Chauffayer

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Chauffayer
L'église Sainte-Anne.
L'église Sainte-Anne.
Blason de Chauffayer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Saint-Bonnet-en-Champsaur
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Richard Achin
2014-2020
Code postal 05800
Code commune 05039
Démographie
Population
municipale
392 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 18″ nord, 6° 00′ 34″ est
Altitude Min. 775 m – Max. 1 132 m
Superficie 10,9 km2
Localisation

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Chauffayer est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chalfanerium dès 1373.

Chauffayer, en occitan haut-alpin Chaufaier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois la commune s'appelait Aubessagne, nom occitan formé de l'adjectif albo, signifiant blanc et du nom sagna (ou sanho) désignant une étendue marécageuse. Le seigneur du lieu y avait édifié une maison forte, dépendant du vibaillage du Champsaur. C'est au début du XIVe siècle que la famille des Herbeys hérite du mandement d'Aubessagne, et entreprend d'en faire une demeure seigneuriale. En 1770, Louis-François des Herbeys, qui hérite du château et des terres d'Aubessagne, fait construire un canal de dérivation de la Séveraisse pour permettre l'irrigation du plateau d'Aubessagne. Ce canal, dont la prise est située à l'ubac de Saint-Maurice-en-Valgodemard et dont le tracé peut être suivi sur toute la traversée de la commune de Saint-Jacques-en-Valgodemard, aboutit à l'arrière du château. Achevé en 1773, il n'est mis en service qu'en 1811[1].

À la fin du XIXe siècle, le hameau de Chauffayer, sur la route royale de Grenoble à Grasse (future route nationale 85), est devenu le plus important de la commune. Le chef-lieu y est alors établi, et la commune prend son nom en 1887[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Chauffayer, dont la quasi-totalité de la population était en faveur de la Résistance, a fourni deux groupes de combat aux FFI, l'un de l’AS (commandée par Jean Jourdan, instituteur révoqué par Vichy), l’autre FTP commandé par J. Gras, lui aussi instituteur. Par ailleurs, le village a abrité trois familles juives qui ont donc survécu. Le dimanche 20 août 1944, les groupes de résistance ont accroché la colonne allemande qui venait de Grenoble pour assister la garnison de Gap. Il y eut un combat où périrent deux maquisards (Mathieu et Gras, homonyme du capitaine FTP) et trois autres habitants de Chauffayer. La ferme des Quatre-Chemins fut incendiée. Le maire, Pierre Roux, était resté courageusement à son poste dans un village entièrement déserté. Le soir du 21 août 1944, l'avant-garde américaine arriva à Chauffayer et continua sa route vers Grenoble, parallèlement à une autre colonne qui passait par Lus-la-Croix-Haute[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jeanine Paumont    
mars 2008 en cours Richard Achin[4] DVD Employé

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 392 habitants, en augmentation de 0,26 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : 2,89 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
727 407 651 695 828 884 923 895 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865 874 843 850 847 848 900 815 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759 703 699 666 660 609 560 581 494
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
496 504 528 402 363 334 383 391 392
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château des Herbeys vu de la route nationale.
  • L'église paroissiale Sainte-Anne, du XIXe siècle, au nord du village, intérieur richement décoré.
  • Les chapelles des hameaux de l'Hôpital et des Pierres.
  • Le « château des Herbeys », maison forte dont l'origine remonte au XIIIe siècle, richement rénovée à la Renaissance, aménagée au XXe siècle en hôtel de luxe. Une fontaine monumentale située derrière le château rappelle l'amenée d'eau réalisée à la fin du XVIIIe siècle par le seigneur des Herbeys. Un parc animalier est annexé au château.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Madeleine Jourdan, institutrice à l'école du village. À sa retraite, elle entra à la maison de retraite Le Drac aux barraques de saint-Bonnet ou elle fut l'une des doyennes des Hautes-Alpes et la doyenne des enseignants du département puisqu'elle ne mourut qu'à 107 ans. Elle fut décorée des palmes académiques. Elle était veuve de Jean Jourdan qui commandait en 1944 le groupe de résistance FFI, ancien combattant de 1914-1918, il était chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Selon les panneaux d'information placés auprès de la fontaine derrière le château. Le site valgaudemar.free.fr donne la date de 1772 pour la mise en service
  2. Chauffayer, notice communale, sur le site [cassini.ehess.fr Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui], consulté le 26 novembre 2012.
  3. Henri Béraud, La Seconde Guerre mondiale dans les Hautes-Alpes, Société d'études des Hautes-Alpes, 1990 ; La résistance dans le département des Hautes-Alpes, carte dressée par le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale ; Pierre Palau, Une enfance ordinaire en des temps qui ne l'étaient pas, récit, édition hors commerce conservée à la BNF, 2001
  4. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes,‎ (consulté le 14 mars 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .