Livet-et-Gavet

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Livet-et-Gavet
Lac du Poursollet
Lac du Poursollet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Le Bourg-d'Oisans
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
M. Gilbert Dupont
2008-2014
Code postal 38220
Code commune 38212
Démographie
Gentilé Livetons
Population
municipale
1 216 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 31″ N 5° 54′ 11″ E / 45.0919444444, 5.90305555556 ()45° 05′ 31″ Nord 5° 54′ 11″ Est / 45.0919444444, 5.90305555556 ()  
Altitude Min. 366 m – Max. 2 763 m
Superficie 46,5 km2
Localisation

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Liens
Site web http://livetetgavet.com

Livet-et-Gavet est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Rioupéruchons (Rioupéruchonnes) ou Livetons (Livetones) ou Gavetons (Gavetones)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Livet-et-Gavet est situé en Oisans sur la Romanche à mi-distance entre Grenoble et les stations de sports d'hiver de L'Alpe d'Huez et des Deux Alpes (25 km). La commune est également à mi-distance entre Vizille et Bourg-d'Oisans (environ 15 km).

La commune est située entre le massif de Belledonne et le massif du Taillefer, et est desservie par la Route Départementale 1091 (Ex RN91).

Le Lac du Poursollet et son village situé à 1 649 m d'altitude, fait partie de Livet-et-Gavet et offre de nombreux départ de randonnées dans un environnement naturel sensible et préservé.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La topographie du site a conduit à la formation de plusieurs hameaux :

  • Les Clavaux,
  • La Salinière,
  • Les Clots,
  • Les Ponants,
  • Les Roberts,
  • Le Poursollet.

Les trois villages principaux qui composent la commune de Livet-et-Gavet sont :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Séchilienne, Chamrousse, Revel, Allemond, Le Bourg-d'Oisans, Oulles, Ornon, La Morte, Saint-Barthélemy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le train des VFD circulant sur la RN 91 à l'entrée de Gavet, dans les années 1910
La prise d'eau de la Romanche, au début du XXe siècle, qui fournissait l'énergie de l'usine des Clavaux de la Compagnie universelle d'acétylène.
Article détaillé : Ligne de Jarrie à Bourg-d'Oisans.

La commune a été créée entre 1790 et 1794, par la fusion de Livet et Gavet. En 1909, le chef-lieu de la commune fut transféré de Livet à Rioupéroux[2]

Véritable cité industrielle durant le XXe siècle. Très riche passé industriel avec des papeteries, vaste production hydroélectrique et industrie de métallurgie et sidérurgie. Elle était alors desservie par la Ligne de Jarrie à Bourg-d'Oisans, une ligne de chemin de fer secondaire exploitée par les Voies ferrées du Dauphiné (VFD) de 1894 à 1946.

La Résistance a été très forte et meurtrière dans l'Oisans et particulièrement dans la vallée de la Romanche, cette vallée est un accès principal et stratégique pour se rendre en Italie. Le Maquis de l'Oisans a lutté sans relâche au cœur de ces montagnes, les Usines de Livet-et-Gavet produisaient des obus qui alimentaient les batailles. Un monument sur le pont de l'Infernet à Livet rend hommage à ces hommes et femmes morts pour leur pays.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 2001 M. Abel Maurice ... ...
2001 2008 Claude Ravier ... ...
2008 en cours Gilbert Dupont ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 216 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
560 781 1 069 1 150 1 214 1 377 1 327 1 300 1 215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 008 939 924 988 1 001 1 187 1 252 1 301 1 413
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 761 2 070 2 343 2 009 2 412 2 702 2 652 2 657 3 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 735 2 322 2 123 1 853 1 447 1 365 1 354 1 347 1 226
2011 - - - - - - - -
1 216 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Livet-et-Gavet est une commune du département de l'Isère habitée depuis les temps antiques. La commune était un passage presque obligé des Romains pour se rendre en Italie. Puis, au XXe siècle, s'est développé tout au fil de la Romanche une multitude de centrales hydroélectriques créant non seulement des milliers d'emplois mais aussi toute une cité industrielle avec logements, chemins de fer, cinéma, écoles, parcs…

À la fin de l'ère industrielle, les usines ont fermé une à une, laissant ainsi des vestiges aux abords de la Romanche. Le chemin de fer a disparu, et la route a été élargie, mais la population a subi un lent déclin.

Depuis les années 1980, la commune tente de se refaire une santé grâce à l'aide de l'État, de la Région et du département de l'Isère. Un musée a été créé pour ne pas oublier l'histoire de la Vallée de la Romanche. Les déviations de Gavet et Livet permettent d'éviter les centres-villes et de leur redonner un peu de bon air.

Des usines, comme Pechiney à Gavet, devenue FerroPEM, ont su se diversifier et se moderniser pour concurrencer l'industrie de la métallurgie. L'hydro-électricité se développe grâce avec la réalisation du projet EDF de Romanche-Gavet, les logements se reconstruisent. La commune fait de gros efforts de nettoyage et de fleurissement.

À ce jour, un vaste chantier dirigé et financé par la société Française EDF a été lancé. Après une dizaine d'années de préparation, ce projet considérable de l'ordre de 250 millions d'Euros aura pour but de remplacer totalement les usines actuelles de production hydro-électriques de la Vallée de la Romanche, permettant à la fois d'augmenter la production d’Électricité renouvelable en Isère, mais en plus de redessiner le paysage de la vallée de la Romanche. Une centrale moderne souterraine de 92 MW va être construite à Gavet, reliée par un tunnel de 9,3 km au barrage-prise d'eau qui sera implanté à l'amont de Livet. Ce chantier est actuellement le plus important de France en terme d’hydro-électricité. Un aperçu du chantier et visible depuis la RD1091 (Route des alpes), au pont de l'Infernet.

À terme, les anciennes centrales électriques, non valorisables, au bout de plus de cent ans de fonctionnement seront détruites, et le lit de la rivière sera réaménagé de façon à développer l’activité touristique sur la commune de Livet-et-Gavet : chemins, plan d'eau, pont, décoration paysagiste etc. Une réflexion est en cours afin de valoriser le patrimoine de la Vallée, afin que ces vestiges soit une véritable atout à l'avenir, Une association, "Patrimoine d'avenir", a été créée pour cela, et toutes les idées sont les bienvenues.

Aujourd'hui Livet-et-Gavet est en pleine transition économique et a vocation à devenir une charmante vallée alpine, moderne, alliant production hydro-électrique, biodiversité naturelle, et tourisme vert, (randonnées, péche, vélo, escalade, parapentes…). Tel sont les enjeux animés, par le conseil général de l'Isère, la commune, le territoire de l’Oisans, ou encore la société EDF.

Monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La façade de l'église Saint-Antoine.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La centrale hydroélectrique des Vernes.
  • Centrale des Vernes à Livet, centrale hydroélectrique encore en activité alliant performance et esthétique, seule centrale hydroélectrique en France classée au titre des monuments historiques (depuis 1994).
  • À visiter : musée de la Romanche à Rioupéroux.
  • Curiosité : Tête de Louis XVI à Rioupéroux, imposant rocher en forme de tête au bord de la RD1091.
  • Maison sur pilotis de Charles Albert Keller, également lieu de tournage du film "Les Rivières Pourpres". Les architectes ayant conçu cette maison sont Jean benoit et Jean Bonnat.
  • Centrale EDF de Bâton (limitrophe avec la commune d'Allemond): Usine hydroélectrique construite dans la roche au début du XXe siècle.
  • Mémorial du Maquis de L'Oisans, à Livet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Charles Albert Keller : fondateur d'un véritable empire industriel dans la vallée de la Romanche, il a su utiliser la force de l'eau de la Romanche pour alimenter les nombreuses centrales hydroélectriques de la vallée mais aussi alimenter pour la première fois en transport d'électricité la Ville de Grenoble

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La Maison de Charles Albert Keller.

La commune a été l'un des lieux de tournage principaux du film Les Rivières pourpres, notamment la maison de Charles Albert Keller à l'architecture singulière : une partie de la maison, haute de 4 étages et dotée d'un toit à pans coupés typique du début du XXe siècle, est construite en pierre (l'inscription "Établissements Keller et Leleux" y figure encore), alors que la seconde, en béton armé, est construire sur de grands pilotis en position dominante au-dessus de la Romanche : là se trouvait le bureau de Charles-Albert Keller, depuis lequel il pouvait observer l'ensemble de ses ateliers et usines situés de part et d'autre de la rivière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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