Parc national des Écrins

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Parc national des Écrins
(Cœur)
Dreamy wake up, Plateau d'Emparis.jpg

Lac du plateau d'Emparis avec vue sur les sommets de la Meije (3 983 m.) et du Râteau

Type
Catégorie UICN
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
918 km2
Création
Visiteurs par an
1 000 000 par an[réf. nécessaire]
Administration
Site web
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Parc national des Écrins
(Aire optimale d'adhésion)
Villar-d'Arêne (Rif de la Planche 1975 m.).JPG
Type
Catégorie UICN
Identifiant
Adresse
Superficie
1 784 km2
Création

Le parc national des Écrins est un parc national français créé en 1973, après avoir été préfiguré dès 1913. Il est situé dans les Alpes, s'étendant sur une grande partie du massif des Écrins. Il se situe sur des communes de deux départements : l'Isère (région Auvergne-Rhône-Alpes) et les Hautes-Alpes (région Provence-Alpes-Côte d'Azur) et chevauche la limite entre Alpes du Nord et Alpes du Sud en France, formée par la ligne de partage des eaux entre le bassin hydrographique de l'Isère et celui de la Durance.

Le parc s'est vu distingué par le Conseil de l'Europe comme Parc européen de la haute montagne. Son cœur est classé comme aire protégée de catégorie II par la Commission mondiale des aires protégées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN, principale organisation non gouvernementale mondiale consacrée à la conservation de la nature), tandis que son aire optimale d'adhésion est classée de catégorie V.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du parc commence en le [1], lorsque l'État français acquiert 4 000 hectares de montagne sur les hauteurs de Saint-Christophe-en-Oisans (commune de l'Isère située dans le massif des Écrins). Ainsi est créé le « parc de la Bérarde » (hameau de Saint-Christophe-en-Oisans), sur le modèle de la réserve suisse de l'Engadine fondée quatre ans plus tôt. Il s'agissait de défendre la montagne contre l'envahissement des pâturages, qui entraînait érosion, déboisement et désordre torrentiel ; mais rapidement, les aspects scientifiques et pédagogiques du projet ont émergé. L'appel aux souscriptions était à peine lancé qu'éclatait la Première Guerre mondiale et le processus pour doter les parcs nationaux d'un statut officiel fut interrompu[2].

L'Administration des eaux et forêts ne renonça pas néanmoins aux mesures de protection déjà mises en œuvre et, sans base réglementaire, continua d'administrer les terrains domaniaux acquis et ceux loués dans l'idée de les laisser en libre évolution[3]. Le parc de la Bérarde change alors de dénomination à plusieurs reprises en étant officieusement assimilé à un parc national durant l'entre deux guerres : « Parc national de l’Oisans », puis en 1923 « Parc national du Pelvoux » agrandi à 13 000 ha. Le parc perd néanmoins cette qualification de « parc national » en 1962 et devient un parc domanial, « domaine privé de l’État soumis au régime forestier »[4], avant de renaître en parc national des Écrins en 1973.

En 1960, en effet, le statut de parc national est créé[5]. Voient alors le jour quatre premiers parcs, le parc national de la Vanoise et celui de l'île de Port-Cros en 1963, celui des Pyrénées en 1967, et celui des Cévennes en 1970. Cette même année, une mission de création est formée pour un parc national des Écrins, sur la base de l'ancien parc de la Bérarde devenu depuis 1962 une simple forêt domaniale[4]. Et c'est finalement le que le parc national des Écrins est créé, par décret du Premier Ministre[6].

Les premiers agents du parc sont recrutés par concours à partir de 1974[7], et dès 1976 le parc se dote d'un lieu d'accueil : la maison du Parc, à Vallouise ; cette maison est visitée par le président Valéry Giscard d'Estaing le [7]. C'est dès cette année que commencent les premières actions du Parc : une tentative infructueuse de réintroduction de bouquetins, et la création des première bases de données scientifiques le . L'année suivante, en 1978, est monté le premier plan d'action pour l'accueil des touristes dans la zone périphérique[7].

Périmètre du parc national.

Les années 1980 sont marquées par de grands travaux : le projet d'aménagement hydroélectrique de la haute-Romanche fait couler beaucoup d'encre en 1980, puis la sécurisation du lac d'Arsine (Briançonnais) à plus de 2 000 mètres d'altitude dès le printemps 1986. Enfin, en 1989, seize bouquetins sont réintroduits avec succès dans le Valbonnais ; les animaux provenaient des parcs de la Vanoise et du Vercors[7].

Le nouveau logo du Parc

En 1990, est introduite une nouvelle charte graphique pour tous les parcs nationaux. Elle comprend notamment la fameuse spirale composée d'une multitude d'éléments (silhouettes animales, végétales et minérales) organisés selon une structure en spirale. C'est une représentation métaphorique du mouvement, de la richesse et de la complexité de la vie[8]. En 1991, le siège du parc est déplacé au domaine de Charance, à Gap, où il se trouve toujours[7].

Les années 1990 sont placées sous le signe des conventions : la première convention escalade est signée en 1992, et de nombreux contrats de gestion des alpages sont entérinés avec les bergers en 1993. En 1995, outre la réintroductions de trente-et-un bouquetins, le parc innove en créant la première réserve naturelle intégrale de France, dans le vallon du lac de Lauvitel[9]. Le , le parc signe la Charte de partenariat de de développement durable avec la ministre de l'Environnement Corinne Lepage ; cette charte sera ensuite déclinée avec les collectivités territoriales, l'Office national des forêts et les chambres d'agriculture des Hautes-Alpes et de l'Isère[7].

Bouquetin des Alpes (Capra ibex).

En 2006, une nouvelle loi pose le principe d'une zone protégée « cœur de parc » (ancienne zone centrale) et d’une « aire d’adhésion » (ancienne zone périphérique)[10] : la réforme du prévoit l'écriture d'une nouvelle charte, signée par les communes de la zone périphérique et l'établissement public qu'est le parc. Le projet de charte est adopté à l'unanimité en , et en 2013, pour le quarantième anniversaire du parc, 46 communes signent cette charte[7]. Le Conseil économique social et culturel du Parc national des Écrins est mis en place en 2008, au Monêtier-les-Bains[11].

2010 voit la structuration du programme « Alpages sentinelles », permettant une étude des alpages et des répercussions des évolutions du climat sur ceux-ci, avec un dialogue instauré entre bergers, éleveurs, scientifiques, techniciens pastoraux et agents du Parc[11].

La charte du parc est votée à l'unanimité par le Conseil d'administration du Parc national des Écrins en 2011. Le 28 décembre 2012, un décret du Conseil d'État porte l'approbation de la charte du Parc national des Écrins.

En octobre 2012, une reconnaissance internationale pour les travaux scientifiques effectués dans la réserve intégrale du Lauvitel intervient avec un classement UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)[11].

Géographie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Les Écrins par rapport à la région PACA.

Le territoire du parc national des Écrins (91 800 ha), créé en 1973, s'étend dans une zone située entre les villes de Gap (12 kilomètres à vol d'oiseau), Briançon (13 kilomètres) et Grenoble (23 kilomètres). Il est délimité par les vallées de la Romanche, la Guisane, la Durance et le Drac.

Le parc est situé entre une altitude d'environ 800 m et 4 102 m[12], et il compte une centaine de sommets situés à plus de 3 000 mètres et une quarantaine de glaciers (couvrant environ 17 000 hectares).

Il possède 740 km de sentiers entretenus et balisés, dont le GR 54 (tour de l'Oisans), et une trentaine de refuges de montagnes. Il contient de nombreux sommets dont celui de la Meije, se dressant à 3 983 m d'altitude, au-dessus du village de La Grave, le mont Pelvoux (3 946 m d'altitude) et celui de la barre des Écrins, point culminant du Parc à 4 102 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte des frontières, cours d'eau, sommets et villes du parc national des écrins.

Le Parc des Écrins est arrosé par une douzaine de torrents principaux, qui se jettent ensuite en deux rivières distinctes : le Drac à l'ouest et au nord et la Durance à l'est et au sud[13],[14].

Affluents du Drac[modifier | modifier le code]

Du plus oriental au plus occidental :

  • la Romanche prend sa source du glacier de la Plate des Agneaux, à 2 143 m d'altitude. Elle se jette dans le Drac après 78,3 km.
  • le Vénéon prend sa source du glacier de la Pilatte, à 2 577 m d'altitude. Il se jette dans la Romanche après 33,5 km.
  • la Bonne prend sa source au Lac des Pissoux, près du refuge de Font Turbat, à 2 632 m d'altitude. Elle se jette dans le Drac après 40,1 km.
  • la Malsanne prend sa source au Lac du Vallon, à 2 493 m d'altitude. Elle se jette dans la Bonne après 15,4 km.
  • la Séveraisse prend sa source du glacier de Chabournéou, à 2 336 m d'altitude. Après avoir arrosé la vallée du Valgaudemar, elle se jette dans le Drac après 32,9 km.
  • le Drac Blanc prend sa source dans le vallon du Rougnoux, à 2 419 m d'altitude. Aussi appelé Drac de Champoléon, il rejoint le Drac Noir sur la commune de Champoléon.
  • le Drac Noir est considéré comme la branche-mère du Drac. Celui-ci prend donc sa source dans le massif du Mourre-Froid, à 2 423 m d'altitude, et se jette dans l'Isère après 130,2 km.

Affluents de la Durance[modifier | modifier le code]

La Guisane avant son arrivée au hameau du Casset (commune du Monêtier-les-Bains).

Du plus oriental au plus occidental :

  • la Guisane prend sa source au Col du Lautaret, à 2 552 m d'altitude. Elle se jette dans la Durance à Briançon, après 27,7 km.
  • le Gyr et l'Onde forment la Gyronde, qui se jette dans la Durance après 23,6 km.
  • le Fournel prend sa source au Pic de la Cavale, à 2 908 m d'altitude. Il se jette dans la Durance à l'Argentière-la-Bessée après 19,2 km[15].
  • la Biaysse prend sa source au Col d'Orcières, à 2 611 m d'altitude. Elle se jette dans la Durance après 17,4 km.
  • le Rabioux prend sa source dans le Vallon du Tissap, à 2 251 m d'altitude. Il se jette dans la Durance après 15,5 km.
  • le torrent de Réallon prend sa source dans la Montagne de Charges, à 2 350 m d'altitude. Il se jette dans le Lac de Serre-Ponçon après 19,8 km.

Lacs[modifier | modifier le code]

Le Parc possède aussi un grand nombre de lacs spectaculaires[16].

Le lac du Lauzon
  • Le lac du Lauvitel est le plus profond et le plus grand du Parc : il fait entre 25 et 35 ha de superficie et entre 40 et 65 m de profondeur. Il se trouve au pied de l'Aiguille de Vénosc, près de la station des Deux Alpes.
  • Tout près de celui-ci, dans la réserve naturelle intégrale, se trouvent le lac du Plan Vianney qui abrite de nombreux saumons et le lac de la Muzelle.
  • Le lac du Lauzon se trouve aux confins des départements de la Drôme, de l'Isère et des Hautes-Alpes, dans le massif du Dévoluy.
  • Le lac des Pisses est situé près de la station de sports d'hiver d'Orcières.
  • Les lacs de Crupillouse, à Champoléon, sont accessibles par une randonnée offrant points de vue et passages près des cascades.
  • Les lacs du Pétarel sont une attraction touristique de la vallée du Valgaudemar.
  • Le lac du Pavé est le plus haut et le plus froid du parc : à 2 820 m d'altitude, l'eau y est à °C en surface.
  • De nombreux lacs polaires, comme les lacs de l'Eychauda, des Rouies ou du glacier d'Arsine, restent englacés pendant la majeure partie de l'année.

Climat[modifier | modifier le code]

Communes du parc[modifier | modifier le code]

Carte des communes signataires de la charte d'adhésion de 2013.
Les communes du parc national des Écrins A-E Les communes du parc national des Écrins F-P Les communes du parc national des Écrins P-S Les communes du parc national des Écrins S-V

L'astérisque (*) signale les communes non signataires de la Charte de 2013.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les paysages du parc proviennent d'un rifting créant des bassins en demi-graben de dimension décakilométrique séparés par de grandes failles normales crustales puis des marges passives subsidentes.

Vie sauvage[modifier | modifier le code]

Dans le parc national des Écrins, ont été observés au moins 4 149 espèces de plantes et d'animaux. Elles se répartissent différemment selon les milieux existants, en lien avec les conditions géologiques, l'altitude, le climat, l'exposition, etc.[12].

Faune sauvage[modifier | modifier le code]

Chamois au printemps dans le vallon de Valsenestre, dans le parc des Écrins.
Marmotte des Alpes (Marmota marmota).

La faune du parc recouvre plus de 350 espèces[17] des vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens), et un nombre encore inconnu d'invertébrés (insectes, escargots, mille-pattes, araignées, coléoptères, écrevisses, etc.). La plupart des premiers sont connus par les observateurs, tandis que la seconde catégorie comporte encore bien des découvertes à faire[12].

De nombreuses espèces de mammifères sont présentes dans le parc, comme :

Le loup gris et le lynx boréal sont parfois de passage dans le Parc[19],[20],[21].

Les oiseaux sont aussi très présents, avec notamment l'aigle royal (37 couples recensés[réf. nécessaire]), le lagopède alpin (l'une des 10 espèces d'oiseaux à préserver prioritairement dans le cœur du parc national[22]), le tétras lyre, le vautour fauve, le tichodrome échelette, la niverolle alpine, les chouettes de Tengmalm et chevêchette d'Europe, le gypaète barbu (qui n'y niche pas[réf. nécessaire]), le faucon pèlerin et le hibou grand-duc,

Parmi les insectes, la rosalie des Alpes est très présente, et parmi les reptiles, on trouve la vipère aspic.

Flore[modifier | modifier le code]

Chardon bleu des Alpes (Eryngium alpinum).

On rencontre sur le territoire du parc plus de 2 000 espèces de végétaux. Celles-ci se répartissent selon les milieux, mais aussi selon les altitudes, expositions, etc. Les pins et mélèzes sont très fréquents sur les versants, quant aux plantes à fleurs, on peut citer notamment les espèces emblématiques que sont le chardon bleu des Alpes, le sabot de Vénus, l'edelweiss, le génépi, mais ainsi la saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) qui a été rencontrée jusqu'à 4 070 m d'altitude dans le parc et qui est la plante la plus haute de France[23]. Mais on trouve bien d'autres espèces, dont des champignons, lichens, etc. La présence et le maintien de certaines espèces dans des milieux tels que les prés de fauche est parfois lié aux pratiques agricoles ancestrales[12].

Missions[modifier | modifier le code]

Le parc national a pour missions principales la préservation des espèces et des milieux, la connaissance et la transmission des savoirs et une bonne accessibilité du massif au public[24],[10].

Connaissance des espèces et milieux, accueil de la recherche scientifique[modifier | modifier le code]

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Par le biais d'études et d'un suivi régulier des milieux et des espèces, le parc permet une meilleure connaissance de ceux-ci, leur fonctionnement et leur évolution. L'impact du changement climatique est également un point important de ces études et suivis. Le parc fait aussi partie d'un réseau de collecte de données naturalistes (dont l'Observatoire des galliformes de montagne, l'Observatoire de la grande faune et de ses habitats, le Réseau grands carnivores de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage pour le suivi des deux grands prédateurs loup et lynx[17]). Le public peut également participer aux observations et à la récolte de données en utilisant certains sites Web liés au parc[25].

Préservation des espèces, des habitats et des ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Il permet aussi la mise en place de mesures permettant la protection et la gestion des espèces et des espaces, afin de protéger et pérenniser l'ensemble de ce patrimoine naturel. Le parc travaille aussi en lien avec les acteurs locaux et des professionnels tels que les agriculteurs, afin de préserver ces milieux ; concernant l'agriculture, la fauche de certaines prairies, en continuité avec les pratiques agropastorales des siècles passés, est, par exemple, bénéfique à la préservation de certains milieux et certaines espèces : cela préserve leur biodiversité, empêche l'installation de buissons ou arbustes qui, à terme, refermeraient ces prairies de fauche si elles n'étaient plus entretenues. Par ailleurs, le parc propose des actions de parrainage financier concernant certains animaux rares et aux populations fragiles, afin de financer les recherches à leur propos et faciliter leur protection.

Accueil, sensibilisation du public et éducation à l'environnement[modifier | modifier le code]

Depuis de nombreuses années, le parc national des Écrins mène des actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement, auprès du grand public (plus de 200 000 visiteurs par an dans ses espaces d'accueil), aussi bien que dans les écoles des communes qui le composent (avec des visites, des activités de découverte et des interventions thématiques dans les classes).

Le parc et ses agents entretiennent plus de 700 km de sentiers permettant la randonnée pédestre sur son territoire, favorisant la découverte de celui-ci. Une grande partie des chemins composant le sentier de grande randonnée 54 (GR 54 ou « Tour des Écrins »), l'un des trois principaux sentiers de grande randonnée des Alpes françaises, en font partie.

Accompagnement et développement du territoire[modifier | modifier le code]

Le parc est en lien avec de nombreux acteurs du territoire afin de mieux connaître, préserver et développer dans le respect du patrimoine naturel et culturel, le territoire et les activités dans les communes.

Publications et atlas en ligne de la flore et de la faune du parc[modifier | modifier le code]

Edelweiss (Leontopodium alpinum) dans le massif des Écrins.
Lichen sur un rocher.

Le parc national des Écrins publie depuis de nombreuses années des guides et ouvrages concernant les territoires où il se trouve, aussi bien au sujet des paysages, des milieux, de la faune et de la flore, que du patrimoine bâti et des activités des habitants des vallées.

En 2011, l'application Geotrek a été créée par le parc en vue de gérer les sentiers et valoriser les itinéraires de randonnée ; elle est publiée sous licence libre et a été reprise et améliorée par d'autres structures en France (parcs nationaux, parcs naturels régionaux, communautés de communes et conseils départementaux)[25],[26].

Depuis 2013, les données récoltées par le parc national des Écrins alimentent l'Inventaire National du Patrimoine Naturel[27].

Depuis 2016, Biodiv'Écrins, un atlas en ligne de la faune et de la flore du parc national des Écrins, favorise la diffusion et le partage de connaissances autour de ces thématiques. Cet outil a été inauguré par la secrétaire d’État à la biodiversité au Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Il permet l'accès par Internet à toutes les observations des agents du parc depuis plus de 40 ans ; il est bâti avec l'outil GeoNature-Atlas, publié sous licence libre, qu'a développé le parc national des Écrins [27],[25].

Gestion et administration[modifier | modifier le code]

Le Parc national des Écrins est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

De nos jours, le siège administratif du Parc national des Écrins est situé à Gap. Il comprend : la direction, le secrétariat général et les trois services thématiques : aménagement/développement local, scientifique, et accueil/communication[28] (services thématiques assurant le suivi de missions transversales).

Le Parc est divisé en 4 secteurs géographiques (Champsaur-Valgaudemar, l'Embrunais, la Vallouise-Briançonnais, l'Oisans-Valbonnais), où se trouvent les Maisons du Parc, et comporte en tout 7 lieux d'implantation à un niveau territorial. Ces derniers ont chacun une équipe de terrain, avec un fonctionnement décentralisé par rapport à l'ensemble du Parc, qui ont pour missions la gestion et l'animation de leur secteur au quotidien. Les Maisons du Parc ont un rôle d'accueil des visiteurs et sont également des lieux de rencontres avec les acteurs locaux.

Il existe un contrat d'objectifs entre l’État français et l'établissement public du Parc national des Écrins. Le plus récent est celui de 2015-2017.

Instances de la vie du Parc[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration[modifier | modifier le code]

La majorité des membres de ce conseil d'administration est composée d'acteurs du territoire : des élus ou des « personnalités qualifiées »[28].

Le conseil scientifique[modifier | modifier le code]

Une vingtaine de personnes compose ce conseil scientifique, toutes ayant des compétences reconnues dans la connaissance du patrimoine naturel et culturel. Les membres sont nommés par arrêté préfectoral[29].

L'avis de ce conseil est obligatoire pour tous les travaux concernant le cœur du Parc.

Le conseil économique, social et culturel[modifier | modifier le code]

Tourisme et alpinisme dans le parc : ascension de la face Nord de la barre des Écrins, le plus haut sommet du massif (4 103 m). Vue vers la Meije.

Cette instance a été créée par la loi de 2006 ; son installation ayant été réalisée le 15 novembre 2008. Elle est formée par des membres du conseil d'administration et des « personnalités compétentes et désireuses de contribuer au projet Parc »[28]. Elle a pour objectif de favoriser la concertation avec les acteurs du territoire, d'organiser le débat sur les orientations à retenir pour le Parc et de suivre la mise en œuvre de celles-ci.

Ce conseil comporte des groupes de travail distribués sur plusieurs thématiques[28] :

  • « Patrimoines » (connaissance et gestion du patrimoine naturel ; bâti, savoir-faire, mémoire du territoire, pour le patrimoine culturel et paysager)
  • « Accueil, pédagogie et culture » (infrastructures d’accueil, animations scolaires et pour le grand public, politique éditoriale, soutien à la vie culturelle)
  • « Développement économique » (concernant l'agriculture, avec la gestion de l'espace, l'économie, etc. ; l'artisanat et le tourisme, avec une mise en réseau des acteurs du tourisme, des produits, la promotion, etc.)

Direction du parc national des Écrins[11][modifier | modifier le code]

Liste des présidents du Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

  • 1970-1973 - Mission de création : Jacques Florent
  • 1973-1983 : Michel Diès
  • 1984-1989 : Denis Grandjean
  • 1990-2000 : Philippe Traub
  • 2001-2011 : Michel Sommier
  • 2012-2016 : Bertrand Galtier
  • depuis novembre 2016 : Pierre Commenville

Liste des directeurs adjoints[modifier | modifier le code]

  • 1975-1980 : Jean-Pierre Feuvrier
  • 1981-1986 : Jean-Marc Michel
  • 1987-1994 : Emmanuel Michau
  • 1994-1999 : Philippe Maigne
  • 2000-2008 : Jean-Michel Decoud
  • depuis 2008 : Thierry Durand

Liste des présidents du Conseil scientifique[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un sentier de randonnée pédestre dans le vallon du Fournel (Hautes-Alpes), dans le parc national des Écrins. Au bord de celui-ci poussent de nombreux chardons bleus des Alpes.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Un exemple de refuge situé dans le parc national des Écrins : le refuge de l'Aigle (vue du nouveau bâtiment en 2014).

Des « maisons du parc », situées sur plusieurs des communes sur lequel il se trouve, permettent l'accueil des visiteurs en quête de renseignements ou de découvertes et sont également le lieu d'expositions.

Plus de 700 km de sentiers permettent de parcourir en randonnée pédestre le territoire du parc national des Écrins ; une partie de ceux-ci font partie de l'itinéraire du sentier de grande randonnée 54 (GR 54), qui fait le tour du massif des Écrins et passe au cœur du parc. Des refuges de montagne et des abris spécifiques existent à certains endroits sur le parcours de ces sentiers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le centenaire du parc de la Bérarde », sur isere-magazine.com, (consulté le 31 mars 2015)
  2. La longue et passionnante histoire des parcs nationaux français, Henri Jaffeux, Association pour l’Histoire de la Protection de la Nature et de l’Environnement, publié dans la revue du comité d’histoire du ministère de l’Écologie « Pour mémoire » no 9, 2010, p. 146 et 152, site ahpne.fr.
  3. Pascal Marty et Jacques Lepart, « Des réserves de nature aux territoires de la biodiversité », Annales de Géographie, vol. 115, no 651,‎ , p. 485-507 (lire en ligne)
  4. a et b Valeria Siniscalchi, « Économie et pouvoir au sein du parc national des Écrins », Techniques & Culture, vol. 1, no 50,‎ , p. 40-59 (lire en ligne)
  5. Henri Jaffeux, « La longue et passionnante histoire des parcs nationaux français », Pour mémoire, no 9,‎ , p. 138-163 (lire en ligne)
  6. « Décret n°73-378 du 27 mars 1973 », sur legifrance.fr, (consulté le 31 mars 2015)
  7. a, b, c, d, e, f et g « Historique : les dates clefs », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  8. « Logos, mode d'emploi », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  9. « Réserve intégrale du Lauvitel », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  10. a et b « Fonctionnement du Parc national », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  11. a, b, c et d « Historique : les dates clefs », sur www.ecrins-parcnational.fr (consulté le 14 février 2017)
  12. a, b, c et d « Biodiv'Écrins - Parc national des Écrins », sur biodiversite.ecrins-parcnational.fr (consulté le 17 mai 2017)
  13. « SANDRE », sur sandre.eaufrance.fr (consulté le 31 mars 2015)
  14. « Geoportail », sur geoportail.fr (consulté le 31 mars 2015)
  15. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Fournel (X0130500) » (consulté le 18 mars 2017)
  16. « Lacs du parc des Ecrins », sur ecrins-parcnational.fr (consulté le 31 mars 2015)
  17. a et b « Faune sauvage », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  18. « Les murins de Bourg d'Oisans dans la revue ESpèces », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  19. « Les grands prédateurs... à la trace », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  20. « Biodiv'Écrins - Loup gris », sur biodiversite.ecrins-parcnational.fr (consulté le 14 février 2017)
  21. « Biodiv'Écrins - Lynx boréal »,
  22. « Zoom sur le lagopède alpin », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  23. « La plante la plus haute de France ! », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  24. « Participez aux missions du Parc national », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  25. a, b et c « Présentation de l'atlas | Biodiv'Écrins - Parc national des Écrins », sur biodiversite.ecrins-parcnational.fr (consulté le 17 mai 2017)
  26. « Geotrek, l’avènement d'une communauté d'utilisateurs », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  27. a et b « Biodiv'Écrins inauguré par la secrétaire d'Etat à la biodiversité ! », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne)
  28. a, b, c et d « Fonctionnements et organisation », sur www.ecrins-parcnational.fr (consulté le 14 février 2017)
  29. « Le « nouveau » conseil scientifique », sur www.ecrins-parcnational.fr, (consulté le 14 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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