Saint-Maurice-en-Valgodemard

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Saint-Maurice-en-Valgodemard
Saint-Maurice-en-Valgodemard
L'entrée du village, côté est.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Daniel Alluis
2020-2026
Code postal 05800
Code commune 05152
Démographie
Population
municipale
126 hab. (2019 en diminution de 14,86 % par rapport à 2013)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 16″ nord, 6° 05′ 46″ est
Altitude Min. 875 m
Max. 2 824 m
Superficie 36,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Maurice-en-Valgodemard
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Saint-Maurice-en-Valgodemard

Saint-Maurice-en-Valgodemard[1] est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune de Saint-Maurice est située dans la partie aval du cours de la Séveraisse, immédiatement en amont de Saint-Firmin qui en est l'aboutissement. Le territoire de la commune est à cheval sur les deux flancs de la vallée, remontant de chaque côté jusqu'aux sommets à plus de 2 700 mètres d'altitude : au nord-ouest un chaînon descendant du Pic des Souffles et culminant au Grun de Saint-Maurice (2776 m.), au sud-est le massif du Vieux Chaillol (2826 m. au Pic de Pian). L'altitude du fond de la vallée est située entre 900 et 1 000 mètres. Les deux rives sont reliées par un unique pont situé à la hauteur de l'ubac et nommé pont du Roux.

L'habitat est circonscrit dans le triangle formé par le chef-lieu, le hameau du Roux (en amont sur la grand-route) et le cône de déjection du torrent de Prentiq, sur la rive gauche, parsemé de petits groupes de maisons autour du hameau de l'ubac.

La commune est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins. Seule la rive droite du vallon de Prentiq est dans la zone centrale du parc.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Séveraisse, affluent du Drac au régime torrentiel de type nivo-pluvial. Deux affluents sur la commune : le torrent de Prentiq[2] (rive gauche), qui entaille profondément le massif du Vieux-Chaillol, et le torrent de Saint-Maurice (rive droite), plus modeste. De nombreux ruisseaux épisodiques, nommés drayes, ravinent les pentes de la rive gauche.

Deux dérivations de la rivière traversent la commune :

  • l'ancien canal des Herbeys, dont la prise se trouvait au confluent du Prentiq, se dirigeait vers Chauffayer par la rive gauche ; son tracé reste visible du pont du Roux à la sortie de la commune au-dessus de la route de la Chaup ;
  • le conduit d'amenée de la centrale hydroélectrique de Saint-Maurice, sur la rive droite ; essentiellement souterrain, il passe au-dessus du Roux, et apparaît en surface en haut du village de Saint-Maurice où se trouve un bassin de régulation au croisement du torrent de Saint-Maurice ; il poursuit son cheminement sous la roche jusqu'à l'aplomb de la centrale, soit un parcours d'un peu plus de 4 kilomètres sur la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du sud-ouest au nord-est par la route départementale 985A qui longe la rive droite de la Séveraisse et donne accès au haut-Valgaudemar depuis la route nationale 85 (Grenoble - Gap). Cette route est rejointe au pont du Roux par la petite départementale 16 qui dessert les hameaux de la rive gauche depuis Saint-Jacques-en-Valgodemard.

Saint-Maurice (chef-lieu) est à 8 kilomètres de Saint-Firmin, 18 de Corps, 25 de Saint-Bonnet, 38 de Gap et 80 de Grenoble. Le « service régulier à la demande » (SRD) de 05voyageurs permet à certaines périodes d'aller à Saint-Firmin, Corps et Gap. A Sant-Firmin la ligne de transports en commun Transisère 4101 assure un service quotidien vers Gap et vers Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-en-Valgodemard est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (30,5 %), forêts (20 %), prairies (4,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré a donné son nom au village[10].

Saint-Maurice-en-Valgodemard s'appelait simplement Saint-Maurice jusqu'en 1936.

Sant Maurici de Gaudemard en occitan haut-alpin.

Saint-Maurice en Valgaudemard est placée sous la protection de saint Maurice.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Daniel Alluis[11],[12]   Ancien cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 126 habitants[Note 2], en diminution de 14,86 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
417416454398417403402390464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460412498443400398364361362
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
390357323296235401223209186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
184158141117143150135141125
2019 - - - - - - - -
126--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En été, chaque hameau de la commune organise une fête comportant sur deux jours des concours de boules en journée, des buffets ou repas et des bals en soirée.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a une activité essentiellement agricole, d'ailleurs limitée par l'étendue relativement faible des terres cultivables ou propres à la pâture (essentiellement autour de l'ubac, au débouché du torrent de Prentiq).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Étape sur la route qui mène aux sommets du haut-Valgaudemar (l'Olan, les Bans, le Sirac), Saint-Maurice est parcouru de part en part par le sentier de randonnée pédestre (GRP) dit « Tour du Vieux-Chaillol », avec une variante (anciennement GR 542) qui remonte le vallon de Prentiq et donne accès par le sud au col de Pétarel. Des itinéraires de randonnée alpine locale sont balisés sur le flanc est du Grun de Saint-Maurice. L'itinéraire du GRP est aussi balisé comme parcours VTT par la FFC.

L'Uubac est en hiver un centre important de ski de fond ; pour les touristes de passage, un ensemble de sculptures sur glace y est installé durant les fêtes de fin d'année.

L'usine de Saint-Maurice.

Bien que située dans une région à fort potentiel touristique, la commune n'en profite guère, faute de commerces et d'équipements suffisants pour retenir les randonneurs désireux de visiter le Valgaudemar ou les alpinistes se dirigeant vers les sommets du massif des Écrins. Elle offre cependant : un camping et une boulangerie au hameau du Roux, un hôtel et un foyer de ski de fond au hameau de l'Ubac.

Industrie[modifier | modifier le code]

La seule activité de type industriel de la commune tient à la présence d'une centrale de production hydro-électrique. Cette centrale est alimentée par l'eau de la Séveraisse, captée en aval du village de Villar-Loubière à 1015 mètres d'altitude, acheminée jusqu'au sud-ouest de la commune par une canalisation de 6 kilomètres de long enterrée sur la plus grande partie de son parcours sur le flanc nord de la vallée, et envoyée dans l'usine par une conduite forcée de 100 mètres de dénivelé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et le "tilleul de Sully".

L'église, construite au XIe siècle par les moines de l'ordre de Cluny, et restaurée en 1668, est la plus ancienne des églises du Champsaur et du Valgaudemar. La nef principale est bordée de deux nefs latérales. Le chœur est à fond plat. Le clocher, à base carrée, de style lombard, est placé au-dessus du chœur, dans l'axe de la nef principale. Il est classé monument historique[17].

Le tilleul multicentenaire, dit « tilleul de Sully », qui est à côté de l'église, aurait été planté sous Henri IV.,

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe officielle du nom de la commune (cf. code officiel géographique de l'INSEE)
  2. orthograhe IGN ; J.Roman donne Prantiq
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Curandera -1990 -Les Hautes-Alpes traditionnelles: Les Fêtes Périodiques and religieuses, Page 224.
  11. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Fiche PA00080617 sur la base Mérimée du Ministère de la Culture