Puy-Saint-Vincent

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Puy-Saint-Vincent
La station de ski à 1 800 m.
La station de ski à 1 800 m.
Blason de Puy-Saint-Vincent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton L'Argentière-la-Bessée
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Écrins
Maire
Mandat
Michel Engilberge
2014-2020
Code postal 05290
Code commune 05110
Démographie
Gentilé traversouire
Population
municipale
282 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 51″ nord, 6° 29′ 16″ est
Altitude Min. 1 155 m
Max. 3 303 m
Superficie 22,98 km2
Localisation

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Puy-Saint-Vincent
Liens
Site web mairie-puy-saint-vincent.fr
Puy Saint Vincent
Vue aérienne de la station.
Vue sur la station à 1 600 m.
Administration
Pays France
Subdivision administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur
Localité Puy-Saint-Vincent
Site web www.paysdesecrins.com
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 51″ nord, 6° 29′ 16″ est
Massif Massif des Écrins
Altitude maximum 2700 m
Altitude minimum 1400 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 12
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 0
Télésièges 7
Téléskis 5
Pistes
Nombre de pistes 33
     Noires 2
     Rouges 14
     Bleues 13
     Vertes 4
Total des pistes 75 km
Installations
Nouvelles glisses
1
Ski de fond
Total des pistes 25 km

Puy-Saint-Vincent est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Puy-Saint-Vincent est un village dominant la vallée de Vallouise, aux portes du parc national des Écrins.

Rose des vents Vallouise Rose des vents
N Les Vigneaux
O    Puy-Saint-Vincent    E
S
L'Argentière-la-Bessée

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Puy-Saint-Vincent est située à environ 1 400 mètres d'altitude. Il s'agit de la seule commune de la vallée située en hauteur à l'ubac.

Climat[modifier | modifier le code]

Située en plein cœur du massif des Écrins, Puy-Saint-Vincent est appelée « la protégée des vents » en raison de sa situation dans la vallée, à l'abri grâce aux plus hauts sommets des Écrins. Son exposition versant nord lui permet d'avoir une bonne qualité et quantité de neige.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Narreyroux hameaux
Hameaux de Narreyroux avec vue sur la Tête des Lauzières en face.
Vue globale de la station de Puy Saint Vincent depuis la Casse à Vallouise

Puy-Saint-Vincent est constitué principalement de trois hameaux étirés et proches, dont Narreyroux. Ce hameau est entouré par la Pendine, la pointe des Neyzets et la pointe de l'Aiglière. Ce vallon est resté un peu à l'écart du développement de Puy-Saint-Vincent.

La station de ski de Puy-Saint-Vincent est construite sur trois niveaux. À 1 400 mètres d'altitude, en bordure du village, la partie basse ressemble à une station familiale. Un télésiège débrayable à six places permet d'accéder aux niveaux supérieurs de la station. À 1 600 mètres se trouve la partie principale de la station, avec de nombreuses résidences, de nombreux commerces et le front de neige. De là partent plusieurs télésièges permettant d'accéder à l'ensemble du domaine. Dernièrement un troisième niveau s'est construit à 1 800 mètres, constitué principalement de résidences. Le sommet de la station, la Pendine, culmine à 2 700 mètres.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Auparavant, le village se nommait Puy-Saint-Romain, du nom de la première chapelle du village (article Saint Romain). Au XVe siècle, il devient Puy-Saint-Vincent en l’honneur de Vincent Ferrier, frère dominicain, venu combattre l’hérésie vaudoise dans la vallée de la Vallouise. Ayant réussi sa mission, les habitants l’auraient remercié en renommant le village en son nom (la chapelle Saint-Vincent, antérieure, était dédiée à saint Vincent de Saragosse et non à saint Vincent Ferrier).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1968, marque la création de la station de sports d’hiver au hameau des Prés (station - village 1 400 m). En 1974, marque la construction de la station de 1 600 m et de nouvelles remontées mécaniques. Aujourd'hui la commune compte 33 pistes de ski alpin et 75 kilomètres de pistes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Marcel Chaud    
mars 2014 en cours Michel Engilberge[1] SE Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 282 habitants, en diminution de -8,14 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
789 827 769 809 817 790 813 804 817
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
782 771 735 714 685 620 586 587 591
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
523 508 405 349 315 313 199 152 142
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
117 171 298 235 267 285 292 282 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,1 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 25,7 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 17,9 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Puy-Saint-Vincent en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,0 
75 à 89 ans
8,3 
12,9 
60 à 74 ans
12,4 
25,0 
45 à 59 ans
22,1 
25,7 
30 à 44 ans
22,1 
11,4 
15 à 29 ans
14,5 
20,0 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2008 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
7,6 
75 à 89 ans
10,8 
15,5 
60 à 74 ans
15,6 
22,2 
45 à 59 ans
21,6 
20,1 
30 à 44 ans
19,4 
15,9 
15 à 29 ans
14,3 
18,2 
0 à 14 ans
16,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école maternelle et primaire est ouverte à Puy Saint Vincent.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les 33 pistes sont assez variées, mais généralement nettement plus raides que dans la moyenne des autres stations. On peut admirer depuis les pistes des panoramas sur le massif des Écrins et en particulier le Pelvoux. Le domaine de la station offre aussi beaucoup de possibilités d'évolution en hors piste, que ce soit en bordure de pistes, dans les bois ou en s'éloignant plus de la station comme dans le vallon de Narreyroux. Dernièrement de nombreux changements ont été effectués sur les remontées mécaniques, permettant de les moderniser et de les fluidifier. Plusieurs nouveaux télésièges ont été construits ces dernières années, remplaçant chacun un ou plusieurs téléskis.

La pratique du ski de fond est très diverse. Les pistes s'éloignent très rapidement de la station et des pistes de ski alpin, se dirigeant souvent vers des lieux très sauvages, comme le col de la Pousterle. De nombreux itinéraires de ski nordique existent aussi au fond de la vallée, comme au départ de Vallouise par exemple avec la piste de la vallée de l'Onde.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Remontées Mécaniques[modifier | modifier le code]

Télésièges[modifier | modifier le code]

Il y a trois télésièges débrayable et cinq télésièges fixes. La particularité du télésiège débrayable est qu'il va vite et qu'il ralentit au départ ou à l'arrivée. Le télésiège le plus ancien est le télésiège de la Crête des Bans construit en 1985 par Montaz Mautino, c'est un télésiège débrayable.

Deux nouveaux télésièges sont venus compléter celui-ci en 2000 avec le télésiège de la Bergerie qui remplace un télécabine du même nom construite au même endroit en 1975 (une construction de Weber). Et le télésiège des Près qui remplace 4 appareils de première génération a été construit en 2005. Les deux appareils sont construits par la marque Autrichienne Doppelmayr.

Au niveau des télésièges fixes, il reste un télésiège datant de 1980 construit par Montaz Mautino il s'agit du télésiège de l'escapade. Le secteur 2000 a été totalement réaménagé entre 2007 et 2014 permettant la mise en conformité des appareils. Pour la totalité des appareils le constructeur n'est autre que le Français Gimar Montaz Mautino.

Le télésiège des Lauzes remplace deux téléskis parallèles, il a été construit en 2007.

Le télésiège de la Pendine remplace le télésiège du même nom qui s'y trouvait depuis 1981, il a été raccourci par rapport à l'ancien appareil. Le télésiège du Rocher Noir remplace le téléski du même nom construit en 1974 et dont les pentes à plus de 60 % ne permettaient pas une forte fréquence. Ces deux télésièges ont été construits en 2010.

Le télésiège des Bruyères remplace le téléski du même nom de type Poma. Son arrêt a été fixé où se trouvait celui du premier télésiège de la Pendine. Il a été construit en 2014.

Téléskis[modifier | modifier le code]

Actuellement le téléski le plus ancien de la station est le téléski de la Draille construit en 1970. Il a été rénové et raccourci de plusieurs dizaines de mètres en 2012.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Puy-Saint-Vincent sont parsemés d’éléments patrimoniaux civils et religieux. Certains bâtiments se visitent (chapelles, fours…), d’autres portent encore des traces de leur évolution (une roue de moulin, une poulie au balcon…). Le hameau de Narreyroux est composé de quelques chalets et de la chapelle Notre-Dame-de-Narreyroux, datant du XVIIe siècle et récemment restaurée.

Chapelle Saint-Romain (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Édifiée sur un promontoire rocheux dominant toute la vallée, il s’agit d’une des plus anciennes chapelles de la Vallouise. Jusqu’au XVe siècle, cette chapelle fut sans doute l’unique église du village auquel elle donna son premier nom, Puy-Saint-Romain. Très remaniée au cours des siècles, la chapelle Saint-Romain fut restaurée en 1977/1978 et réhabilitée en Musée de la vie agricole d’autrefois et lieu d’expositions temporaires.

Sources : site Internet de la mairie de Puy-Saint-Vincent

Chapelle Saint-Vincent (XVe siècle, classée monument historique)[modifier | modifier le code]

Dédiée à Saint-Vincent, cette petite chapelle de pèlerinage n'a pas été élevée après la venue de Vincent Ferrier (un missionnaire dominicain venu en Vallouise vers 1399/1403 afin de prêcher la bonne parole aux nombreux Vaudois, considérés alors comme des hérétiques par l’Église catholique). Elle n'est donc pas nommée d'après lui, contrairement à ce qui est souvent affirmé, (il n'a été canonisé qu'après sa construction). Cette chapelle liée à saint Vincent de Saragosse, dont la vie est reprise sur toute la partie nord, des superbes fresques du XVe siècle, dégagées et restaurées en 1978/1979. Par ailleurs, on retrouve divers personnages représentés sur les autres murs: saint Antoine (sa tentation), le Christ lors du repas chez Simon, avec Marie Madeleine qui lui oint les pieds sous la table.

Église Sainte-Marie-Madeleine (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Située sur un tertre rocheux dominant la vallée de la Vallouise, elle abrita la Confrérie des Pénitents noirs des Prés, qui y siégeait à la tribune. En 2000, la découverte de peintures murales de la fin du XVIIe siècle ayant servi de décor intérieur entraîna leur complète restauration. À l’extérieur, deux cadrans solaires datés de 1718 ont également été restaurés : ceux-ci comptent parmi les plus anciens des Hautes-Alpes.

Chapelle Saint-Roch (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Située à l’entrée du hameau des Prés et surplombant l’ancienne unique route d’accès à Puy-Saint-Vincent, la chapelle Saint-Roch fut édifiée vers 1630, à l’époque d’une effroyable épidémie de peste qui ravageait les Hautes-Alpes. Placée sous le vocable du patron des Pestiférés, elle était censée protéger le village des maladies contagieuses importées par les marchands et soldats venant de l’extérieur. À l’abandon depuis les années 1960, cette minuscule église (15 m²) est réhabilitée depuis 1998 en une exposition ayant pour thème « La Peste et les Pénitents ».

Église Sainte-Marthe (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Au cœur du vieux Puy-Saint-Vincent, l’église Sainte-Marthe dresse fièrement son clocher au-dessus des bâtisses qui l’entourent. C’est l’église la plus récente du village comme le prouve la date de 1817 inscrite au sommet de la façade d’entrée. À l’intérieur, des bannières, lanternes et autres bâtons de processions indiquent la présence d’une confrérie de Pénitents blancs, en activité jusqu’à l’entre-deux guerres.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Darchy, grand reporter à TF1, connu notamment pour ses reportages sur la France « profonde » et les petits métiers, décédé le , était très attaché à Puy-Saint-Vincent, où il venait très fréquemment.
  • Pierre Vaultier, snowboardeur français, spécialiste du cross.
  • Elisabeth Chaud, skieuse de Puy-Saint-Vincent vainqueur d'une course en coupe du monde de slalom géant (1982).
  • Marianne Chaud, ethnologue
  • Héraldique, logotype et devise


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Évolution et structure de la population à Puy-Saint-Vincent en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 avril 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population des Hautes-Alpes en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 avril 2012).