Villar-Loubière

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Villar-Loubière
Villar-Loubière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Georges Bellon
2014-2020
Code postal 05800
Code commune 05182
Démographie
Population
municipale
40 hab. (2016 en diminution de 11,11 % par rapport à 2011)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 36″ nord, 6° 08′ 47″ est
Altitude Min. 975 m
Max. 3 098 m
Superficie 22,63 km2
Localisation

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Villar-Loubière est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Villar-Loubière est enserrée dans l'étroite vallée de la Séveraisse, entre Saint-Maurice-en-Valgodemard à l'ouest et la Chapelle-en-Valgaudémar à l'est. Elle est limitée au nord par la haute ligne de crêtes entourant le Pic des Souffles, dont aucun point n'est à moins de 2 500 mètres d'altitude, et au sud par une butte avancée du massif du Vieux Chaillol.

Les pentes sont raides et boisées, peu propices à une quelconque activité, sauf touristique. Quelques espaces sur la rive droite de la rivière, entre la Loubière et Colombeugne, sont couverts de prés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vilard-Lobiera en occitan vivaro-alpin.

Villar, dérivé du latin Villa, signifie village. Très répandu dans tout le Dauphiné, à des variantes orthographiques près (voir Vilard)

La lobiera (lobiero en occitan central, loubiera en provençal) est la tanière du loup, ou par extension l'endroit où il y a des loups.

Lobiera peut également dériver de loubo (louve), nom occitan de la scie des scieurs de long. Au Moyen Âge, celui qui possédait un outil de fer, surtout spécialisé, acquérait une certaine notoriété. La possession, en ce lieu, d'une ou plusieurs de ces scies☢ doubles à grosses dents aurait influencé la toponymie locale.

En vieux français « séduire par des paroles flatteuses », « enjôler », « duper » se disait « lober »[1] ou « lobber » ou « louber ». Par extension, une loubière pouvait désigner, positivement, une enchanteresse, fée, ou à l'inverse, une ensorceleuse, une sorcière ou une traîtresse[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Georges Bellon[3] DVD Retraité de l'enseignement

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 40 habitants[Note 1], en diminution de 11,11 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251217260184258247252240225
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
233235245240214222215215216
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
22321721218715518113613091
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
909578745962524540
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villar-Loubière dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Il n'y a pas d'école au village. Les enfants sont accueillis à l'école primaire de Saint-Firmin, seule école du Valgaudemar[8], puis au collège de Saint-Bonnet-en-Champsaur[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, la commune de Villar-Loubière est rattachée à la communauté des paroisses de Saint-Bonnet[10]. L'église ouverte au culte la plus proche est celle de Saint-Firmin.

Économie[modifier | modifier le code]

Traditionnellement pastorale, l'économie de la commune est déclinante. Le tourisme a quelques atouts : le GR 54 « Tour de l'Oisans » et sa variante GR 542 traversent la commune ; l'ascension du Pic des Souffles attire les alpinistes ; une paroi d'escalade borde la plaine de la Loubière. Mais l'accueil est peu développé sur place : seuls un bar et une maison d'hôtes offrent leurs services, alors que la commune voisine de la Chapelle dispose plusieurs hôtels et restaurants.

Un barrage sur la Séveraisse, au pied du village, alimente en eau une usine hydroélectrique située à environ 8 kilomètres en aval sur la commune de Saint-Maurice-en-Valgodemard.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le village subsiste le dernier moulin à eau en état de marche du Valgaudemar, construit en 1838 et restauré en 1979. Il est rattaché à l'« écomusée éclaté » du Champsaur et Valgaudemar.

La commune possède deux chapelles : la chapelle Sainte-Anne du Villar, simple, avec une « panelle » (mur-clocher) sur l'arrière, et la chapelle Saint-Sébastien de la Loubière, plus rustique et traditionnelle, en pierres apparentes et toiture crénelée en façade.

Le barrage sur la Séveraisse crée un petit plan d'eau. Le canal qu'il alimente traverse le vallon à la Loubière à l'aide d'un élégant aqueduc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Godefroy
  2. « Dictionnaire de l' ancience lanque française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle », Notes and Queries, vol. s6-II, no 28,‎ , p. 39–39 (ISSN 1471-6941 et 0029-3970, DOI 10.1093/nq/s6-ii.28.39b, lire en ligne, consulté le 8 septembre 2018)
  3. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 21 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. annuaire du site education.gouv.fr, consulté le 02 octobre 2018
  9. annuaire du site education.gouv.fr
  10. annuaire diocésain du Diocèse de Gap et Embrun, page 136 {pdf}