Jean Pisani-Ferry

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Jean Pisani-Ferry
Jean Pisani-Ferry par Claude Truong-Ngoc janvier 2016.jpg

Jean Pisani-Ferry en janvier 2016.

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Abel Ferry (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jean Pisani-Ferry, né le , est un économiste français. Il est commissaire général de France Stratégie, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective du 1er mai 2013 au 11 janvier 2017. Il est professeur de politique économique à Sciences Po Paris et d'économie et de politique publique à l'Hertie School of Governance à Berlin[1]. Il est un soutien proche d'Emmanuel Macron.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Pisani-Ferry est le fils d'Edgard Pisani et de Fresnette Ferry, sa deuxième épouse ; il est ainsi le petit-fils d'Abel Ferry, neveu de Jules Ferry, et en conséquence l'arrière-petit-neveu de ce dernier. Il est diplômé de Supélec (1973) et titulaire d'un DEA de mathématiques (1974) de l'Université Paris V. Il suit également une formation en économie au Centre d'études des programmes économiques (CEPE)[2].

Il a été directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales, conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, président délégué du Conseil d'analyse économique, expert pour la Commission européenne et le FMI et professeur à l'École polytechnique ainsi qu'à l'Université libre de Bruxelles.

De à avril 2013, il est directeur du think tank pro-européen Bruegel[3]. Il est aussi membre du Cercle des économistes[4], membre (juillet 2006) du conseil d'administration du think tank Notre Europe fondé par Jacques Delors en 1996[5], membre du CAE, professeur associé à l’Université Paris-Dauphine et vice-président de l'association française de science économique (AFSE). Il est membre du Conseil d'orientation du think tank En temps réel[6]. Il est également membre du conseil scientifique de la fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste[3].

Il préside la fondation Supélec entre 2005 et 2011[7].

Il est l'un des artisans de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2011 et contribue aux programmes de Lionel Jospin en 2002 et de François Hollande en 2012[8].

Il se présente le comme candidat à la direction de Sciences Po Paris[9], mais le poste échoit finalement à Frédéric Mion.

Il est, durant deux mois (mars-avril 2013), membre du Haut Conseil des finances publiques.

Il est nommé commissaire général à la stratégie et à la prospective le [10],[11].

Le , Jean Pisani-Ferry est nommé président du comité de suivi du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi par le gouvernement[12],[13].

Le , il donne sa démission de France Stratégie pour rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron[14], qu'il côtoie au sein du think tank « En temps réel »[15]. Il est chargé du « projet de transformation » du mouvement et de son cadrage budgétaire[16]. Il est l'un des principaux inspirateurs de la réforme du droit du travail promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne[17].

Début juillet 2017, il est nommé coordinateur d'un « grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros dans les domaines de la transition écologique, du développement, des compétences, de la santé, des transports, de l’agriculture et de la modernisation de l’État », une des principales mesures du programme d’En marche ![18].

Idées et positionnement[modifier | modifier le code]

Présenté comme le « plus bruxellois des économistes de gauche »[19], Jean Pisani-Ferry est rangé parmi les partisans du social-libéralisme dans la continuité de Dominique Strauss-Kahn[16],[19].

Il est l'instigateur de plusieurs mesures phares proposées par Emmanuel Macron : parmi celles-ci, le transfert d'une partie du revenu des retraités vers les salariés par le biais d'une augmentation de la CSG devant être compensée pour la plupart des salariés par une suppression des cotisations chômage et maladie[20].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Pisani-Ferry | Hertie School of Governance », sur www.hertie-school.org (consulté le 8 mai 2015)
  2. (en) « Pisany Ferry CV », cv,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Tout savoir sur Jean Pisani-Ferry, cnewsmatin.fr, 18 mai 2017
  4. http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/html/fr/presentations.membres.php?wid=942572022425FF8D4E4BF7
  5. Composition du Conseil d'administration de Notre Europe
  6. Composition du conseil d'orientation
  7. « Philippe Carli : nouveau Président de la Fondation Supélec » (consulté le 31 mars 2011)
  8. Jean Pisani-Ferry, l'architecte du programme d'Emmanuel Macron, lalibre.be, 3 mars 2017
  9. « Jean Pisani-Ferry: candidat à la direction de SciencesPo » (consulté le 13 février 2013)
  10. Conseil des ministres du 24 avril, mesures d'ordre individuel[1]
  11. Pisani-Ferry commissaire à la stratégie, Le Figaro, 24 avril 2013.
  12. Gaspard Dhellemmes, « Suivi du CICE : "Un travail de fond qui prendra des années" », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  13. Le CICE : peu d'emplois et pas d'investissement, leparisien.fr, 29 septembre 2016
  14. « Jean Pisani-Ferry rejoint Emmanuel Macron pour diriger son projet », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  15. Mathieu Magnaudeix, « A l’Assemblée, le pouvoir installe ses têtes », sur Mediapart.fr, (consulté le 28 juin 2017)
  16. a et b « En marche ! Un social-libéral pour piloter le projet de Macron », sur L'Humanité.fr, (consulté le 12 janvier 2017).
  17. Pierre de Gasquet, « Les Ferracci, une tribu macroniste », sur lesechos.fr, (consulté le 8 juillet 2017)
  18. Un plan d’investissement de 50 milliards d’euros… qui reste à financer, lemonde.fr, 5 juillet 2017
  19. a et b Cyrille Lachèvre, Jean Pisani-Ferry : Retour en grâce d'un ex strauss-kahnien, lopinion.fr, 19 août 2013
  20. Virginie Pradel, Législatives : la hausse de la CSG peut-elle perdre Emmanuel Macron ?, contrepoints.org, 31 mai 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]