Col du Galibier

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Col du Galibier
Image illustrative de l’article Col du Galibier
Le col du Galibier en arrivant par le nord
Altitude 2 642[1] m
Massif Arves / Cerces (Alpes)
Coordonnées 45° 03′ 51″ nord, 6° 24′ 31″ est[1]
PaysDrapeau de la France France
ValléeVallée de la Guisane
(sud)
Vallée de la Valloirette
(nord)
Ascension depuisCol du Lautaret Valloire
Déclivité moy.7,4 % 6,8 %
Déclivité max.12,1 % 11,8 %
Kilométrage8,5 km 18,1 km
AccèsD902 D902
Fermeture hivernale mi-octobre à fin mai

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Col du Galibier

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Col du Galibier

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col du Galibier

Le col du Galibier est un col routier des Alpes françaises situé à 2 642 m d'altitude entre les départements de la Savoie au nord et des Hautes-Alpes au sud. Il relie ainsi Saint-Michel-de-Maurienne via le col du Télégraphe, à Briançon et La Grave via le col du Lautaret. Ce col est fermé à la circulation l'hiver et la route ouvre pour la période estivale habituellement vers la fin mai ou au début du mois de juin, après son déneigement[2],[3],[4].

Situé entre le massif des Arves et le massif des Cerces, en particulier le chaînon du Galibier, il est le cinquième plus haut col routier des Alpes françaises, après le col de l'Iseran (2 770 mètres), le col Agnel (2 744 mètres), le col de la Bonette (2 715 mètres) et le col de Restefond (2 680 mètres).

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.

Les crêtes rocheuses du Grand Galibier, du roc Termier et de la Tête de Colombe[5] sont constituées de calcaires dolomitiques et de quartzites triasiques (200-250 Ma)[6] appartenant à une nappe de charriage, dite briançonnaise. Au-dessous de cette nappe viennent des terrains plus tendres et plus ravinés (domaine sub-briançonnais à pentes plus douces), faits de calcschistes gris plus tendres[7] et de marnes crétacées (70 Ma), terrains auxquels appartiennent le col du Galibier. Il y a donc superposition anormale puisque du Trias, terrain ancien, repose sur du Crétacé et du Tertiaire, plus récents. Une autre compression fait chevaucher ce compartiment sub-briançonnais (écailles formant elles-mêmes une nappe de charriage) sur le compartiment dauphinois formé de flysch. Cette structure en empilement de nappes (déplacées de l'ordre de 20 à 30 km, soit une vitesse moyenne d'un cm par an), contemporaine du plissement alpin (30 Ma), a été facilité par la présence de couches de gypse jouant le rôle de « lubrifiant tectonique » (couche dite « savon » formant une semelle de nappe). Une dernière compression due au soulèvement du massif de La Meije (5 à 10 Ma) accentue et raccourcit cette superposition de nappes à l'origine horizontale, en même temps que se produisent le basculement vers l'est des compartiments et les soulèvements qui portent l'ensemble à son altitude définitive[8].

Le col recèle une curiosité géologique. Des terrains gypseux affleurent au-dessus du tunnel et en contrebas du portail nord du col : un gisement à une centaine de mètres au-dessus et les Gypsières (2 300 m[9]). Ces gypses sont criblés de dépressions décamétriques rappelant les formes karstiques. Certains touristes les confondent même avec des trous d'obus mais il s'agit d'entonnoirs de dissolution (en profondeur se produisent des dissolutions suivies d'effondrements se traduisant, en surface, par ces entonnoirs)[10].

Les changements de tracé[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée sud du tunnel et du chalet du Galibier.

La route du Galibier est construite à partir de 1880, et est achevée par le percement du tunnel sommital en 1891[11].

Cette route a par la suite subi de nombreux travaux, le tracé a été modifié à plusieurs reprises, avec pour résultat des appréciations différentes de la difficulté de ce col selon l'époque.

Avant 1976, le tunnel était le seul point de passage au sommet, à une altitude de 2 556 m. À cause de sa vétusté, le tunnel a été fermé en 1976. Un nouveau tracé a alors été construit, franchissant le col topographique et ajoutant sur chaque versant 1 km de route nouvelle à près de 10 % de pente en moyenne. Depuis 2002, le tunnel, rénové, est rouvert au trafic automobile (l'ouvrage a une longueur de 370 mètres pour une largeur de 4 mètres qui autorise seulement une circulation alternée par feux tricolores), mais toujours interdit aux vélos, qui doivent franchir le vrai col et ne peuvent pas escamoter le dernier kilomètre, le plus dur de l'ascension.

Dauphiné - En montant au Galibier - Vue sur le Lautaret et le Massif de la Meije - E.R., carte postale ancienne de la route du Galibier, vers 1900.

Le tracé de la route sur le versant sud était totalement différent avant l'inauguration en 1938[12],[13] d'un nouveau tracé débouchant au col du Lautaret et l'abandon progressif de l'ancienne route. Celle-ci, située à l'est de la route actuelle, débouchait sur la D1091 en contrebas du col du Lautaret et présentait une pente moyenne nettement plus forte que l'actuel tracé (les six derniers kilomètres à presque 10 %), avec un itinéraire plus court mais un dénivelé plus important[13]. L'ancien et le nouveau tracé se rejoignent au niveau du monument Henri Desgrange et ne se croisent qu'une seule fois, en un point situé légèrement en contrebas de ce monument.

Sur son versant nord, la rampe de Bonnenuit, entre Valloire et Plan Lachat, qui présentait une déclivité de 14 %[14], a été adoucie par la création d'une longue boucle passant le long du torrent, atténuant ainsi considérablement la difficulté du tronçon précédant Plan Lachat.

Ouverture à la circulation[modifier | modifier le code]

La route franchissant ce col de haute montagne est fermée à la circulation en hiver. Le déneigement intervient à la fin du printemps.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Le col est accessible en été depuis ses deux versants nord et sud. Le tunnel proche du sommet est interdit aux cyclistes.

Versant nord[modifier | modifier le code]

Profil du versant nord depuis Saint-Michel-de-Maurienne.
Article connexe : Col du Télégraphe.

Sur son versant nord, depuis le carrefour à proximité de l'église au centre de Valloire (1 403 m), l'ascension fait 18,1 km à 6,8 % de moyenne. Cependant, si l'on considère le pied à Saint-Michel-de-Maurienne (715 m) avec l'ascension préalable du col du Télégraphe et son profil de 12,1 km à 7 %, on compte 35,1 km[15] à 5,5 %, une moyenne tronquée par la descente de ce dernier col avant d'arriver à Valloire, la moyenne réelle des pentes s'élevant à 6,9 %.

La sortie de la station de Valloire présente une pente supérieure à 8 % mais, à la sortie du hameau des Verneys, 2 km plus loin, on profite d'un bon replat[16] de 2,05 km à 2,4 % jusqu'au lieu-dit « Pratier » (1 594 m)[17], de quoi remettre du braquet. Mais la pente repart avec notamment des pourcentages à environ 7 % dans le lacet des Etroits qui précède le hameau de Bonnenuit. De ce dernier hameau (1 695 m)[17] jusqu'au parking du Crey Barétaz (1 960 m), on a 3,8 km à environ 7 % sur une route plutôt rectiligne qui suit le ruisseau de la Valloirette[18]. De ce parking jusqu'au petit pont de « Plan Lachat » (1 986 m)[18], la route offre 550 m de répit avec des pentes de près de 4,5 %[16], ultime replat avant la dernière partie qui s’annonce beaucoup plus dure. En effet, après le passage d'un petit pont, la route grimpe beaucoup plus nettement et il reste 7,85 km à 8,35 % de moyenne à effectuer alors que l’on dépasse peu après les 2 000 m d’altitude qui peuvent s'avérer être difficiles pour ceux qui ne sont pas habitués à la montagne. À partir de là, on entre dans un décor de verdure et de rochers sans aucun bâti sauf au niveau des granges du Galibier à près de 4,5 km du sommet.

Lacets de la route à proximité du col du Galibier, côté Savoie.

Un kilomètre après le Plan Lachat, un panneau rond indique 9 % pour le kilomètre suivant. Les cyclistes enchaînent les lacets. Certains passages paraissent proches de 10 %, notamment dans le kilomètre qui précède les granges du Galibier ou sur certains lacets des ultimes kilomètres. La route offre peu de répit si ce n'est un court replat juste après les granges du Galibier, à près de 4 km du sommet. Alors qu’il reste 3 km à grimper, on aperçoit le sommet du col du Galibier dans les rochers. En été, il arrive qu’il y ait encore quelques congères de neige sur les côtés de la route. À 1 km de l’arrivée, la route se sépare à une intersection devant une auberge, à environ 2 540 m d'altitude. Les cyclistes et motards prennent la route à gauche, avec un dernier kilomètre plutôt impressionnant à près de 9,5 % de moyenne[15],[16], tandis que les automobilistes peuvent emprunter tout droit le tunnel du Galibier (2 556 m) pour passer sur l'autre versant. Le col culmine à 2 642 m d’altitude.

Versants sud-est et sud-ouest[modifier | modifier le code]

Article connexe : Col du Lautaret.

L'accès par le sud comprend deux routes qui viennent l'une de Briançon, l'autre de Bourg-d'Oisans et se rejoignent au col du Lautaret (2 057 m), un col assez roulant mais long. De ce dernier col, il reste 8,65 km à 6,75 %. Après quelques hectomètres faciles au départ, on trouve des pentes régulières à 6-7 % durant une grande partie de l'ascension[19], avec tout au plus quelques portions à 8 %. Cependant, les coureurs peuvent profiter d'un replat au niveau de la stèle dédiée à Henri Desgrange[19] et ce jusqu'au tunnel du Galibier. Pour terminer, à partir de l'embranchement du tunnel, il reste un peu plus de 900 m à près de 9,5 % de moyenne comprenant un passage à 11 %, le plus difficile pour le final.

Par le versant sud-est, depuis Briançon, l'ascension totalise 36,35 km à 3,95 % depuis le croisement (1 204 m)[20] entre les routes D2 et N94 à Briançon. Ceci peut être légèrement raccourci pour ceux provenant du col de Montgenèvre ou de la vallée de la Clarée avec 34,75 km depuis le rond-point (1 262 m)[21] entre les routes N94 et D1091, au-dessus de la ville.

Il est également possible d'effectuer l'ascension par le versant sud-ouest, depuis le barrage du Clapier, non loin de Bourg-d'Oisans. L'ascension est alors de 42,7 km à 4,4 % de moyenne[15].

Passages du Tour de France[modifier | modifier le code]

Panneau indicateur de l'altitude au col avec les « trophées » de certains cyclistes amateurs.

Indiqué à 2 645 m par la voirie, mais avec une altitude réelle de 2 642 m[1], le col est fréquemment le point le plus élevé du Tour de France, bien que dépassé en absolu par le col de la Bonette (2 802 m au sommet de la route faisant le tour de la cime de la Bonette), le col de l'Iseran (2 764 m) et le col Agnel (2 744 m).

Le col du Galibier a été franchi au total à 60 reprises par le Tour de France, dont 34 depuis 1947, ce qui en fait le col alpestre le plus souvent emprunté par l'épreuve, loin cependant derrière les plus grands cols pyrénéens, Tourmalet en tête avec 77 passages en 2011. Il est escaladé pour la première fois le 10 juillet 1911, Émile Georget étant le seul à le franchir sans mettre pied à terre dans les neiges en lançant aux témoins « Ça vous en bouche un coin » tout en qualifiant de « bandits » les organisateurs qui ont osé faire passer les coureurs par ce col[22]. Il est classé hors catégorie depuis 1979. Son passage en 1996 a été neutralisé en raison de la neige[23]. En 2011, pour le centenaire du passage au sommet, les coureurs font l'ascension du col à deux reprises, par deux versants différents. La 18e étape offre même l'arrivée la plus haute de l'histoire de l'épreuve[24]. Elle dépasse celle réalisée lors de la 17e étape de l'édition 1986 au col du Granon (2 413 m), également situé dans la vallée de la Guisane.

Le col est au programme du Tour de France 2017, par le versant savoyard.

Voici les coureurs qui ont franchi le col en tête[25],[23] :

Année Coureur Pays Cat.
1911 Émile Georget Drapeau de la France France -
1912 Eugène Christophe Drapeau de la France France -
1913 Marcel Buysse Drapeau de la Belgique Belgique -
1914 Henri Pélissier Drapeau de la France France -
1919 Honoré Barthélémy Drapeau de la France France -
1920 Firmin Lambot Drapeau de la Belgique Belgique -
1921 Honoré Barthélémy Drapeau de la France France -
1922 Émile Masson Drapeau de la Belgique Belgique -
1923 Henri Pélissier Drapeau de la France France -
1924 Bartolomeo Aimo Drapeau de l'Italie Italie -
1925 Lucien Buysse Drapeau de la Belgique Belgique -
1926 Omer Huyse Drapeau de la Belgique Belgique -
1927 Antonin Magne Drapeau de la France France -
1928 Auguste Verdyck Drapeau de la Belgique Belgique -
1929 Gaston Rebry Drapeau de la Belgique Belgique -
1930 Pierre Magne et
Benoît Faure
Drapeau de la France France -
1931 Jef Demuysere Drapeau de la Belgique Belgique -
1932 Francesco Camusso Drapeau de l'Italie Italie -
1933 Vicente Trueba Drapeau de l'Espagne Espagne -
1934 Federico Ezquerra Drapeau de l'Espagne Espagne -
1935 Gabriel Ruozzi Drapeau de la France France -
1936 Federico Ezquerra Drapeau de l'Espagne Espagne -
1937 Gino Bartali Drapeau de l'Italie Italie -
1938 Mario Vicini Drapeau de l'Italie Italie -
1939 Dante Gianello Drapeau de la France France -
Année Coureur Pays Cat.
1947 Fermo Camellini Drapeau de l'Italie Italie 1re
1948 Lucien Teisseire Drapeau de la France France 2e
1952 Fausto Coppi Drapeau de l'Italie Italie 1re
1954 Federico Bahamontes Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1955 Charly Gaul Drapeau du Luxembourg Luxembourg 1re
1957 Marcel Janssens Drapeau de la Belgique Belgique 1re
1959 Charly Gaul Drapeau du Luxembourg Luxembourg 2e
1964 Federico Bahamontes Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1966 Julio Jiménez Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1967 Julio Jiménez Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1969 Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Belgique 1re
1972 Joop Zoetemelk Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 1re
1973 Luis Ocaña Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1974 Vicente López Carril Drapeau de l'Espagne Espagne 1re
1979 Lucien Van Impe Drapeau de la Belgique Belgique HC
1980 Johan De Muynck Drapeau de la Belgique Belgique HC
1984 Francisco Rodríguez Drapeau de la Colombie Colombie HC
1986 Luis Herrera Drapeau de la Colombie Colombie HC
1987 Pedro Muñoz Drapeau de l'Espagne Espagne HC
1989 Gert-Jan Theunisse Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas HC
1992 Franco Chioccioli Drapeau de l'Italie Italie HC
1993 Tony Rominger Drapeau de la Suisse Suisse HC
1996 Passage neutralisé HC
1998 Marco Pantani Drapeau de l'Italie Italie HC
1999 José Luis Arrieta Drapeau de l'Espagne Espagne HC
Année Coureur Pays Cat.
2000 Pascal Hervé Drapeau de la France France HC
2002 Santiago Botero Drapeau de la Colombie Colombie HC
2003 Stefano Garzelli Drapeau de l'Italie Italie HC
2005 Alexandre Vinokourov Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan HC
2006 Michael Rasmussen Drapeau du Danemark Danemark HC
2007 Mauricio Soler Drapeau de la Colombie Colombie HC
2008 Stefan Schumacher Drapeau de l'Allemagne Allemagne HC
2011 (1) Andy Schleck Drapeau du Luxembourg Luxembourg HC
2011 (2) Andy Schleck Drapeau du Luxembourg Luxembourg HC
2017 Primož Roglič Drapeau de la Slovénie Slovénie HC
Montée au col du Galibier, Tour de France 1936.
Le coureur cycliste Eugène Christophe dans l'ascension du Galibier, Tour de France 1912.
Monument dédié à Henri Desgrange sur le versant sud, à 1 km du sommet

Depuis 1949, sur le versant sud, à la sortie du tunnel, s'élève le monument Henri Desgrange (réalisé par l'architecte Alexandre Audouze-Tabourin[26]), grand champion cycliste de la fin du XIXe siècle et instigateur du Tour de France en 1903[23], qui donne lieu à une récompense pour le coureur passant en tête au col lors de cette course : le souvenir Henri Desgrange. Henri Desgrange écrira dans L'Auto au soir de la première ascension du col au cours du Tour de France ces quelques mots : « Oh ! Sappey ! Oh ! Laffrey ! Oh ! Col Bayard ! Oh ! Tourmalet ! je ne faillirai pas à mon devoir en proclamant qu'à côté du Galibier vous êtes de la pâle et vulgaire bibine : devant ce géant, il n'y a plus qu'à tirer son bonnet et à saluer bien bas !... »[27],[28]

Le tracé de la 20e étape du Tour de France 2015 a été modifié, en raison de l'éboulement prévu du tunnel du Chambon. Le Conseil départemental de l'Isère annonce le 19 juin l'impossibilité de faire passer une étape du Tour de France à cet endroit à la date prévue[29] et la préfecture de l'Isère annonce le 25 juin 2015 que la route départementale 1091, reliant Grenoble à Briançon, ne pourrait être rouverte avant la course[30],[31]. Le tracé initialement prévu reprenait quasiment celui de la 19e étape du Tour de France 2011 : départ de Modane, puis passage par le col du Télégraphe, suivi du col du Galibier, gravi cette fois intégralement (l'étape de 2011 passait par le tunnel). Les coureurs seraient ensuite redescendus vers la vallée de l'Oisans après être passés par le col du Lautaret, avant d'atteindre Le Bourg-d'Oisans et de monter vers l'Alpe d'Huez. En conséquence de ce changement de parcours, le souvenir Henri-Desgrange, qui récompense le coureur passé en tête sur le toit du Tour, initialement prévu au sommet du Galibier (2 642 m), a été attribué au col d'Allos (2 250 m), juste avant l’arrivée de la 17e étape à Pra-Loup.

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Stèle Marco Pantani, aux Granges du Galibier

Pour la 96e édition du Giro, une arrivée au sommet du col est prévue le 19 mai 2013 avec une ascension par le versant nord savoyard. Toutefois, l'abondance de neige résiduelle oblige les organisateurs à juger l'arrivée aux Granges, à côté du monument dédié à Marco Pantani, quatre kilomètres avant le col, encore fermé a la circulation, et à restreindre le public en dessous de Plan Lachat[32]. C'est Giovanni Visconti qui remporte l'étape en échappée en résistant à ses poursuivants alors que Vincenzo Nibali, à moins d'une minute derrière, contrôle ses rivaux au classement général.

Panorama au sommet[modifier | modifier le code]

Un peu plus haut que le col se trouve une table d’orientation[33] érigée par le parc national des Écrins en 1988. De là, on peut voir les glaciers de la Barre des Écrins[34] et de la Meije[33] (massif des Écrins) au sud, le mont Blanc aussi, une des Aiguilles d'Arves, le pic de Rochebrune (massif du Queyras) au sud-est plus loin et enfin le Grand Galibier (3 228 m).

Vue panoramique du col vers le nord.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO, , 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 190-195

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:25 000
  2. « Le déneigement du col du Galibier a commencé », sur www.ledauphine.com, (consulté le 8 mars 2017)
  3. « Le déneigement du col du Galibier vu du ciel (article et vidéo) », sur www.ledauphine.com, (consulté le 8 mars 2017)
  4. « INA - Le Galibier est ouvert (1969) », sur www.ina.fr, (consulté le 8 mars 2017)
  5. [PDF] Panorama géologique du massif du Grand Galibier
  6. Ces roches recouvrent un socle paléozoïque composant les massifs cristallins internes.
  7. Ces calcaires jurassiques et schistes crétacés deviennent rouges à la base (versant ouest de Roche Colombe).
  8. Jacques Debelmas, Découverte géologique des Alpes du Nord, BRGM, , p. 33.
  9. Versant Valloire sous le col du Galibier
  10. Jean-Paul Legros, Les grands sols du monde, PPUR presses polytechniques, p. 258.
  11. Écomusée du pays de la Roudoule, La Route des Grandes Alpes, Édition de l’écomusée du pays de la Roudoule, Puget-Rostang (ISSN 1246-1938), p 15
  12. Le Galibier, un centenaire qui impressionne toujours autant, Le Dauphiné libéré, 21 juillet 2011
  13. a et b Dossier sur le col du Galibier.
  14. Philippe Bouvet, Philippe Brunel, « Galibier, le monstre sacré », L’Equipe, cols mythiques du Tour de France, mars 2005, p. 43.
  15. a, b et c Cycling Cols – Col du Galibier
  16. a, b et c Alpes4Ever – Profil de l’ascension du col du Galibier
  17. a et b Géoportail – Bonnenuit
  18. a et b Géoportail – Plan Lachat
  19. a et b Briançonnais – Col du Galibier
  20. Géoportail - Briançon- Le Moulin Faure
  21. Géoportail - Briançon N94/D1091
  22. Serge Laget, Le bêtisier du Tour de France, Editions du Rocher, , p. 87.
  23. a, b et c (fr) Le dico du Tour - Le col du Galibier dans le Tour de France depuis 1947.
  24. Le tour 2011, étape par étape, 18e étape (site de l'organisateur).
  25. (fr) Le col du Galibier.
  26. « Piscine du Rhône, Centre nautique - dossier IA69000630 réalisé en 2001 », sur patrimoine.rhonealpes.fr.
  27. Henri Desgrange, « Acte d'Adoration », L'Auto, .
  28. « Galibier l'éternel », sur letour.fr.
  29. « Tour de France: L'étape menant à l'Alpe d'Huez va être modifiée » (consulté le 22 juin 2015).
  30. « L'étape Modane Valfréjus - L'Alpe d'Huez détournée par la Croix de Fer », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  31. « Etape 20 : Modane - L'Alpe d'Huez... par la Croix de Fer », sur letour.fr, .
  32. 15e étape du Giro : pas de spectateur dans le Galibier, sur Le Dauphiné libéré, consulté le 19 mai 2013
  33. a et b Philippe Baudoin, « L’ascension à vélo du col du Galibier depuis le col du Lautaret », sur sport-passion.fr
  34. Philippe Bouvet, Philippe Brunel, « Galibier, le monstre sacré », L’Equipe, cols mythiques du Tour de France, mars 2005, p. 40.