Auris

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Auris
La station d'Auris-en-Oisans en été.
La station d'Auris-en-Oisans en été.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
Yves Moiroux
2014-2020
Code postal 38142
Code commune 38020
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 50″ nord, 6° 05′ 15″ est
Altitude 1 240 m (min. : 720 m) (max. : 2 164 m)
Superficie 11,21 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ccoisans.fr/14-commune-auris.html

Auris est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se trouve dans l'Oisans, au cœur des Alpes françaises, et à proximité de la station de sports d'hiver de l'Alpe d'Huez. Ses habitants sont appelés les Aurienchons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les gorges de l'Infernet.

Localisation[modifier | modifier le code]

Auris se trouve dans la région de l'Oisans, sur le versant sud de la montagne de l'Homme. Établie sur les hauteurs surplombant la vallée de la Romanche, elle domine notamment les gorges de l'Infernet.

Accès[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comporte plusieurs hameaux, dont Les Chatains, La Ville, La Balme, Les Certs[1].

La station de ski d'Auris-en-Oisans est un lieu fréquenté hiver et été.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Huez / La Garde Huez Huez / Le Freney-d'Oisans Rose des vents
La Garde N Le Freney-d'Oisans
O    Auris    E
S
Le Bourg-d'Oisans Mont-de-Lans
Le Bourg-d'Oisans
Mont-de-Lans


Toponymie[modifier | modifier le code]

Formée sur le latin aura (vent).

Entre 1600 et la Révolution française, l'orthographe utilisée pour le nom de la commune est Oris, Orrys ou Aurys[1].

Cette commune est parfois appelée informellement Auris-en-Oisans.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

L'Oisans fait partie du Dauphiné de Viennois dès le XIe siècle.

La paroisse Saint Julien d'Auris (« ecclésiam sancti Iulani d'Abriis sita ») est mentionnée dès 1076 dans Le cartulaire de la Prévôté d'Oulx. Elle fait partie d'un don fait par Pons, évêque de Grenoble, à cette prévôté, et comprenant cette paroisse ainsi que Saint Arey  du Freney et Sainte Marie de Lans (Mont de Lans)[1]. Elle dépendait auparavant de l'abbaye Saint Chaffre en Auvergne.

La partie la plus ancienne de l'église paroissiale date de la fin du XIIe siècle[1]. Le clocher-tour date, lui, des années 1210-1220[2]. L'église est agrandie au XVe siècle, puis modifiée et agrandie en 1720, et encore modifiée en 1890. Le XVIIIe siècle voit également la rénovation et la construction de plusieurs chapelles sur le territoire d'Auris[1].

L'administration de la communauté est faite durant plusieurs siècles par des consuls, élus annuellement par les habitants qui payaient un impôt suffisant. Par ailleurs, les prêtres étaient des figures importantes de la communauté. De plus, entre le XVIe et le XIXe siècles, Auris à presque constamment eu un notaire royal[1].

De par la localisation des villages, leur accès a longtemps été difficile, réduit au « chemin de la cheminée », un sentier comptant trente-deux lacets et s'élevant entre 750 m et 1 239 m d'altitude. Cependant, cela les mettait aussi à l'abri des attaques et des troupes militaires de passage[1].

De nombreux marchands issus de la communauté se sont installés dans d'autres contrées (centre de la France et Bourgogne, notamment), gardant toujours des liens avec leur terre et leur famille d'origine[1].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

La Révolution française (1789) marque une période d'agitation dans la communauté des habitants d'Auris et son administration. De plus, son curé, Augustin Vieux, est l'un des cinq « prêtres réfractaires » (ecclésiastiques hostiles à la Constitution civile du clergé) de l'Oisans[1].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Ce siècle voit la population de la communauté croître au point d'atteindre un sommet en 1851 avec 780 habitants. Le nombre de colporteurs (proposant souvent de la mercerie, de la draperie, ou ferblantiers, ou lunetiers) augmente également ; ceux-ci partent souvent pour l'hiver, alors que la commune est ensevelie sous la neige, et reviennent au printemps pour les travaux des champs. Ils vont jusqu'en Bourgogne, Auvergne, Limousin. Certains partent même s'installer en Amérique (Saint-Domingue, Mexique) et font fortune pour une partie d'entre eux[1].

La population décroît à partir de la seconde moitié du siècle , liée à l'exode rural et à l'industrialisation de la basse Romanche[1].

L'école-mairie est construite entre 1879 et 1882[1].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La station d'Auris en Oisans vue depuis la piste des Gentiannes.

L'accès à la commune est facilité dès le début du XXe siècle (1897 et 1902) avec la construction de la route carrossable de la Roche, entre l'Armentier le Haut et Auris[1].

La population de la commune perdit 34 jeunes hommes durant la première guerre mondiale[1].

Entre 1927 et 1935, le barrage du Chambon est réalisé sur les communes voisines de Mizoën et du Mont-de-Lans, en amont du Freney-d'Oisans. La commune d'Auris exécute alors des travaux d'équipement très modernes pour l'époque : adduction d'eau, égouts, électrification, dans tous les villages[1].

Cependant, durant tout ce siècle, la population de la commune ne cessa de décroître[1].

Un nouvel accès routier par le Freney-d'Oisans voit le jour dans les années 1960, en même temps que naît la Station des Orgières, qui marque l'avènement du tourisme à Auris[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2007 Lucien Ponce    
2007 août 2014
(démission)
Jean-Luc Pellorce UMP  
2014 en cours Yves Moiroux   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 199 habitants, en diminution de -2,45 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412 582 698 728 740 755 730 755 780
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 712 719 699 709 719 697 651 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 538 483 402 331 291 269 253 228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
173 144 129 229 206 215 203 198 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

L'architecture vernaculaire d'Auris est typique de la région. Sur le territoire, existe aussi un pont romain.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Julien (dont la partie la plus ancienne date du XIIe siècle).
  • Chapelle des Anges (XVIIe siècle).
  • Chapelle Saint-Géraud (1497).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Auris comporte un musée rural.

Sport[modifier | modifier le code]

Le station d'Auris en Oisans depuis le télésiège des Sures.

L'environnement naturel de la commune favorise la pratique de sports de pleine nature, différents selon les saisons : randonnée pédestre, VTT, ski alpinetc.

La station de ski d'Auris-en-Oisans, qui se situe sur la commune, s'échelonne de 1600 m à 3330 m. Elle est reliée au grand domaine de ski de l'L'Alpe d'Huez.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q « Commune Auris-en-Oisans/Accueil/Notre Commune/Histoire et patrimoine », sur www.mairie-auris.fr (consulté le 6 août 2017)
  2. « Histoire de l'église St Julien d'Auris | Freneytique », sur freneydoisans.com (consulté le 6 août 2017)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .