Saint-Michel-de-Chaillol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Michel.

Saint-Michel-de-Chaillol
Saint-Michel-de-Chaillol
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Gérard Blanchard
2014-2020
Code postal 05260
Code commune 05153
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 59″ nord, 6° 10′ 05″ est
Altitude Min. 1 220 m
Max. 2 745 m
Superficie 16,78 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Chaillol

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Chaillol

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Chaillol

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Michel-de-Chaillol

Saint-Michel-de-Chaillol est une commune française située dans la vallée du Champsaur, le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tous les hameaux de Chaillol vus du col du Viallet.

Commune au nord de la vallée du Champsaur à 1 450 mètres d'altitude.

Le territoire de la commune est exposé sud sur les contreforts du Vieux Chaillol, ce qui lui donne un ensoleillement exceptionnel. Pour la même raison, ce fut la première commune du département à bénéficier de la télévision. Le point culminant de la commune est le pic du Tourond (2 745 mètres). Mais le pic Queyrel (2 440 mètres) est un sommet plus facile d'accès, d'où la vue embrasse tout le Champsaur, le massif du Dévoluy jusqu'à l'Obiou, et même à l'horizon la Barre des Écrins au-delà du col de Londonnière.

La commune regroupe différents hameaux : Saint Michel, Chaillol, les Marrons, la Fromentière, le Moulin, la Villette, Chaillolet, Chaillol 1600 ainsi que quelques fermes éparses.

La station de ski de Chaillol s'étend de 1 500 à 1 990 mètres et comprend : deux télésièges, huit téléskis (dont un pour enfants, en plein village de Saint-Michel-de-Chaillol, pour le Jardin de Neiges).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par plusieurs ruisseaux dont le Buissard, qui prend sa source dans le cirque du col de la Pisse et se jette dans le Drac au niveau de la drague de Buissard, et le Riou Mort, qui prend sa source sur les contreforts du Soleil-Bœuf et se jette dans le Drac au niveau de la base de loisirs de Chabottes. Ces deux ruisseaux sont gelés l'hiver et asséchés l'été : Les seuls périodes où les ruisseaux sont alimentés sont l'automne (après les pluies), les printemps (à la fonte des neiges) et l'été seulement lorsqu'il y a des orages. En été, l'eau s'infiltre dans le gravier du lit. Le seul moyen de voir les eaux des Riou Mort et du Riou de Buissard est de monter vers les sources et les apercevoir ruisselantes sur la Roche mère.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Saint-Michel-de-Chaillol repose principalement sur le tourisme hivernal et estival : locations et achat d'équipements de randonnée, restaurants, locations d'appartements.

Cependant, la majorité des habitants de Chaillol vivent ou vivaient de l'agriculture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse est attestée sous la forme Parrochia Sancti Michaelis en 1334[1].

Sant Micheu de Chaiòu en occitan.

Saint Michel de Chaillol s'est placée sous la protection de saint Michel.

Chaillol est un toponyme avec le sens de « lieu caillouteux » évoquant le Vieux Chaillol.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Gérard Blanchard[2] DVD Commerçant

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 324 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
535570576556604573538579598
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
588550516510507505513452420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403380356345310297283259239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
231232253316336301328331334
2013 2016 - - - - - - -
318324-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, spécificités et monuments des différents hameaux[modifier | modifier le code]

Hameau des Marrons[modifier | modifier le code]

Le hameau des Marrons se situe à 31 kilomètres au nord de Gap dans la vallée du Champsaur. On peut y accéder par La Villette ou par le village de Saint-Michel.

Le hameau des Marrons est situé au pied de massifs prisés par les randonneurs, dont certains des sommets les plus connus de la vallée tels que le Vieux Chaillol, le Palastre ou encore le pic Queyrel et de certains cols tels que le col de la Pisse ou le col du Viallet.

La Villette[modifier | modifier le code]

La Villette possède une roue à aubes en bois, une petite église au plafond peint et un abri navette dont le sol est en troncs d'arbre et qui abrite une fontaine.

Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Clocher et presbytère de l'église Saint-Pierre.

Saint-Michel possède la deuxième plus grande église des hameaux de Saint-Michel-de-Chaillol, deux ponts, certes petits, mais fort bien décorés de vasques de fleurs et d'un monument aux morts pour la France. Le village de Saint-Michel se trouve à 200 mètres du hameau des Marrons. Ce village possède de nombreuses fontaines.

L'église Saint-Pierre a été restaurée en 2008. Le tuf de réemploi de la flèche provient de la carrière de Boscodon et le reste des pierre proviennent de Chine.

Le village est connu aussi pour le festival de Chaillol, qui se déroule entre juillet et août, avec une programmation de musique classique, jazz et du monde (église du hameau de Saint-Michel, en contrebas des Marrons).

Chaillol 1600[modifier | modifier le code]

Arrivée du télésiège de la Lauzière (1 990 mètres).

Chaillol 1600 est le village moderne qui se situe bien au-dessus de Saint-Michel-de-Chaillol et qui est le village des pistes de ski. On y trouve un office du tourisme, le bas du télésiège du Clot Chenu (premier télésiège LST de France), deux téléskis, une pizzeria, un bar, un magasin de souvenirs qui fait dépôt de pain et de quelques denrées essentielles, un magasin de location de matériels sportifs été/hiver.

La station de Chaillol 1600, autrement nommé le Pinateau, du nom du hameau où elle se situe, fait partie d'une entente de trois stations : Laye, Saint-léger-les-mélèzes et Chaillol 1600. Il est important de préciser qu'elles ne communiquent pas entre elles, mais un même forfait peut servir pour ces trois stations. Des navettes font la liaison entre elles, gratuitement sur simple présentation du forfait.

La station de Chaillol possède 13 kilomètres de pistes de ski alpin (4 rouges, 5 bleues et 4 vertes) et possède un parc de remontées mécaniques dont font partie deux télésièges et 7 téléskis dont 1 hors service.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Faure, dit Faure du Serre, né en 1776, s'est retiré au Serre-Robinet, sur la commune de Saint-Michel-de-Chaillol, après une carrière préfectorale contrariée par ses convictions ultra-royalistes. Il a vécu 32 ans dans la commune, dont il a été le maire jusqu'en 1859[7],[8]. Il s'est fait connaître par ses pièces en vers, épiques ou héroï-comiques, inspirées par les événements dont il était le témoin[9]. Décédé le 17 mars 1863, à 87 ans, il est enterré au cimetière de Saint-Michel-de-Chaillol.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, tome 3, page 1630 (ISBN 2600028846).
  2. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 20 mars 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Jean Faure, du Serre, Œuvres choisies, par M.E.Gaillaud, imp. J.C.Richaud, Gap, 1892, page 33
  8. J.Ranguis, Histoire du mandement de Montorcier, 1905, page 229
  9. Ses principales pièces ont été publiées en 1892 sous le titre « Œuvres choisies », et rééditées en 1986 par le Groupe folklorique du Pays gavot