Montereau-Fault-Yonne

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Montereau-Fault-Yonne
Les ponts de Montereau et la statue équestre de Napoléon Ier vus depuis la rive nord, avec à droite le centre-ville dominée par la collégiale Notre-Dame et Saint-Loup.
Les ponts de Montereau et la statue équestre de Napoléon Ier vus depuis la rive nord, avec à droite le centre-ville dominée par la collégiale Notre-Dame et Saint-Loup.
Blason de Montereau-Fault-Yonne
Blason
Montereau-Fault-Yonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Fleuves
Maire
Mandat
Yves Jégo
2014-2020
Code postal 77130
Code commune 77305
Démographie
Gentilé Monterelais
Population
municipale
16 573 hab. (2011)
Densité 1 821 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 07″ N 2° 57′ 03″ E / 48.3853, 2.950848° 23′ 07″ Nord 2° 57′ 03″ Est / 48.3853, 2.9508  
Altitude Min. 47,2 m – Max. 121 m
Superficie 9,10 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montereau77.fr

Montereau-Fault-Yonne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Monterelais[1].

Couramment appelée « Montereau », elle ne doit pas être confondue avec la commune de Montereau dans le Loiret ou avec la commune de Montereau-sur-le-Jard, en Seine-et-Marne, à 6 km au nord de Melun.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située aux confins du Gâtinais au sud, de la Brie au nord, de la Bassée à l'est, la ville tient son nom de sa position géographique au confluent de l'Yonne et de la Seine ("fault", également orthographié "faut", vient du verbe faillir dans son sens ancien de choir). Mais le débit de l'Yonne étant supérieur à celui de la Seine à la confluence, c'est géographiquement la Seine qui se jette dans l'Yonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montereau-Fault-Yonne
Forges Saint-Germain-Laval
La Grande-Paroisse Montereau-Fault-Yonne Marolles-sur-Seine
Varennes-sur-Seine Cannes-Ecluse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 910 hectares ; son altitude varie entre 47 et 121 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Malgré plusieurs retenues sur l'Yonne et ses affluents dans le Morvan (lac des Settons mis en service en 1861, lac du Crescent mis en service en 1932, lac de Chaumeçon mis en service en 1935, lac de Pannecière mis en service en 1949), des inondations surviennent régulièrement, en particulier quand l'Yonne et la Seine sont simultanément en crue. La dernière grande inondation a lieu en janvier 1955. Avec la mise en service en 1966 du réservoir Seine (le lac d'Orient), les crues diminuent en fréquence et en intensité. Elles deviennent très rares avec la mise en service du réservoir Aube en 1989 et la mise en place de mesures de suivi et de prévision performantes[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de la gare de Montereau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village construit au confluent par les gallo-romains porte le nom de Condate. Une chapelle dédiée à Saint-Maurice entre Seine et Yonne lui donne le nom de Monasteriolum (petit monastère), qui évolue en Monsteriolum, Musterolium, Musteriolum, Monstrolium, Monterolum, Musterolum[4].

Depuis le 5 août 1992, l'orthographe officielle est Montereau-Fault-Yonne[5],[6]. Précédemment on écrivait Montereau-faut-Yonne[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque rappelant l'assassinat de Jean-Sans-Peur, le 10 septembre 1419

Le séjour des hommes est attesté depuis plus de six mille ans autour du confluent de la Seine et de l'Yonne par plusieurs sites archéologiques du néolithique récent, de l'âge du bronze et de l'âge du fer.

Montereau appartient au diocèse de Sens et au doyenné de Marolles.

La ville doit son origine à un petit monastère construit au VIe siècle dont la chapelle est dédiée à Saint Martin. La ville est alors divisée en trois paroisses : Saint-Nicolas sur la rive droite de la Seine, Saint-Maurice entre Seine et Yonne et Saint-Loup sur la rive gauche. L'économie de la ville est axée sur le commerce, grâce à ses marchés aux blés et aux cochons.

En 1015, le comte Renard de Sens (+1055) est momentanément chassé de sa capitale par une brusque irruption de soldats royaux aidés par l'archevêque. Il s'enfuit nu et va se réfugier chez le comte de Blois, déjà maître de Provins. Il lui demande de s'entremettre. Le comte de Blois est en effet le beau-fils du roi Robert le Pieux. Renard de Sens lui donne à Eudes de Blois Montereau pour prix de ce service.

En 1026, Raynard, comte de Sens, construit, sur la pointe formée par la Seine et l'Yonne, un château pour rançonner les marchands qui descendent ces deux rivières. Ainsi est établie la seigneurie de Montereau.

Montereau n'est qu'un des nombreux domaines du comte de Blois, avec Troyes, Provins, Bar-sur-Aube, Château-Thierry, Vitry, Chaumont, etc. Au début du XIe siècle le comte Eudes de Blois a eu la bonne fortune de développer son autorité en Brie et en Champagne. Son père avait échoué dans la prise de contrôle de Melun. Montereau lui permet de couper la circulation fluviale sur l'Yonne, un des grands vecteurs économiques de l'époque (vin, bois, laine, etc.), et d'isoler le Sénonais pendant presque trois siècles. Du coup, le comte de Champagne consent l'effort financier de reconstruire de pierres l'ancien château à la fin du XIIe siècle. Lors des minorités comtales, Philippe Auguste demandera à ce que Montereau lui soit confié momentanément. Militairement, la ville comtale peut s'appuyer sur le château de Marolles-sur-Seine pour contrer celui du vicomte de Sens (Vallery) et le vicomte du Gâtinais (Moret). La bourgeoisie locale a certainement développé le goût de l'aventure commerciale à en juger par les porteurs du nom "de Montereau" installés dans les villes de l'amont au XIIIe siècle. Elle cultive des liens avec la cité de Sens. La ville gagne le giron de la Couronne avec le mariage de la comtesse héritière Jeanne de Champagne (+1305) avec Philippe le Bel.

Au XIIIe siècle, Thibaut, comte de Champagne, s'étant révolté contre lui, Saint Louis, le roi de France, punit son vassal en le forçant à lui céder Montereau, qu'il réunit à son domaine. En 1359, Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui tient la ville en raison de son ascendance champenoise, la perd devant le régent de France (le futur roi Charles V).

L'assassinat du duc de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : assassinat de Jean sans Peur.

Jean sans Peur, duc de Bourgogne est tué sur le pont de Montereau le 10 septembre 1419 par Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan (voir assassinat de Jean sans Peur), au cours de l'entrevue qu'il a avec le dauphin, futur roi Charles VII. Cet acte a pour but d'empêcher un rapprochement du Dauphin avec le parti bourguignon et de venger l'assassinat de Louis d'Orléans en 1407. Cela s'inscrit dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui eut lieu durant la guerre de Cent Ans. Sur le pont où Jean sans Peur a été assassiné on peut lire cette inscription : « L'an mil quatre cens dix et neuf, sur un pont agencé de neuf, fut meurtri Jehan de Bourgongne, a Montereau ou fault Yonne ».

Statue équestre de Napoléon, placée au-dessus du confluent de la Seine et de l'Yonne

Le 23 juin 1420, Philippe le Bon, fils et successeur du duc assassiné, reprends la ville avec l'aide du roi d'Angleterre, Henri V pour récupérer la dépouille de son père enterré huit mois dans la bière commune de l'église Notre Dame de Montereau[8]. La ville fut prise par Charles VII en 1428. Perdue à nouveau, elle est reprise aux Anglais le 10 octobre 1437, à l'issue d'un long siège, par l'armée de Charles VII, commandée par Arthur III de Bretagne, Connétable de France. Le dauphin, le futur Louis XI participe aux opérations. En 1567, pendant les guerres de religion, Condé s'empare brièvement de la ville. En 1587, les habitants de Montereau prennent le parti de la Ligue, mais finissent par accepter en 1590 la légitimité du nouveau roi Henri IV.

En 1755, est créée la faïencerie de Montereau. En 1796, Christophe Potter, homme politique anglais, chef d'entreprise français et agent secret, reprend la manufacture de faïence de Saint-Nicolas. Il possède successivement à Montereau, entre 1796 et 1815, pas moins de trois manufactures. En 1840, la faïencerie de Montereau fusionne avec la faïencerie de Creil. En 1920, elle est rachetée par la faïencerie de Choisy. Elle cesse ses activités en 1955.

Le 18 février 1814, Montereau est le lieu d'une des dernières victoires de Napoléon contre les Autrichiens.

Article détaillé : Bataille de Montereau.

En 1848, la ligne de Montereau à Troyes est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. Mais la ligne de Paris à Tonnerre n'étant pas achevée à cette date, la compagnie du Montereau-Troyes fut autorisée, de janvier à août 1849, à assurer temporairement l'exploitation de la portion de ligne entre Melun et Montereau permettant ainsi une liaison directe de Troyes à Paris par transbordement à Melun, par un coche d'eau, pour rejoindre à Corbeil le chemin de fer menant à Paris. En 1849, la ligne ParisLyon par Melun, Montereau et Tonnerre est mise en service. Le 30 septembre 1888 il en est de même pour la ligne SouppesEgreville – Montereau. En juin 1890, la locomotive à chaudière Flaman bat le record du monde de vitesse sur rail (144 km/h) entre Sens et Montereau.

La place Jean XXIII, au cœur du quartier de Surville

Pendant la guerre de 1870 Montereau est occupé par les troupes prussiennes[9] du mois de Novembre 1870 au 8 Juin 1871.

Au cours du XIXe siècle, Montereau devient un petit centre industriel, avec, outre la faïencerie industrielle, des usines de produits chimiques, des verreries… Ce développement se poursuit durant le XXe siècle. La ville connait de lourds bombardements lors des combats de mai-juin 1940 au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les ponts et les quartiers du centre-ville sont détruits ou subissent des dommages importants. Ils sont reconstruits au début des années 1950.

La ville connaît une nouvelle étape à la fin des années 1950 avec le Plan d'aménagement et d'organisation générale de la région parisienne (PADOG, ancêtre du Schéma directeur de la région Île-de-France) qui fait de Montereau une agglomération d'équilibre, dans le cadre du plan des "3 M" de Seine-et-Marne (Meaux, Melun et Montereau). C'est dans ce contexte qu'est décidée l'extension de la ville sur le plateau de Surville. Après la construction d'une petite cité d'urgence en 1955 dans cette zone encore agricole, c'est la construction d'une nouvelle ville qui est entreprise avec 6 000 logements prévus. Une grande zone industrielle est également prévue à la confluence Seine-Yonne, ce qui occasionne le creusement d'une gigantesque darse pour permettre un accès aux péniches à grand gabarit. L'objectif est alors pour Montereau d'atteindre une population totale de 45 000 habitants. Finalement, à la suite des difficultés économiques de la zone industrielle et de la concurrence des villes nouvelles au début des années 1970, le développement de la ville est beaucoup plus limité que prévu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Yves Jégo[1] UDI Député - Président de la CCDF et de SYTRADEM
1989 1995 Alain Drèze PS  
1983 1989 Claude Eymard-Duvernay UDF Député - Conseiller général
1977 1983 José Alvarez PCF  
1971 1977 Samuel Ettedgui PCF  
1953 1971 Roger Pezout UD-Ve Député
1935 1944 Charles Baudry    
1928 1935 Charles Henry Decornoy Concentration républicaine  
1926 1928 Jean Baptiste Chazal Liste de défense  
1925 mai 1926 Arthur Bridou    
1925 août 1925 Maurice Besnard    
Mai 1925 Octobre 1925 Charles Henri Decornoy    
1910 1925 Jude Joseph Salmon    
1904 1910 Edmond Fortin    
1898 1904 Paul Allaire    
1896 1897 Charles Parisot    
1892 1896 Didier Désiré Decornoy Ferrand    
1888 1862 Jacques Joigneau    
septembre 1883 1888 Jules Émile Lefebvre    
mai 1883 septembre 1883 Victor Frémont    
Avril 1883 mai 1883 Jules Émile Lefebvre    
février 1882 avril 1883 Victor Frémont    
1878 février 1882 Jules Émile Lefebvre    
1876 1878 Victor Antoine Benoist Sachot    
1853 1876 Adrien Louis Lebeuf de Montgermon    
1848 1853 Camille Dunod    
mars 1848 1848 Pierre Grandjean    
1839 1848 Nicolas Michon    
1835 1839 Auguste Moreau    
1831 1835 Nicolas Michon    
sept 1830 décembre 1830 Étienne Thibault    
1820 1830 Jacques Guillon    
1818 1820 Marie Louis Michel Jauvet    
1815 1818 Jacques Guillon    
juillet 1815 août1815 Louis Auguste Moreau    
mai 1815 juillet1815 Marie Louis Michel Jauvet    
1803 1815 Louis Auguste Moreau    
1803 1813 Louis Placide Félicité Regardin de Champrond    
1800 1803 Pierre Nicolas Preau    
1799 1800 Daniel Paul Chevallier    
1798 1799 Pierre Antoine Deluze    
1795 1798 Louis François Joseph Lescuyer    
avril 1795 novembre 1795 Jacques Duchaussy du Coudray    
mars 1795 avril 1795 Laurent Soule    
1793 1795 Joseph Louis Darboulin dit Varipon    
1791 1792 Pierre Nicolas Preau    
1791 1792 Jean Rataud de Chalvais[10] Majorité réformatrice Député de l'Assemblée Législative puis au Conseil des Cinq-Cents[11]


1786 1789 Louis Placide Félicité Regardin de Champrond    
1772 1786 Charles François Le Boux de la Bapaumerie    
1769 1772 Lestumier Louis Simon    
1765 1769 Le Coq de Landy Simon    
février 1765 juillet 1741 Le Boux de la Bapaumerie Charles François    
1741 1756 Jérôme Perillaut    
1734 1741 Jean Maillet    
1710 1716 Étienne Chineau    
1709 1710 Bretton Anne François    
1708 1709 Piot Jacques    
1707 1708 Étienne Chineau    
1707 1707 Anne François Bretton    
1693 1707 Gattien Salmon    
Les données manquantes sont à compléter.
Hôtel de Ville de Montereau, quelques semaines avant Noël.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 115 3 364 3 453 3 945 4 153 4 494 4 450 4 942 5 465
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 063 6 217 6 748 6 714 7 041 7 306 7 709 7 672 8 041
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 929 8 213 8 617 8 853 9 314 9 965 9 322 8 962 10 119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 121 19 789 21 568 19 413 18 657 17 625 16 768 16 573 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Inspection de l'Éducation Nationale[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

Écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

Collèges[modifier | modifier le code]

Lycées[modifier | modifier le code]

  • Lycée André Malraux (ouvert en 1958 sous le nom de Lycée nationalisé mixte de Montereau, il prend son nom actuel en mai 1965 - 1447 élèves), sections générale, technologique et professionnelle
  • Lycée Flora Tristan (ouvert en septembre 1992 - 718 élèves), sections professionnelle et technologique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs événements sont liés à la commune. Ils incluent notamment :

  • le festival annuel Montereau Confluences (mois de juin),
  • la foire annuelle de la Saint Parfait (souvent du 20 au 23 avril),
  • les Journées Napoléon organisées tous les quatre ans, avec, entre autres, la reconstitution de la bataille du 18 février 1814 par des soldats en tenue de l'époque et venant de toute l'Europe.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Gymnastique, Tennis, football, basket-ball, handball, natation, volley-ball, athlétisme, badminton, tir.
  • Montereau-Fault-Yonne a été 3 fois la ville-départ de la dernière étape du Tour de France cycliste en 1977, 2004 et en 2009.
  • Centre sportif Jackie Boiché, rue Pierre

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales industries de la ville sont :

  • Silec Cable, filiale depuis octobre 2005 de General cable corporation. Le site produit des câbles électriques.
  • La SAM, aciérie électrique et laminoir accompagné d'un train à fil, filiale du sidérurgiste italien Riva[14].
  • Xella Thermopierre, fabricant de béton cellulaire.
  • Butagaz centre de remplissage de bouteilles de gaz.
  • SBC, ex CERMEF, filiale de Solétanche Bachy, spécialiste des fondations spéciales.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Martin vu depuis la réserve naturelle de Montereau.
Musée de la faïence de Montereau.
  • Le prieuré Saint-Martin : fondé en 908 sur le coteau est de la colline de Surville, il est rattaché à Saint-Laumer de Blois. Il devient une ferme qui fut abandonnée dans les années 1960. Des fouilles sont entreprises et mettent au jour dans l'ancienne chapelle des vestiges des XIe et XIIIe siècles en particulier des sarcophages dont certains réemplois sont visibles dans les contreforts.
  • La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup : elle est construite pour être le lieu de culte du chapitre de neuf chanoines fondé en 1195 par l'archevêque de Sens. Elle est édifiée du XIIe au XVIe siècle et placée sous le double vocable de Notre-Dame et de saint Loup lors de la suppression du chapitre en 1772. La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup renferme, accrochée la cinquième travée de la nef, une épée qui selon la tradition aurait appartenu à Jean sans Peur (elle daterait en réalité de l'époque de Louis XIV).
  • L'hospice de la Charité : cette maison à encorbellement est l'une des trois seules qui subsistent à Montereau-Fault-Yonne. En 1695, Jeanne Chineau, fille et épouse de notables, en fait don à la confrérie des dames de la Charité. La confrérie y recueille et y soigne les malades pauvres de la ville et des faubourgs jusqu'en 1717.
  • Le musée de la faïence de Creil-Montereau : la manufacture de faïence fine de Montereau, fondée en 1745, associée à celle de Creil de 1840 à 1895, puis à celle de Choisy en 1920, ferme ses portes en 1955. En 1985, un musée spécialisé est ouvert dans l’ancien Hôtel des Postes. Il présente une sélection de 400 pièces illustrant l’évolution des formes et des décors au fil du temps.
  • Le quartier de Surville[15],[16],[17] : grand ensemble construit par les frères Luc et Xavier Arsène-Henry, prix de Rome, entre 1961 et 1974. Par arrêté ministériel du 3 août 1959, un terrain de 114 hectares sur un plateau dominant la ville est déclarée zone à urbaniser en priorité. Il comprend un des tout premiers exemples de logements évolutifs. Finalement, ce sont 4 725 logements qui sont construits (sur un total de 6 000 prévus à l'origine). Le projet de renouvellement urbain (2004-2008) en lien avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) prévoit la destruction de 1 354 logements essentiellement dans la partie nord et ouest du quartier (quartier d'Alembert, Lavoisier, Jules Ferry et Jean-sans-Peur). 921 logements sociaux doivent être reconstruits dans le quartier.
  • La réserve naturelle régionale de la colline Saint Martin et des Rougeaux : créée le 27 juillet 1995, propriété de la ville de Montereau, la réserve naturelle de Montereau est riche de plus de 400 espèces végétales, dont plusieurs espèces protégées, fréquentée par de nombreux oiseaux, insectes et mammifères. Elle présente des milieux naturels variés (boisements, pelouses sèches, prairie…)

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire Municipale de Musique Gaston Litaize
  • Médiathèque Gustave Flaubert
  • Musée de la Faïence

Littérature[modifier | modifier le code]

Antoine Bertin, dans Voyage en Bourgogne (1777) garde un mauvais souvenir de son repas à Montereau mais donne une vision poétique de l'Yonne et de la Seine[18]. Victor Hugo ne semble pas garder non plus un bon souvenir de son passage à Montereau. Il note dans son journal : 26 juillet 1835, Montereau : Je suis parti hier matin à sept heures par le bateau à vapeur… fort contrarié de ne pas trouver de voiture, et ne sachant pas encore en ce moment si je partirai dans une heure pour Sens par la diligence ou demain matin en cabriolet pour Provins. J'ai affaire à d'affreux loueurs de voitures qui font tout ce qu'ils peuvent pour me rançonner.

Alexandre Dumas, dans Impressions de voyage (1851), donne une description de la ville et narre l'assassinat de Jean sans Peur et la bataille de 1814. Dans L'Éducation sentimentale, de Gustave Flaubert (1869), le héros, Frédéric Moreau, quitte Paris en bateau sur le Ville de Montereau. Il fait plusieurs passages à Montereau. Guillaume Apollinaire mentionne Montereau dans Le flâneur des deux rives[19], publié en 1918.

Camille Mulley situe dans la région de Montereau l'action de son roman, Le dernier Sainte-Hélène[20], publié en 1937.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune de Montereau-Faut-Yonne se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois tours d’argent ouvertes du champ et maçonnées de sable, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Vie à Montereau de 1880 à 1920. Paule Fiévet, 1989, Éditions AMATTEIS, (ISBN 2 86849 078-6)
  • Le Marie-Louise de l'Empereur. Alain Drèze, 2004, Éditions AMATTEIS, (ISBN 978-2-86849-219-7) (histoire romancée de la bataille de Montereau)
  • Construire la ville. L'urbanisme en Seine-et-Marne au XXe siècle, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. "Mémoire et Documents", 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.asso.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en 01/2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Règlement de surveillance, de prévision et de transmission de l'information sur les crues
  4. Paul Quesvers, 1864
  5. Arrêté du 5 aout 1992
  6. Arrêté du 5 aout 1992
  7. Fiche de la commune de Montereau-Fault-Yonne sur le Code officiel géographique de l'Insee
  8. Chronique d'Enguerrand de Monstrelet, tome III, Chapitre CCXIII, p.347.
  9. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k840192r.r=montereau+occupation+1870.langFR
  10. Wikipedia : Liste des membres de l'Assemblée législative par département
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  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. SAM Montereau
  15. « Fiche et photographies du quartier », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Photographies des immeubles de Arsène-Henry (1980) issues du fonds Vera Cardot et Pierre Joly, conservé à la bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou
  17. la Convention de renouvellement urbain sur le site de l'ANRU
  18. Voyage en Bourgogne, Antoine Bertin, 1777
  19. Le flaneur des deux rives, Apollinaire, 1918
  20. Le dernier Sainte-Hélène, Camille Mulley, 1937
  21. Fiche biographique de Louis Lebeuf de Mongermont sur le site de l'Assemblée Nationale
  22. Fiche généalogique de la famille Lebeuf de Mongermont
  23. Les médaillées de Ste Hélène