Guy Konopnicki

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Guy Konopnicki
Alias
Konop
Naissance (69 ans)
Paris (France)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Guy Konopnicki dit « Konop », né le à Paris, est un journaliste et romancier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Raphaël Konopnicki[1] « Édouard Voisin » dans la Résistance[2], né en 1915 à Kalisz (Pologne), et de Rose Konopnicki, née Rosa Hoffnung (1913 à Gelsenkirchen, Allemagne-2012) résistante décorée de la croix du Combattant volontaire 1939-1945[3], Guy Konopnicki est militant communiste dans sa jeunesse, puis membre du Parti communiste français (PCF) de 1963 à 1978, membre du bureau national de l'Union des étudiants communistes (UEC) entre 1968 et 1972, et président de l'UNEF de 1971 à 1972.

Guy Konopnicki commence sa carrière[4] de journaliste à l’hebdomadaire culturel communiste France-Nouvelle puis anime l'association Travail et Culture, organisation culturelle liée à la CGT. Après sa rupture avec le PCF, en 1978, il collabore à Libération ainsi qu'au Matin de Paris et, de 1985 à 1992, au mensuel Globe. Il est, depuis 1999, chroniqueur au magazine Marianne.

Il participe au Panorama de France Culture, à partir de 1980, jusqu'à la disparition de cette émission, en 1999. Toujours sur France Culture, il participe depuis sa création à l'émission Des Papous dans la tête.

Il est également scénariste et dialoguiste de cinéma (Rouge Baiser de Véra Belmont, 1985).

À la fin des années 1970, Guy Konopnicki s'affirme comme romancier avec Au chic ouvrier, publié en 1979 aux éditions Libres Hallier. Dans ce roman, il joue des sonorités de l'accent yiddish en français et fournit un glossaire. Il jouera par la suite de diverses contraintes volontaires : ainsi dans Ligne 9 (JC Gawsewitch) chaque station de métro située entre Mairie de Montreuil et Pont de Sèvres forme un chapitre. Les Cahiers de Prague (Balland) forment un roman gigogne, où chaque histoire en comprend au moins une autre.

Il est également un romancier auteur de Série noire sous le pseudonyme transparent de « Konop » ; le héros de ces polars est le commissaire Samuel Benamou, flanqué depuis Poulet Casher de l'inspecteur Liou Pin, né dans l'Indochine française. Pas de Kaddish pour Sylberstein a été adapté au cinéma, par Alexandre Arcady, sous le titre K, avec Patrick Bruel dans le rôle du commissaire.

Konopnicki puise son inspiration romanesque dans l'histoire contemporaine, celle des guerres et des révolutions. Ses thèmes favoris se réfèrent au communisme, au monde juif, mais aussi à la mémoire populaire. Ses romans Ligne 9 (JC Gawséwitch) et Le Silence de la ville (JBZ) révèlent son fort attachement à Paris, au Paris populaire, ses banlieues, son métro, etc. Son « vécu », remanié, est également une de ses sources.

Auteur d’essais politiques et littéraires, Guy Konopnicki aime prendre à contre-pied les idées reçues, comme en témoigne Éloge de la fourrure (Points), Pour en finir avec la France éternelle (Grasset) ou encore La Faute des Juifs (Balland).

Revenu à la politique active en 1992, Guy Konopnicki a été conseiller régional d'Île-de-France, de 1992 à 1998, élu dans les Hauts-de-Seine sur la liste Génération écologie.

Publications[modifier | modifier le code]

Sous son nom[modifier | modifier le code]

  • Le jour où de Gaulle est parti - 27 avril 1969 (2012)
  • Le Silence de la ville (2011) ; mention spéciale du jury au prix Métropole Hausserman
  • La Banalité du bien (2009)
  • Élu ! (2007)
  • Les Cahiers de Prague (2006)
  • Ligne 9 (2005) (Jean-Claude Gawsewitch éditeur)
  • Prix littéraires : la grande magouille (2004) (Jean-Claude Gawsewitch éditeur)
  • Né après (2003) (La Martinière)
  • La Gauche en folie (2003) (Balland)
  • Le Camion du froid (2003) (Éden productions)
  • La Faute des juifs (2002) (Balland)
  • Les Cent Jours (2002) (Bibliophane / Daniel Radford)
  • Pour en finir avec la France éternelle (2001) (Grasset)
  • Le Jour où Haider… (2000) (Éditions du Rocher)
  • Candide 2, le retour (1999) (Flammarion)
  • Manuel de survie au Front (1998) (Mille et une nuits)
  • Les Filières noires (1996) (Denoël)
  • Au nouveau chic ouvrier (1994) (Grasset)
  • Chante petit coq chante (1992) (Grasset)
  • Réflexions sur la question goy (1988) (avec Brice Couturier) (Lieu commun)
  • La France du tiercé (1986) (La Manufacture)
  • L'Amour de la politique (1985) (Grasset)
  • Loto-satisfaction (Régine Deforges)
  • Éloge de la fourrure (1982) (Le Seuil)
  • La Place de la Nation (1983) (Olivier Orban)
  • Les Amoureux de la veuve (1983) (Olivier Orban)
  • Les Bouches se ferment (1982) (Albin Michel)
  • Le PCF ou la Momie de Lénine (1980) (Garnier)
  • Au chic ouvrier (1979) (Hallier / Albin Michel)
  • 1920 - 2020 Vive le centenaire du PCF ! (1979) (Hallier / Albin Michel)
  • Ballades dans la culture (1978) (Éditions sociales)

Sous le pseudonyme de Konop[modifier | modifier le code]

  • Salades russes à l'ancienne (2002)
  • Poulet kascher (1997)
  • Pas de Kaddish pour Sylberstein (1994)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raphaël Konopnicki, Camarade Voisin, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, Paris, 2007, 398 p. (ISBN 978-2-35013-113-9)
  2. Portraits de résistants Raphaël Konopnicki « Camarade Édouard Voisin, imprimeur clandestin à Nice ».
  3. Voir sur lefigaro.fr.
  4. Notice « Guy Konopnicki », p. 246, in Jean-Pierre Godard, Les orphelins du PC, Belfond, 1986 (ISBN 2-7144-1905-4). Lire également le témoignage de G. Konopnicki en pp. 130, 146 de cet ouvrage

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]