Jean Tulard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tulard.

Jean Tulard

Description de cette image, également commentée ci-après

En 2014, commémoration de la bataille de Reims (1814).

Biographie
Naissance (80 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Français
Vie universitaire
Titres directeur d'études à l'École pratique des hautes études
professeur des universités
Approche disciplinaire histoire du Premier Empire

Principaux travaux

Jean Tulard, né le à Paris, est un universitaire et historien français. Il est l'un des spécialistes français de Napoléon Ier et de l'époque napoléonienne (Consulat et Premier Empire) ainsi que de l'histoire du cinéma. Jean Tulard a contribué à plus d'une cinquantaine d'ouvrages, comme auteur unique, en collaboration ou en tant que directeur de la publication.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'André Tulard, Jean Tulard passe son enfance à Albi et se passionne pour le cinéma[1].

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

  • Lycée Louis-le-Grand.
  • Faculté des lettres de Paris.
  • Agrégé d'histoire (major de promotion).
  • Docteur ès lettres.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Reçu premier à l'agrégation d'histoire, puis pensionnaire de la Fondation Thiers (1961-1964) avant de devenir attaché de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (1964), Jean Tulard est directeur d'études à l'École pratique des hautes études (depuis 1965) et professeur à l'université de Paris-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques de Paris (depuis 1981). Il a également enseigné au Lycée Pierre-d'Ailly.

Président de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France (1973-1977) il est également président (1974-1999) puis président d'honneur (depuis 1999) de l'Institut Napoléon et membre du Conseil d'administration de la Cinémathèque française.

Jean Tulard a succédé à Jean-Philippe Lecat comme membre du conseil de la Fondation du Crédit agricole - Pays de France en 2012.

Activités cinématographiques[modifier | modifier le code]

Jean Tulard participe en tant que « consultant historique », au téléfilm Valmy, réalisé par Jean Chérasse et Abel Gance, diffusé pour la première fois en 1967. Ce téléfilm, d'une durée totale de 208 minutes, est divisé en trois parties : 1. Chute de la royauté, 2. Chronique de l'été 1792, 3. Bataille et naissance de la République.

En 1989, il est le « conseiller historique » du film La Révolution française, réalisé par Robert Enrico et Richard T. Heffron, dans une coproduction réunissant des capitaux français, italiens, allemands, canadiens et britanniques. Le film, selon les versions, dure de 180 à 360 minutes.

Jean Tulard est membre du Comité de parrainage de Institut régional du cinéma et de l'audiovisuel de Corse présidé par le réalisateur Magà Ettori (depuis 2009).

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques (depuis le ) élu à la section histoire et géographie au fauteuil de Roland Mousnier. Il est président de cette même académie (2005).

Œuvres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Livres[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Histoire de la Crète.
  • 1964 : L'Anti-Napoléon, la légende noire de l'Empereur.
  • 1964 : La Préfecture de Police sous la monarchie de Juillet.
  • 1965 : Alexander von Humboldt, L'Amérique espagnole en 1800 (édition critique).
  • 1968 : Première édition critique des Œuvres littéraires et écrits militaires de Napoléon, 3 volumes.
  • 1970 : Nouvelle histoire de Paris : le Consulat et l'Empire.
  • 1971 : Bibliographie critique des Mémoires sur le Consulat et l'Empire.
  • 1971 : Le Mythe de Napoléon.
  • 1973 : Atlas administratif de l'Empire français.
  • 1973 : Lettres inédites de Cambacérès à Napoléon (édition critique).
  • 1976 : Paris et son administration (1800-1830).
  • 1978 : La Vie quotidienne des Français sous Napoléon.
  • 1978 : Napoléon ou le mythe du sauveur - voir sa fiche.
  • 1979 : Napoléon et la noblesse d'Empire.
  • 1981 : Napoléon à Sainte-Hélène.
  • 1982 : Dictionnaire du cinéma. Tome I : Les Réalisateurs (réédition 1996-1997).
  • 1982 : Le Grand Empire - rééd. 2009.
  • 1983 : Murat.
  • 1985 : Dictionnaire du cinéma. Tome II : Acteurs, producteurs, scénaristes, techniciens (réédition 1996-1997).
  • 1985 : les Révolutions.
  • 1985 : Joseph Fiévée, conseiller secret de Napoléon.
  • 1987 : Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799 (en collaboration)- voir sa fiche.
  • 1988 : Dictionnaire Napoléon (sous la direction de J. T.).
  • 1989 : Nouvelle histoire de Paris : la Révolution.
  • 1990 : La Contre-Révolution (sous la direction de J. T.). (ISBN 2-262-00609-1)
  • 1990 : Guide des films (sous la direction de J. T.). (ISBN 2-221-90054-5)
  • 1990 : Almanach de Paris (sous la direction de J. T.). (ISBN 2-85229-702-7)
  • 1990 : Les Écoles historiques (en collaboration). (ISBN 2-13-042835-5)
  • 1991 : Le Directoire et le Consulat. (ISBN 2-13-043980-2)
  • 1991 : Le Métier d'historien (en collaboration). (ISBN 2-13-044024-X)
  • 1992 : Napoléon II. (ISBN 2-213-02966-0)
  • 1993 : Procès-verbal de la cérémonie du sacre et du couronnement de Napoléon signé par Louis-Philippe de Ségur. (Présentation et notes) (ISBN 2-11-081287-7)
  • 1993 : Napoléon : jeudi 12 octobre 1809, le jour où Napoléon faillit être assassiné.
  • 1993 : Itinéraire de Napoléon au jour le jour (en collaboration).
  • 1994 : La Petite Histoire de France (en collaboration).
  • 1994 : Le Marché de l'histoire (en collaboration). (ISBN 2-13-046169-7)
  • 1995 : La France de la Révolution et de l'Empire. (ISBN 2-13-054191-7)
  • 1995 : Dictionnaire du Second Empire (sous la direction de J. T.). (ISBN 2-213-59281-0)
  • 1995 : Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire (en collaboration) - voir sa fiche. (ISBN 978-2-221-11421-6)
  • 1995 : La Morale de l'histoire (en collaboration).
  • 1996 : Mémoires de Talleyrand (présentation et notes). (ISBN 2-7433-0172-4)
  • 1996 : Le Temps des passions : espérances, tragédies et mythes sous la Révolution et l'Empire (en collaboration).
  • 1997 : Napoléon : le pouvoir, la nation, la légende.
  • 1997 : Jeanne d'Arc, Napoléon, le paradoxe du biographe (en collaboration).
  • 1998 : Joseph Fouché. (ISBN 2-213-59991-2)
  • 1999 : Le 18-Brumaire. Comment terminer une révolution. (ISBN 2-262-01221-0)
  • 2005 : Encyclopédie du roman policier (Fayard).
  • 2005 : Les Thermidoriens (Fayard). (ISBN 978-2-213-62012-1)
  • 2006 : Napoléon - Les grands moments d'un destin. (ISBN 978-2-8185-0308-9)
  • 2008 : Les Pieds Nickelés de Forton (Armand Colin), coll. « Une œuvre, une histoire » (ISBN 978-2-200-35055-0).
  • 2009 : Dictionnaire amoureux du Cinéma. (ISBN 978-2-259-20831-4)
  • 2011 : Talleyrand ou la douceur de vivre, Bibliothèque des Introuvables, Paris (ISBN 978-2-84575-343-3).
  • 2012 : Détective de l'histoire, Éditions Écritures
  • 2012 : Dictionnaire Amoureux de Napoléon, Plon
  • 2012 : La Berline de Napoléon Albin Michel
  • 2012 : Le Pouvoir du Mal, les méchants dans l'Histoire Éditions SPM
  • 2012 : Napoléon chef de guerre, Tallandier (ISBN 978-2847349924).

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Ce qui manque », Commentaire, no 4, p. 720.
  • « Cambacérès romancé », Commentaire, no 6, p. 328.
  • « Paris et son administration, 1800-1830 (F.Bl. et S.R.) », Commentaire, no 7, p. 473.
  • « Napoléon, mythe cinématographique », Commentaire, no 8, p. 611.
  • « Aux origines de la recherche scientifique en France. L'École pratique des Hautes Études (VI) », Commentaire, no 22, p. 430.
  • « Napoléon vu par Malraux ou Malraux vu par Napoléon ? », Commentaire, no 57, p. 248.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Nos salles obscures, documentaire de 52' réalisé par Nicolas Lévy-Beff et écrit par Jean-Yves Le Naour- Histoire / Kilaohm Productions[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno De Cessole, « Jean Tulard Projection privée », Valeurs actuelles,‎ 24 décembre 2009 (lire en ligne) :

    « La vocation de cinéphile de Jean Tulard est née à l’âge de raison dans une ville de province, sous l’Occupation, époque malheureuse pour la patrie mais faste pour les cinéphiles. « Ce que reflète ce Dictionnaire amoureux du cinéma, c’est l’univers d’un cinéphile né avec l’avènement du parlant et qui découvre le cinéma à l’âge de 7 ans à Albi, en zone libre, pendant la guerre. Et notamment, jusqu’en 1942, les films américains de l’époque, tous les films français de cet âge d’or que fut l’entre-deux-guerres, sans oublier les films italiens du temps du fascisme, surtout des péplums. » C’est alors que le jeune garçon, séchant les vêpres un dimanche sur quatre, s’enflamme pour les Justiciers du Far West, Pacific Express, les Conquérants, les Inconnus dans la maison, le Capitaine Fracasse, Salvator Rosa et la Couronne de fer. »

  2. Décret (du 2 avril 2010) publié au Journal officiel le 4 avril 2010, NOR: PREX1004887D.
  3. Nos salles obscures

Liens externes[modifier | modifier le code]