Agly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

42° 46′ 44″ N 3° 02′ 20″ E / 42.77889, 3.0389

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Agly (homonymie).
Agly
Au fond le Canigou
Au fond le Canigou
Caractéristiques
Longueur 81,7 km [1]
Bassin 1 055 km2 [1]
Bassin collecteur l'Agly
Débit moyen 6,5 m3/s (Le Barcarès)
Régime pluvial méridional
Cours
Source au nord-est du Pech de Bugarach (1 230 m)
· Localisation Bugarach
· Altitude 940 m
· Coordonnées 42° 52′ 30″ N 2° 23′ 05″ E / 42.8751, 2.3846 (Source - Agly)  
Embouchure la Mer Méditerranée
· Localisation entre Le Barcarès et Torreilles
· Altitude 0 m
· Coordonnées 42° 46′ 44″ N 3° 02′ 20″ E / 42.779, 3.0388 (Embouchure - Agly)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Maury, Verdouble, Roboul
· Rive droite Boulzane, Désix
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Aude, Pyrénées-Orientales
Régions traversées Languedoc-Roussillon

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L'Agly (Aglí en catalan) est un fleuve côtier du sud de la France, qui coule en Roussillon, dans la région Languedoc-Roussillon, dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales et se jette dans la Mer Méditerranée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lac de retenue de Caramany
L'embouchure

Son ancien nom était Sordus au Ve siècle, ce qui signifie "sourdre, source". Le nom actuel vient de Aquilinus en 1162, sans doute de aquila "aigle", divinité éponyme ou de aqua "eau"[réf. souhaitée].

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 81,7 km[1].

L'Agly prend sa source au col de Linas, au nord-est du Pech de Bugarach (1 230 m) dans les Corbières, département de l'Aude, à 940 m d'altitude.

Il passe ensuite dans les Pyrénées-Orientales par les gorges de Galamus, arrose Saint-Paul-de-Fenouillet, est retenu par un barrage nommé "barrage sur l'Agly", situé sur la commune de Cassagnes, passe à Estagel où il reçoit le Verdouble. Un acqueduc romain traverse l'Agly à hauteur de Ansignan.

Il se jette dans la mer Méditerranée au sud de la station balnéaire du Barcarès à la limite de Torreilles.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Agly a dix neuf affluents[1] dont les principaux sont :

Départements et villes traversées[modifier | modifier le code]

Communes des Pyrénées-Orientales traversées par l'Agly.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Agly dans les gorges de Galamus

L'Agly est un petit fleuve fort irrégulier. Son débit a été observé sur une période de 42 ans (1967-2008), à Estagel, au Mas de Jau à une vingtaine de kilomètres de son embouchure et après avoir reçu les eaux du Verdouble[2]. Le bassin versant du fleuve y est de 903 km2, c'est-à-dire 86,4 % de la totalité de celui-ci.

Le module du fleuve à cet endroit vaut 6,31 m3⋅/s.

L'Agly présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime pluvial méditerranéen. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, de décembre à mai inclus, et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 7,74 et 12,2 m3⋅s-1, avec un maximum en février. Elles sont suivies d'une chute rapide du débit jusqu'à la période de basses eaux qui va de fin juin à début octobre et qui mènent le débit à son étiage d'été avec son minimum moyen du mois d'août (0,439 m3⋅s-1). Cependant les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes.

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0 m3, en cas de période quinquennale sèche, et le fleuve peut ainsi tomber à sec.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Estagel
(Données calculées sur 42 ans)

Les crues peuvent être très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 400 et 710 m3. Le QIX 10 est de 920 m3⋅s-1 et le QIX 20 de 1 100 m3. Quant au QIX 50, il se monte à 1 400 m3. Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 400 m3, et tous les vingt ans une crue de 1 100 m3 doit survenir, statistiquement du moins. Ce dernier chiffre équivaut au débit moyen du Rhône en aval de Lyon et de son confluent avec la Saône. Pour se faire une idée de l'importance de ces débits, on peut les comparer à ceux de l'Yonne à son confluent, rivière redoutée des parisiens pour ses crues[3]. Le QIX 5 de l'Yonne vaut 600 m3 (contre 400 pour l'Agly) et son QIX 20 se monte à 820 m3 (soit bien moins que les 1 100 de l'Agly). Ainsi les crues de l'Agly peuvent être nettement supérieures à celles de l'Yonne en amont de Paris (voir aussi débit de la Seine à Paris).

Le débit instantané maximal enregistré a été de 1 410 m3⋅s-1 le 26 septembre 1992, tandis que la valeur journalière maximale était de 1 020 m3⋅s-1 le 13 novembre 1999. En comparant la première de ces valeurs avec l'échelle des QIX du fleuve, il apparaît que les crues de septembre 1992 étaient cinquantennales, et donc peu fréquentes.

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de l'Agly est de 221 millimètres annuellement, ce qui n'est pas très élevé. Le débit spécifique du fleuve (ou Qsp) atteint le chiffre moyen de 7,5 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]