Présidence d'Emmanuel Macron

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Présidence d'Emmanuel Macron

Président de la République française

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Emmanuel Macron, président de la République française.
Type
Type Président de la République française
Résidence officielle Palais de l'Élysée, Paris
Élection
Système électoral Scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Mode de scrutin Suffrage universel direct
Élection 2017
Début du mandat
Mandat en cours 1 an, 1 mois et 7 jours
Durée 5 ans
Présidence
Nom Emmanuel Macron
Date de naissance (40 ans)
Appartenance politique La République en marche
Représentation
Membres 577 députés
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Composition de la législature depuis juin 2017.
Gouvernements
Philippe I Philippe II
Divers
Site web elysee.fr
Voir aussi Politique de la France

La présidence d'Emmanuel Macron commence officiellement le lors de la passation des pouvoirs avec son prédécesseur François Hollande. Il est élu président de la République française le sous la bannière de son mouvement En marche ![Note 1] pour un mandat de cinq ans dont l'échéance est fixée au , s'il n'est pas réélu.

Contexte[modifier | modifier le code]

Contexte intérieur[modifier | modifier le code]

Contexte économique[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron entame son mandat dans une période où plusieurs grands instituts économiques (FMI, OFCE, CEPII) observent une amélioration, modérée, de la situation économique mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) estime ainsi que la croissance mondiale, de 3,1 % en 2016, devrait progresser à 3,4 % en 2017 puis 3,6 % en 2018. L'un des moteurs de cette croissance est la reprise des importations chinoises, en forte baisse en 2015 et 2016[1].

Par ailleurs, si les spécialistes du Capital estiment que la situation économique intérieure est également plutôt positive, d'autres, dont Nicola Brandt, économiste à l'OCDE, pointent le fort taux de chômage laissé par son prédécesseur et le problème de manque de flexibilité du marché du travail français[1].

Selon les économistes de la revue Capital, les entreprises françaises se portent nettement mieux en 2017 qu'à la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elles ont pleinement bénéficié des mesures des gouvernements de Manuel Valls : le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité et de solidarité. En 2016, les baisses de charges cumulées représentent environ 40 milliards d'euros. En parallèle, elles ont profité en 2015 et en 2016 de la baisse des prix du pétrole, de l'euro et des taux d'intérêt. Ainsi, leur compétitivité vis-à-vis de leurs principaux partenaires s'améliore ; leurs marges également, passant de 29 % en 2013 à 32 % en 2017. Depuis 2016, le secteur marchand a recommencé à créer de l'emploi et l'ensemble des analystes prévoient une poursuite de cette tendance au moins sur l'année 2018[1].

L'attractivité de la France vis-à-vis des investisseurs internationaux s'est également largement améliorée, présentant en 2016 une hausse des implantations ou des extensions d'entreprises étrangères jamais vue depuis des années. Le nombre d'opérations a augmenté en 2016 de 30 % par rapport à 2015, pour un total de 779 qui correspondent à une création nette de 17000 emplois. Marc Lhermitte, analyste de EY explique dans une étude de son cabinet que la France rattrape son retard vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Angleterre, notamment grâce à l'amélioration de la compétitivité, à la baisse des charges et à une meilleure perception des investisseurs. Il explique aussi que le point fort français est le niveau d'innovation, dopé par le Crédit impôt recherche[2]. Cette étude expose que les investisseurs estiment que la France est intéressante dans trois domaines économiques : l'économie numérique, l'énergie, la santé. Enfin, « le baromètre d'EY indique que les dirigeants étrangers interrogés sont 58 % à considérer que « la politique mise en œuvre pour encourager la création de start-up est efficace (+14 points par rapport à 2016). »[3] »

Le moral des ménages, malgré les attentats, est au plus haut depuis 10 ans. La croissance de la France, de 1,1 % en 2016, devrait se rapprocher de celles des pays comparables en 2017[1].

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime en 2017 qu'à politique économique inchangée, la croissance de la France devrait s'établir à 1,6 % de moyenne durant les cinq ans de la présidence d'Emmanuel Macron, et que cela permettrait de faire baisser le chômage à 7,8 % en 2022[1].

Les déficits publics, qui à la fin de la présidence de Nicolas Sarkozy étaient à un niveau de 4,8 % du PIB, ont été ramenés en 2016 à 3,4 %. Le niveau de la dette à la fin de 2016 est de 2200 milliards d'euros, soit 96 % du PIB. Or les taux d'intérêts étant en train de remonter, Emmanuel Macron devra gérer une éventuelle lourde augmentation du poids de la dette sur les comptes publics[1].

Contexte international[modifier | modifier le code]

Contexte européen[modifier | modifier le code]

Durant son mandat, Emmanuel Macron devra gérer le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et notamment trouver des compromis pour les entreprises françaises ayant des intérêts au Royaume-Uni[1].

Il devra également se positionner sur la poursuite et l'éventuelle amplification des sanctions économiques contre la Russie présidée par Vladimir Poutine qui ont été établies à la suite de la crise de Crimée[1].

Pro-européen, en faveur d'une Union européenne réformée et renforcée, il devra également se positionner sur la crise de la dette publique grecque et l'éventuelle victoire de partis eurosceptiques dans d'autres pays européens. D'un point de vue financier, l'Italie représente un risque important, la plupart des banques italiennes étant très fragiles[1].

Contexte mondial[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron prend le pouvoir alors que l'armée française est engagée dans plusieurs actions militaires, notamment dans le Sahel avec l'Opération Barkhane, et dans la guerre menée en Irak et en Syrie par la coalition arabo-occidentale contre l'État islamique[1]. Il devra également gérer l'escalade diplomatique entre les États-Unis et la Corée du Nord.

Du point de vue financier, de nombreux facteurs rendent incertaine la stabilité économique mondiale : notamment, la volonté du président des États-Unis Donald Trump de rétablir des protections douanières dans son pays, ce qui aurait d'importantes conséquences sur le commerce mondial[1]. Les autres aléas les plus notables sont une normalisation brutale des politiques monétaires expansionnistes de la Réserve fédérale des États-Unis et de la Banque centrale européenne, pouvant mener à un krach boursier, une trop forte appréciation du dollar, une dérégulation financière menée par Donald Trump ou les énormes déséquilibres financiers chinois[1].

Le 19 septembre 2017, lors de son premier discours à l'ONU, Emmanuel Macron défend une vision multilatéraliste des relations internationales[4].

Élection et prise de fonctions[modifier | modifier le code]

Élection[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore ministre de l'Économie au sein du gouvernement Manuel Valls (2), Emmanuel Macron lance en son mouvement politique, En marche !, qui se veut « ni à droite, ni à gauche »[5]. Fin août, il démissionne de ses fonctions pour se porter candidat à l'élection présidentielle le [6].

Au départ donné troisième par les sondages derrière Marine Le Pen et François Fillon, il dépasse ce dernier à partir de en raison des affaires judiciaires visant le candidat du parti Les Républicains[7]. Le , il est qualifié pour le second tour (avec 24,01 % des voix) face à Marine Le Pen (21,30 %), juste devant François Fillon (20,01 %) et Jean-Luc Mélenchon (19,58 %)[8].

Largement favori des sondages pour le second tour[7], et ayant reçu le soutien de Benoît Hamon et François Fillon au soir du premier tour[9], il remporte l'élection le avec 66,1 % des suffrages[8]. Le , le Conseil constitutionnel proclame officiellement son élection[10].

Après-présidentielle[modifier | modifier le code]

Le lendemain de son élection, le secrétaire général d'En marche !, Richard Ferrand, annonce que son mouvement politique deviendra le parti La République en marche ! à l'occasion d'un congrès devant se tenir avant le [11]. Lors de ce même conseil d'administration, Emmanuel Macron démissionne de ses fonctions de président du mouvement, l'intérim étant assuré par Catherine Barbaroux[11].

Le même jour, Emmanuel Macron est invité en tant que président élu par le président François Hollande aux commémorations du 8 mai 1945[12].

Passation de pouvoirs[modifier | modifier le code]

La passation des pouvoirs a lieu le dimanche , le président sortant François Hollande accueillant le président élu Emmanuel Macron à 10 h sur le perron du palais de l'Élysée[13]. C'est la première fois sous la Ve République qu'elle intervient un week-end[14]. Légalement, elle ne pouvait intervenir qu'entre le mercredi à 17 h 30, heure d'annonce des résultats officiels de l'élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, et le dimanche 14 mai à minuit, date d'expiration du mandat de François Hollande.

Cabinet du président[modifier | modifier le code]

Voici les différents membres du cabinet du président Macron[15]

Image Fonction Nom Nomination
Kohler-perron-d-honneur.jpg Secrétaire général Alexis Kohler [16]
Sin foto.svg Secrétaire générale adjointe Anne de Bayser [17],[18]
Sin foto.svg Directeur de cabinet Patrick Strzoda [16]
Sin foto.svg Chef de cabinet François-Xavier Lauch
Sin foto.svg Chef de cabinet adjoint Rodrigue Furcy
Sin foto.svg Conseiller diplomatique Philippe Étienne [16]
Bernard Rogel par Claude Truong-Ngoc septembre 2015.jpg Chef de l'état-major particulier Bernard Rogel [19]

Conseillers[modifier | modifier le code]

Principaux conseillers[modifier | modifier le code]

Après la communication erratique de la présidence Hollande, la plume du président Sylvain Fort et la conseillère presse Sibeth Ndiaye participent au verrouillage de la communication élyséenne (déplacement de la salle de presse dans un bâtiment annexe, consignes suivies d'absence d'indiscrétion des employés, choix des journalistes accrédités dans les déplacements, etc.). Sibeth Ndiaye n'hésite pas à « [appeler] les médias quotidiennement quand on a des divergences d'interprétation » si un article déplaît[20].

Image Fonction Nom
Sin foto.svg Conseiller spécial Ismaël Emelien
Sin foto.svg Conseiller discours et mémoire Sylvain Fort
MH-Sibeth (cropped).jpg Conseillère presse et communication Sibeth Ndiaye
Fonction Nom
Conseiller institutions, action publique et transition numérique  Fabrice Aubert
Conseiller Europe et G20 Clément Beaune
Conseillère agriculture, pêche, forêt[21] et développement rural Audrey Bouroleau[22]
Conseiller outre-mer Stanislas Cazelles
Conseiller éducation, enseignement, supérieur, recherche et innovation[23]  Thierry Coulhon
Conseillère justice Sonya Djemni-Wagner
Conseiller diplomatique G7 et G20 Philippe Étienne
Conseillère culture et communication Claudia Ferrazzi
Conseillère solidarités et santé Marie Fontanel
Conseillère communication internationale Barbara Frugier
Conseiller affaires stratégiques Étienne de Gonneville
Conseiller intérieur, sécurité Laurent Hottiaux
Conseiller social Pierre-André Imbert
Conseiller prospective et éducation[23] Quentin Lafay
Conseiller diplomatique adjoint et sherpa G7 Aurélien Lechevallier
Conseiller fiscalité et prélèvements obligatoires Laurent Martel
Conseillère cohésion des territoires, logement Anne-Claire Mialot
Conseiller entreprise, attractivité et export Emmanuel Miquel
Conseiller sport, JO 2024, engagement associatif Cyril Mourin
Conseiller Afrique Franck Paris
Conseiller énergie, environnement, transports Antoine Pellion
Conseillère parlementaires Rebecca Peres
Conseillère Asie, Russie, Caucase, Turquie, Balkans, Réfugiés Alice Rufo
Conseiller politique Stéphane Séjourné
Porte-parole[24] Bruno Roger-Petit

Conseillers techniques[modifier | modifier le code]

Fonction Nom
Conseiller technique Europe Alexandre Adam
Conseillère technique Afrique, relations bilatérales Marie Audouard
Conseiller technique logement Tristan Barrès
Conseillère technique inclusion, égalité femmes hommes et citoyenneté Constance Bensussan
Conseillère technique droits humains, francophonie, rayonnement culturel, société civile Soria Blatmann (jusque février 2018[25])
Conseiller technique transports Jimmy Brun
Conseillère technique protection sociale et comptes sociaux Marguerite Cazeneuve
Conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient Ahlem Gharbi
Conseiller technique Europe Nicolas Jégou
Conseillère technique politiques de développement et climat Jennifer Moreau
Conseiller technique énergie Thibaud Normand
Conseiller technique industrie, commerce et artisanat Jonathan Nussbaumer
Conseiller technique participations et économie numérique Cédric O
Conseillère technique écologie Diane Simiu
Conseiller technique macroéconomie Charles-Henri Weymuller

En septembre 2017, il installe le conseil présidentiel pour l'Afrique, dirigé par le franco-béninois Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion de Macron à l'ENA[26].

Premières mesures[modifier | modifier le code]

Nicolas Baverez, éditorialiste au journal Le Figaro, Arnaud Leparmentier, éditorialiste au journal Le Monde et Jacques Attali qui avait nommé Emmanuel Macron comme l'un des rapporteurs de sa Commission pour la libération de la croissance française en 2007, estiment qu'il a cent jours pour réformer le pays[27],[28],[29].

Dès le jour de son investiture, Emmanuel Macron nomme certains membres de son cabinet[16]. Le dimanche 14 mai, il transmet une liste d'une trentaine de « ministrables » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique afin de vérifier leur patrimoine, leur état fiscal et leurs conflits d’intérêts[30]. Le lundi 15 mai, il nomme Édouard Philippe, député-maire LR du Havre, Premier Ministre et le charge de former un nouveau gouvernement[31].

Emmanuel Macron choisit de se rendre à Berlin le 15 mai 2017 pour son premier déplacement international en tant que Président de la République afin de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel[32].

Gouvernement et représentation parlementaire[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, Emmanuel Macron annonce souhaiter nommer une femme Première ministre s'il était élu président de la République[33]. Le , à deux jours du second tour, il annonce avoir choisi « in petto » (en secret) son Premier ministre s'il était élu[33]. Il indique ne pas le lui avoir dit, et ne pas vouloir révéler son nom avant sa passation de pouvoirs avec François Hollande[33]. Il désire que son Premier ministre mène la campagne de « la République en Marche ! » aux élections législatives de juin 2017[33]. Selon les annonces faites durant la campagne, Emmanuel Macron entend nommer un Premier ministre qui constituera un gouvernement de quinze ministres « forts », en respectant la parité femmes-hommes[34] et les secrétaires d'État n'auront pas pouvoir ministériel[35]. D'après un sondage Odoxa mené le 10 et 11 mai 2017, Alain Juppé est le préféré des Français pour devenir Premier ministre (26 % d'opinions favorables), suivi par François Bayrou (22 %), Jean-Louis Borloo (19 %) et Jean-Yves Le Drian (18 %)[36].

Pressenti pour devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron[37],[38], Édouard Philippe est nommé à ce poste le 15 mai, au lendemain de l'investiture du président[39].

Un deuxième gouvernement est formé le 19 juin 2017, à l'issue des élections législatives remportées par la majorité présidentielle. Il reprend une grande partie des membres du gouvernement précédent, mais prend en compte les départs de Richard Ferrand, de Sylvie Goulard, de François Bayrou et de Marielle de Sarnez. Un poste de ministre auprès d'un ministre et six secrétariats d'État sont créés, soit sept postes de plus par rapport au premier gouvernement.

Parlement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parlement français.

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Le 19 janvier 2017, le mouvement En marche ! lance un appel aux candidatures pour les élections législatives, la commission d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye sélectionnant les candidats pour les 577 circonscriptions sur des critères de probité : casier judiciaire vierge, parité, renouvellement : au moins la moitié de candidats pour la première fois et en grande partie issus de la société civile, pluralisme et cohérence[40]. Les élus sortants sont notés sur leur popularité, leur implantation ou leur couverture médiatique, les cas délicats sont tranchés directement par Emmanuel Macron[41].

Suite au ralliement de François Bayrou à la candidature d'Emmanuel Macron, le MoDem dont il est le président aurait conclu un accord sur 90 circonscriptions dont 50 gagnables[42]. Il n'y aura pas d'autre accord d'appareils[43]. En février, plus d'une centaine de circonscriptions avaient été réclamées, dont au moins une trentaine gagnables, pour obtenir au moins 15 députés, afin de constituer un groupe à l'Assemblée ; pour assurer son financement, le Modem doit présenter 50 candidats sous sa propre étiquette, qui devront recueillir au moins 1 % dans chacune de leurs circonscriptions[44].

Les candidats investis par le parti pourront garder la carte de leur ancien parti, avec l'objectif d'obtenir une majorité absolue[45]. Les candidats seront investis la seule étiquette République En Marche et s'engagent à faire partie du même groupe parlementaire, sauf le MoDem qui pourra former son propre groupe[46].

Le 11 mai sont présentés 428 candidats sélectionnés parmi 19 000 : 214 hommes et 214 femmes, dont 52 % n'ayant jamais eu de mandat ; 93 % sont en activité, 2 % en recherche d'emploi, 4 % sont retraités et 1 % étudiants ; 95 % de non sortants, pour un âge moyen de 46 ans, entre 24 et 72 ans[47]. Manuel Valls n'aura pas d'opposant En Marche. Parmi ces 428, il y a 24 députés sortants de gauche et des membres du MoDem, mais aucun député LR[47]. Dans les circonscriptions non pourvues, le mouvement sollicite de nouveaux ralliements avant le 19 mai, Richard Ferrand explique : "Nous souhaitons laisser un espace pour ceux qui souhaiteraient se manifester"[48].

La publication des 428 candidats contrarie François Bayrou, qui espérait davantage de candidatures MoDem, et convoque le bureau politique de son mouvement le lendemain en souhaitant plus d'investitures communes[49]. Seuls 35 MoDem avaient été initialement sélectionnés, au lieu des 120 promis[50]. Les équipes des deux mouvements ont trouvé un accord avec En Marche! le 12 mai, que François Bayrou appelle « solide et équilibré », afin de répondre selon lui « à deux questions essentielles : est-ce qu’il s’agit d’un parti unique ou d’une majorité plurielle ? Quel est le point d’équilibre de la majorité ? », ajoutant « Nous souhaitons qu’il soit au centre, central et pas déséquilibré d’un côté ou de l’autre »[51].

Le choix du Premier ministre aurait selon un sondage Odoxa un impact important pour le vote aux élections législatives pour 76 % du corps électoral[36].

Sénat[modifier | modifier le code]

En juin 2017, le sénateur ex-PS François Patriat fonde le groupe parlementaire « la République en Marche ! » qui compte 25 membres à sa fondation, avant le renouvellement de septembre 2017[52].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

Un des premiers textes soumis au Parlement est le projet de loi de « moralisation » de la vie publique. Malgré quelques couacs en séance, il est adopté à une large majorité en juillet 2017[53] et, pour l’essentiel, validé par le Conseil constitutionnel[54].

Le Gouvernement annonce préparer pour 2018 une réforme constitutionnelle qui notamment modifierait le mode de scrutin pour les législatives en y introduisant une dose de proportionnelle, supprimerait la Cour de justice de la République, et réformerait le statut du Conseil supérieur de la magistrature[55].

Alors que le gouvernement fait une usage important des ordonnances sur des réformes importantes (loi travail, statut de la SNCF), la réforme pourrait inclure une accélération du temps législatif, avec la réduction du nombre de lectures des textes ou une possible limitation du droit d'amendement, tendant à renforcer encore la primauté de l'exécutif sur le législatif[56].

Administration[modifier | modifier le code]

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron annonce vouloir « mettre sous tension l’appareil d’État » en changeant ou en confirmant l’intégralité des postes de direction de la fonction publique — ce qui est interprété comme la mise en place d'un système des dépouilles (spoils system) comme pratiqué aux États-Unis —, d'abord « dans les deux premiers mois du quinquennat », puis dans les six premiers mois selon son programme[57],[58]. Il indique également vouloir recruter au moins un quart des directeurs d’administration centrale (DAC) en dehors de la fonction publique, « sur la base d’appels à candidature ouverts visant à identifier les meilleures compétences techniques et managériales »[58].

Une fois investi, il reçoit, avec Édouard Philippe, l'ensemble des DAC juste avant leurs nominations en conseil des ministres[59]. Mediapart indique qu'« en vérité, le chef de l’État, dont le plus gros du réseau est à Bercy, a surtout rencontré ceux qu’il ne connaissait pas déjà »[58]. Selon le décompte d'Acteurs publics, il procède à 49 nominations de DAC (36 hommes et 13 femmes) — contre 69 sous la présidence de François Hollande, à la même période —, dont 20 directeurs ayant appartenu au cours de leur carrière à des cabinets de droite, contre 7 à des cabinets de gauche et 4 à des cabinets de gauche et de droite[58]. Ces 49 nominations sont par ailleurs composées de 22 énarques, 4 polytechniciens et 4 saint-cyriens[58]. Acteurs publics indique qu'« hormis le cas de hauts commissaires et d’un délégué interministériel », aucun DAC recruté ne répond à l'annonce d'une ouverture en dehors de la fonction publique[58].

Le Monde écrit en décembre 2017 qu'il s'agit d'une « pratique inhabituelle, si ce n’est inédite, sous la Ve République », qui « témoigne de l’exercice du pouvoir du nouveau chef de l’État »[59]. En revanche, Libération estime qu'Emmanuel Macron « se démarque peu de ses prédécesseurs » sur ce sujet en procédant « à des remplacements classiques, dans l’appareil régalien notamment, assaisonnant le processus normal de quelques exemples retentissants » ; Jean-Michel Eymeri-Douzans estime ainsi qu'il « a surtout choisi une stratégie de mise sous tension » de l’administration[57]. Mediapart considère que la « petite révolution » que pouvait constituer le dispositif annoncé par Emmanuel Macron « n’a jamais eu lieu »[58].

Le rétrécissement des cabinets ministériels, édicté par décret le 18 mai 2017, contraint par ailleurs leurs membres à s’appuyer davantage sur les administrations[58].

Collectivités locales[modifier | modifier le code]

Lors de la Conférence nationale des territoires qu'il organise le , Emmanuel Macron annonce une baisse des dotations budgétaires aux collectivités locales de 13 milliards d'euros, mais aussi confiance, transparence et concertation sur les sujets concernant les collectivités. Toutefois, ce souhait d'une relation de confiance est rapidement ébranlé avec l'annonce surprise d'une baisse de 300 millions des dotations et des crédits dédiés à la politique de la ville de l'année en cours, la restriction des emplois aidés et le doute persistant sur les modalités de compensation de la baisse progressive de la taxe d'habitation d'une majorité de la population[60].

Anticipant la faible proportion de redevables de la taxe d'habitation d'ici quelques années, Macron annonce en novembre 2017 son intention d'une révision en profondeur de la fiscalité locale incluant la suppression de la TH. Il annonce souhait d'une révision de l’article 72 de la Constitution, qui régit le statut et les compétences des collectivités locales, pour « permettre [à ces dernières] de pérenniser une expérimentation réussie sans qu’elle soit généralisée sur tout le territoire[61] ».

Après sa visite en Corse, Emmanuel Macron annonce une mention de la Corse dans la Constitution dans le cadre du projet de révision constitutionnelle qu'il entend faire adopter courant 2018[62].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Parmi les premiers projets de loi prévus par le gouvernement, Le Monde révèle, le , qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe entendent inscrire de nombreuses mesures de l'état d'urgence dans le droit commun[63]. Le texte suscite de vives inquiétudes parmi les juristes et les associations défendant les libertés publiques[63].

Ce projet de loi est sévèrement critiqué par le New York Times qui estime que celui-ci « légaliserait de façon permanente l'état d'urgence décrété par François Hollande » et juge que les mesures inscrites dans ce texte « ont peu contribué à lutter contre le terrorisme, pas davantage que les lois déjà existantes, tout en menaçant réellement les droits des citoyens »[64] ». Pour le quotidien américain, il est « alarmant » que le pouvoir exécutif cherche à consacrer l'état d'urgence dans le droit commun et forge ainsi « un frein permanent aux droits constitutionnels des citoyens français »[64] ». Pour le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau, la volonté de l’exécutif d’introduire dans le droit commun les principales mesures de l’état d’exception qu’est l’état d’urgence « nous fait nous habituer à vivre sous état d’urgence «comme si de rien n’était». Et celle, claire, de l’ancrage dans la loi de la prévalence du pouvoir administratif sur le pouvoir judiciaire, c’est-à-dire de l’ordre public sur les libertés individuelles. Or, quand on porte atteinte aux libertés, on est certain d’en limiter l’exercice mais on n’est jamais certain de garantir la sécurité. C’est pourquoi, pour tout démocrate, la liberté est la première des sécurités[55] ».

Le , le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, annonce la mise en place d'ici fin 2017 d'une police de sécurité du quotidien qui est défendue comme un facteur d’apaisement entre jeunes et forces de l’ordre dans les quartiers difficiles. Le ministre ne précise cependant pas les effectifs qui lui seront dévolus, ni le budget qui lui serait alloué[65],[66]. En 2018, Gérard Collomb défend le Projet de loi immigration et asile qui restreint les conditions de l'asile en France[67].

En novembre 2017, dans la foulée des mouvements suivant l'affaire Harvey Weinstein, Emmanuel Macron annonce dans un discours qui leur est entièrement dédié des mesures contre le harcèlement et les violences contre les femmes avec notamment la création d'un délit d'outrage sexiste, l'extension des attributions du CSA à Internet, la création de 10 unités de prise en charge psycho-traumatique dans des centres hospitaliers « à titre pilote » en 2018, l'abaissement de l'âge du non-consentement présumé à une relation sexuelle et l'allongement de la prescription des viols sur mineur à 30 ans après la majorité. Toutefois, les féministes pointent l'absence de moyens financiers supplémentaires[68].

Environnement[modifier | modifier le code]

Après le désistement des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron affirme à nouveau l'engagement de la France et décide lors du sommet du G20 de 2017 d'organiser un sommet mondial le afin de prendre de nouvelles résolutions en faveur du climat, notamment en matière financière[69].

En juillet 2017, la France renonce à l'opposition qu'elle animait avec le Danemark et la Suède sur la définition réglementaire des perturbateurs endocriniens qui impose un niveau de preuve de la nocivité des substances tel qu'il la rend très difficile à prouver. Seul le Parlement européen peut invalider cet accord intergouvernemental que Le Monde qualifie de « renoncement[70] ».

En juillet 2017, une semaine après les États généraux de l'alimentation, le ministre Stéphane Travert annonce la suppression pour trois ans des aides à la conversion vers l'agriculture biologique, qui progressait jusqu'ici de 15 % par an. Le secrétaire général de la FNAB dénonce « la pression de lobbies, de groupes de pression et d’intérêts économiques[71] ». S'engageant en septembre 2017, sur la résorption d'ici un an des retards de paiement des aides à la conversion, le ministre veut stopper dès 2018 les concours de l’État aux « aides au maintien » des agriculteurs biologiques[72].

Le ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot présente en 2017 un projet de loi pour interdire tout nouveau permis d'exploitation des énergies fossiles : aucun nouveau permis de recherche ne sera attribué dès la publication de la loi, et les concessions existantes ne pourront pas être renouvelées au-delà de 2040[73]. Le Gouvernement prend toutefois des décisions controversées come l'autorisation de la réouverture d'une raffinerie par le groupe Total à La Mède pour y produire des biocarburants à base d'huile de palme, dont la culture en Asie est un facteur majeur de déforestation[74],[75].

Transports[modifier | modifier le code]

Lors de l'inauguration de la LGV Bretagne-Pays de la Loire en juillet 2017, Emmanuel Macron annonce vouloir donner la priorité aux transports du quotidien sur les grandes infrastructures[76]. Il entreprend fin 2017 une révision du calendrier du projet Grand Paris Express, qui est l'objet de surcoûts. Début 2018, il est annoncé que le projet est maintenu dans son inégalité mais plusieurs lignes différées dans le temps[77]. Le , le Premier ministre Édouard Philippe annonce que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné[78].

En avril 2018, le Parlement commence à débattre d'une réforme du secteur ferroviaire prévoyant la fin progressive du statut du cheminot, faisant de la SNCF une entreprise publique et fixant les modalités de l'ouverture à la concurrence du trafic de passagers, ce qui entraîne en retour plusieurs plusieurs préavis de grève des cheminots[79].

L'exécutif décide d'abaisser la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central de 90 à 80 km/h au [80].

Affaires économiques[modifier | modifier le code]

Conformément à ses annonces de campagne, Emmanuel Macron présente un projet de loi habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances sur le droit du travail. Ces ordonnances sont présentées mi-septembre[81]. Elles provoquent des protestations syndicales et de la France insoumise, mais le mouvement syndical n'offre pas un front uni et les opposants ne peut empêcher leur adoption, qui instaure notamment la rupture conventionnelle collective[82]. En janvier et février 2018, le gouvernement débat au Parlement d'un projet de loi ratifiant les cinq ordonnances réformant le Code du travail et la généralisation des accords majoritaires au . Il doit rendre obligatoire l’interdiction de plus de trois mandats dans le temps au comité social et économique (CSE, instance remplaçant le comité d'entreprise) pour les entreprises de plus de 300 salariés, en ont dispensé celles de moins de 50, et prévu qu’entre 50 et 300 salariés, cette obligation ne s’appliquerait pas si un accord d’entreprise a été conclu en ce sens[83].

Sur deux dossiers industriels, l'exécutif prend une position interventionniste à l'opposé du combat pour le maintien de l'usine Whirlpool d'Amiens : il nationalise temporairement les chantiers navals STX France en faisant jouer son droit de préemption des actions pour bloquer une prise de contrôle sans garantie des intérêts français par l'industriel italien Fincantieri et il s'implique pour le sauvetage de l'équipementier automobile de la Creuse en difficulté GM&S[84].

Emmanuel Macron est favorable à l'énergie nucléaire, qu'il qualifie de « filière d’avenir », en soutenant le projet d'EPR à Hinkley Point et en procédant à la recapitalisation d'Areva[85].

En juin 2018, la mission d'observation du FMI salue « des progrès impressionnants » estimant que « la France est maintenant devenue un chef de file des réformes en Europe ». Le FMI salue les mesures pour « accroître la flexibilité des entreprises sur le plan de la formation des salaires de base, réduire le champ d'application du mécanisme qui régit les salaires minimum » mais suggère de revoir le système des allocations chômage, de « réduire davantage les restrictions et les obstacles à la concurrence dans les professions protégées », de nouvelles « réductions et ciblées des effectifs de fonctionnaires », de simplifier et recentrer les prestations sociales ainsi que de rationaliser les subventions aux entreprises[86].

Affaires sociales[modifier | modifier le code]

En vue de la réforme des retraites qu'il a proposée durant sa campagne, Emmanuel Macron a nommé Jean-Paul Delevoye haut-commissaire chargé de ce dossier, mais alors qu'un texte de loi était annoncé pour début 2018, le calendrier prévisionnel de novembre 2017 amène plutôt à une réforme début 2019[87].

D'ici 2021, une prise en charge à 100 % doit être proposée pour détenteurs d'une mutuelle de santé pour acquérir des lunettes et les prothèses dentaires et auditives[88].

L'exécutif annonce pour 2019 un projet de loi sur le financement de la dépendance des personnes âgées[89].

Logement[modifier | modifier le code]

La promesse du Président de ne plus voir de personnes à la rue à la fin de l'année 2017 en France n'est pas tenue malgré des moyens complémentaires pour l'hébergement d'urgence. Le porte-parole du gouvernement Julien Denormandie affirme que « l'engagement du Président est de se dire que tout doit être fait contre cette situation inacceptable »[90].

Après une première baisse de 5 euros de l'APL en octobre 2017, la loi de finances monde HLM prévoit une baisse de l'APL d’environ 60 euros pour les logements sociaux (pour réduire son coût de 800 millions d’euros en 2018 et en 2019 puis d’1,5 milliard en 2020) répercutée par une baisse des loyers [91]. Cette réforme prive les organismes de l'essentiel de leur fonds propres, ce qui doit les conduire à réduire leurs opérations d'entretien et de construction[92].

Le projet de loi ELAN est débattu dans le cadre de la première lecture à l'Assemblée nationale[93] au premier semestre 2018[94]. Il prévoit de créer un "bail mobilité" pour les personnes recherchant un bail court (mais dont l’opposition craint qu'il déqualifie les baux classiques pour « contribuer à instaurer une précarisation du statut du locataire »[95]), vise à réformer le droit de l'urbanisme (création du "Projet partenarial d’aménagement" et de la "Grande opération d'urbanisme"), mais aussi à l'aménagement du territoire avec la création d'un Contrat intégrateur unique (CIU)[96]. Les restrictions budgétaires sur l'APL font que le budget des offices HLM (qui devront se regrouper en plus grosses entités) ne pourra plus s'équilibrer qu'en vendant une partie de leur parc, celui des foyers des classes moyennes (PLS) dans les villes aisées au profit d'organisme de vente à la découpe, risquant d'aboutir comme aux Pays-Bas à une baisse de la production de nouveaux logements et à la paupérisation des quartiers HLM restants[96],[94].

Éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Emmanuel Macron#Éducation.

Par son ministre Jean-Michel Blanquer, il a impulsé la Réforme du baccalauréat général et technologique et réforme du lycée.

Questions sociétales[modifier | modifier le code]

Suivant l'avis positif du Comité consultatif national d'éthique, le président semble vouloir autoriser la procréation médicalement assistée pour les femmes seules ou en couples lesbiens, mais les modalités et la temporalité de cette réforme restent imprécises[97].

Au printemps 2018, sa ministre Marlène Schiappa sur les violences faites aux femmes. Le projet allonge des délais de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs, crée une contravention d’outrage sexiste, élargit la définition du harcèlement sexuel et moral pour y intriguer les harcèlements collectifs par exemple sur les réseaux sociaux et prévoit renforce l’interdiction des relations sexuelles entre majeurs et mineurs de moins de 15 ans, mais les modalités de cette dernière mesure sont fluctuantes et contestées dans leurs modalités[98].

Lors d'un discours sur la laïcité devant les évêques en avril 2018, il explique que « nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer », ce qui lui vaut certains critiques sur la neutralité de l’État vis-à-vis des églises[99],[100].

Questions mémorielles[modifier | modifier le code]

Déjà annoncée en 2016 par François Hollande, Emmanuel Macron promet la mise en place d'ici la fin de l'année d'une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » qui sera présidée par l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault et logée à l’Hôtel de la Marine, où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le [101]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Peu après la présidentielle, Emmanuel Macron fait reporter une réunion de dix ministres européens des Finances prévue le 22 mai pour finaliser un accord sur la mise en place d'une taxe sur les transactions financières[102]. Après les élections législatives, lors du sommet européen du 22 juin, la France fait échouer ce projet dont le produit attendu cumulé était de 35 milliards d’euros qui auraient dû financer en partie les investissements nécessaires à la transition énergétique et le Fonds vert prévu par l'Accord de Paris sur le climat pour aider les pays en développement à entamer cette même transition[103]. Prévu pour 2018 par le précédent gouvernement, l'entrée en vigueur du prélèvement de l'impôt à la source est reporté à janvier 2019[104].

La politique fiscale jugée inégalitaire par l'OFCE (selon l'analyse macroéconomique de ce centre de recherche classé à gauche[105], pour la période du quinquennat 2017-2022, sur les 9,15 milliards de baisses d’impôts prévues, 4,20 milliards bénéficieront au dernier décile des 10 % les plus riches, soit 46 % du total)[106] et s'inspirant de la théorie du ruissellement, la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la « flat tax » sur les dividendes expliquent que le président Macron se voie coller l’étiquette de « président des riches » par plusieurs de ses opposants[107].

La hausse en janvier 2018 d'un quart de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités recevant au moins 1 289 euros de pension suscite un mécontentement des retraités[108].

Proche des milieux bancaires et des grandes fortunes du CAC 40 à qui il a fait gagner plusieurs millions d'euros grâce à la suppression de l'ISF et plusieurs autres mesures (comme le CICE), Emmanuel Macron est régulièrement accusé d'être le « président des riches ». Son propre prédécesseur François Hollande a tenu à confirmer cette réputation en affirmant sur le plateau de Quotidien : « [Macron est-il le "président des riches" ?] - Non, ce n'est pas vrai. Il est le président des très riches »[109].

Défense[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'une réduction globale des dépenses publiques, le ministre des comptes publics Gérald Darmanin annonce le 11 juillet que le budget de la Défense respectera l'enveloppe votée par le parlement et sera réduit de 850 millions d'euros pour l'année 2017. Le Chef d'État-Major des armées Pierre de Villiers expose son désaccord devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale ; « Je ne me laisserai pas baiser comme ça » lance-t-il[110]. Ces propos tenus à huis clos fuitent dans le quotidien Le Monde[111].

Le , lors du traditionnel discours aux armées, Emmanuel Macron réaffirme son intention de porter le budget de la Défense à 2 % du PIB. En rappelant « je suis votre chef », il rejette les critiques sur l'effort d'économie prévu et ajoute qu'« il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique »[112]. Pierre de Villiers démissionne de ses fonctions le mercredi [113] ; ce qui est un « fait sans précédent depuis 1958 »[114]. Fin juillet 2017, une enquête Ifop annonce une chute de 10 points de la cote de popularité du président, liée principalement à cet épisode[115]. En février 2018, Emmanuel macron annonce la prochaine création d'un « service national universel » obligatoire et mixte[116].

En mars 2018 lors d'une visite en Inde, Emmanuel Macron signe un accord d'utilisation réciproque de leurs bases navales autour de l'Océan indien, dont pour la France ses implantations de Djibouti et des Émirats arabes unis[117].

Immigration[modifier | modifier le code]

Les universitaires Patrick Weil et Josselin Dravigny, spécialistes de l'immigration, soulignent le durcissement de la politique répressive à l'encontre des migrants à l'oeuvre dès les premiers jours de la présidence d'Emmanuel Macron, en particulier à Calais : Patrick Weil estime que, « comme le Défenseur des droits Jacques Toubon l’a souligné, les récentes attaques sur les migrants à Calais s’apparentent à une remise en cause, d’une violence inédite, de la dignité des personnes »[118],[119]. Le 12 juillet 2017, le gouvernement annonce un plan pour « garantir le droit d’asile » et « mieux maîtriser les flux migratoires », selon Le Monde « basé sur une politique sacrifiant l’accueil et augmentant la « dissuasion migratoire » ; Jacques Toubon estime qu'« il s’inscrit dans la ligne des politiques successives qui dysfonctionnent depuis trente ans »[120]. Condamné fin juillet par le Conseil d’État à pourvoir aux besoins sanitaires alimentaires des réfugiés, l’État installe un dispositif de mise à disposition de toilettes publiques, de citernes pour l’accès à l’eau et à des douches pour les plus vulnérables. Il fait également ouvrir un Centre d’accueil et d’évaluation des situations (CAES) à Troisvaux[121].

En 2018, Gérard Collomb défend un projet de loi sur l'asile et l'immigration, qui suscite des tensions au sein de la majorité parlementaire[122].

À la suite de l'insécurité provoquée par de jeunes migrants comoriens, il doit faire face à une grève générale sur l'île de Mayotte au début de 2018, qui suscite un flou au sein de l'exécutif sur les mesures à prendre pour apporter une solution pérenne[123].

Sports[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron affiche publiquement son soutien à la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024 en recevant le Comité international olympique lors de son passage à Paris le [124]. La France est désignée pour l'organisation des JO en 2024[125].

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Union européenne[modifier | modifier le code]

Engagé sur la lutte contre le dumping social et notamment le travail détaché lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron cherche dès le début de son mandat à réduire le temps maximum du détachement à un an au lieu de deux et obtient un compromis après trois mois de négociations : Contexte souligne que celui-ci était « perçu comme inatteignable » et qu'il se voit « salué par une bonne partie de la presse française ». Cependant, « la mesure est avant tout symbolique, la durée moyenne de détachement dans l’UE étant de quatre mois, selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Et surtout, pour obtenir cette victoire, Paris a dû concéder l’exclusion provisoire du transport routier de la réforme. Or, il s’agit de l’un des secteurs, avec le bâtiment, où la fraude au détachement est la plus problématique »[126].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Dans un entretien accordé mi-juin à la presse européenne, Emmanuel Macron déclare : « Je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout ». En ne faisant plus du départ de Bachar el-Assad du pouvoir un préalable à toute discussion en Syrie ou éventuellement sous la forme d'une transition politique, le président français effectue un revirement par rapport aux positions précédentes de la France et un rapprochement avec la Russie[127]. Il réaffirme cependant son soutien à l'opposition syrienne[128],[129].

Le 17 décembre 2017, Emmanuel Macron affirme dans une interview pour France 2 que la guerre contre l'État islamique est presque gagnée : « On vient de gagner la guerre en Irak, avec la coalition. [...] Je pense que d'ici mi-, fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie[130] ». Concernant le président syrien Bachar el-Assad, il déclare qu'il faudra lui « parler », tout en ajoutant qu'il devra « répondre de ses crimes devant son peuple et devant la justice internationale »[131],[132]. Mais le lendemain, Bachar el-Assad répond à Emmanuel Macron et déclare que « la France a été le fer de lance du support du terrorisme en Syrie. Depuis les premiers jours, ils ont le sang des Syriens sur les mains. A ce jour, leur position n'a pas dramatiquement évolué. Ils ne sont pas en mesure d'appeler à une conférence de paix »[133],[134]. Le ministre des Affaire étrangères Jean-Yves Le Drian réplique à son tour dans la soirée : « M. Bachar el-Assad ne me semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu'il est dépendant de la Russie et de l'Iran. Ensuite, quand on a été le premier à libérer (de prison) les djihadistes de Daech, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion »[135],[136].

Peu après son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron déclare également que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie serait une « ligne rouge » qui, si elle était franchie, ferait l'objet d'une «riposte immédiate»[137]. En mars 2018, Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques déclare : « Je ne comprends pas la logique que poursuit le président français. Ni pourquoi il s’entête à évoquer cette ligne rouge, sans rien faire par ailleurs. Quand Emmanuel Macron a évoqué pour la première fois la ligne rouge, c’était dans l’euphorie de sa campagne présidentielle victorieuse. Mais depuis, le régime a utilisé l’arme chimique à des dizaines de reprises. Et la France n’a pas réagi »[138]. Après à l’attaque chimique supposée de samedi à Douma, ville de la Ghouta orientale à l’est de Damas, la France participe le avec les États-Unis et la Grande-Bretagne à des bombardements aériens frappant des sites désignés comme participant à la fabrication d'armes chimiques[139].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron lors de sa visite aux États-Unis en avril 2018.

Malgré ses divergences avec Donald Trump (notamment concernant l'accord de Paris sur le climat), Emmanuel Macron tisse des liens avec ce dernier en l'invitant au défilé militaire du 14 Juillet en 2017. En retour, le président américain invite son homologue français en visite d'État aux États-Unis l'année suivante, en avril 2018[140], où il ne parvient pas à la convaincre de ne pas se retirer de l’accord de Vienne de juillet 2015 sur le nucléaire iranien[141].

Russie-Asie[modifier | modifier le code]

Le , il reçoit au château de Versailles le président russe Vladimir Poutine[142], qui en retour l'invite en mai 2018 en à Saint-Pétersbourg[141].

Fin juin 2017, Emmanuel Macron réaffirme que la France ne reconnaît pas l'annexion de la Crimée par la Russie[143].

Déplacements internationaux[modifier | modifier le code]

Carte des voyages internationaux d'Emmanuel Macron en tant que Président de la République française :
  •      1 visite
  •      2 visites
  •      3 visites
  •      France et Andorre

Emmanuel Macron effectue, durant les premières semaines de sa présidence, plusieurs déplacements, rencontres et conférences à l'international : rencontre avec Angela Merkel à Berlin[144] , sommet de l'OTAN, où il a son premier tête-à-tête avec Donald Trump[145], sommet du G7[146], rencontre à Versailles avec le président russe, Vladimir Poutine[147]. Il répond à Donald Trump après l'annonce de la sortie des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat ; dans sa réponse, prononcée en français puis en anglais, il conclut en paraphrasant le président américain en déclarant « Make our planet great again »[148].

Pour son premier déplacement international, le 15 mai 2017, le président Emmanuel Macron se rend à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Il s'agit pour lui de discuter avec la leader allemande d'une inflexion de la politique commune vers plus d'investissement et une politique de relance de l'activité. Si la chancelière a expliqué qu'il est possible de modifier les traités, elle n'a ni approuvé, ni rejeté les ambitions politiques européennes du président français[149]. Cette réserve sur les possibilités de modification des traités s'explique par la méfiance d'un nouveau non par referundum en France et par la situation politique intérieure en Allemagne, où la population est hostile à tout ce qui pourrait ressembler à une volonté de faire payer le pays pour le reste de l'Europe. Désireux de donner un nouvel élan au couple franco-allemand, les deux chefs d'État décident de réunir un conseil des ministres commun au début de juillet, au cours duquel les questions des travailleurs détachés, du droit d'asile en Europe, ou de la réciprocité dans les échanges économiques mondiaux seront mises sur la table[150].

En janvier 2018, le Président Macron effectue son premier séjour en Chine. En rupture avec la présidence Hollande, il souhaite établir une relation de long terme avec le partenaire chinois et prévoit d'y retourner chaque année. Ses principaux objectifs sont de rétablir l'équilibre de la balance commerciale en renforçant les exportations, et de rétablir la balance des investissements en définissant des secteurs dans lesquels les Chinois pourront investir en France.[151]

Popularité[modifier | modifier le code]

Évolution de la courbe de popularité d'Emmanuel Macron depuis son élection.

Emmanuel Macron démarre son mandat avec une côte de popularité confortable, autour de 60%. Cependant, au bout de quatre mois elle tombe à 40%, ce qui est inférieur à tous ses prédécesseurs à la même date[167].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Qui devient le parti « La République en marche » après le second tour de l'élection présidentielle de mai 2017.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]