Champcella

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Champcella
Champcella
Pra Reboul, vers l'aérodrome de Mont-Dauphin - Saint-Crépin. Tout au fond, vers la gauche, le territoire de Champcella.
Blason de Champcella
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Écrins
Maire
Mandat
Michel Cheylan
2020-2026
Code postal 05310
Code commune 05031
Démographie
Gentilé Champcellouires
Population
municipale
186 hab. (2018 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013)
Densité 6,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 25″ nord, 6° 34′ 20″ est
Altitude Min. 900 m
Max. 3 156 m
Superficie 30,25 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Briançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Argentière-la-Bessée
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Champcella

Champcella est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Champcellouires[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Champcella est située en rive droite de la Durance[2]. Le village est accessible par la route départementale 38.

La superficie de la commune est de 3 025 hectares ; l'altitude varie entre 900 et 3 156 mètres[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté au XIIIe siècle sous la forme Chancelata, ce nom viendrait du latin cancela terra, qui désigne un champ entouré d'une clôture ou d'une balustrade[4].

En occitan alpin, la commune se nomme Champcelat.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Champcella est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Briançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

La commune est composée de dix-sept petits hameaux[10], dont :

* le Chambon
  • le Ponteil
  • le Serre
  • les Rousses
  • les Garrats.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,0 % 31
Forêts de feuillus 2,1 % 64
Forêts de conifères 38,3 % 777
Forêts mélangées 5,9 % 175
Pelouses et pâturages naturels 27,5 % 821
Forêt et végétation arbustive en mutation 6,6 % 196
Plages, dunes et sable 0,7 % 20
Roches nues 11,8 % 351
Végétation clairsemée 18,3 % 547
Source : Corine Land Cover[11]

Histoire[modifier | modifier le code]

Champcella au début du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Michel Cheylan[12],[13]   Ancien employé

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2018, la commune comptait 186 habitants[Note 3], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
632657678637682687713688649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694686666643633621611585531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
488459441413373362332298218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
207197153147156142166176185
2018 - - - - - - - -
186--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille. L'école maternelle publique communale a accueilli 16 élèves en 2017[18].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les membres de la communautés catholiques disposent d'un lieu de culte, l'église Saint-Pierre, dépendante du diocèse de Gap et d'Embrun[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Une centrale hydroélectrique hydroélectrique est implantée sur la commune.[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Voie romaine via Cottia per alpem
  • Chapelle Saint-Laurent-de-Rame
  • Site archéologique de Rama[2]
  • Église composite (Saint-Pierre-et-Saint-Paul)
  • Ruines du château des seigneurs de Rame
  • Gouffre de Gourfouran
  • Canal de Pierrefeu
Le tracé du canal est en rouge.

Le canal de Pierrefeu est un ancien canal d'arrosage prenant son eau dans le torrent de Tramouillon.

Il servait à irriguer les terres du Collet, des Seyes et des Faures.

Percée dans la falaise du Tarnoye en 1860, la tête de ce canal, lui attribue sans doute le titre du canal d'irrigation le plus vertigineux du Grand Briançonnais.

En effet, depuis sa prise d'eau, il surplombe un immense cône de déjection, pour ensuite traverser la falaise du Tarnoye, haute d'une centaine de mètres. Jadis, lors des traditionnelles corvées, on envoyait les enfants nettoyer le canal dans sa partie la plus étroite et dangereuse, qui à quatre pattes, enlevaient les rochers et le sable présents dans sa cuvette.

Aujourd'hui, il reste encore quelques ouvrages d'art, permettant à l'époque le transport efficace de l'eau, face aux différents obstacles naturels rencontrés (falaise, éboulis…).

On observe alors plus particulièrement, en plus ou moins bon état, des cuvettes en métal, des murs en pierres sèches et des restes de cuvettes en bois.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune, qui est intégrée au parc national des Écrins, est abrité par la tête de Vautisse (3 156 m), l'Aiguillas (2 823 m) et par la Tête du Gaulent (2 867 m). Le gouffre de Gourfouran est une particularité géologique locale. En plus de zones forestières, la commune dispose également de zone humides (ripisylve, adoux de Barrachin) et d'autres très sèches (coteaux steppiques du Soreillon)[2]. Une ancienne carrière minière a été réhabilité, pour devenir le lac de Rama, en bord de Durance, au nord est du village[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean Joseph Guieu ou Guyeux, général de division sous Napoléon Ier (né le à Champcella et mort le à Châteauroux). Son nom apparaît sur l’Arc de triomphe sur la 24e colonne. Il a été fait chef de brigade le , général de brigade le et général de division le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Champcella Blason
Part i: d'or à une clef de gueules posée en pal ; d'azur à un rocher d'argent, d'un bourg, bâti au pied du rocher, composé d'une église et de plusieurs maisons du même, essorées de sable, au pied duquel coule une rivière aussi d'argent[21].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom porté par les habitants de communes des Hautes-Alpes.
  2. a b et c Fiche de la commune sur le site du parc national des Écrins.
  3. Répertoire géographique des communes, Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. André Faure, Noms de Lieux & Noms de Famille des Hautes-Alpes, Gap, ESPACI OCCITAN, , 412 p. (ISBN 2-9131-3100-X).
  5. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Site de la commune, « Mairie de Champcella », sur https://www.champcella.fr/ (consulté le ).
  11. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  12. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Fiche de l'école maternelle sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  19. Culte catholique à Champcella.
  20. Lac de Rama.
  21. Les armoiries de Champcella sur le site Vexillologie provençale.