Saint-Firmin (Hautes-Alpes)

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Saint-Firmin
Saint-Firmin (Hautes-Alpes)
Blason de Saint-Firmin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes Champsaur-Valgaudemar
Maire
Mandat
Jean-Luc Blache
2020-2026
Code postal 05800
Code commune 05142
Démographie
Population
municipale
450 hab. (2018 en diminution de 5,86 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 56″ nord, 6° 01′ 48″ est
Altitude Min. 767 m
Max. 2 776 m
Superficie 22,39 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Gap
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Firmin

Saint-Firmin est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Firmin est installée à l'entrée de la vallée du Valgaudemar, sur la rive droite de la Séveraisse, sur le flanc sud du Grun de Saint-Maurice. Cette position en fait un adret appréciable. La commune fait partie depuis 2013 du parc national des Écrins[1].

La RD 985A, qui se détache de la route nationale 85 au pied de Saint-Firmin, remonte la vallée jusqu'à la Chapelle-en-Valgaudémar en passant par Saint-Maurice-en-Valgodemard et Villar-Loubière, et est prolongée par une petite route jusqu'au chalet du Gioberney. L'entrée de la vallée peut se faire aussi par la rive gauche (commune de Saint-Jacques-en-Valgodemard).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Firmin est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gap, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32,4 %), prairies (10,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,8 %), terres arables (2 %), zones urbanisées (1,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité se retrouve sous la forme latine Sanctus Firminus en 1178 dans une bulle d'Alexandre III, Sanctus Furminus en 1342, Sainct Furmin en 1516[9].

Lors de la Révolution de 1789, la commune sera appelée Firmin Fort.

Sant Firmin en provençal haut-alpin.

Mort en 553, Firmin est originaire de Narbonne. Parmi les premiers évêques d'Uzès, il est un des signataires du concile d'Orléans.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1791, les communes de La Broue, L'Esparcelet, Les Préaux, Reculas et Villard-Saint-Firmin ont été réunies à la commune de Saint-Firmin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 1994 Pierre Blache    
1994 mars 1995 Georges Aye    
mars 1995 mars 2001 Robert Faure    
mars 2001 mars 2008 Christian Aigon PS  
mars 2008 29 septembre 2010[10] Robert Blache DVD Conseiller général
30 novembre 2010[11] juillet 2020 Alain Freynet[12]   Retraité de la fonction publique
juillet 2020 En cours Jean-Luc Blache[12],[13]   Cadre de la fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 450 habitants[Note 3], en diminution de 5,86 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8178428819161 2801 2461 1681 3031 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2681 2761 2301 1911 1551 1161 0771 1101 067
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0651 047959820802836755681637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
554515535465408438453480479
2018 - - - - - - - -
450--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tout comme dans les communes avoisinantes, le tourisme prend de nos jours le pas sur l'agriculture, principal secteur d'activité traditionnel. Ancien territoire pastoral, il ne reste quasiment plus d'agriculteurs dans le bourg principal, les parcelles ayant été progressivement regroupées[18]. De nos jours, plus de 50 % des logements de la commune sont des résidences secondaires[19]. Autrefois station de ski familiale, le téléski de Saint-Firmin, construit en 1963, a fonctionné pour la dernière fois pour l'hiver 2004-2005[20]. Il a été démonté en 2020 [21]. Cependant, la commune offre un ensemble d'équipements (piscine par exemple) et de chemins de randonnées, parcours découverte et de parcours VTT dédiés à une fréquentation estivale[22], en plus de diverses possibilités d'hébergements (campings, hôtels ou encore gîtes). Un restaurant permet aux touristes de se restaurer ou de boire un verre sous un tilleul centenaire, avec une magnifique vue sur le Vieux Chaillol et le village.

L'industrie est représentée à Saint-Firmin par la Filature du Valgaudemar qui produit de la laine à tricoter depuis 1830, et s'est diversifiée il y a quelques années dans la fabrication de produits isolants à base de fibre de verre pour l'industrie et le bâtiment. L'eau de la Séveraisse alimente une petite centrale hydro-électrique située au pied de l'ancien château. On trouve aussi sur le territoire de la commune une usine de fabrication de tourtons et ravioles, ou encore le laboratoire de fabrication d'un meilleur ouvrier de France élaborant des confiseries, tartes et chocolats vendus dans le Valgaudemar et le Champsaur.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château fort.
  • Le château, datant du Moyen Âge, est situé sur une butte calcaire dominant le débouché du Valgaudemar et la route Gap - Grenoble ; le piton rocheux sur lequel il est installé dispose d'un sentier découverte serpentant entre les amas rocheux, signes d'éboulements réguliers[23]. Dénommée localement château, c'est en fait une forteresse, construite en 1377 par la volonté de Bernard de Gravollières, prieur de Saint-Michel de Connexe, coseigneur du Valgaudemard et des habitants de Saint-Firmin[24]. Située entre le bourg de Saint-Firmin et le hameau de la Broue, elle était destinée à servir d'abris aux habitants du Valgaudemard lors des exactions fréquentes à cette époque de mercenaires participant à la guerre de Cent Ans et se trouvant sans emploi entre deux batailles[25]. Cette forteresse paraît avoir été détruite bien avant la Révolution, une partie de ses pierres a été utilisée pour construire les villages alentour. Une association locale a entrepris des travaux de sauvegarde des ruines. Ses ruines sont régulièrement le théâtre de diverses fêtes locales.
  • L'église, au cœur du village, date de 1861. Elle possède un autel en marbre, des stalles en bois sculpté vernissé, et des vitraux. Des soubassements des vestiges d'une tombe chrétienne du VIe ou VIIe siècle ont été trouvés, preuve d'une implantation d'un lieu de culte bien avant la construction de l'église[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Trois nouvelles adhésions à la charte dans les Hautes-Alpes », sur le site du parc national des Écrins, (consulté le 20 mars 2015).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1616 - (ISBN 2600028846).
  10. « Décès d'un conseiller général du département », sur La Provence.
  11. « Le retour de l'enfant du pays devenu diplomate », sur Le Dauphiné libéré,
  12. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « La disparition des paysans ».
  19. http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES%5CDL%5CDEP%5C05%5CCOM%5CDL_COM05142.pdf
  20. (en) « TKD du Col des Vachers (†) - Saint-Firmin », sur Forums Remontées Mécaniques (consulté le 11 mai 2021).
  21. « Saint Firmin tourne la page du ski », sur Mountain Wilderness (consulté le 10 décembre 2020)
  22. [PDF] http://www.champsaur-valgaudemar.com/fileadmin/user_files/Ete/activites/Plan_VTT_FFC_Champsaur_Valgaudemar.pdf
  23. « Le Château - Saint-Firmin :  : Alpes Guide - Les Hautes-Alpes », sur alpes-guide.com (consulté le 11 mai 2021).
  24. a et b http://www.ecrins-parcnational.fr/autres/communes/61communes/com_51.htm
  25. « Le Valgaudemar / Champsaur Valgaudemar - Office de tourisme », sur Champsaur Valgaudemar - Office de tourisme (consulté le 7 septembre 2020).
  26. J. Barrachin (préf. du Général Guillaume), Le colonel Jacques Roux, Gap, Imprimerie Ribaud frères, .
  27. Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, t. 2 : L'unité, Plon, , p. 267.