Entraigues (Isère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Entraigues
Entraigues (Isère)
Village aperçu depuis le sentier du Col d'Hurtières.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Martine Simonnet
2020-2026
Code postal 38740
Code commune 38154
Démographie
Gentilé Entraiguots
Population
municipale
226 hab. (2018 en diminution de 4,64 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 09″ nord, 5° 56′ 55″ est
Altitude 800 m
Min. 744 m
Max. 2 574 m
Superficie 21,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Entraigues
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Entraigues
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Entraigues
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Entraigues

Entraigues est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Entraigues est situé entre deux torrents, la Malsane et la Bonne, d'où son nom qui à l'origine signifiait en latin "entre les eaux" (Interaquis, attesté dès le XIIIe siècle)[1].

Le village est limitrophe du parc national des Écrins.

Hameau de Gragnolet.

Le village se compose d'une partie centrale et de trois hameaux :

  • le Villard ;
  • Gragnolet ;
  • le Pont Battant ;

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Entraigues est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (92,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (24,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,5 %), prairies (2,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Entraigues est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte ou d'un château « château d'Entraigues » : « Domus de Interaquis »[9] et « Castrum de Interaquis » décrit comme : in quoddam molario pulcro[10],[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Nicole Bertini    
mars 2008 2018 Mauricette Bertini    
2018 En cours Martine Simonnet   - Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 226 habitants[Note 2], en diminution de 4,64 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
549521537484557643635647613
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
557553581691615610567504536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525503472364318291280263263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
249244203197207229245236234
2018 - - - - - - - -
226--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À défaut de monuments importants, le village d'Entraigues est surplombé par le canal du Beaumont construit au XIXe siècle pour transporter de l'eau d'une vallée à une autre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thierry Bourguignon, coureur cycliste dont une partie de la famille est originaire d'Entraigues.
  • Paul Fabre (1894-1977) : instituteur, combattant durant 1914-1918 comme ses frères (l'un d'eux est sur le monument aux morts), Résistant, humaniste et écrivain. Paul Fabre a créé une école à Abéché en 1923 au moment où le Tchad est une colonie française. De cette expérience, il tire deux romans autobiographiques : "La Randonnée" puis "Les heures d'Abéché", prix de littérature coloniale en 1936. Son troisième roman "Jean berger d'Entraigues" est publié après-guerre (première version censurée par Vichy). Avec son épouse Henriette, natif aussi d'Entraigues et son fils Henri, alors étudiant en médecine, Paul Fabre soigne et abrite des résistants cachés dans leur logement de l'école Perrouzat à La Mure. Leur fille Paulette doit céder son lit aux blessés. À la Libération, l'instituteur est nommé dans le Conseil municipal mais le quitte l'année suivante en même temps que le PCF. Le couple Fabre se retire finalement à Entraigues, voués désormais à la nature (botanique, mycologie) et à la correspondance avec l'Afrique. Henriette Fabre décède centenaire en 1994.
  • Dr Henri Fabre (1920-2012) : ce médecin repose dans le cimetière d'Entraigues aux côtés de ses parents. Résistant dans sa jeunesse, l'étudiant en médecine soigne les maquisards de l'Oisans envoyés ensuite en convalescence chez ses parents à La Mure. Le Dr Fabre est surtout connu pour l'instauration de la contraception, il sera à l'origine du premier centre de planning familial en France, en 1961 à Grenoble, non sans mal face aux élus locaux et au clergé. Son livre "La Maternité consciente" (Denoël, 1960) retranscrit son combat. Son second livre entend dénoncer les collusions de "L'église catholique face au fascisme et au nazisme" (EPO, 1994).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Bettega, Les Noms de lieux de la Matheysine et de Valbonnais, Pont-de-Claix, Victor Bettega, , 339 p. (ISBN 978-2-9511274-5-6), p. 191.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Archives départementales de l'Isère B 3120, f° 143
  10. Archives départementales de l'Isère B 4443, f° 87 v°
  11. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison : L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Editions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-7084-0770-1).
  • Keith P. Luria, "Entraigues and its Saints : a Case Study", dans Territories of Grace: Cultural Change in the Seventeenth-century Diocese of Grenoble, University of California Press, 1991 (ISBN 978-0520068100).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :