Inondation de Grenoble en 1219

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Inondation de Grenoble en 1219
Grenoble - La Fontaine du Lion.jpg

La fontaine du lion, place de la Cymaise

Localisation
Pays
France
Régions affectées
Coordonnées
Caractéristiques
Type
Date de formation
Date de dissipation

L'inondation de Grenoble en 1219 est une catastrophe naturelle qui s'est déroulée dans la plaine de Grenoble durant la nuit du 14 au 15 septembre 1219. Elle a pour origine la rupture d'un barrage naturel formé 28 ans auparavant à environ 30 kilomètres au sud-est de Grenoble, dans la vallée de la Romanche.

Cette catastrophe à l'origine du symbole du serpent et du dragon a ravagé toute la ville pourtant fortifiée, faisant de nombreux morts, et déclenchera une lutte pour maîtriser les deux rivières traversant Grenoble, l'Isère et le Drac, qui ne s'achèvera qu'au début du XIXe siècle. En 1914, le géographe Raoul Blanchard qualifia la catastrophe de « plus furieuse inondation qui ait assailli la ville » et expliqua la formation d'un tel barrage dans une vallée alpine[1].

Grenoble au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Grenoble à la fin du XIIIe siècle

Grenoble est au XIIIe siècle une ville protégée par une épaisse enceinte dont la plus grande partie remonte à la fin du IIIe siècle. Un premier agrandissement vient de s'achever l'année précédant la catastrophe dans la direction de ce que l'on appellera deux siècles plus tard, la Tour de l'Isle, portant la superficie de la ville à 13 hectares. Il permet l'extension de la ville avec sa population qui augmente et l'installation du couvent de l'ordre des frères mineurs appelés Franciscains ou Cordeliers.

La principale entrée de la ville se fait par la descente du Rabot sur la rive gauche de l'Isère et débouche directement sur le pont de bois et sa porte d'accès. Deux autres portes existent dans la muraille, la porte Très-Cloître à l'est qui vient de remplacer la porte romaine englobée dans la nouvelle ville et la porte Traine à l'ouest, d'origine romaine. Les lieux de sépulture de la ville sont situés aux abords de la cathédrale et sur la rive droite de l'Isère, dans le prieuré Saint-Laurent.

La région voit l'adoption du francoprovençal comme langue vernaculaire entraînant l'apparition d'un nouveau vocable, Graynovol (ou Greynovol). La ville qui connaît une certaine prospérité en accueillant des foires fréquentées par des marchands venant de loin, est bordée par deux rivières, l'Isère et le Drac. Cette dernière possède un affluent, la Romanche qui traverse des vallées alpines très étroites.

Deux hommes se partagent le pouvoir dans la province du Dauphiné de Viennois en ce début de siècle, l'évêque Jean de Sassenage nommé par le pape Alexandre III en 1163 et le dauphin Guigues VI qui vient de se remarier à Béatrice de Montferrat après l'annulation de son premier mariage avec Béatrice de Claustral[2].

Existence d'un lac près de Bourg-d'Oisans[modifier | modifier le code]

Divers actes écrits, en particulier dans les chartes de l'Abbaye d'Oulx, attestent de l'existence d'un lac ou de lacs, dus aux nombreuses divagations de la Romanche dans la plaine de Bourg-d'Oisans. Cependant, la tradition veut que le lac se soit formé en 1191. Créé par les éboulements successifs de terre et de blocs de rochers provenant de la montagne de la Vaudaine et de l'Infernet en amont de Livet, et obstruant ainsi le cours de la Romanche, le barrage refoule les torrents de l'Aveynat et de l'Infernet créant une inondation en amont et par conséquent un lac[3].

Une supplique des habitants de Bourg-d'Oisans adressée au dauphin[4],[N 1] atteste que la plaine a été noyée en 1191, à la suite de la création du barrage de la Romanche en amont de Livet, et que ce lac se rompit quelques années plus tard: « Le cours et passage de ladite Romanche se trouve absourbé et restanne tout le dit bourg... l'an mil C.III**, XI... Et puys l'an... l'impétuosité des dites eaues rompit ladite closure dont s'ensuyvit tant de maulx que plus ne pouvoit... » Bien que contestée, car postérieure à la catastrophe, cette pièce demeure un témoignage précieux[5].

Cependant, une étude réalisée en 1997[6], basée sur une relecture des documents d'archive, une étude géologique et des analyses palynologiques, concernant le ou les lacs de la plaine d'Oisans, fait apparaître que le lac Saint-Laurent, dont la débâcle a causé cette inondation de Grenoble, existait depuis longtemps et qu'il avait été précédé par d'autres lacs. Ce lac, qui se comblait peu à peu, connaissait des changements de niveau et d'étendue que le géographe André Allix énuméra en 1929 dans un document.

Chronologie des faits[modifier | modifier le code]

Carte localisant le barrage formé au sud-est de Grenoble.

Le , le lit de la Romanche est barré par un glissement de terrain qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble[7]. Un lac, appelé Saint-Laurent en référence au prieuré Saint-Laurent de Grenoble qui vient d'installer un nouvel établissement à Bourg-d'Oisans, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg-d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Quelques années plus tard, le , un violent orage apporte un surplus d'eau qui provoque la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac.

Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère balayant au passage les habitations de Vizille. Grenoble est plutôt épargnée par cette première vague car les remparts de la ville sont éloignés des bras et méandres que forment à l'époque la rivière du Drac. Mais la hausse du niveau du Drac provoque un reflux de l'Isère qui coule à contresens pendant quelques heures, emporte le pont Saint-Laurent, et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de l'actuelle ville de Meylan[8].

Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour par effet de balancier. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de l'enceinte de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les rives et sont emportés par les flots. De nombreuses personnes périssent cette nuit-là, les maisons en bordures de la rivière s'écroulent, l'unique pont de la ville est emporté, les cultures des plaines de Grenoble et du Grésivaudan sont ravagées, marquant les esprits pour des siècles.

Récit de la catastrophe et bilan humain[modifier | modifier le code]

Plan de la plaine de Grenoble en 1660 avant la canalisation du Drac.

Aucun document n'atteste précisément du nombre de morts malgré le mandement rédigé avec minutie et une grande sensibilité par l'évêque Jean de Sassenage à ses fidèles[9]. Intitulé « Diluvium et destructio civitatis Gratianopolis, ac diversio pontis supra Isarnam, anno MCCXIX, die XIV septembris », cet écrit s'adresse à ses paroissiens afin d'implorer leur pitié en faveur des misères causées par l'inondation. Jean de Sassenage évoque « le diable, notre adversaire », et pleure les nombreux morts en exhortant les survivants à relever Grenoble de ses ruines et à reconstruire le pont Saint-Hugues[N 2] : « Hélas, Trois fois hélas! Quelle voix, quelle langue, quelle expression pourrait traduire la peine, la tristesse et l'angoisse de ces infortunés, les souffrances et la terreur des mourants, hommes, femmes et enfants dont les clameurs sinistres, les plaintes douloureuses et les larmes, les gémissements et les sanglots remplissent la vallée, et perçaient d'un glaive de compassion le cœur de ceux qui les entendaient. ». Il explique la catastrophe par ces mots : « Le Lac de Saint-Laurent doysans se déboucha avec tant de fureur, d'abondance et d'impétuosité au fort de la nuit que Grenoble et tous ses environs en furent fort inondez ».

Durant la nuit, un bruit sourd perce le silence. Quelques noctambules inquiets montent sur les remparts de la ville et constatent que la plaine est envahie par les eaux. L'alerte est donnée et chacun tente de trouver un refuge, nombreux sont ceux qui se précipitent vers le pont pour trouver refuge sur la colline, mais les deux lourdes portes de fer qui en barrent l'accès sont fermées comme tous les soirs. Certains se réfugient alors dans le clocher de la cathédrale Notre-Dame, d'autres montent sur les toits des maisons ou dans les différentes tours jalonnant les remparts[10]. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands étrangers venus du nord de la France, d'Allemagne ou d'Italie[11] connaissent mal les heures de fermeture des portes de la ville fortifiée et les marchandises encombrent les rues. Après la première vague du Drac, les marchands tentent de récupérer leurs marchandises et se font emporter par le reflux de l'Isère, le nombre des victimes s'en trouve alourdi. De plus, la porte du pont donnant accès à la rive droite et à la montée de Chalemont a été ouverte trop tardivement pour évacuer suffisamment de monde.

Selon l'historien Jean Pilot-de-Thorey, le dauphin était ce soir là dans la tour dauphine sur le quai Perrière en rive droite, et a pu se sauver sur la colline de la Bastille[12]. Devant l'ampleur du désastre, il ordonnera de construire un calvaire devant sa maison, objet de vénération qui existera jusqu'aux guerres de religion de la fin du XVIe siècle.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Fortement éprouvé physiquement par cet événement, Jean de Sassenage, décède l'année suivante à l'âge de 89 ans[13], et la reconstruction du pont demande au moins dix ans, malgré un legs testamentaire de la dauphine[14]. Sur le nouveau pont reconstruit, s'installèrent des habitations en bois qui formèrent une rue nommée le 31 décembre 1318, Carreria de Supra Ponte (rue de dessus-le-pont)[15]. Le dauphin se charge en 1228 de la construction d'un monument appelé à devenir la sainte chapelle, la sépulture des dauphins, la collégiale Saint-André. Située place Saint-André à côté de son château, elle est financée grâce à l'exploitation des mines d'argent de Brandes[16], près de l'Alpe-d'Huez, et restera le monument le plus haut de la ville pendant sept siècles. Guigues VI en surveille personnellement la construction. En 1237, la collégiale en cours de finition accueille la dépouille du dauphin Guigues VI.

Collégiale Saint-André (1228-1240)

Un an après la catastrophe, le 14 septembre 1220, l'évêque de Grenoble, Guillaume Ier, organise un pèlerinage d'action de grâce à Notre-Dame de Parménie. Cette manifestation se renouvelant chaque année est à l'origine de la célèbre Foire de Beaucroissant. Après la disparition du lac, les terres asséchées, appartenant au dauphin sont cédées par le souverain en emphytéose aux habitants de Bourg-d'Oisans. Une charte de 1313 le certifie[4].

Grenoble va mettre des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants ont disparu. Le Dauphin Guigues VI de Viennois (appelé aussi Guigues-André) exempte d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue. Après ce drame, une population de Grenoble réduite à 3 000 personnes incite l'évêque, Jean de Sassenage en place depuis 55 ans, et le dauphin Guigues VI à rédiger une charte de peuplement afin d'attirer de nouveaux habitants[17]. En 1226, une charte de liberté sera accordée par l'évêque Soffroy et le dauphin Guigues VI pour intégrer le récent faubourg Saint-Laurent à la ville et repousser la porte du pont sur la rive droite, ouvrant ainsi la voie à d'autres chartes qui institueront la notion de consul.

Après cet événement tragique à l'origine du symbole grenoblois du serpent et du dragon instituant désormais la lutte contre les deux rivières, il faut attendre un arrêt du Parlement du Dauphiné au printemps 1493 concernant une conciliation entre les différents villages concernés par des travaux d'endiguement du Drac pour entreprendre des travaux d'importance[18]. Enfin, c'est au cours des XVIIe et XVIIIe siècles que sont entrepris les travaux colossaux de sa canalisation, afin de le contraindre à suivre un cours artificiel rectiligne entre Échirolles et l'actuelle presqu'île scientifique de Grenoble.

Commémorations[modifier | modifier le code]

Après les premiers récits des contemporains de la catastrophe comme les dominicains Vincent de Beauvais, Étienne de Bourbon ou le chanoine Robert d'Auxerre, plusieurs publications sur cette catastrophe sont effectuées au fil des siècles, dont la première de l'historien dauphinois Nicolas Chorier en 1661 ou le curé Richard en 1733[19]. En 1843, après l'achèvement du quai sur l'Isère, le maire Artus de Miribel inaugura la fontaine du lion sur la place de la Cymaise, symbole de la lutte contre les deux rivières.

Vers la fin du XXe siècle, les archéologues ne retrouveront aucune trace de l'inondation sur l'ancien prieuré Saint-Laurent de l'époque en rive droite de l'Isère, supposant que la vague n'a pas touché l'édifice ou du moins qu'il n'y en a plus de trace[20].

Du 29 septembre au 25 novembre 1995, la bibliothèque municipale de Grenoble organisa une exposition sur la lutte de Grenoble contre ses deux rivières. À cette occasion, elle publia le catalogue de l'exposition en l'intitulant, le serpent et le dragon.

Estimation du volume d'eau retenu[modifier | modifier le code]

Hasard de la géographie, le barrage du Verney sur la commune d'Allemond est en activité depuis 1984 à environ un kilomètre du bord de la plaine de Bourg-d'Oisans envahie par les eaux dans les années précédant la catastrophe et peut fournir une estimation du volume d'eau retenu au XIIIe siècle. D'une hauteur de 44 mètres, ce barrage retient 15 millions de mètres cubes d'eau[21] pour une surface de 75 hectares, largement inférieure à la plaine des Sables de Bourg-d'Oisans d'environ 2 000 hectares. Mais l'incertitude quant à la hauteur de la retenue d'eau à l'époque rend l'estimation difficile[22],[23], cependant, il paraît peu probable que la retenue du XIIIe siècle n'ait été que de faible hauteur (3 ou 4 mètres) car le dauphin Guigues VI aurait certainement engagé des travaux de déblaiement du barrage afin de pouvoir circuler librement dans la vallée. En 2009, une estimation du volume d'eau est mise en ligne sur un site internet du Freney-d'Oisans proposant une capacité maximale de 660 millions de mètres cubes[24].

Risques actuels[modifier | modifier le code]

De nos jours, à quelques kilomètres en aval des gorges de l'infernet, se trouvent les Ruines de Séchilienne, un site instable dans la vallée de la Romanche où un événement similaire à celui ayant entraîné la catastrophe peut se reproduire à tout moment[25]. Ce site est depuis des années surveillé étroitement à l'aide de technologies les plus perfectionnées et un plan de prévention est mis en œuvre.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le livre mentionne une date incertaine du manuscrit [XVIe siècle ?] adressé au dauphin. Or, les dauphins ont disparu en Dauphiné en 1349, lors du rattachement de la province au Royaume de France.
  2. Pont construit à l'initiative de l'évêque Hugues de Grenoble, un siècle auparavant.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Persee, Le lac de l'Oisans, Revue de Géographie Alpine.
  2. Gilbert Bouchard, L'histoire de l'Isère en BD, page 19.
  3. Le serpent et le dragon, Bibliothèque municipale de Grenoble, page 10.
  4. a et b Le serpent et le dragon, Bibliothèque municipale de Grenoble, page 57.
  5. Archives départementales de l'Isère, cote B 2958.
  6. Bailly-Maître, Monjuvent et Mathoulin, « Les quatre anciens lacs de l'Oisans (Alpes françaises du Nord) », Revue de géographie alpine,‎ , p. 33-52 (lire en ligne)
  7. Gilbert Bouchard, L'histoire de l'Isère en BD, page 20.
  8. Institut des risques majeurs-Grenoble.
  9. Copie manuscrite fin XVe siècle, Archives départementales de l'Isère, cote B 3237.
  10. Jacques Berlioz, « Une catastrophe en Dauphiné (septembre 1219). Témoignages contemporains : publié avec le concours de l'université de Genève, de l'université Paris VIII à Saint-Denis et de l'ARTEM », Paris, Publications de la Sorbonne,
  11. Le serpent et le dragon, Bibliothèque municipale de Grenoble, page 9.
  12. Jean Pilot de Thorey, Recherches sur les inondations dans la vallée de l'Isère, depuis 1219 jusqu'à nos jours (lire en ligne), p. 6
  13. Le serpent et le dragon, Bibliothèque municipale de Grenoble, page 53.
  14. Vital Chomel, Histoire de Grenoble, page 60.
  15. Bulletin de la Société de statistique des sciences naturelles et des arts industriels du Département de l'Isère, séance du 18 décembre 1841, volume 2, page 304.
  16. Gilbert Bouchard, L'Histoire de l’Isère en BD, page 22.
  17. Gilbert Bouchard, L'histoire de l'Isère en BD, page 21.
  18. Denis Cœur, La Plaine de Grenoble face aux inondations, page 83.
  19. Claude Muller, Heurs et malheurs du Dauphiné.
  20. Renée Colardelle, Saint-Laurent de Grenoble, de la crypte au musée archéologique, page 30.
  21. Structurae: Barrage d'Allemont.
  22. Site de Bourg-d'Oisans.
  23. Freneys-d'Oisans.com propose une comparaison des lacs actuels avec la retenue de 1219.
  24. Site du Freney-d'Oisans.
  25. Site de l'IRMA-Grenoble.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Pilot de Thorey, Recherches sur les inondations dans la vallée de l'Isère, depuis 1219 jusqu'à nos jours, Grenoble Maisonville, 1856
  • Vital Chomel, Histoire de Grenoble, Éditions Privat, Toulouse, 1976
  • Le serpent et le dragon: Grenoble et ses deux rivières, Bibliothèque municipale de Grenoble, 1995, (ISBN 2-907-420-29-1)
  • Claude Muller, Heurs et malheurs en Dauphiné, Éditions Gérard Tisserand, Clermont-Ferrand, 2000, (ISBN 2-84494-027-7)
  • Gilbert Bouchard, L'histoire de l'Isère en BD, tome 2, Éditions Glénat, Grenoble, 2001, (ISBN 978-2723433389)
  • Denis Cœur, La Plaine de Grenoble face aux inondations : genèse d'une politique publique du XVIIe au XXe siècle, Éditeur Quae, Versailles, 2008, (ISBN 978-2-7592-0108-2)
  • Renée Colardelle, Saint-Laurent de Grenoble, de la crypte au musée archéologique, Presses universitaires de Grenoble, 2013, (ISBN 978-2-7061-1752-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]