Réotier

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Réotier
Réotier
La fontaine pétrifiante en hiver.
Blason de Réotier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Guillestrois et du Queyras
Maire
Mandat
Marcel Cannat
2020-2026
Code postal 05600
Code commune 05116
Démographie
Population
municipale
209 hab. (2019 en augmentation de 3,47 % par rapport à 2013)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 53″ nord, 6° 35′ 26″ est
Altitude Min. 871 m
Max. 3 086 m
Superficie 22,33 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Guillestre
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Réotier
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Réotier
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Réotier
Liens
Site web reotier.fr

Réotier est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Réotier est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 2,3  % 51
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 5,9 % 131
Forêts de conifères 41,5 % 925
Pelouses et pâturages naturels 27,1 % 605
Landes et broussailles 0,5 % 12
Forêt et végétation arbustive en mutation 5,2 % 117
Plages, dunes et sable 1,6 % 36
Roches nues 6,2 % 140
Végétation clairsemée 9,5 % 212
Source : Corine Land Cover[6]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mons Reortierus au XIIe siècle dans le cartulaire de l’abbaye de Boscodon ; Castrum Reoterio en 1202, souligne la présence d'un château, Reorterium en 1265, De Rorterio en 1331, Riortier en 1343[7].

Réotier a pour origine la racine pré-latine ras-, dérivée de car- qui désigne « une hauteur, un rocher »[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Réotier Blason
D'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules, au chef de sinople chargé de deux huchets d'or liées de gueules[9].
Détails

Histoire[modifier | modifier le code]

Après l'acquisition de l’Embrunais en 1342, le Dauphin nomma un châtelain à Réotier afin de protéger ses sujets contre les usurpations, supposées ou réelles, de l'archevêque d'Embrun, alors seigneur de Guillestre. Lorsque la puissance des archevêques eut été amoindrie par l’influence croissante en Dauphiné du roi de France, la châtellenie de Réotier n’eut plus de raison d’être.

Les mêmes magistrats étaient généralement titulaires de la châtellenie d’Embrun et de celle de Réotier. Cependant, au moins trois châtelains de Réotier ne le furent pas d’Embrun : Guillaume d’Entrevennes (1284), Merlin Morel (1372) et Jacques Gontier (1479-1483).

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Marcel Cannat[10],[11]   Ancien employé

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Réotier fait partie:

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2019, la commune comptait 209 habitants[Note 2], en augmentation de 3,47 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576526559436493540566576570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610540528488516520509505453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
365353360300292272259201181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
172163132128136161178178201
2014 2019 - - - - - - -
198209-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fontaine pétrifiante de Réotier. France.
  • L'église Saint-Michel, entièrement rénovée avec des fonds publics mais non reconnue par l'Église catholique.
  • La fontaine pétrifiante de Réotier. Un phénomène chimique est à son origine : l'eau chaude chargée en calcium remonte par un système de failles associées à la Durance. Une fois à l'air libre, les réactions chimiques la chargent en carbonate de calcium qui trop lourd se dépose en couches successives pour former des draperies de concrétions. Elle est située sur la même ligne que la source du plan de Phazy, à 2 km de là sur la grande faille de la Durance[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Découvrir Réotier, hors-série Pays Guillestrin n°13. [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  7. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - page 1215 - (ISBN 2600001336).
  8. André Faure, Noms de Lieux & Noms de Famille des Hautes-Alpes, Gap, ESPACI OCCITAN, , 412 p. (ISBN 2-9131-3100-X)
  9. Vexillologie provençale
  10. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  12. Direction des libertés publiques et des collectivités locales, « Création de la communauté de communes du Guillestrois et du Queyras par fusion des communautés de communes du Guillestrois et de l'Escarton du Queyras » [PDF], Recueil des actes administratifs no 05-2016-010, Préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. Page internet sur la fontaine pétrifiante de Réotier. Présente des informations sur la géologie du lieu.