Entraigues (Isère)

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Entraigues
Gragnolet
Gragnolet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Mauricette Bertini
2014-2020
Code postal 38740
Code commune 38154
Démographie
Population
municipale
236 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 09″ nord, 5° 56′ 55″ est
Altitude 800 m (min. : 744 m) (max. : 2 574 m)
Superficie 21,66 km2
Localisation

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Entraigues

Entraigues est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Entraigues est situé entre deux torrents, la Malsane et la Bonne, d'où son nom qui à l'origine signifiait en latin "entre les eaux" (Interaquis, attesté dès le XIIIe siècle)[1].

Le village est limitrophe du parc national des Écrins.

Le village se compose d'une partie centrale et de trois hameaux :

  • le Villard ;
  • Gragnolet ;
  • le Pont Battant ;

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Entraigues est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale l'existence d'une maison forte ou d'un château « château d'Entraigues » : « Domus de Interaquis »[2] et « Castrum de Interaquis » décrit comme : in quoddam molario pulcro[3],[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Nicole Bertini    
mars 2008 en cours Mauricette Bertini   Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 236 habitants, en diminution de -2,88 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
549 521 537 484 557 643 635 647 613
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
557 553 581 691 615 610 567 504 536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525 503 472 364 318 291 280 263 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
249 244 203 197 207 229 245 236 236
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À défaut de monuments importants le village d'Entraigues et surplombé par le canal du Beaumont construit au XIXe siècle pour transporter de l'eau d'une vallée à une autre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thierry Bourguignon, coureur cycliste dont une partie de la famille est originaire d'Entraigues.
  • Paul Fabre (1894-1977) : instituteur, combattant durant 1914-1918 comme ses frères (l'un d'eux est sur le monument aux morts), Résistant, humaniste et écrivain. Paul Fabre a créé une école à Abéché en 1923 au moment où le Tchad est une colonie française. De cette expérience, il tire deux romans autobiographiques : "La Randonnée" puis "Les heures d'Abéché", prix de littérature coloniale en 1936. Son troisième roman "Jean berger d'Entraigues" est publié après-guerre (première version censurée par Vichy). Avec son épouse Henriette, natif aussi d'Entraigues et son fils Henri, alors étudiant en médecine, Paul Fabre soigne et abrite des résistants cachés dans leur logement de l'école Perrouzat à La Mure. Leur fille Paulette doit céder son lit aux blessés. À la Libération, l'instituteur est nommé dans le Conseil municipal mais le quitte l'année suivante en même temps que le PCF. Le couple Fabre se retire finalement à Entraigues, voués désormais à la nature (botanique, mycologie) et à la correspondance avec l'Afrique. Henriette Fabre décède centenaire en 1994.
  • Dr Henri Fabre (1920-2012) : ce médecin repose dans le cimetière d'Entraigues aux côtés de ses parents. Résistant dans sa jeunesse, l'étudiant en médecine soigne les maquisards de l'Oisans envoyés ensuite en convalescence chez ses parents à La Mure. Le Dr Fabre est surtout connu pour l'instauration de la contraception, il sera à l'origine du premier centre de planning familial en France, en 1961 à Grenoble, non sans mal face aux élus locaux et au clergé. Son livre "La Maternité consciente" (Denoël, 1960) retranscrit son combat. Son second livre entend dénoncer les collusions de "L'église catholique face au fascisme et au nazisme" (EPO, 1994).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victor Bettega, Les Noms de lieux de la Matheysine et de Valbonnais, Pont-de-Claix, Victor Bettega, , 339 p. (ISBN 9782951127456), p. 191
  2. Archives départementales de l'Isère B 3120, f° 143
  3. Archives départementales de l'Isère B 4443, f° 87 v°
  4. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, (ISBN 9782708407701).
  • Keith P. Luria, "Entraigues and its Saints : a Case Study", dans Territories of Grace: Cultural Change in the Seventeenth-century Diocese of Grenoble, University of California Press, 1991 (ISBN 978-0520068100).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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