Col du Lautaret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Col du Lautaret
Image illustrative de l'article Col du Lautaret
Le col du Lautaret dominé par la crête de Chaillol à gauche (2 739 m) et le Pic blanc du Galibier à droite (2 955 m)
Altitude 2 058[1] m
Massif Arves / Écrins (Alpes)
Coordonnées 45° 02′ 07″ nord, 6° 24′ 20″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Oisans
(vallée de la Romanche)
(ouest)
Briançonnais (vallée de la Guisane)
(sud-est)
Ascension depuis Le Bourg-d'Oisans
(Les Clapiers)
Briançon
Déclivité moy. 3,8 % 3,1 %
Déclivité max. 9,2 % 7,5 %
Kilométrage 34,2 km 27,7 km
Accès D 1091 D 1091
Fermeture hivernale aucune

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Col du Lautaret

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col du Lautaret

Le col du Lautaret est situé dans le département des Hautes-Alpes (dans la région PACA), à une altitude de 2 058 m.

Géographie[modifier | modifier le code]

La route départementale 1091 et la Meije.

C'est le point de passage entre l'Oisans (vallée de la Romanche) et le Briançonnais (vallée de la Guisane), reliés par la D 1091 (ancienne N 91) (Grenoble - Le Bourg-d'Oisans - Briançon). C'est donc un des points les plus bas de la ligne de crête séparant Alpes du Nord et Alpes du Sud, entre les massifs des Arves et des Écrins au sud.

La pente relativement douce qui permet d'accéder au col s'explique par l'origine du col, modelé par un glacier qui se déversait de part et d'autre sur les deux vallées. C'est pour cette raison que le col du Lautaret est utilisé depuis longtemps comme voie de communication entre Grenoble et Briançon, voire pour accéder à l'Italie à travers les Alpes. La route du col du Galibier, versant sud, part du col du Lautaret. La Guisane prend sa source au col du Lautaret.

Histoire[modifier | modifier le code]

La route permettant d’accéder au Lautaret est rectifiée en 1881. La concurrence du chemin de fer (ligne Grenoble-Briançon) entraîne la fermeture hivernale à partir de 1885[2].

Le , le général Joseph Brugère meurt d'une rupture d'anévrisme dans l'automobile qui le conduit en excursion au col du Lautaret.

Chapelle des Fusillés.

Le , une colonne de soldats allemands en retraite entre Briançon et Grenoble s'arrête au col après avoir été attaquée par les FFI entre Le Monêtier-les-Bains et le col. En représailles, ils fusillent 17 résistants locaux, mettent le feu à l'hôtel PLM, pénètrent et volent des objets dans l'Institut botanique, puis continuent leur route vers l'Isère en emportant avec eux tous les hommes de Villar-d'Arêne en otage. Six d'entre eux et un soldat allemand furent tués par l'explosion d'une mine dans le tunnel du Chambon, près de La Grave. Le 14 et 15 août, la même troupe exécuta au Bourg-d'Oisans des Juifs, des résistants et des otages. La chapelle dite des Fusillés a été construite sur le lieu de l'exécution. Sur son mur, on peut lire « C'est ici que sont tombés pour que vive la France, 17 patriotes lâchement torturés et fusillés le 11/08/1944 par les hordes nazies »[3],[4].

Désormais ouvert toute l'année, le col permet d'observer notamment le chaînon de la Meije au sud-ouest et celui du Grand Galibier au nord. Il est célèbre notamment pour son jardin botanique alpin et pour le passage du Tour de France.

Les rudes conditions hivernales du col du Lautaret servirent de lieu d'essai aux trois véhicules motorisés à chenilles de Jean-Baptiste Charcot et Robert Falcon Scott qui s'illustrèrent lors de l'expédition Terra Nova.

Station alpine Joseph-Fourier[modifier | modifier le code]

Porche d'entrée du jardin botanique alpin du Lautaret.

La station alpine Joseph-Fourier est une structure de l'université Grenoble-I Joseph-Fourier et du CNRS. Elle se compose de trois entités[5], dont deux au col du Lautaret :

Le jardin botanique présente des plantes de la région du col du Lautaret et des autres montagnes du monde[7]. Les collections du jardin présentent plus de 2 000 espèces.

Sport[modifier | modifier le code]

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le col du Lautaret a été franchi au total à 12 reprises par le Tour de France sans compter les combinaisons Lautaret-Galibier (montée depuis Grenoble ou Briançon) et Galibier-Lautaret (en descente). Il a été classé alternativement en 1re, 2e ou 3e catégorie. Voici les coureurs qui ont franchi les premiers le col[8] :

Vue du col du Lautaret depuis la route du col du Galibier.

Ski de randonnée[modifier | modifier le code]

Le col du Lautaret étant un des plus hauts cols déneigés de France, c'est un point d'accès privilégié pour les skieurs de randonnée, spécifiquement en début de saison.

Snowkite[modifier | modifier le code]

Le col est un lieu classique de pratique du snowkite.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p. 17.
  3. Chapelles de Provence, chapelle du col du Lautaret.
  4. Maurice Gignoux (Doyen de la Faculté des Sciences de Grenoble), « Rapport sur les événements survenus à l'Institut botanique du Lautaret (Hautes-Alpes), en août-septembre 1944 », (compte-rendu),‎ (lire en ligne)
  5. Station alpine Joseph-Fourier
  6. Rolland Douzet, Cartographie des espèces végétales naturalisées aux environs du jardin alpin du Lautaret.
  7. Texte suivant les panneaux d'information à l'entrée du jardin botanique alpin
  8. (fr) Le dico du Tour - Le col du Lautaret dans le Tour de France depuis 1947.