Saint-Christophe-en-Oisans

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Saint-Christophe-en-Oisans
Les Etages, vers 1935, de Saint-Christophe à la Bérarde.
Les Etages, vers 1935, de Saint-Christophe à la Bérarde.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
Maire
Mandat
Patrick Holleville
2014-2020
Code postal 38520
Code commune 38375
Démographie
Population
municipale
105 hab. (2015 en diminution de 7,89 % par rapport à 2010)
Densité 0,44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 28″ nord, 6° 10′ 40″ est
Altitude Min. 1 168 m
Max. 4 008 m
Superficie 237,5 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-st-christophe-en-oisans.fr

Saint-Christophe-en-Oisans est une commune française située dans le département français de l’Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière du Diable, près de Saint-Christophe-en-Oisans, au XIXe siècle, illustrée par Victor Cassien (1808 - 1893).

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe-en-Oisans est la commune la plus à l'est du département de l'Isère. La ville la plus proche est Le Bourg-d'Oisans.

Le territoire de la commune s'étend sur 237,5 km2[1]. Il occupe toute la haute vallée du Vénéon au cœur du massif des Écrins, dans les Alpes françaises. On y trouve 128 sommets de plus de 3 000 mètres d'altitude, dont la Meije et le pic Lory.

Saint-Christophe-en-Oisans occupe à lui seul un cinquième de la superficie du parc national des Écrins.

Une partie du domaine skiable de la station des Deux Alpes s'étend sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Située à la limite du département de l'Isère, Saint-Christophe-en-Oisans a des communes limitrophes dans ce département ainsi que dans celui des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur[2].

Rose des vents Mont-de-Lans La Grave Villar-d'Arêne Rose des vents
Vénosc N Pelvoux
O    Saint-Christophe-en-Oisans    E
S
Valjouffrey La Chapelle-en-Valgaudemar Vallouise

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

Glacier de la Pilatte et les Bans.

En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[3] :

  • Le « granite du Cray dans le cirque du Soreiller » est un site d'intérêt plutonique de 80,63 hectares qui se trouve sur le versant sud de la vallée du Vénéon. Il est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • L'effleurement de « diorite quartzitique de la Combe du Plaret » est un site de 20,72 hectares dans le cirque glaciaire du Plaret. D'intérêt plutonique, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • L'effleurement d'« eclogites et magmatites du Vénéon » est un site de 0,47 hectares, en proximité du camping des Fétoules. Remarquable pour le métamorphisme, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • Le « panneau de gneiss pincé entre deux granites à la Tête du Rouget » est un site géologique remarquable de 79,98 hectares, à la Tête du Rouget et Les Clots. D'intérêt plutonique, il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • L'« escarpement sous-marin jurassique du Vallon de Lanchâtra » est un site d'intérêt tectonique de 2,22 hectares classé « trois étoiles » ;
  • Le « cirque glaciaire de la Pilatte » » est un site d'intérêt géomorphologique de 313,15 hectares, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • Le « glacier de Bonne Pierre » est un site d'intérêt géomorphologique de 579,84 hectares, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Route de La Bérarde au début du XXe siècle. Vénosc et Bourg d'Arud à l'arrière-plan.

Saint-Christophe-en-Oisans compte un bourg principal nommé La Ville et plusieurs hameaux, dont le plus important est celui de La Bérarde[2].

L’ancien hameau de « bérards » (bergers de moutons), au confluent du Vénéon et du torrent des Étançons est devenu le camp de base pour les ascensions du massif (La Meije, la barre des Ecrins, L'Ailefroide, Le Râteau, etc.) : c’est La Bérarde.

Parmi les autres hameaux, de moindre taille, se trouvent : Le Puy, Les Granges, La Bernardière, Pré Clot, Le Clot, Champébran, Champhorent, Lanchâtra, Les Étages[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Massif du Pelvoux (massif des Écrins), carte du géographe Franz Schrader, 1894.

L'histoire de la commune a évolué avec celle plus générale de l'Oisans et du Dauphiné (Dauphiné de Viennois, puis province du Dauphiné).

La population de la commune a longtemps vécu de l'agriculture et l'élevage. Il a aussi existé dans la commune une émigration saisonnière, certains hommes se faisant notamment colporteurs[4].

Emmanuel Boileau de Castelnau et Pierre Gaspard.
Photographie de 1924 du refuge du Promontoire, situé en face sud de la Meije.

L'histoire de Saint-Christophe-en-Oisans est également liée à l'histoire de l'alpinisme dans le massif des Écrins, et l'une de ses figures marquantes est le guide Pierre Gaspard, qui a notamment réalisé la première ascension de la Meije le 16 août 1877 avec son fils et l'alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau. Le hameau de La Bérarde est pendant plusieurs décennies un haut lieu de l'alpinisme ; la Société des touristes du Dauphiné y ouvre un châlet-hôtel en 1887 ; et entre les deux guerres mondiales, le hameau sera la deuxième station française d'alpinisme[5]. En 1950, elle était encore citée comme « second centre français de l'alpinisme » après Chamonix[4].

Le début du XXe siècle voit l'exode rural atteindre la commune et au fil des ans, certains hameaux isolés ont été abandonnés[4]. En 1928 est ouverte la route moderne qui parcourt la vallée[4]. Ce siècle a également vu l'apparition sur le territoire de la commune du parc national de la Bérarde en 1913. Plus tard, en 1973, viendra la création du parc national des Écrins[6], qui comprend notamment une partie de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d’élection Identité Parti Qualité
mars 2014-en cours Patrick Holleville SE Agriculteur retraité
mai 2004-mars 2014 Serge Topridès
mars 1995-mai 2004 Xavier Charpe DVG
mars 1989-mars 1995 Pierre Faure
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 105 habitants[Note 1], en diminution de 7,89 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 416 535 525 535 565 568 516 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540 521 489 525 523 531 534 489 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
478 451 462 344 319 261 287 223 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
122 91 74 103 103 106 134 104 105
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, route de la Bérarde, en 1912.
  • Le cimetière de Saint-Christophe-en-Oisans est un lieu de pèlerinage pour les alpinistes. De nombreux alpinistes tombés en montagne y sont enterrés, les pierres tombales sont souvent ornées de piolets. À noter la tombe de Pierre Gaspard, Chritourleu et vainqueur de la Meije avec son fils et son client le baron Emmanuel Boileau de Castelnau, le 16 août 1877.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le musée Mémoires d'Alpinismes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans le cimetière, les tombes d'Emil Zsigmondy (AT) et Ernest Thorant (FR), deux alpinistes renommés morts sur la Meije (3 983 m) à la fin du XIXe siècle.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Course de ski et snowboards « La Gaspard'in »

Sports[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités sportives peuvent être pratiquées sur le territoire de la commune, dont :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres clés de la commune de Saint-Christophe-en-Oisans sur le site de l'Insee
  2. a, b et c « http://www.geoportail.gouv.fr », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 6 mars 2017)
  3. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  4. a, b, c et d Annie Illaire, « La vie dans une cellule de haute montagne: Saint-Christophe-en-Oisans », Revue de géographie alpine,‎ , p. 695-723 ([www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1953_num_41_4_1118 lire en ligne])
  5. « Saint-Christophe-en-Oisans », sur www.oisans.com (consulté en septembre 2017)
  6. « St Christophe en Oisans - La Bérarde - Parc National des Ecrins », sur www.berarde.com (consulté le 20 septembre 2017)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Journées européenne du patrimoine - 17-18 septembre 2016 », sur journeesdupatrimoine.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 14 février 2017)
  12. « Mémoires d'alpinisme - le musée, Saint-Christophe-en-Oisans », sur http://www.musee-alpinisme.com/ (consulté le 14 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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