[3].

Les années 1950-1960 virent la station se reconstruire et s'agrandir avec, en été, l'affluence quotidienne des villageois de l'intérieur et sur la plage, l'installation sauvage de campeurs avec les baraquiers[4].

En 1963, le « Plan Racine » planifia le bétonnage du golfe du Lion au détriment des milieux naturels et en 2009, les constructions empiètent sur la garrigue du Massif de la Clape pourtant protégé. Elle est appréciée en tant qu'agréable petite station balnéaire qui offre 6,5 km de plage de sable fin.

Héraldique [modifier]

Blason de Fleury-d'Aude Blason D'argent à un poirier de sinople posé sur une terrasse du même, fruité d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1979 1989 Christian Montagné PS Conseiller régional
mars 1989 1993 Christian Marty    
octobre 1993 2001 Raoul Ortola    
mars 2001 2008 Alain Sablairol PS  
mars 2008 en cours Guy Sié UMP  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

La campagne et l'élection municipales de 2008 a fait l'objet d'un film documentaire Un village en campagne réalisé par Yves Jeuland et diffusé une première fois sur France 3 le 13 juin 2009.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 405 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
923 1 000 1 143 1 194 1 305 1 275 1 297 1 297 1 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 407 1 517 1 675 1 630 1 741 2 118 2 162 2 220 2 235
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 250 2 168 2 011 2 120 2 146 2 122 2 056 1 770 1 965
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
2 014 2 030 1 877 2 027 2 264 2 547 3 071 3 146 3 405
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[5].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Viticulture

La-clape Languedoc (AOC)

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Jean Hercule de Rosset de Rocozels de Fleury (1683-1748), duc et pair de Fleury.
  • Joseph Campardou né à Fleury d'Aude le 21 mai 1876 et décédé à Toulouse le 1 mai 1964. Il est issu d'une famille notable de viticulture de Fleury d'Aude. Après de brillantes études, il cherche quelque temps sa voie et la trouve dans l'Université. Chef de travaux à la faculté des Sciences de Toulouse, il devient, après la première guerre mondiale qu'il fait au Maroc, assistant du doyen Paul Sabatier. Il restera pendant près de vingt ans son précieux collaborateur, participant à ses recherches, contribuant à ses découvertes, manifestant le même désintéressement. Retraité, il se consacre à ses deux violons d'Ingres : la photographie et l'archéologie. Il avait déjà publié le résultat de ses recherches au Maroc, dans la région de Taza. Dans l'Aude, il découvre, peu après la Libération, la fameuse borne milliaire de Domitius Ahenobarbus, ainsi que la nécropole des Cayrals et l'oppidum de Pech Maho. Il est le créateur du groupe "les Amis du Vieux Sigean".
  • Damien Bosca (1992), célébrité rugbystique.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. a et b De Pérignan à Fleury, Chroniques Pérignanaises, 2009
  3. a et b Caboujolette, François Dedieu, Dedieu éditeur, 2008 ISBN 978-2-9528885-0-9
  4. Le Carignan, Jean-François Dedieu, Dedieu éditeur, 2008, ISBN 978-2-9528885-1-6
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010