Matteo Salvini

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Matteo Salvini
Illustration.
Matteo Salvini en 2017.
Fonctions
Vice-président du Conseil des ministres
Ministre de l'Intérieur
En fonction depuis le
(4 mois et 18 jours)
Gouvernement Conte
Prédécesseur Marco Minniti (Intérieur)
Secrétaire fédéral de la Ligue du Nord
En fonction depuis le
(4 ans, 10 mois et 4 jours)
Prédécesseur Roberto Maroni
Sénateur de la République italienne
En fonction depuis le
(6 mois et 26 jours)
Élection 4 mars 2018
Législature XVIIIe
Groupe politique Lega - Salvini Premier
Coalition Centre-droit
Député européen

(8 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Italie Nord-Ouest
Législature 7e et 8e
Groupe politique ELD (2009-2014)
NI (2014-2015)
ENL (2015-2018)

(2 ans, 3 mois et 18 jours)
Élection 12-13 juin 2004
Circonscription Italie Nord-Ouest
Législature 6e
Groupe politique IND/DEM (2004-2006)
NI (2006)
Député de la République italienne

(1 an, 2 mois et 14 jours)
Élection 13-14 avril 2008
Législature XVIe
Biographie
Surnom Il Capitano[1]
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Milan (Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Ligue du Nord (depuis 1991)
Conjoint Elisa Isoardi
Profession Journaliste
Religion Catholicisme

Signature de Matteo Salvini

Matteo Salvini, né le à Milan, est un homme politique italien.

Député européen à partir de 2004, il devient en 2013 secrétaire fédéral de la Ligue du Nord, dont il abandonne le régionalisme au profit d'une ligne davantage souverainiste, populiste et identitaire. À la suite des élections générales de 2018, lors desquelles la Ligue obtient son meilleur score historique, il est élu sénateur et entre au gouvernement Conte comme ministre de l'Intérieur et vice-président du Conseil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Matteo Salvini naît le à Milan. Ses parents sont milanais : son père est dirigeant d'entreprise et sa mère femme au foyer[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Il effectue ses études dans un collège catholique et obtient un baccalauréat littéraire en 1992. Il fait ses études à Milan au Liceo ginnasio statale Alessandro Manzoni (it).

À l'université de Milan, il suit ensuite des études en science politique, en lettres puis en histoire[3]. À cette époque, il milite pour la dépénalisation du cannabis[1]. Peu assidu, il n'obtient pas de diplôme[4].

Il est journaliste au quotidien La Padania et à la radio Padania Libera[3],[5].

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

Il se marie en 2001 avec la journaliste Fabrizia Ieluzzi. Ils ont ensemble un enfant, Federico[6]. Après avoir divorcé, il a deux autres enfants, Mirta et Luca, avec Giulia Martinelli[7]. En 2018, il est en couple avec l’animatrice de télévision Elisa Isoardi[8].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Séduit par le charisme d'Umberto Bossi, il adhère à la Ligue du Nord lors de sa fondation, en janvier 1991, à l'âge de 17 ans[1],[3]. Il est élu conseiller municipal de Milan en 1993, et détient ce mandat pendant 20 ans[5].

En 1997, il mène la liste des « communistes padaniens » aux élections du Parlement de la Padanie, un organe politique officieux créé par la Ligue du Nord. Il n’affiche toutefois pas de réelles convictions communistes[1]. Sa liste remporte cinq des 210 sièges à pourvoir[9].

Député européen[modifier | modifier le code]

En 2004, il est député au Parlement européen, où il siège à la commission de la culture et de l’éducation[10]. Après avoir démissionné en 2006 et avoir siégé à la Chambre des députés pendant un an, il retrouve son mandat européen en 2009[10]. Après la crise économique, il s’abstient de voter sur les projets d’austérité alors que son parti est résolument libéral et en faveur de ces mesures[1].

En vue des élections européennes de 2014, il propose un programme commun avec la présidente du Front national, Marine Le Pen[11] ; à l’issue du scrutin, il est réélu dans les trois circonscriptions où il se présentait (Nord-Ouest, Nord-Est et Centre)[12]. En 2015, il participe à la formation du groupe groupe Europe des nations et des libertés, dont il devient vice-président[13]. Bien qu’il fasse partie des élus les plus absentéistes, Politico le présente en 2016 comme l'un des 40 députés européens les plus influents[14],[15].

Dirigeant de la Ligue du Nord[modifier | modifier le code]

Matteo Salvini en 2013.

À partir de 1997, il s'investit dans les différents moyens de communication de la Ligue du Nord et peaufine ses talents d’orateur[1]. Il devient secrétaire du parti en 2012[16]. La Ligue du Nord enchaîne alors les échecs électoraux, affaiblie par les scandales financiers impliquant son fondateur et chef historique, Umberto Bossi[3].

Après avoir été député de la République de 2008 à 2009, Matteo Salvini est réélu à la Chambre des députés lors des élections générales de 2013, en Lombardie. Il démissionne aussitôt après son élection, optant pour son mandat de député européen. Au niveau national, la Ligue du Nord obtient seulement 4 % des voix.

Le 7 décembre 2013, Matteo Salvini remporte la primaire pour la direction du parti face à Umberto Bossi, avec 81,7 % des voix des adhérents[17] ; le congrès fédéral de la Ligue du Nord du 15 décembre valide son élection comme secrétaire fédéral du parti[18]. Il est réélu avec 82,7 % des suffrages en 2017[19].

Matteo Salvini entreprend un changement de stratégie. Il décide de renoncer aux ambitions sécessionnistes du Nord au profit d'un discours s'opposant davantage à l’immigration et à l'Union européenne. Ainsi, à partir de décembre 2017, le parti retire le terme « Nord » de ses affiches et se présente comme « La Ligue »[20]. Ce changement contribue à la remontée de la Ligue du Nord dans les sondages, tandis que la chute de Silvio Berlusconi et la crise migratoire en Europe renforcent son écho dans l'opinion[1],[3],[21].

En vue des élections européennes de 2019, il cherche à nouer des alliances sur la question de l’immigration avec des dirigeants comme Viktor Orbán et Sebastian Kurz[22],[23],[24].

Élections générales de 2018[modifier | modifier le code]

Matteo Salvini en 2018.

Lors des élections générales de 2018, dans le cadre de la coalition de centre-droit, il s'allie notamment avec Forza Italia de Silvio Berlusconi[25]. Malgré des divergences, il s'entend avec Berlusconi pour permettre au parti arrivé en tête de la coalition de choisir le candidat de la droite à la présidence du Conseil des ministres. Fait inédit et contrairement aux derniers sondages, la Ligue du Nord arrive devant Forza Italia. La Ligue réalise ainsi son meilleur score historique et Matteo Salvini est considéré, avec Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles), comme le vainqueur des élections[26].

Vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé vice-président du Conseil des ministres – aux côtés de Luigi Di Maio – et ministre de l'Intérieur du gouvernement Conte[27].

Dès sa prise de fonction, il affiche sa volonté de combattre l'immigration illégale. Il s'en prend notamment aux ONG de secours en mer, qu’il accuse de complicité avec les réseaux de passeurs. Il déclare également vouloir accélérer les expulsions, qu'il entend financer avec une partie du budget de cinq milliards d’euros consacrés annuellement à l’accueil des demandeurs d’asile[28]. Sur la question de l'arrivée des migrants en Italie, il s'oppose au président français, Emmanuel Macron, qui avait critiqué sa politique et lui reproche son « hypocrisie » puis son « arrogance » en évoquant la propre politique française en matière de traitement des migrants[29],[30]. Il assure ne pas vouloir sortir de l'Union européenne et « choisir de changer les choses de l'intérieur », en s'alliant à d'autres pays[31].

Son action au gouvernement permet à la Ligue du Nord de progresser de façon significative dans les sondages : à l’été 2018, le parti dépasse les 30 % d'intentions de vote, devançant le Mouvement 5 étoiles, qui est contraint de s’aligner sur les positions anti-immigration de Salvini[32],[33],[34],[35]. Salvini enregistre à ses débuts une bonne cote de popularité dans l'opinion publique italienne. En octobre 2018, cinq mois après sa prise de fonction, il rassemble ainsi 57 % d'opinions favorables, Conte et Di Maio étant respectivement à 67 et 52 %[36]

Positionnement[modifier | modifier le code]

Ligne générale[modifier | modifier le code]

Le politologue Jean-Yves Camus indique qu'avec son arrivée à la tête de la Ligue du Nord, l'agenda du parti « est devenu beaucoup plus national, souverainiste, anti-immigration, islamophobe, avec une récurrence très forte sur le thème de l’identité »[37]. L'historien Nicolas Lebourg remarque que Matteo Salvini a laissé de côté la Padanie, espace imaginaire de référence du parti, « pour se concentrer sur une opposition franche à l'immigration, à l'islam, à l'Union européenne, aux Roms et aux réfugiés qui débarquent dans le Mezzogiorno depuis 2007 »[38].

Sous sa direction, la Ligue du Nord se rapproche de Frères d'Italie[39]. Les politologues Gaël Brustier et David Djaïz voient en lui et Giorgia Meloni, présidente de Frères d'Italie, les tenants d'« un authentique populisme de droite, identitaire et anti-élite, dénonçant le supposé risque migratoire, l'islam et les politiques économiques imposées par Angela Merkel et relayées par l'UE »[40].

Économie[modifier | modifier le code]

Il décrit en 2016 l'euro comme un « crime contre l'humanité »[14].

Proche depuis 2014 d'Armando Siri, fondateur en 2010 d'un parti confidentiel (Partito Italia Nuova) qui devient son conseiller économique, il adhère à sa proposition d'un impôt à taux unique (flat tax) à 15 %, en fait un pilier de son programme et obtient son intégration dans le programme de sa coalition aux élections générales italiennes de 2018, alors que Silvio Berlusconi privilégiait un taux de 23 %[41]. Dans l'accord de gouvernement avec le Mouvement cinq étoiles, il accepte une concession avec deux taux, très bas au regard de la fiscalité italienne (excepté pour les entreprises qui conservent un taux unique de 15 %) : 15 % jusqu’à un revenu de 80 000 euros annuels et 20 % au-delà, sans aucune décote possible : pour Mediapart, « ce sera donc un impôt à taux unique imparfait sur le plan théorique, mais très proche de la proposition de la Ligue sur le plan pratique »[41]. Mediapart souligne que cette proposition a été avancée par Matteo Salvini comme « un élément mobilisateur pour l’électorat qu’il vise, notamment les classes moyennes déçues par le berlusconisme », qui lui permet de renoncer à la sortie de la zone euro : « pour la Ligue, l’essentiel est la réforme fiscale : si elle peut la faire dans le cadre de l’euro, elle n’a pas besoin de réfléchir à une sortie de la monnaie unique »[41].

Société[modifier | modifier le code]

Comme ministre de l'Intérieur, il appelle les immigrés illégaux à retourner dans leur pays origine et, à défaut, appelle à 100 000 expulsions par an[24]. Au niveau européen, il prône une « ligue des ligues » avec d’autres États afin de lutter contre l’immigration[24]. Toutefois, s’il propose la mise en place de quotas de répartition pour l'accueil des migrants arrivés dans l'Union européenne, Viktor Orbán défend quant à lui la souveraineté de chaque pays en la matière[23]. En septembre 2018, tout comme le Néerlandais Geert Wilders, il se dit prêt à travailler avec l’Américain Steve Bannon et à rejoindre son organisation, Le Mouvement, pour fédérer des partis de droite et d’extrême droite européens[42].

En 2009, il se déclare favorable à des wagons séparés pour les « seuls Milanais » dans le métro de la capitale lombarde[43],[44].

Il est opposé à l'union civile des couples de même sexe[2].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

  • depuis 2018 : vice-président du Conseil des ministres, ministre de l'Intérieur

Au Sénat de la République[modifier | modifier le code]

  • depuis 2018 : sénateur de la République

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

À la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

  • 1993 - 2013 : conseiller municipal de Milan

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1998 - 2004 : secrétaire provincial de la Ligue du Nord (Milan)
  • 2012 - 2013 : secrétaire national de la Ligue lombarde
  • depuis 2013 : secrétaire fédéral de la Ligue du Nord

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/31/01003-20180831ARTFIG00309-les-metamorphoses-de-matteo-salvino.php
  2. a et b Charlie Vandekerkhove, « Matteo Salvini, l'homme qui revendique le pouvoir en Italie », bfmtv.com, 5 mars 2018.
  3. a b c d et e http://www.bfmtv.com/international/qui-est-matteo-salvini-qui-revendique-le-pouvoir-en-italie-1388482.html
  4. « Italie : le populiste Matteo Salvini à la conquête du pouvoir », sur francetvinfo.fr, (consulté le 20 mai 2015).
  5. a et b http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/28404/MATTEO_SALVINI_cv.html
  6. http://www.ilgiornale.it/news/interni/salvini-comunista-padano-che-milano-d-sangue-968284.html
  7. http://www1.adnkronos.com/IGN/News/Politica/Lega-Matteo-Salvini-e-il-nuovo-segretario-del-Carroccio-Scheda_32962945732.html
  8. https://dilei.it/vip/elisa-isoardi-matteo-salvini-instagram/546863/
  9. (it) Alessandro Madron, « Lega, il salto di Salvini. Dai Comunisti padani all’amicizia con l’estrema destra », sur il Fatto Quotidiano.it, (consulté le 25 mars 2016).
  10. a et b http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/28404/MATTEO_SALVINI_history.html
  11. (it) « Europee, Salvini con la Le Pen : presto programma comune », sur repubblica.it, (consulté le 20 mai 2015).
  12. (it) « Elenco in ordine alfabetico dei candidati che potrebbero risultare eletti », sur elezioni.interno.it.
  13. http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/28404/MATTEO_SALVINI_history.html
  14. a et b (en) Ryan Heath, « The 40 MEPs who matter - Matteo Salvini », sur Politico.eu (consulté le 19 mai 2016).
  15. http://www.milano.repubblica.it/cronaca/2016/12/02/news/salvini_perde_la_causa_per_diffamazione_lei_e_il_piu_grande_assenteista_di_bruxelles_non_e_reato-153310950/amp/
  16. (it) « Matteo Salvini eletto segretario della Lega », sur Rainews24.it, .
  17. (it) « Matteo Salvini è il nuovo segretario della Lega Nord : « No all'Ue, è un gulag », sur repubblica.it, (consulté le 20 mai 2015).
  18. https://milano.corriere.it/milano/notizie/cronaca/13_dicembre_15/salvini-primo-discorso-leader-lega-l-euro-crimine-contro-l-umanita-73aa2104-658b-11e3-95f1-73e6b5fcc151.shtml
  19. https://www.ecodibergamo.it/stories/Cronaca/salvini-vince-le-primarie-della-legabattuto-fava-con-l827-dei-voti_1236557_11/
  20. http://www.today.it/politica/elezioni/politiche-2018/lega-nuovo-simbolo.html
  21. https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/elections-italiennes/matteo-salvini-l-homme-qui-a-fait-passer-la-ligue-du-nord-du-regionalisme-au-nationalisme_2639864.html
  22. https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/31/macron-face-a-l-axe-salvini-orban_5348580_3232.html
  23. a et b Joël Le Pavous, « Orbán et Salvini ont chacun leur propre vision anti-migrants », sur Slate, (consulté le 1er septembre 2018).
  24. a b et c http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/31/01003-20180831ARTFIG00296-matteo-salvini-le-trublion-italien-qui-veut-dynamiter-l-europe.php
  25. https://www.theguardian.com/world/2018/feb/23/berlusconi-salvini-united-italian-elections-forza-italia-lega
  26. http://www.lejdd.fr/international/europe/italie-la-coalition-droite-extreme-droite-en-tete-des-legislatives-3590474
  27. (it) Alberto Custodero, « Nasce il governo Conte, Di Maio e Salvini vice. Ecco i ministri dell'esecutivo M5s-Lega - Repubblica.it », sur Repubblica.it, (consulté le 1er juin 2018).
  28. Matteo Salvini en Sicile pour affirmer sa politique anti-immigration, lemonde.fr, 3 juin 2018
  29. Migrants : Matteo Salvini dénonce l'"arrogance" du président Macron, lefigaro.fr, 23 juin 2018
  30. Migrants : Matteo Salvini dénonce l'« arrogance » d'Emmanuel Macron, lepoint.fr, 24 juin 2018
  31. (en) « 'We Want to Change Things from Within.' Italy's Matteo Salvini on His Goal to Reshape Europe », sur time.com, (consulté le 18 septembre 2018).
  32. https://scenaripolitici.com/2018/06/sondaggio-ipsos-30-giugno-2018.html
  33. http://tg.la7.it/politica/il-sondaggio-politico-di-lunedì-30-luglio-2018-30-07-2018-130017
  34. https://scenaripolitici.com/2018/09/sondaggio-scenari-politici-winpoll-7-settembre-2018.html
  35. http://www.t-mag.it/2018/09/07/sondaggio-tecne-intenzioni-di-voto-la-lega-continua-a-crescere/
  36. Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a la cote
  37. Rémi Duchemin, « Marion Maréchal-Le Pen invitée de la sulfureuse Ligue du Nord en Italie », sur Europe 1.fr, (consulté le 16 mars 2016).
  38. Nicolas Lebourg, « Les alliés du Front national au sein de l'Union européenne », Notes de la Fondation Jean Jaurès,‎ (lire en ligne).
  39. Gaël Brustier, « Voici les visages méconnus de l’extrême droite européenne », sur Slate, (consulté le 26 juillet 2016).
  40. Gaël Brustier et David Djaïz, « Vers un nouveau monde : les monstres sont dans l'isoloir (1/3) », sur lefigaro.fr, (consulté le 11 décembre 2016).
  41. a b et c Romaric Godin, « En Italie, la «flat tax» ancre bien à droite le nouveau gouvernement », sur Mediapart, (consulté le 5 juin 2018).
  42. https://www.20minutes.fr/monde/2333055-20180908-matteo-salvini-pret-travailler-steve-bannon-sauver-europe
  43. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Les réseaux du Front national : sociologie d'un parti politique », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 69.
  44. http://www.repubblica.it/2009/05/sezioni/cronaca/metro-riservata-milanesi/metro-riservata-milanesi/metro-riservata-milanesi.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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