Chabottes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chabottes
La chapelle de la Plaine.
La chapelle de la Plaine.
Blason de Chabottes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Christiane Mioletti
2014-2020
Code postal 05260
Code commune 05029
Démographie
Gentilé Chabottins
Population
municipale
818 hab. (2014)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 38″ nord, 6° 10′ 18″ est
Altitude Min. 1 028 m – Max. 1 347 m
Superficie 9,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte administrative des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Chabottes

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Chabottes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chabottes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chabottes

Chabottes est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Chabottins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Chabottes est située dans la haute vallée du Drac, au cœur du Champsaur, au sud-ouest du massif des Écrins. Abritée au nord par le massif du Vieux Chaillol, elle jouit d’un climat intermédiaire entre le climat méditerranéen de montagne des Alpes du Sud et celui plus froid et humide des Alpes du Nord. La commune est traversée d'est en ouest par le Drac, qui sépare le coteau de la rive droite, où se situe le chef-lieu, et la large plaine agricole de la rive gauche, traversée par la route départementale 944, principal accès au haut Champsaur (Pont-du-Fossé, Champoléon, Orcières). Il est à noter qu'en aval de Chabottes, jusqu'à Grenoble, plus aucune commune ne s'étend de part et d'autre du Drac.

La commune de Chabottes est incluse dans la zone périphérique du parc national des Écrins.

Chabottes est situé à 18 kilomètres au nord de Gap, préfecture des Hautes-Alpes, et à 9 kilomètres à l'est du chef-lieu de canton Saint-Bonnet-en-Champsaur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le principal axe de communication de la commune est la route départementale 944 reliant Gap à Orcières. Cet axe important se situe sur la rive gauche du Drac et passe par les hameaux de Basse-Paine et Haute-Plaine. Le chef-lieu, situé sur les pentes de la rive droite, est relié à cette route par la section terminale de la départementale 945 en provenance de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Il est aussi traversé par la départementale 43 qui le relie à Saint-Michel-de-Chaillol au nord et à Chabottones et Pont-du-Fossé à l'est.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chabottes est la francisation directe du nom occitan vivaro-alpin chabota, qui désigne une cabane en pierres sèches recouverte de chaume.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chabottes est situé sur un ancien chemin préhistorique[réf. nécessaire].

Chabottes fut très tôt évangélisé par les moines de l'abbaye de la Novalaise. Au Xe siècle, ce sont ceux de Cluny qui prirent le relais, laissant néanmoins la fondation de la paroisse à l'abbaye auvergnate de Saint-Chaffre.

La seigneurie de Chabottes dépendait au Moyen Âge à la fois du Dauphin et du seigneur de Montorcier. En 1339, le dauphin Humbert II donna à son écuyer Étienne de Roux les moulins de Chabottes, une infrastructure au revenu important pour l'époque. Ce dernier les unit à un fief créé pour lui sous le nom de Prégentil, dont le manoir se trouve sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas.

Durant son histoire, la commune de Chabottes fut souvent secouée par les conflits, d'abord en 1369 avec son pillage par une troupe de « routiers » provençaux, puis durant les guerres de religion et enfin en 1692 avec les armées du duc de Savoie, qui mirent à sac toute la région.

Comme nombre de communes haut-alpines, Chabottes a été le refuge de huguenots fuyant la répression instiguée par Louis XIV.

En 1789, la population de cette commune était de 550 âmes réparties sur 996 hectares de terres, puis monta à 714 habitants à la fin du XIXe siècle. La population locale déclina lentement par la suite, à cause de l'exode rural puis de la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1979 mars 2008 Jean-Yves Dusserre UMP Conseiller général (1992-2014)
Président du Conseil Général (2008-2014)
Sénateur (octobre-décembre 2014)
mars 2008 en cours
(au 14 mars 2015)
Christiane Mioletti[1] UMP-LR Retraitée

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 818 habitants, en augmentation de 8,63 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542 529 623 617 707 705 714 771 741
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733 733 732 750 714 684 727 670 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626 590 587 596 573 551 534 489 431
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
469 430 461 453 518 610 709 757 818
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Les élèves de Chabottes commencent leur scolarité à l'école primaire du village, qui regroupe 119 enfants[6].

Santé[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune de Chabottes compte plusieurs infrastructures sportives dont un stade, un mur d'escalade et un terrain de moto-cross.

Économie[modifier | modifier le code]

Chabottes

Son activité s’équilibre entre l’agriculture, le tourisme, le commerce et l'artisanat.

Cette commune de 996 hectares, située à une altitude comprise entre 1050 et 1 350 mètres se divise en deux parties bien distinctes : la plaine, agricole, secteur de cultures bocagères, et le coteau, de moyenne montagne, où se trouvent les alpages. Elle fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée, ainsi que des Pommes des Alpes de Haute-Durance[7].

Depuis 1962, on peut constater une remontée de la population, due en grande partie à l’essor du tourisme hivernal, lié au développement des stations de sports d'hiver du haut Champsaur (Saint-Léger-les-Mélèzes, Chaillol, Orcières 1850, ...), mais aussi au tourisme estival (le « plan d’eau du Champsaur » sur la commune voisine de Saint-Julien-en-Champsaur, les nombreux itinéraires de randonnée pédestre ou en VTT, les sites d'escalade).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale de la nativité, située au lieu-dit « Les Estèves », construite entre 1853 et 1855. Elle est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques, depuis le [8].
  • L'église paroissiale de l'Assomption, construite entre 1864 et 1884, est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques, depuis le [9].
  • Le calvaire monumental, de 1934, dominant le village.
  • L'« aqueduc des gorges », au-dessus de Pont-de-Frappe, récemment rénové.
  • Croix de chemin dite Croix de la Passion, au lieu-dit « le Villard », du XIXe siècle[10]
  • Ferme dite Maison Davin, au lieu-dit « Les Thomés », du XVIIe siècle [11]
  • ensemble de quatre chapelles funéraires, au lieu-dit « La Plaine », du XIXe siècle[12]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Ranguis, Histoire du Mandement de Montorcier, 1905, réimpression Vollaire, Gap 1978, pages 101 à 111 et 224 à 231.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]