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La République en marche !

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La République en marche !
Image illustrative de l'article La République en marche !
Logotype officiel.
Présentation
Délégué général Christophe Castaner
Fondation
(En marche !)

(La République en marche !)
Siège 63, rue Sainte-Anne
75002 Paris
Fondateur Emmanuel Macron
Positionnement Centre[1],[2]
Mouvement de jeunesse Les Jeunes avec Macron
Idéologie Social-libéralisme[3]
Progressisme[4],[5]
Europhilie[6]
Troisième voie
Transformisme[7]
Syncrétisme politique[8]
Adhérents 390 441 revendiqués[9] ()[note 1]
Couleurs Noir et blanc
Site web en-marche.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Richard Ferrand (REM)
Sénat François Patriat (REM)
Parlement européen Guy Verhofstadt (ADLE)
Représentation
Députés
309 / 577
[10],[note 2]
Sénateurs
21 / 348
Députés européens
1 / 74
Présidence de conseils départementaux
0 / 101
Présidence de conseils régionaux
0 / 17
Maires de communes de plus de 70 000 habitants
1 / 69
Conseillers municipaux
0 / 526 341

La République en marche ! (souvent abrégée en REM ou LREM, voire LRM[note 3], officiellement en LaREM[11]), parfois appelé par son ancien nom En marche ! (abrégé en EM), est un parti politique social-libéral[12],[13],[14],[15] français lancé le par Emmanuel Macron. Il est classé au centre sur l'échiquier politique[16],[17],[18].

Les valeurs revendiquées par le parti sont le rejet de toute forme de conservatisme[19], une adhésion proclamée au progressisme[4],[5],[19], l'attachement à l'Union européenne[20], l'adaptation économique de la France à la mondialisation[20],[21],[22] et « l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française »[23].

S'appuyant fortement sur les réseaux sociaux[24], le mouvement a la particularité d'accepter les adhésions de membres d'autres partis[25] et de n'imposer aucune cotisation à ses adhérents[26]. Le parti fait figurer l'approfondissement du projet européen parmi ses valeurs fondamentales[20], ce qui lui vaut d'être régulièrement présenté comme le parti le plus proeuropéen de l'échiquier politique français[27],[28],[29].

Élu président de la République le , Emmanuel Macron démissionne de la présidence du mouvement qu'il a fondé et qui est rebaptisé La République en marche !, en vue des législatives de juin 2017. En novembre 2017, Christophe Castaner est élu délégué général du parti.

Historique

En marche !

Emmanuel Macron en .

Création du mouvement

Étapes préparatoires et étapes annexes : 2015/2016

L'association « La Gauche Libre » est déclarée le à Paris[30].

Création réelle d'En marche ! : 2016

Le nom de domaine « en-marche.fr » est enregistré le [31]. L'Association pour le renouvellement de la vie politique (ARVP) est déclarée le dans le Val-de-Marne[32]. Concomitamment est déclarée l'Association de financement du parti Association pour le renouvellement de la vie politique (AFRVP), qui fait office de micro-parti[33]. ARVP est inscrite au registre du commerce et des sociétés le , sous la raison sociale « EMA EN MARCHE »[34] (parfois présentée par le nom commercial « EN MARCHE (EMA) »[35]).

En marche !, le nom public de la première association (EMA EN MARCHE), est annoncé le à Amiens, ville de naissance du ministre[36]. Le nom du mouvement reprend les initiales de son fondateur[26],[37]. Le nom est choisi au terme d'une réflexion au printemps 2016 entre le patron de l'agence Jésus et Gabriel, Adrien Taquet, et les premiers compagnons de route d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, Cédric O et Ismaël Emelien ; le premier indique : « On s'est appuyés sur la rhétorique du mouvement, du dynamisme, des verrous à faire sauter. Sur le plan de la syntaxe, il fallait aussi rompre les codes avec les dénominations habituelles de parti, aller vers des mots simples et forts comme Podemos [« nous pouvons », en espagnol] à l'étranger »[38].

Avec cette initiative, Emmanuel Macron assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle[39]. De nombreux observateurs politiques et médias avancent qu'il envisage de le faire dès 2016, notamment en raison de collectes de fonds qu'il organise[40]. Le lancement fait l'objet d'une forte couverture médiatique[41] ; il s'accompagne d'un pic de requêtes concernant Emmanuel Macron sur Google et Wikipédia[42] et de tensions avec François Hollande sur la question de la loyauté du ministre à son égard[43]. Lors de son entretien du , François Hollande déclare qu'Emmanuel Macron est tenu à la « solidarité » gouvernementale et à la nécessité de « servir jusqu'au bout » sans « démarche personnelle et encore moins présidentielle »[44]. Dans les semaines qui suivent la fondation d'En marche !, ce dernier bénéficie d'une hausse notable dans les sondages d'opinion, dont certains le situent comme le mieux placé à gauche en vue de l'Élection présidentielle française de 2017[45],[46].

La création d'En marche ! est saluée par différentes personnalités politiques, comme Najat Vallaud-Belkacem[47], François Hollande[48] ou encore Jean-Pierre Raffarin, qui juge que le mouvement « apporte du sang neuf »[49]. Pierre Gattaz, président du MEDEF, juge l'initiative « rafraîchissante », estimant qu'elle « permet de sortir de la politique politicienne »[50].

D'autres sont plus critiques, à l'image de Jean-Luc Mélenchon, qui a plaisanté sur le fait que « les gens qui ont mis en panne tout le système et l'économie du pays [fassent] un truc qui s'appelle « En marche » »[51] ou encore Christian Estrosi qui considère que le ministre n'a « aucune crédibilité »[49].

« Grande marche »

Le mouvement lance en une « grande marche » qui vise à recueillir 100 000 témoignages par du porte-à-porte afin d'élaborer un « plan d'action ». Emmanuel Macron présente l'opération comme « le premier temps essentiel de la construction [du] mouvement »[52]. 4 000 volontaires sont mobilisés pour cette opération[37] sous la houlette de Ludovic Chaker, responsable des opérations[53]. Les milliers de questionnaires administrés par le porte-à-porte sont en grande majorité dépouillés par des algorithmes[37], puis traités, selon le mouvement, par un groupe de 200 experts[54]. Sur les 100 000 « discussions » menées par les militants d'En marche !, un quart des questionnaires ont été remplis[55]. Il a été fait appel pour cette opération au cabinet de conseil Liegey Muller Pons, spécialisé dans les campagnes électorales et membre de l’équipe de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012[56]. L'analyse sémantique des questions ouvertes a été effectuée par Proxem afin de faire ressortir les principales craintes, attentes et espoirs des Français et pouvoir construire le programme politique au plus proche des attentes des citoyens[57].

Campagne présidentielle de 2017

Campagne
Présentation du programme de Macron dans la commune d'Andelnans avec François Patriat, .

Dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron organise plusieurs meetings à travers la France à compter de mi-2016. Le premier a lieu le à Paris[58] à la Maison de la Mutualité et rassemble environ 2 000 personnes, ainsi qu'une quarantaine de parlementaires, dont Nicole Bricq ; d'anciennes personnalités politiques telles que Renaud Dutreil ou issues de la société civile à l'instar d'Erik Orsenna[59] et Alexandre Jardin ; ou encore la veuve de Michel Rocard[60]. Il affirme vouloir porter son mouvement « jusqu’à 2017 et jusqu’à la victoire »[61]. Le choix de la date — deux jours avant la dernière intervention télévisée du quinquennat de François Hollande — apparaît comme une provocation[60]. Manuel Valls, qu'il critique sans le nommer lors de son discours[60], exprime publiquement son agacement[62].

Plusieurs meeting s'ensuivent, notamment le à Strasbourg[63],[note 4] qui rassemble environ 1 200 personnes, le au Mans[64],[note 5] qui rassemble environ 1 000 personnes, le à Montpellier[note 6] qui rassemble environ 1 600 personnes, le aux Pennes-Mirabeau[note 7],[65] qui rassemble environ 1 200 personnes et le à Paris[note 8],[66] qui rassemble environ 10 000 personnes (pour un coût estimé entre 400 000 et 450 000 euros[67]).

Dès le début de 2017, il organise de nouveaux meetings. À Nevers le , réunissant près de 1 000 personnes puis le lendemain à Clermont-Ferrand, rassemblant 2 500 personnes. Le , il organise un meeting au zénith de Lille attirant entre 4 000 et 5 000 personnes. Le , au palais omnisports de Gerland à Lyon, son meeting attire environ 8 000 personnes et plusieurs milliers d'autres devant des écrans géants à l'extérieur[68]. Le se tient à Bercy une réunion publique présentée comme « le grand meeting d'En marche ! » et rassemblant environ 20 000 personnes[69],[70].

Une cellule de riposte en ligne, ayant pour vocation de relayer les messages de campagne et de lutter contre la désinformation, est dirigée par Pierre Le Texier et Mounir Mahjoubi, ancien Président du Conseil national du numérique[71].

En , malgré les précautions mises en place (protection des serveurs, cloisonnement des accès et bases de données isolées[72]) l'entourage d'Emmanuel Macron estime que le mouvement En marche ! est victime de « plusieurs centaines d'attaques » informatiques chaque jour[73] et que 50 % du trafic serait « malveillant »[74].

L'application de messagerie cryptée russe Telegram est utilisée pour mobiliser le réseau de sympathisants, notamment à l'occasion des meetings.

Quelques jours avant le premier tour, une campagne de démarchage téléphonique massive est effectuée. Six millions de personnes reçoivent un appel automatique les invitant à voter pour Emmanuel Macron[75],[76].

Résultats

Emmanuel Macron termine en tête du premier tour de l'élection présidentielle, obtenant 24,01 % des voix. Opposé à la candidate du Front national, Marine Le Pen pour le second tour, il bénéficie du soutien de nombreuses personnalités de gauche comme de droite, au nom du « front républicain ». Après la victoire d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle, la démission de celui-ci de la présidence du parti est annoncée pour le [77].

La République en marche !

Changement de nom

Le , au lendemain du second tour de l'élection présidentielle et de la victoire d'Emmanuel Macron, le secrétaire général du mouvement, Richard Ferrand, présente le nouveau nom de la formation politique : La République en marche ![78]. Macron quitte par la même occasion ses fonctions de président du parti ; Catherine Barbaroux assure alors l'intérim jusqu'au congrès fondateur du parti prévu avant le [79],[80].

Campagne législative de 2017

En marche ! entendait présenter des candidats sous sa propre étiquette dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2017[81], lançant à cette fin un appel à candidatures sur Internet. Une commission d'investiture, présidée par l'ex-ministre chiraquien et ancien président du Conseil économique, social et environnemental Jean-Paul Delevoye[82], est chargée de sélectionner les candidats au regard de cinq critères : « renouvellement », « parité », « probité », « pluralité politique » et « accord avec le projet »[83]. Alors que 14 000 personnes ont déposé un dossier de candidature, les 14 premières investitures ont été rendues public début avril[84].

Pour les élections législatives de 2017, des candidats sont présentés dans l'ensemble des circonscriptions françaises ; ceux-ci peuvent appartenir en même temps à un autre parti politique mais doivent s'engager à se présenter uniquement, pour le scrutin, sous la bannière La République en marche ![85] et siéger à l'Assemblée nationale dans ce même groupe parlementaire, excepté pour les élus MoDem[79].

Le , Richard Ferrand présente une liste paritaire de 428 candidats investis avec l'étiquette REM. Parmi les candidats présentés, 52 % appartiendraient à la société civile et n'auraient jamais exercé de mandat électif. La liste compte initialement également 24 parlementaires sortants, tous membres de l'ancienne majorité présidentielle[86]. Peu après la publication de la liste, deux d'entre eux dont le nom apparaissait, François Pupponi et Stéphane Saint-André, déclarent ne jamais avoir sollicité d'investiture[87]. Après son entrée au sein du gouvernement d’Édouard Philippe, Bruno Le Maire est également investi par le parti[88].

Les députés sortants sont[89][réf. insuffisante] :

Initialement présentés comme investis, les députés François-Michel Lambert et Thierry Robert se voient par la suite retirés de la liste actualisée, leur casier n'étant pas vierge ; cependant, personne d'autre n'est investi dans leur circonscription.

Concernant le député François-Michel Lambert, sa condamnation était lié à une action politique comme « lanceur d'alerte » (dans l'affaire de l'écotaxe), une démarche n'étant pas jugée comme rédhibitoire. Le jeudi , au tribunal de Grande Instance de Lille, il a été statué en sa faveur pour l'exclusion de la mention de condamnation au bulletin no 2 de son casier judiciaire[90].

François-Michel Lambert a donc retrouvé formellement l’investiture officielle de La République en marche ![91]. Il a ensuite été élu (58,27 %) face au candidat du Front national (41,73 %)[92].

Des personnalités politiques et élus locaux ont également été investis, parmi lesquels :

Enfin, des personnalités issues de la société civile bénéficient de l'investiture :

Un article du Monde effectue une analyse détaillée des candidats aux législatives en déterminant ceux qui ont déjà eu un mandat électif et leur origine partisane (90 sont des adhérents du PS et 80 du MoDem, 10 seulement de LR et une trentaine de l'UDI)[93].

Les investitures sont décidées « sans aucune concertation locale » par une commission centrale selon des critères définis par Emmanuel Macron, ce qui fait de La République en marche ! l'organisation « la plus verticale de tous les grands partis politiques français »[94]. Le président de l’ONG CleanTuesday David Dornbusch, déplore que les légères restrictions posées à l'« excessive centralisation autour de l’exécutif et de l’absence de contre-pouvoirs, législatifs et juridiques » —  QPC, limitation à un seul 49-3 par session — ne soient balayées par le nouveau président de la République par une forte tutelle sur le futur Parlement[94]. Certains candidats investis sont mis en cause sur leur probité : Richard Ferrand pour un montage financier profitant à son épouse quand il était responsable mutualiste[95], un location d'un bien indigne pour Véronique Avril en Seine-Saint-Denis[96], Marielle de Sarnez sur un possible usage inapproprié de collaborateurs du Parlement européen[97]...

Campagne sénatoriale de 2017

Les élections sénatoriales de septembre 2017 sont un échec pour LREM, qui compte après le scrutin 21 sièges, soit sept de moins qu'avant[98], alors qu'elle espérait initialement doubler son nombre d'élus[99]. Le parti relativise ce résultat en notant que le scrutin sénatorial est « la conséquence arithmétique des élections de 2014 et 2015 »[100].

Congrès de novembre 2017

Le 14 novembre 2017, cent marcheurs annoncent quitter le parti le 17 du mois, considérant qu'il « offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l'Ancien Régime », mais aussi n'appréciant pas le « culte de la personnalité » envers Emmanuel et Brigitte Macron. Cette démission a lieu la vielle du Congrès de La République en marche ! de 2017, où seulement deux cent personnes (sur un total de 380 000 militants) votent à l'élection du nouveau président. Un seul candidat est présenté, Christophe Castaner[101].

Identité visuelle (logo)

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Organisation

Identité juridique

Le mouvement repose juridiquement sur deux associations : l'« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l'Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » (AFRVP) ; toutes deux sont déclarées le (annonces publiées au Journal officiel le ) et domiciliées 33, rue Danton au Kremlin-Bicêtre[105],[106],[107],[108].

L'Obs souligne que ses statuts sont « très classiques, communs à tous les partis politiques »[108]. Elle s'appuie sur un micro-parti visant à assurer son financement, qui a reçu l'agrément de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et qui est présidé par Christian Dargnat, ex-directeur général de BNP Paribas Asset Management[108],[107].

Après la mise en ligne du site internet du mouvement, Mediapart relève que sa directrice de publication est Véronique Bolhuis, compagne du directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, et que l’association « En marche ! » a pour domiciliation l’adresse du domicile privé de Véronique Bolhuis et Laurent Bigorgne[109]. Après la publication de l'article, le site retire l'adresse exacte de la domiciliation et indique que le directeur de publication est l’association « En marche ! »[109]. Véronique Bolhuis est également la présidente de l'association depuis le dépôt des premiers statuts en jusqu'à l'été 2016, et n'occupe plus de fonction officielle dans l’organigramme du mouvement depuis[108],[110]. En marche ! dément tout lien avec l'Institut Montaigne et affirme que Laurent Bigorgne ne joue aucun rôle auprès du mouvement, tout en reconnaissant qu'il est une connaissance de longue date d'Emmanuel Macron[110].

Le logotype manuscrit « En marche ! » est ensuite déposé à l'Institut national de la propriété industrielle le [102]. Ce logo est indépendant de l'association « En marche » qui — elle — existe depuis 1994[111]. Un nouveau logo, non manuscrit, est déposé à l'INPI le [103].

Le , Emmanuel Macron annonce vouloir rebaptiser le mouvement après le 7 mai, officialiser son statut de parti et interdire la double appartenance[112]. Pour Jean-Pierre Mignard, En marche ! est déjà un parti et la suppression de la double appartenance politique permettrait de toucher des subventions publiques[113]. Le nouveau nom et le nouveau logo sont alors déposés le avant leur officialisation le lendemain 8 mai[104].

Encadrement

Parmi les piliers de l'encadrement d'En marche !, figurent[114],[115] :

Deux agences de communication travaillent également pour le mouvement : Little Wing et Jésus & Gabriel[122],[123].

Un temps membre des « piliers » du mouvement, Laurence Haïm, porte-parole, ancienne correspondante d'I-Télé aux États-Unis[124], se retire finalement du mouvement au mois de .

Estimant qu'En marche ! doit « donner l'exemple » en matière de renouvellement du personnel politique dont il est partisan, Emmanuel Macron indique, dans son ouvrage Révolution, avoir « tenu à ce que des femmes et des hommes venant de la société civile puissent acquérir des responsabilités. Ils sont largement majoritaires dans nos rangs ; plus de 60 % de nos délégués nationaux et de nos référents territoriaux ne sont pas élus et ne l'ont jamais été. Nous veillerons aussi à limiter dans le temps les responsabilités au sein de ce nouveau mouvement »[125].

Le chercheur Fabien Escalona souligne qu'En marche ! figure parmi les rares partis d'Europe occidentale créés « ex nihilo » en suivant le modèle de « la professionnalisation des organisations partisanes et [de] l’importation des techniques managériales »[7].

Pour Pierre Martin, « En Marche! s’inscrit totalement dans [la] filiation [de la droite] quant à son fonctionnement et son mode de sélection des candidats. Les décisions viennent d’en haut, il y a une commission d’investiture sans que les militants ne votent… Il s’agit tout à fait de l’organisation traditionnelle des partis de droite en France »[126]. Évoquant les nouveaux statuts de La République en marche ! élaborés en , Marianne estime que le parti est, à l'instar de La France insoumise, « en passe de devenir le moins démocratique de France » en raison de l'absence d'élections internes, contrairement à la plupart des grands partis français[127]. Avec ces nouveaux statuts, Frédéric Sawicki évoque « un système très centralisé, néogaulliste, quasi militaire, fait pour défendre une personne », et compare LREM avec « le PC de la grande époque, où les permanents étaient payés pour s’assurer que les militants restaient dans la ligne »[128].

Le QG du mouvement est d'abord situé au 14e étage de la tour Montparnasse[129], puis transféré en dans des bureaux du 15e arrondissement de Paris[130], au 99 rue de l'Abbé-Groult[131] et enfin 63 rue Sainte-Anne depuis l'automne 2017[132].

Le parti s'appuie en outre sur le collectif Les Jeunes avec Macron[133],[134],[135] qui gère notamment le site Vision Macron[136] mettant en avant la vision et les propositions du candidat Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 2017.

À chacun des meetings d'Emmanuel Macron, une équipe est chargée d'en organiser l’ambiance. Des responsables envoient aux membres du groupe des SMS afin de lancer les applaudissements aux moments opportuns ou d’exciter l'enthousiasme du public[137].

Le , le lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle, ce dernier démissionne de la présidence d'En marche ! et est remplacé, par intérim, par Catherine Barbaroux[85]. Elle reste en poste jusqu'au mois d'août puis est remplacée par une direction collégiale par intérim, composée d'Arnaud Leroy, Bariza Khiari et Astrid Panosyan.

Lors de la réunion du Conseil de La République en marche ! de 2017, le 18 novembre 2017, Christophe Castaner, seul candidat, est élu délégué général du parti pour un mandat de trois ans[138].

Historique des dirigeants

Photo Nom Dates du mandat Notes
Emmanuel Macron Emmanuel Macron Président-fondateur du parti, élu président de la République.
Sin foto.svg Catherine Barbaroux (intérim) Présidente par intérim jusqu'au congrès d'août 2017.
Direction collégiale (intérim) Direction collégiale composée d'Arnaud Leroy, Bariza Khiari et Astrid Panosyan.
Christophe Castaner Christophe Castaner 18 novembre 2017 en cours Délégué général.

Adhérents

Le mouvement compte comme adhérents toutes les personnes ayant communiqué leur courriel, leur adresse complète (adresse postale, code postal et ville), un numéro de téléphone, leur date de naissance, et ayant adhéré à la charte du mouvement[139]. Il ne leur est cependant pas nécessaire de verser d'argent, contrairement aux autres partis politiques[26],[55]. Emmanuel Macron indique qu'il est possible d’adhérer tout en restant membre d’un « autre parti républicain »[25].

Le , quelques jours après le lancement du mouvement, Emmanuel Macron revendique 13 000 adhérents[140]. Le Canard enchaîné l'accuse de gonfler ses chiffres et prétend qu'il s'agirait en réalité de 13 000 clics sur son site[141]. Ismaël Emelien, conseiller d'Emmanuel Macron, précise que « Chaque adhérent signe une charte des valeurs et dispose d’une voix à l’assemblée générale du mouvement, cela n’a rien à voir avec ceux qui s’inscrivent à la newsletter, beaucoup plus nombreux »[142]. Sylvain Fort, autre conseiller d'Emmanuel Macron, assure également que le mouvement vérifie les adresses e-mail valant adhésion mais concède que « le système repose sur l’honnêteté de l’adhérent »[55].

En marche ! revendique 80 000 adhérents en  ; Le Monde indique alors : « Si le chiffre est exact, il fait de En marche ! l’un des premiers partis politiques de France »[142]. Revendiquant 88 000 adhérents en , Emmanuel Macron affirme être « au coude-à-coude avec le Parti socialiste » en seulement « 7 mois » d'existence[143]. D'après Mediapart, on y compte « beaucoup d'indépendants, de cadres du privé ; peu de fonctionnaires, d'agriculteurs ou de chômeurs. Beaucoup n'ont jamais été engagés en politique. La plupart n'ont fait que signaler leur intérêt en laissant leurs coordonnées sur le site »[54].

En marche ! s'inspire du modèle participatif de Désirs d'avenir, le mouvement de Ségolène Royal, et entend s'appuyer sur ses fichiers d'adhérents d'après le député Pascal Terrasse, proche d'Emmanuel Macron et ancien animateur de Désirs d'avenir[144],[145],[146]. D'après Libération, le mouvement s'appuie sur un « système d’enrôlement pyramidal directement inspiré des campagnes d’Obama en 2008 et 2012 »[26].

En s'appuyant sur un modèle de politique participative, chaque adhérent d'En marche ! a la possibilité de rejoindre ou de créer librement et gratuitement un comité local. Chacun de ces comités est animé par un ou plusieurs adhérents (nommés référents ou animateurs), qui en organisent la vie en proposant des événements locaux, des rencontres et débats autour des idées et des valeurs portées par le mouvement. En marche ! comptait en plus de 2 600 comités[147].

Financement

Christian Dargnat, ex-directeur général de BNP Paribas Asset Management, préside l'association de financement d'En marche [148]! Celle-ci mène dès sa création une levée de fonds, y compris lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Londres, ce qui pousse le député Les Républicains Georges Fenech à interpeller le gouvernement à ce sujet à l'Assemblée nationale et le Premier ministre, Manuel Valls, à apporter un démenti, alors même qu'En marche ! assume l'initiative[148],[149]. Emmanuel Macron déclare en mai que 2 000 donateurs ont déjà versé des contributions financières (limitées à 7 500 euros par la loi) à En marche[52] ! Il évoque « plus de 10 000 donateurs de 1 euro à 7 500 euros » en [150]. Fin , il a recueilli, selon les sources, 4 à 5 millions d'euros de dons[151],[122]. Fin mars ce montant atteint les 9 millions d'euros, qui se répartissent en 35 000 dons, d'en moyenne 257 chacun. 600 personnes ont apporté, à elles seules, la moitié du total avec des dons supérieurs à 5 000 euros[152].

Emmanuel Macron est accusé dans un livre à charge Dans l'enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017) des journalistes Frédéric Says et Marion L'Hour d'avoir utilisé 120 000 euros de frais de bouche du budget de Bercy (80 % de l'enveloppe annuelle) du au pour préparer sa campagne présidentielle[153].

Après les élections législatives de 2017, LREM devient le parti le plus riche de France grâce aux dotations publiques : plus de 100 millions d'euros lui reviennent sur cinq ans ; il compte également demander à ses élus une quote-part de leur indemnités pour se financer[154].

Fonctionnement interne, futurs statuts

À l'issue des élections présidentielle et législatives, La République en marche ! a prévu de se doter d'un mode de fonctionnement pérenne, exposé dans un projet de statuts présenté à ses adhérents par la présidente par intérim lors de la convention du [155].

Des éléments fondateurs se démarquant de l'organisation classique des partis politiques

Le mode de fonctionnement envisagé revendique l'intention de constituer un mouvement dont l'organisation le singularise des autres partis politiques, en particulier par quatre points :

  • possibilité de multi-appartenance (la plupart des partis, à l'exception de ceux organisés sur un mode confédéral, interdisent formellement à leurs membres d'adhérer à un autre parti à moins qu'il soit lié à ce dernier par une convention) ;
  • gratuité de l'adhésion (la plupart des partis ont instauré des cotisations dont les montants sont souvent corrélés à la détention de mandats électifs, voire aux revenus de l'adhérent dans les partis positionnés à gauche de l'échiquier politique) ;
  • liberté constitutive des comités locaux (les adhérents peuvent librement créer des comités locaux et rejoindre celui de leur choix, alors que les partis s'organisent généralement localement selon des règles préétablies) ;
  • absence d'élections internes (la plupart des partis ont retenu un fonctionnement démocratique, auquel La République en marche ! substitue un système dominé par les cooptations, les désignations par consensus, les nominations croisées et le tirage au sort).

Instances nationales

Schéma simplifié du fonctionnement interne du parti politique La République en marche ! tel que prévu par le projet de statuts présenté lors de sa convention du 8 juillet 2017 par sa présidente nationale par intérim.
Schéma simplifié du fonctionnement interne de La République en marche !, tel que prévu par le projet de statuts présenté lors de sa convention du par sa présidente nationale par intérim.

Les statuts, entrés en vigueur le , prévoient les instances nationales suivantes :

  • Convention : ensemble des adhérents (dont le rôle, peu détaillé dans la présentation faite le , semble d'adopter par consensus ou acclamation les orientations présentées par la direction nationale et à voter, par voie électronique, les modifications statutaires).
  • Conseil national : parlement (non élu) du parti, composé à 80 % des parlementaires, référents territoriaux et représentants des territoires (membres de droit) et de 20 % de conseillers tirés au sort «à intervalle régulier» parmi les adhérents. Le conseil élit en son sein la direction nationale : 20 des membres du bureau exécutif et le(s) délégué(s) général(ux). Il définit les grandes orientations du mouvement et contrôle l'action de la direction nationale.
  • Bureau exécutif : exécutif du mouvement, organe paritaire, composé d'une trentaine de membres, 20 élus par le conseil, 10 cooptés par ses membres. Il désigne en son sein des délégués nationaux thématiques.
  • Délégués généraux : fonction qui a la charge de diriger le mouvement pour un mandat de trois ans.

La direction nationale nomme les référents territoriaux (représentants du mouvement au niveau départemental) et la commission d'investiture des candidats aux élections. Ainsi, une très large majorité des membres du conseil national qui élit la direction nationale procède de la direction nationale. Cette organisation atypique où la légitimité des instances nationales et locales ne procède aucunement de leur élection directe ou indirecte par les adhérents, vaut à La République en marche ! d'être qualifiée par la presse de « parti le moins démocratique de France »[156]. Catherine Barbaroux justifie ce choix par une volonté de limiter « les ambitions pas forcément tournées vers l'intérêt du mouvement ».

Les adhérents seront néanmoins directement consultés par le bureau exécutif sur les sujets de son choix et ceux qui seront proposés par 20 % des adhérents ou comités locaux. Les adhérents pourront également sélectionner les actions financés par le budget participatif du mouvement. Enfin, les adhérents disposent d'un droit d'information du bureau exécutif et via leur comité local d'un droit d'interpellation qui permet de lui suggérer d'inscrire une question à son ordre du jour.

Positionnement politique

Alors qu'Emmanuel Macron a été membre du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2009[157],[158] et qu'il est encore membre du gouvernement de Manuel Valls lorsqu'il crée ce mouvement, En marche ! souhaite sortir des clivages politiques traditionnels et se veut transpartisan. Remplaçant le traditionnel clivage gauche-droite par celui « entre les progressistes et les conservateurs », Emmanuel Macron précise qu'En marche ! est à la fois de droite et de gauche[43]. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, estime qu'En marche ! « n'a non seulement pas vocation à être dans la Belle Alliance Populaire [qui réunit les alliés du PS] mais il refuse de se situer à gauche voire cherche à dissoudre celle-ci dans la droite »[159]. D'après La Croix, En marche ! « ambitionne de rassembler largement, depuis les sociaux-démocrates jusqu’aux gaullistes sociaux »[160].

Le journaliste de Mediapart Fabien Escalona conteste le qualificatif d'antisystème pour En marche ! et plaide pour ceux de « parti attrape-tout » — c'est également le qualificatif choisi par Virginie Martin — et de « business firm party » (« parti-entreprise »), à l'instar concernant cette dernière catégorie de Forza Italia à son lancement par Silvio Berlusconi en Italie ou de l’Union du centre démocratique (UCD) en Espagne[7].

Certains observateurs comparent En marche ! et le profil d'Emmanuel Macron au parti politique espagnol centriste Ciudadanos et à son dirigeant Albert Rivera[161],[162]. Ce dernier apporte d'ailleurs son soutien à Emmanuel Macron en , voyant en lui un « réformiste »[163]. L'historien Christophe Barret estime qu'il s'agit de deux « partis à ranger dans la catégorie des réformismes de droite » mais souligne que leur comparaison est limitée par des spécificités nationales : si Emmanuel Macron « est toujours censé évoluer à gauche » et « s'en prend aux chômeurs », Ciudadanos « est l'allié de la droite » et ne peut tenir « un discours “anti-assistés” » en raison de « la profondeur de la crise sociale »[164]. De son côté, Pierre Martin compare REM au Parti démocrate italien, estimant qu'ils relèvent tous deux d'« un centre libéral-mondialisateur »[126].

Le , Le Canard enchaîné indique que le parti d'Emmanuel Macron travaille, en prévision des législatives, à une alliance électorale avec le Parti socialiste, afin d'avoir une majorité en cas de victoire à la présidentielle[165].

Géographie et sociologie électorales

Le géographe Christophe Guilluy fait observer que géographiquement et sociologiquement, En marche ! se définit en miroir du Front national. Il incarne l’opposition entre la France nantie des métropoles et la France périphérique, l'opposition est/ouest avec les régions de l'est où la désindustrialisation, le chômage, la pauvreté sont plus accentués où il fait ses scores les plus faibles[166].

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix  % Rang Voix  % Rang
2017 Emmanuel Macron 8 656 346 24,01 1er 20 743 128 66,10 1er

Élections législatives

Année 1er tour 2d tour Sièges Gouvernement
Voix  % Rang Voix  % Rang
2017 6 390 797 28,21 1er 7 826 432 43,06 1er
309 / 577
Majorité présidentielle

Élections sénatoriales

Année Sièges Rang Groupe
2017
21 / 348
4e LREM

Soutiens à la République en marche !

Polémiques

Financement et accusations de conflits d'intérêt

Fin 2016, le responsable communication du candidat déclarait avoir déjà récolté 3,7 millions d'euros de dons pour la présidentielle[167] c'est-à-dire entre 2 et 3 fois le budget de François Fillon ou Alain Juppé pour la primaire de la droite[168]. Son parti politique ne bénéficiant pas encore de financement public, l'ensemble de cette somme provient de dons de particuliers[36]. En , Benoît Hamon presse Emmanuel Macron de révéler la liste de ses donateurs, mettant entre autres en avant les conflits d'intérêts possibles liés à son statut d'ancien associé de la banque Rothschild[169]. Ce dernier refuse cette transparence, taxant la demande de « démagogique ».

En , après une alerte de Formindep, Jean-Jacques Mourad — l'un des deux conseillers Santé d'En marche ! — démissionne en raison de liens d'intérêts importants avec le laboratoire Servier, fabricant du Médiator. L'autre conseiller Santé de Macron, Jérôme Salomon, est un proche de Didier Tabuteau, ancien directeur de cabinet de Bernard Kouchner au ministère de la Santé et premier directeur de l'Agence du médicament de 1993 à 1997, « à des dates clés du Mediator »[170]. Marianne souligne : « Emmanuel Macron a proposé à Nevers, le , un meilleur remboursement des médicaments contre l’hypertension artérielle sévère... précisément un domaine de spécialité de Servier ! »[171].

Frais de représentation

Dans leur ouvrage intitulé Dans l’enfer de Bercy, les journalistes Marion L'Hour et Frédéric Says relèvent qu'Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère, soit plus de 120 000 euros en huit mois. Il est alors accusé d'avoir utilisé cet argent pour mettre en avant son mouvement En marche ! Ces accusations sont renouvelées par les députés Christian Jacob (LR) et Philippe Vigier (UDI). S'il confirme les dépenses, son successeur au ministère de l'économie Michel Sapin n'y voit quant à lui rien d'illégal, considérant que Macron « n'a pas dépensé plus » d'argent qu'il n'en avait le droit. Il déplore en revanche son désengagement vis-à-vis de ses fonctions lors de ses derniers mois au ministère[172].

Mohamed Saou

Mohamed Saou est désigné référent En marche ! du Val-d'Oise en [173],[174]. Le , lors de L'Émission politique en direct sur France 2, Emmanuel Macron annonce qu'il a demandé à Mohamed Saou « de se déporter de sa fonction », parce qu'il y avait une « polémique naissante » à cause de sa potentielle proximité avec les Indigènes de la République et le CCIF[173],[175]. Le matin même, Aurore Bergé, ancienne responsable de la communication numérique d’Alain Juppé ralliée en février à Emmanuel Macron, indiquait sur Twitter : « Il n’est plus référent. Ceci n’est évidemment pas compatible avec les valeurs [d'En marche !] » [173]. Le , Richard Ferrand, secrétaire général d'En marche !, précise que Mohamed Saou « reste référent départemental d'En Marche », mais qu'il s'est mis « en retrait de ses fonctions », tout en continuant « la campagne sur le terrain », le temps que la commission d'éthique d'En marche ! prononce un avis sur le fond des propos qui lui sont reprochés[176],[177]. En , Mohamed Saou avait également aimé sur Facebook la photo de l'imam Tarik Chadlioui — qui a participé à la radicalisation d'un kamikaze du Bataclan — avant de déclarer « ne pas être et n'avoir jamais été Charlie » en [178].

Le , se pensant hors antenne, Macron apporte son soutien à Saou sur Beur FM et déclare : « il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, c’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type qui est très bien Mohamed en plus »[179],[180].

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d'adhésion est mis à jour de manière instantanée. Son mode diffère de celui des partis politiques traditionnels, notamment en raison de sa gratuité. Voir La République en marche !#Organisation
  2. Sur les 309 membres du parti élus, seuls 306 adhérent au groupe parlementaire. Bruno Fuchs siège en tant qu'apparenté au groupe MoDem, tandis que Erwan Balanant et Philippe Berta font pleinement partie de ce groupe. M'jid El Guerrab, membre du parti mais élu sans l'étiquette REM, a quitté le parti. Enfin, Thierry Solère a adhéré au parti et au groupe parlementaire en novembre 2017. Laurence Maillart-Méhaignerie, initialement apparentée au groupe, adhère également au parti.
  3. On trouve l'abréviation LREM (Le Figaro, Libération) voire LRM (Le Monde), mais aussi la forme REM.
  4. Première partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie engagée.
  5. Deuxième partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie quotidienne.
  6. Troisième partie du diagnostic du pays sur le thème de la Vie ensemble.
  7. Premier meeting en tant que candidat à la présidentielle de 2017.
  8. Premier grand rassemblement de campagne.

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  20. a, b et c Site officiel d'En Marche ǃ - Une charte pour avancer ensemble - « Nous croyons que le destin de l’Europe et celui de la France sont indissociables : renouer avec le rêve européen est la condition de notre réussite politique et économique dans la mondialisation. »
  21. Vision Macron - L’intégration dans la mondialisation - « Les grands succès économiques de notre pays sont tirés par la croissance du monde, nous n’avons plus le choix et c’est même notre chance. Il est illusoire de vouloir s’opposer à la mondialisation, le repli sur soi n’est pas une solution tenable, la mondialisation comme réalité économique doit être comprise et acceptée. »
  22. Site officiel d'En Marche ǃ - Une charte pour avancer ensemble - « Enfin, et surtout, nous voulons remettre notre économie et notre société en mouvement.
  23. Site officiel d'En Marche ǃ - Une charte pour avancer ensemble - « Nous considérons ainsi qu’il faut en finir avec la politique comme profession réglementée, et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent. Nous considérons que le fonctionnement démocratique de nos institutions doit être réinventé : trop de gens se sentent aujourd’hui exclus d’un système pourtant censé les représenter. Nous sommes attachés à ce que chacun des adhérents d’En marche ! respecte les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, du respect d’autrui, de l’honnêteté et de la probité. Nous condamnons de manière générale tous les actes et tous les propos qui jugeraient une personne pour ce qu’elle est. Chacun des adhérents d’En marche ! s’engage donc à ne pas commettre de discrimination ou d’abus de pouvoir et à signaler tout conflit d’intérêt. Seront notamment susceptibles d’être exclu(e)s de notre collectif celles et ceux qui feraient l’objet d’une condamnation définitive pour des faits ou comportements contraires aux valeurs exprimées ici. Nous croyons en l’intérêt général : la politique, telle qu’elle nous anime, doit transcender les intérêts particuliers et se dresser contre les corporatismes qui sclérosent notre pays. »
  24. L'Opinion - Emmanuel Macron, radiographie d’un phénomène sur les réseaux sociaux - Véronique Reille-Soult - - « La force d’Emmanuel Macron ou en tout cas ce qui participe grandement à son succès sur les réseaux sociaux est son acceptation à cette sorte de « lâcher-prise ». En acceptant que chacun puisse s’approprier à sa façon, avec ses mots et ses points de convergence et de divergence, l’expression de son mouvement « En marche ! », il s’est parfaitement aligné avec ces nouveaux codes et usages. En pratiquant ainsi, il inspire, conduit, mais laisse le soin au public internaute de s’approprier ses idées par une contribution individuelle. Les créations de hashtags se font spontanément, en dehors du cercle des soutiens officiels et il n’y a pas d’éléments de langage officiel, chacun s’exprime selon son ressenti et son envie. Cette pratique nouvelle permet un meilleur rayonnement des messages, une plus grande influence du web. C’est une approche moderne et en phase avec les codes 2.0. »
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