Oris-en-Rattier

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Oris-en-Rattier
Oris-en-Rattier.
Oris-en-Rattier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Alain Luc
2014-2020
Code postal 38350
Code commune 38283
Démographie
Population
municipale
112 hab. (2014)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 19″ nord, 5° 52′ 14″ est
Altitude Min. 768 m – Max. 2 606 m
Superficie 18,83 km2
Localisation

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Oris-en-Rattier est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

« ORIS-EN-RATTIER: «AURIES» au XIe siècle, «AURIAS» et «AURHS» au XIVe siècle, «AURIS- EN-RATIER» au XVIIe siècle. La racine «AUR» ou «OR», d'origine pré-indo-européenne, évoque «un lieu retiré, écarté, solitaire sauvage». Mais «ORIS» ou «AURIS» peut également être relié au patois «AURIOU» qui signifie «à l'abri du vent et du froid». La commune est en effet exposée à «AURIOU» (flanc de montagne exposé au couchant et protégé des vents du nord). L'étymologie peut également évoquer un filon aurifère dont l'exploitation aurait été tentée par les Romains. »

— André Plank, L'origine des noms des communes du département de l'Isère, Artès, 1995, p.81

Géographie[modifier | modifier le code]

Oris-en-Rattier est située dans la vallée de la Roizonne (affluent rive droite de la Bonne) et sur le flanc ouest du massif du Coiro-Taillefer.

Le pays de la Roizonne, c'est avant tout un petit territoire d’une grande diversité de paysages entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud, entre La Mure et L’Alpe-du-Grand-Serre. Un dénivelé de 2 265 m sépare le sommet du Taillefer qui culmine à 2 857 m d'altitude, du point le plus bas, le confluent de la Nantette et de la Bonne à 592 m. Des altitudes et des expositions très contrastées, des zones arides et des zones humides créent une biodiversité d’une très grande richesse.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Ville
  • les Pras
  • les Eyverras
  • la Rochette

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1789, Oris fit partie du mandement et châtellenie de Ratier, fief des Alleman de Valbonnais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1980 mars 2001 Albert Moisand    
mars 2001 mars 2008 Rose-Aimée Vigne    
mars 2008 en cours Alain Luc   retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 112 habitants, en augmentation de 6,67 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292 221 403 416 302 347 336 325 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312 342 319 295 308 281 295 275 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
261 291 207 178 162 160 155 135 105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
79 64 48 63 74 83 95 111 112
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

  • Brun
    • Jean Baptiste Théophile † 28/06/1916 Thiaumont (Meuse) (55)
  • Clavel
    • Eugène Augustin † 06/02/1916 Fleury (Meuse) (55)
    • François Séraphin † 17/09/1914 Haut-Jacques (88)
  • Moisand
    • Aimé Pierre † 16/04/1917 Neuville (Aisne) (02)
    • Émile Joseph † 22/08/1914 Ham (Belgique)
    • Paul Joseph † 25/08/1914 Étival (88)
    • Alfred Augustin † 04/10/1914 Toul (54)
  • Moutin
    • Auguste Némorin † 31/07/1918 Mont-sans-Nom (55)
    • Cyrille Jules † 07/03/1918 Grenoble (Isère) (38)
    • Emanuel Regis † 01/11/1914 Tête-du-Violu (88)
    • Pierre Alphonse † 27/04/1915 (68)
  • Petit
    • Antonin Auguste † 12/06/1916 Verdun (55)

Aimé, Émile et Paul Moisand étaient frères. Seul le quatrième et plus jeune des frères, Justin, mobilisé en 1914, survécut à la Grande Guerre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Clavel (1773 - 1843), général de la Grande Armée en 1813, commandeur de la Légion d'honneur en 1834.
  • Jean Pierre Augustin Petit (1882 - 1967), officier au 2e régiment de tirailleurs algériens (2e RTA) en 1914-18 (7 citations et 5 blessures), puis chef de bataillon au 31e régiment d'infanterie en 1928. Chevalier de la Légion d'honneur en 1916, commandeur de la Légion d'Honneur en 1960. Croix de guerre 1914-1918 avec 1 palme, 1 étoile de vermeil, 3 étoiles d'argent et 1 étoile de bronze. Une de ses citations en octobre 1918 le décrit comme un « commandant de compagnie d'une bravoure et d'un sang froid exceptionnels »[6].
  • Étienne Grappe : né le 14 avril 1877 à Oris-en-Rattier. Mobilisé en 1914 comme caporal au 105e régiment d'infanterie territorial il est nommé sous-lieutenant en octobre 1916 au 103e régiment d'infanterie. Il est cité à l'ordre de la division en 1917. Ses Carnets de guerre 1914-1919 ont été publiés aux éditions L'Harmattan.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danièle Vuarchex, Roizonne, histoire illustrée de la vallée du mandatement de Rattier éd. auteur 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]