Saint-Clément-sur-Durance

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Saint-Clément-sur-Durance
Le bourg.
Le bourg.
Blason de Saint-Clément-sur-Durance
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Guillestre
Intercommunalité Communauté de communes du Guillestrois et du Queyras
Maire
Mandat
Jean-Louis Bérard
2014-2020
Code postal 05600
Code commune 05134
Démographie
Population
municipale
293 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 59″ nord, 6° 34′ 45″ est
Altitude Min. 858 m – Max. 2 836 m
Superficie 25,06 km2
Localisation

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Saint-Clément-sur-Durance

Saint-Clément-sur-Durance est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Fête patronale 23 novembre [1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Clément, porte d'entrée du massif :

Antiquement ce village, dans un étranglement géologique, fut d'importance dans l'accès aux divers voies de passages du massif alpin. Toute son histoire est marqué dès la période romaine par la présence d'un pont d'importance stratégique. En effet c'est là que les romains et peut-être déjà précédemment, implantent le changement de rive. Presque tout le cheminement aval se faisaient sur la rive droite. C'est là, à Saint Clément, que soudain le cheminement principale qui s’enchaîne se pratiquait maintenant rive gauche[3].

Saint-Clément fut donc l'avant-poste militaire du carrefour Guillestrois. Le cheminement amont est névralgique avec une diversité de passage alpins: au plus nord par Turin (La Via Domitia), au plus sud par Val Stura, Cunéo et entre ces deux d'autres passages. Mais Saint-Clément fut aussi la communauté gardienne de ce pont.

Le cheminement aval, très pratique de la vallée de la Durance, collectait un flux important qui fut d'importance régionale. (Un oppidum Celtes existait à Guillestre). L'implantation du village est très certainement lié aux conjonctions locales :

  • Stabilité et largeur réduite des rives de la Durance.
  • Juste en amont débute un large plan alluvionnaire.
  • Un habitat proche exposé au rayonnement solaire, très légèrement préservé des frimas de l'Ubac, mais le lieu est exposé à l'accélération du flux dominant d'ouest-sud-ouest par l'étranglement géologique.

L’administration y fixe en 1888 le point haut du flottage (technique utilisée pour le transport du bois)[4].

Toponyme[modifier | modifier le code]

  • Cet hagiotoponyme Saint-Clément semble lié à la vénération du pape Clément Ier, 4e évêque de Rome, patron des mariniers pour avoir été martyrisé, selon la tradition, sous l'empereur Trajan vers 99, précipité au fond de la mer une ancre de marine accrochée au cou. Cette titulature est en coïncidence avec la mission de la cité au service du passage de la Durance. À cette période des croisades, l'entretien du pont pour le passage est confié aux autorités locale (Prise de Jérusalem par les Croisés en 1099). Cette titulature semble confirmée par la statue représentant le Saint dans l'église. L'association du patrimoine locale "Pays Guillestrin" partage cette analyse.
  • Saint Clément est cité pour la première fois dans un texte en 1124 sous la forme « Sanctus Clémens ».
  • En 1154 dans une Bulle d'Eugène III la ville est citée : « Villas sancti Clementis ». Eugène III, grand réformateur, cette année-là apporte aussi sa confirmation canonique à la transformation de la congrégation des hospitaliers Saint-Jean de Jérusalem en Ordre religieux hospitalier. Cet événement peut-être rapproché à la présence d'une maison hospitalière de cet ordre en ses lieux. Cela est aussi en correspondance avec cette variation du toponyme complété de l'attribut antéposé Villas au sens médiéval.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge

Le village est érigé en paroisse au XIe siècle[5]. Réotier et Saint-Clément ne formaient alors qu’une seule communauté nommée :“Mandement de Réotier”: elles se séparèrent au XIIIe siècle. Un hôpital, plutôt une maison de pèlerin y fut fondé en 1306 et se perpétua jusqu'à la Révolution. Le chapitre d'Embrun était seigneur majeur de Saint-Clément, l'empereur se réservant le haut domaine jusqu'en 1276. À cette date, il le donna à l'archevêque d'Embrun qui en demeura le maître jusqu'à la Révolution. Le , partage des biens indivis entre Réotier et Saint-Clément. Le 20, Salomon Arabin dit Capitaine Roure et Louis de Rousset, protestants, s'emparèrent de Saint-Clément. Le , lors de l'invasion du Duc de Savoie, un violent combat eut lieu au pont de Saint-Clément entre l'armée du Duc et le régiment Royal-Irlandais qui dut céder. Lors de son retour, le duc fit sauter le pont et incendier le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Jean-Louis Bérard[6] SE Employé

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Clément-sur-Durance fait partie:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 293 habitants, en augmentation de 2,81 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
574 493 596 529 611 661 631 671 651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
620 648 598 588 587 637 596 527 545
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
546 534 534 395 333 348 336 299 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
265 227 195 205 191 229 276 295 293
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La tour Saint-Clément

dite tour sarrasine, commande la vallée de la Durance, mentionnée en 1215 comme propriété du chapitre de l'Église d'Embrun, elle a pourtant été datée de la fin du XIIIe siècle, voire du début du XIVe siècle. Elle doit probablement son existence aux incursions des « routiers provençaux » du Vicomte Raimond de Turenne ; bandes armées qui terrorisaient la vallée.
De 7,50 m de côté, au rez-de-chaussée les murs sont épais de 1,50 m ; mais l'épaisseur se réduit progressivement avec l'élévation. Actuellement l'accès se fait par une porte percée dans le mur nord, dans le mur oriental, un jour, muré à l'extérieur offrait un bon éclairage, grâce à un ébrasement intérieur à forte pente.
Établie dans la plaine de la Durance, à une altitude modérée, mais en position visuelle favorable, la tour de Saint-Clément présente un plan apparemment simple et commun, d'où son appellation de tour sarrasine. C'est essentiellement une tour de guet, pouvant être occupée temporairement par une garnison, mais qui a difficilement pu être habitée en permanence. D'ailleurs on ne connaît pas de châtelain résidant à Saint-Clément.
Plusieurs aménagements suggèrent l'importance des aspects défensifs par rapport à ceux de confort : accès au premier étage (la porte du rez-de-chaussée est plus récente), rez-de-chaussée aveugle et présence de seize archères. Tous ces éléments cumulés font de la tour de Saint-Clément une tour peu fonctionnelle bien que massive. Sa seule présence doit être un élément suffisamment dissuasif pour celui qui la voit dans la plaine de la Durance.
Les absences de remaniements importants et d'aménagements de confort (latrines, cheminée, placards, …) montrent que la tour a été utilisée aux XIIIe et XIVe siècles mais avec une fonction très limitée, celle de tour de guet, d'ailleurs très symbolique.
[réf. nécessaire]

  • L'église Saint Clément existe dès le XIIe siècle.
  • Le cimetière de Saint-Clément.
  • La Chapelle des Traverses, bâtie sur un tertre de la rive gauche de la Durance, date du XIXe siècle.
  • Le passage de la Durance, l'ancien Pont, historiquement constitutif de Saint-Clément (peut-être un bac à la période romaine), se trouvait surement à l'endroit du pont moderne routier actuel. Il apparait à cet endroit sur la carte de Cassini (environ 1706). Il avait environ entre 50 et 70m de portée. Était-il en pierre au XII? Plus vraisemblablement, il était de bois avec des culées en pierres à causes des débits destructeurs très élevés du printemps. Avec de une telle portée, il devait y avoir un ilot artificiel centrale.

Outre le bourg Saint-Clément il y a aussi des hameaux :

  • Les-Clots: il est en balcon à 250m au-dessus du chef-lieu, en rive droite de la Durance.
  • Les hameaux en rive gauche, au sud de Saint-Clément, sont désignés couramment "Les Traverses" (Bon-Pommier, Brude, Les Saurels, Serre des Vignes, Charissiers, Les Imberts). Le long canal de plus de 3 km qui les surplombe a pu être éponyme de sa désignation "Les Traverses".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire-du-diocse-dEmbrun-Antoine-Albert-Communauts.doc, asso Pays Guillestrin
  2. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d’Embrun (1783) Antoine Albert (Chantemerle 17 octobre 1717 - 15 août 1804 Seyne-les-Alpes)Docteur en théologie, curé de Seyne
  3. p. 107 "La Via Domitia", éd Ouest-France, (ISBN 2-7373-3508-6)
  4. Nathalie Vincent, « Les radeliers de la mémoire », in Jacques Sapiega, La Durance, parcours & regards, Conseil régional PACA, 2004 (DVD)
  5. pays-guillestrin.wifeo.com/documents/Depliant-Eglise-Saint-Clment.pdf
  6. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 20 mars 2015).
  7. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras par fusion des communautés de communes du Guillestrois et de l'Escarton du Queyras » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-010, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 30 novembre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .